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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 05:19

 


On l'appelle la niche (fiscale) COPE du nom de son auteur, alors ministre du budget. Elle a fait tout simplement perdre à l'État 22 milliards d'€ de recettes à l'État. Pas mal non ?


De quoi s'agit-il ? C'est en fait un peu technique. Il s'agit du dégrèvement des plus-values de cessions de participation minoritaire au bénéfice des sociétés holding françaises. En clair, les ventes d'actions par les grands groupes. Grâce à cette niche, 6200 entreprises ont économisée près de 22 milliards d'impôts sur les sociétés sur 2007,2008 et 2009. Cela profite aux grands groupes. Suez a économisé ainsi 2 milliards d'€ et Danone 1 milliard... En 2009, les profits de Suez s'élevaient à 4,47 milliards d'€ en 2009 (6,5 en 2008) et ceux de Danone à 1,412 milliards en 2009 (1,313 en 2008)...

 

C'est d'une part un véritable scandale, et d'autre part à l'heure du « grand débat » sur les retraites, cela nous démontre que des marges de manœuvres existent... C'est combien le déficit du régime général en 2009 ? 7 milliards d'€... A méditer...

 

DH


 


La «niche Copé», un boulet à 22 milliards

 

Par CHRISTOPHE ALIX de Libération

 

 

C’est la grosse niche qui fait tache pour un gouvernement attaqué, y compris par son propre camp, sur le thème de l’injustice fiscale. Surnommée «niche Copé» - ministre du Budget en 2004 qui la fit voter à la va-vite -, elle exonère d’impôt sur les sociétés (33,3%) les plus-values encaissées par des personnes physiques ou morales (holdings) en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans. Un dispositif «d’attractivité fiscale», qui visait à aligner la France sur le régime plus favorable de ses voisins (Pays-Bas, Belgique, Allemagne).

 

Sauf que son coût «extrêmement raisonnable» - promettait alors Copé -, estimé à moins d’un milliard d’euros à compter de 2008, s’est avéré énorme pour le contribuable. Selon la prévision, classée «très fiable», de l’administration, elle a représenté un manque à gagner de 3,4 milliards d’euros en 2007, 12,5 milliards en 2008 et 6,1 milliards en 2009. Soit un total de 22 milliards d’euros sur trois ans.

 

Ce «raté» prévisionnel a contraint Bercy à justifier cette superniche pas très en phase avec la campagne de «dénichification» lancée par Matignon. Dans l’entourage de Christine Lagarde, on souligne que ce manque à gagner «théorique» est à des années-lumière des recettes qu’aurait perçues l’Etat en l’absence de cette exonération. «Certains se sont dépêchés d’en profiter et de solder certaines opérations de peur qu’elle ne disparaisse», explique-t-on. Autre argument avancé, elle concernerait avant tout les sociétés familiales et les PME et non les «gros poissons» qui ont organisé leur optimisation fiscale à l’étranger depuis belle lurette. Bref, une mesure peu coûteuse, dont l’arrivée a coïncidé avec une augmentation de 14,7% des holdings en France depuis trois ans.

 

Mais voilà. La vision ne résiste guère à l’examen des ventes réalisées ces dernières années : des cadors comme Suez, Danone ou le fonds PAI Partners ont usé du dispositif pour réaliser d’importantes cessions. Contacté par Libération, Jérôme Cahuzac, président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée, demande«un réexamen de cette niche pour laquelle le gouvernement est incapable, comme pour le bouclier fiscal, mais pour un coût bien plus important, de prouver l’efficacité». Etrangement, le gouvernement s’est abstenu d’estimer son coût en 2010.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 05:55

 


 

Gérald Fuxa se bat pour la défense de l'Etang de Berre depuis des années. Chaque année justement, il monte « une opération » pour médiatiser notre étang et sensibiliser sur la nécessité de sa défense, sa sauvegarde et sa réhabilitation.

 

C'est année il monte à paris avec un percheron, Quitus, pour remettre une pétition au sénateurs.

 

Il faut l'encourager et signer la pétition.

 

DH

 

Pour en savoir plus :

 

Le site internet « Etang maintenant »

 

Signer la pétition

 


 

Défense de l'Etang de Berre, lettre aux représentants de la Nation

 

Mesdames et Messieurs les Elu(e)s de la République,

 

Connaissez vous l'étang de Berre ? Depuis longtemps, les habitants et les riverains de notre Etang dans leur grande majorité expriment inlassablement leur volonté de réhabilitation et leur attachement à ce milieu naturel hors du commun.
Demain, c'est à dire en moins d'une décénnie, cette étendue marine, patrimoine commun "aquatique" peut ressuciter grâce aux efforts des hommes, exactement comme elle a été détruite en un autre temps.


L'étang de Berre est une mer intérieure de 155km², une des plus grandes d'Europe, entre le pays d'Aix et la Méditérrannée. Pendant plus d'un demi siècle elle a subit plusieurs pollutions qui ont perturbé sa vie marine.


Certaines de ces atteintes sont en passe d'être réglées, grâce à l'action associative de défense de l'Etang, comme notamment les rejets des eaux usées du bassin versant, provenant de stations d'épuration obsolètes.


D'autres sont toujours d'actualité comme la plus lourde de conséquences pour le maintien de la flore et de la faune : la sortie dans l'Etang du canal EDF de la chaine Durance Verdon dont l'apport d'eau douce chargée de limon est pour ce milieu salin une attaque constante qui augmente sa turbidité et empêche tout développement de la vie de manière pérenne.


La cour européenne de justice a condamné la France pour cette pollution et a contraint EDF à diminuer sa production de 600 millions de Kwh sur les deux centrales de Salon et St.Chamas (d'une capacité de 1 Milliard de Kwh, soit une diminution des deux tiers de leur production).

Cette mesure est un mieux, mais n'apportera pas de solution durable pour notre Etang.

En outre elle prive la région PACA, qui ne produit que 50% de l'électricité qu'elle consomme, d'énergie renouvelable que l'ont devrait remplacer par de l'énergie fossile représentant 800000 T de CO2. Mais aussi provoque de graves perturbations dans le lit de la basse Durance qui n'est plus apte à recevoir le débit d'eau non turbiné par les deux dernières centrales de la chaîne.


La réactivité de ces deux centrales pouvant être démarrées en moins de 10mn est nécessaire à la sécurité de fonctionnement des 54 sites Seveso (industries chimiques et pétrochimiques) de la région.


Cruel dilemme et choix inacceptable, sacrifier une ressource durable pour en réhabiliter une autre! Ou fermer cette dérivation et provoquer un surcroit d'eau inadmissible par l'aval de la Durance.


Sur la pression de l'action menée par les différentes associations et des élus riverains, la création d'un Groupement d'Intérêt Public pour la Réhabilitation de l'Etang de Berre (GIPREB) a permis la mise en place d'études scientifiques pour trouver une solution concernant cette problématique.


L'avantage d'un canal souterrain étant d'éviter toute atteinte à l'environnement, de s'affranchir dans la plaine naturelle de la Crau des expropriations ainsi que de constructions d'ouvrages disgracieux pour franchir les routes , les voies ferrées et canaux. A la veille du débat environnemental de Copenhague, il devient impératif qu'EDF, l'Etat français et l'Europe s'engagent dans la réalisation de cette dérivation pour la réhabilitation écologique de la plus grande mer intérieure d'Europe.


Le choix d'une dérivation souterraine vers l'embouchure du Rhône, permettrait d'éviter tout rejet d'eau douce et de limons dans l'Etang de Berre, de rendre les limons manquants à la Camargue via le Rhône pour ralentir la disparition d'un vaste territoire entre l'embouchure du fleuve et les saintes Maries de la Mer et de turbiner sans contraintes sur toute la chaine des 16 centrales électriques suivant les besoins de la consommation.


Tous les climatologues et autres scientifiques (GIEC) assurant que le dérèglement climatique entrainera un manque d'eau dans la région, ce qui est arrivé ces dernières années dans le Var et la Drôme.


La solution préconisée, la seule durable, offrirait d'autres possibilités

 

Récupérer de l'eau douce pour les besoins du sud de la France.

Amener à l'exportation d'eau vers d'autres pays.

 

La proximité du port de Fos où arrivent des super tankers de 300000T de pétrole et repartent à vide non sans lester leurs ballasts d'eau de mer (que l'on retrouve en Méditerrannée et ses plages lorsque le temps est clément et que l'on peut alléger la charge).


On pourrait remplacer l'eau de mer par de l'eau douce.


Et pourquoi pas, dans le cadre d'un libre échange, repartir plein d'eau vers des pays qui ont du pétrole. . .mais dessalent l'eau de mer avec lénergie locale, ce qui augmente les prix de revient et dégage des quantités non négligeables de CO².


Mesdames et Messieurs,


Nous vous demandons de vous engager dans cette réhabilitation, comme vous le réclame tous les riverains de l'Etang de Berre et tous les citoyens attachés à la préservation écologique de notre patrimoine, et à l'amélioration du rendement des énergies renouvelables, qui ont signé cette pétition.

 

 

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 05:07

 

 

 


  http://disco-ibiza.fr/joomla/images/stories/facteur.gif

C'est reparti malheureusement ! Le service public de La Poste est à nouveau en danger. Il est prévu désormais la fermeture les après midi du bureau de poste du vieux village, et une modification des horaires des quartiers sud. Par ailleurs, les vitrollais auront désormais l'obligation de se rendre en centre ville pour récupérer colis et lettres recommandées non distribuées.

 

Le collectif de défense de la poste se mobilise donc à nouveau !

 

Une lettre est adressée au Directeur de La Poste. Des actions sont encore à prévoir !!!

 

A suivre,

 

DH

 

Pour en savoir plus :

 

Mercredi 3 mars 2010

Tous devant la Poste de Vitrolles le 3 mars 2010 !

 

Vendredi 26 février 2010

 Communiqué du collectif Vitrollais de défense de La Poste

 

Mercredi 24 février 2010

 Le courrier peine à arriver dans les boîtes aux lettres

 

Jeudi 15 octobre 2009

 La Poste, conflit des facteurs à Vitrolles

 

Lundi 12 octobre 2009

Déclaration du 5 octobre 2009 du Comité national de défense de La Poste

 

Samedi 26 septembre 2009

 Votation citoyenne contre la Privatisation de La Poste à Vitrolles et Marignane

 Jeudi 24 septembre 2009

 Les sous de La Poste, par la Fondation COPERNIC

 

Vendredi 18 septembre 2009

Le collectif Vitrollais de défense de La poste mobilisé pour le référundum national contre la privatisation

Mardi 25 août 2009

Transformation de La Poste, ne prenons pas les français pour des imbéciles !

 

Dimanche 5 juillet 2009

Conflit de la Poste à Vitrolles, fin provisoire...

 

Samedi 27 juin 2009

Suppression d'emplois à La Poste de Vitrolles, le Front de Gauche en 1ère ligne...

 

Samedi 27 décembre 2008

La Poste et les mensonges du Président Nicolas Sarkozy

 

 


Collectif des usagers de la Poste de Vitrolles

8 André Campra

13127 Vitrolles

Collectif.vitrolles@laposte.net

Tél. 06-89-14-42-12

 

 

Monsieur le Directeur

De la Poste

19 rue H. Barbusse

13020 Marseille

 

 Vitrolles, le 16 avril 2010

 

 

 

Monsieur le Directeur,

 

Nous avons été informés du nouveau projet de réorganisation des bureaux de Poste de Vitrolles.

 

Nous avons appris que vous comptiez fermer le bureau de Poste du village tous les après midi et que vous réduisez les horaires des bureaux de Poste des quartiers centre et sud. De plus après les conseillers financiers, vous comptez mettre tous les objets avisés sur le bureau centre, obligeant ainsi les riverains des quartiers sud et du village à se déplacer sur le centre ville.

 

Sachez que les usagers tiennent à avoir un service postal de proximité où ils pourront accomplir toutes leurs opérations postales et bancaires. Ils vous ont déjà prouvé qu’ils tiennent à leur poste et en aucun cas ils ne laisseront faire un démantèlement de leur bureau (instances, fermeture partielle). La question se pose si à terme, vous souhaitez qu’il n’y est ait qu’un seul bureau sur la ville.

 

Les usagers de Vitrolles vous demandent de revoir ce projet afin que le bureau du village reste ouvert l’après midi et que les instances restent au plus près des usagers.

 

 

Courrier porté à la connaissance du Maire de Vitrolles, LoÏc Gachon

Courrier porté à la connaissance des Vitrollais

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Défense La Poste
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 06:18

 


 

Amusant pour un dimanche !

 

 

 

 


Finalement, n'est-ce pas angissant  ?


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 06:14

 

 


 

Cela va inquiéter dans les « milieux autorisés »...


Le journal britannique Guardian nous rappelle qu'une précédente éruption d'un volcan islandais fait partie des éléments ayant conduit à la Révolution française. Intéressant ?


Le site britannique revient sur l'événement historique majeur français et sur le contexte ayant mené à la Révolution. Durant l'année 1788, les conditions climatiques sont très critiques. Résultat, de mauvaises récoltes et une crise alimentaire. C'est un des points de départ de la Révolution (rappelez-vous, «s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche» attribué à Marie-Antoinette). Il se trouve que, selon des historiens, cette mauvaise météo serait due à l'éruption du volcan Laki, dans le sud de l'Islande, entré en éruption du 8 juin 1783 à février 1784.


Les cultures ont été touché par les retombés du nuage qui coïncidaient avec un été très chaud [...]. Les perturbations météorologiques ont rendu les hivers suivants plus durs, avec des averses de printemps mortelles.

Les révolutions dans l'histoire ne surgissent pas le jour du grand soir. C'est un événement fortuit, qui indirectement mène à la révolution.

A méditer et préparons nous pour 2011 ou par les urnes en 2012 !

DH
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 05:27

 

 

 


 

Le Rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) est sorti mercredi 14 avril. C'est « the rapport » qui va conditionner les orientations du gouvernement pour « sauver » nos retraites.

 

Le rapport n'est pas inintéressant en tant que tel, mais il nécessite une analyse critique. Plus encore il nécessite une analyse politique, car les retraites, c'est un choix politique au delà des chiffres.

 

Jean-Luc Mélenchon s'y colle ! A lire bien évidemment en plus du rapport !

 

NB Pour le fun, moi ce qui me surprend toujours, c'est que le  rapport du COR est très précis sur ce qu'il faut faire pour 2050, à peine 40 ans, alors qu'ils se sont déjà plantés pour 2009,20010, il y a à peine 2 ans ! Cherchez l'erreur..;


DH

 


 

 

UNE GROTESQUE CAMPAGNE D’AFFOLEMENT

 

 

Ils sont de retour ! La meute de 2005, l’année du référendum sur la constitution européenne s’est reformée à propos des retraites. D’un côté tous les biens pensants avec leurs arguments en béton armé en faveur de la « seule politique possible », la stupéfaction à peine feinte en face de qui tient tête, et la raillerie au bord des lèvres pour qui n’est pas d’accord.  Le système médiatique, évidemment s’est aussitôt mis en boucle pour mouliner du sensationnel, au mépris de la vérité, dans un bel exercice de bourrage de crane qui avait déjà fait la gloire de la séquence référendaire. Premier prix de mauvaise foi au journal « Le monde.fr » qui présente une addition de 2600 milliards d’ici 2050 pour le « besoin de financement » supplémentaire pour le système de retraite. « L’info » ainsi prémâchée est  aussitôt moulinée à perte de vue chez les collègues qui évoquent «le trou d’environ trois mille milliards».  Il est clair que cette vague de propagande est le lever de rideau du débat sur les retraites. Cette mise en scène catastrophique est un conditionnement politique sans fondement. Il est donc urgent dans ces premières heures de commencer tout de suite à tenir le choc et d’engager la contre argumentation. Je l’ai fait ce matin sur «I télé »  du mieux que j’ai pu, à partir de ce que mon équipe a pu repérer dans la journée d’hier alors que nous ne disposions que des échos donnés par « Le Monde et « Le Figaro ».  Je donne juste de quoi répliquer aux premières salves de bourreurs de crane. Je sais que de partout, nos amis, les syndicalistes et les associations notamment Attac et la Fondation Copernic vont maintenant étudier de près le texte et que nous saurons très vite des argumentaires serrés et complets ! Sur ce blog on retrouvera aussi de quoi se battre avec les notes déjà consacrées au sujet.

 

Le rapport du COR est calé à l’horizon 2050. Il est piquant d’interroger scientifiquement cette prétention à prédire l’avenir économique dans 40 ans. Mais d’abord on ironisera à propos de ceux qui montre du doigt notre « planification écologique » à l’horizon 2020 mais s’autorisent une planification de la régression sociale pour trente ans de plus ! Engrangeons le résultat et proclamons que l’esprit de planification est plus répandu qu’il y paraissait d’abord. Ensuite ironisons sans complexe ! Dire que l’on calcule pour 2050 c’est comme si on affirmait qu’en 1970 on aurait pu prévoir l’état de la société en 2010. Nous serions donc capables de prédire aujourd’hui des événements comme ceux qui ont eu lieu depuis 1970 : disparition du camp socialiste et réintégration dans l’économie de marché de 100% de la population humaine, la révolution informatique qui a permis des bonds de la productivité, le recours massif à l’énergie nucléaire, l’existence d’une industrie spatiale et des technologies de la communication, la réduction à 2% de la population active paysanne et la montée à 85 % de la population urbaine.  Et ainsi de suite… Comme si en 1900 on pouvait prévoir deux guerres mondiales, la massification de l’automobile, la généralisation de l’électrification et ainsi de suite. Bref, nous tournant vers le futur, nous sommes capables de prévoir l’impact sur la production de l’émergence des biotechnologies, de l’épuisement des ressources énergétiques fossiles, du changement climatique et ainsi de suite ! Quelle foutaise ! La prévision économique à 2050 est grotesque ! Elle déshonore ceux qui s’y livrent en faisant croire à une autorité du savoir « objectif » totalement infondée. J’ajoute, pour les connaisseurs, que ce genre de vison linéaire de l’histoire tourne le dos à tout ce que la science contemporaine donne à connaitre à propos des « phénomènes linéaires », qui sont une ultra minorité de phénomènes tandis que les phénomènes discontinus sont la quasi totalité des systèmes dynamiques. La bande de joyeux hurluberlus qui prétendent ainsi s’être aussi débarrassés du principe d’incertitude dans l’étude de la dynamique de l’histoire humaine est consternante ! Ils feraient mieux de nous dire ce qui se passera dans six mois ! Mais là, personne ne s’y risque ! Car tout le monde sait que c’est impossible. La preuve avec le débat  sur la date de la reprise annoncée de l’économie !

 

Le rapport du COR comporte des hypothèses démographiques qui posent question. Pourquoi avoir choisi comme taux de fécondité des françaises un chiffre d’ores et déjà démenti. En effet le rapport se réfère au taux de 1,9 enfants par femme ? Ce chiffre était déjà celui des projections de 2007 ! Pourtant, l’évènement, largement signalé et amplement commenté ce fut précisément le passage a un taux de fécondité de 2,1 enfants par femme. Cet indicateur a une importance tout a fait essentielle sur l’évaluation de la population active du futur. En particulier il fixe aussi la façon dont se succèderont les générations creuses et pleines dans le futur. Cette succession est vitale pour évaluer le nombre d’actifs par rapport aux inactifs a chaque séquence de la vie du régime des retraites par répartition.

 

L’évaluation  de la population active dans le rapport mérite sévère examen. Pour  quelle raison suppose-t-on une population active stable ? Pas d’immigrés à l’horizon ? Pas d’enfants supplémentaires devenant adultes au-delà du seuil de renouvellement de la population ? Évidemment ça ne tient pas debout. Autre chose non moins étrange. Le rapport suppose, sans le dire, que la proportion des femmes présentes au travail salarié restera au niveau actuel, quinze points en dessous de celle des hommes ! Il n’y aura pas davantage de femmes au travail ? L’énorme effort de rattrapage qu’elles ont d’ores et déjà fait dans la formation et la qualification universitaire et professionnelle, au point de les placer en tête pour l’acquisition des diplômes devant les garçons n’aura donc aucun impact sur l’entrée ou non dans la vie active ? Voila une nouvelle qui mérite d’être étudiée de près. Car, quoiqu’en pense de tels analystes, il se pourrait, même si cette pente était une pente « naturelle », que l’action publique, l’évolution des mœurs et les luttes féministes en plein regain actuellement conduisent à un tout autre résultat. N’est-ce pas là une façon de sous entendre que le problème du chômage se règle en poussant les femmes à rester à la maison, hypothèse économique qui permet aussi de faire baisser les coûts sociaux de garde de la petite enfance, du travail domestique et de la garde des personnes âgées dépendantes, selon le bon vieux modèle archaïque de la répartition sexuée des taches ?  Reste que ce paramètre impacte lui aussi la population active finale. Mais surtout la dynamique du système de la répartition sur lequel repose notre système de retraite. Si le pic d’insertion des femmes dans la vie active correspond au pic de la population retraitée le rapport actif inactif est différent. Et l’on voit alors qu’il est de l’intérêt du pays que les femmes puissent travailler et donc que l’accueil des enfants et des personnes âgées soit pris en charge par la collectivité. Cette question ne se résume donc pas un simple raisonnement mathématique. C’est de la politique à l’état pur.

 

« Le besoin de financement » mis en scène par les affoleurs qui n’hésitent pas à le repeindre en « trou », ou « scénario catastrophe » est grossièrement truqué. Il faut prendre la mesure du trucage que représente le chiffre du titre du « monde.fr » qui proclame : « sans réforme il faudrait 2600 milliards d’euros pour sauver les retraites en 2050 ». Pour arriver a ce chiffre fantastique, « le monde a » a additionner le déficit « prévisible » pendant quarante ans comme s’il était possible de ne prendre aucune mesure d’ici là.  Ce chiffre n’a donc aucun autre sens que de faire peur. Cette absurdité est confortée par le rapport du COR qui présente ce système des déficits cumulés comme si la répartition ne se faisait pas par années, et même par mois. Si cette stupidité était acceptée il faudrait mettre alors en toute logique mettre en regard  les PIB cumulés. En supposant qu’il n’y ait aucune augmentation de celui-ci (ce que le rapport du COR contredit lui-même), le déficit de 2600 milliards serait à comparer au 80 000 milliards de PIB cumulés sur 40 ans ! Tout cela est ridicule ! Comment les commentateurs font-ils pour ne pas le voir ? « Le Monde.fr » peut-il faire le calcul et constater que ses 2600 milliards  rapportés au 80 000 milliards représentent bien seulement 3 % du total !

 

En fait, à l’instant « t », il s’agit de 72 ou 100 milliards de plus à trouver en 2050, selon les données du rapport du COR lui-même. Cette somme elle-même est présentée dans le vide, sans comparaison qui permette de l’évaluer dans son environnement économique de l’époque. Le ministre du travail a même rapporté cette somme au montant actuel de l’impôt sur le revenu pour montrer qu’elle était impossible à financer par la fiscalité. Une escroquerie intellectuelle que le journaliste n’a pas relevée. Car les 72 ou 100 milliards, c’est en 2050 ! C’est donc à la richesse de l’époque qu’il faut se reporter pour faire des comparaisons. Quelle sera-t-elle ? Personnellement je n’en sais rien. Mais le COR le sait ! Il affirme même que cette somme à trouver représentera au maximum 3% de la production de richesse du moment.  Ca mérite qu’on s’y arrête. D’abord pour dire que ce n’est rien, 3 % ! Pas grand chose en tout cas. Quand les puissants ont déplacé en trente ans dix points de richesse produite des poches du travail vers celles du capital, comment peut on dire que la manœuvre inverse, limitée à trois points et étalée sur quarante ans serait impossible ou ruinerait l’économie ? Et comment ne pas observer qu’au jour d’aujourd’hui, la part des retraites sur la richesse produite est de  13,3 %. Mais la population des plus de 60 ans représente 22,6 % de la population. Ce qui veut dire que la population concernée prélève moins que sa part dans la population sur la richesse produite. Trois point de plus  ne modifierait pas ce déséquilibre !

 

J’en reste ici pour cette salve de réplique aux certitudes des docteurs de la foi libérale et de leurs griots ! Il est urgent de ramener sans cesse le débat là où il est en réalité : à la question du partage des richesses. La seule question posée est celle de la part des richesses produites qui ira en salaires et celle qui ira au capital. Le modèle économique dans lequel, en 2050, 115 milliards d’euros seraient prélevés sur 3800 milliards produits est parfaitement viable. Il est même plus performant que celui qui prévoit d’enfoncer dans la pauvreté une part croissante de la population qui alors ne produit ni ne consomme. Pour ceux qui ne suivent pas le calcul et qui se laissent intimider notons que cela laisse 1785 milliard de richesses supplémentaires par rapport à aujourd’hui à partager pour les profits, les salaires et les investissements et les cotisations sociales ! Enfin notons sans relâche l’absurdité du raisonnement sur les économies à faire : ceux qui ne seront pas retraités seront obligatoirement à l’assurances chômage, au préretraite et à tous coups à la maladie. Et rien de tout ça n’est gratuit. Qui paiera ? retour à la case départ, messieurs les intelligents ! Pour finir méditons sur le monde que nous prévoient pour dans 40 ans les bons esprits de notre temps. Il y règnera un chômage de 7 % de la population active, les femmes n'auront pas amélioré leur situation, les gens de 65 ans seront dans la rue en attendant de liquider des pensions de misère! Je crois que ça vaut la peine d'essayer la révolution citoyenne que je propose plutôt que de vivre sans  broncher pour préparer ce futur à nos enfants !

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 05:49

 

 

 


 

Comme déjà évoqué, Jean-Luc Mélenchon a créé le buzz involontairement en s'engueulant avec un apprenti journaliste.


Il est allé s'expliquer sur les plateaux de télévision mais aussi devant les étudiants du Centre de Formation des Journalistes. Marianne.fr diffuse sur internet son intervention. A voir et à écouter pour comprendre !


DH


 



Journalisme: des petits soldats en déroute face à Mélenchon



Régis Soubrouillard - Marianne | Mardi 13 Avril 2010


Invité à s'exprimer devant les étudiants du Centre de Formation des Journalistes, après l'épisode qui l'a opposé à un étudiant de l'école de journalisme de Sciences-Po, Jean-Luc Mélenchon n'a exprimé aucun regret, dressant un tableau social apocalyptique d'une profession abaissée. Très bien formée, la sage assemblée a encaissé les coups.



A quelle sauce allait-il manger  ces petites cervelles ? Vendredi dernier, Jean-Luc Mélenchon était invité à une conférence-débat avec les étudiants du Centre de Formation des Journalistes, creuset présumé de «l’élite» médiatique. Invité à débattre après l’épisode qui l’a opposé à un étudiant de l’école de journalisme de sciences-po.


Attirés par l’odeur du soufre, la salle est comble. « Je voudrais tout de suite commencer par dire quelque chose de très clair: il n'y aura ni excuses ni regrets » tempête Mélenchon avant de lâcher ses coups.

 


 

 

Le préjugé social de la fonction journalistique. C’est l’un des premiers angles d’attaques choisi par Mélenchon : « Sur la vocation, c’est du bla bla, à un moment, il faut manger. Vous fantasmez le préjugé social de la fonction journalistique. Ah, le dimanche dans les repas de famille ça le fait de se dire journaliste. Pourtant il faut être tombé bien bas pour travailler gratuitement pour des médias. Ecrire un article c’est pas un travail ? » interroge le responsable du Parti de Gauche, « donc journaliste c’est pas un métier ? La  vérité c’est que vous êtes pris à la gorge socialement. Vous êtes abaissé », ce qui, selon lui, «interdit l’indépendance d’esprit».

 
Mélenchon prend pour exemple une journaliste de BFM venue pour l’interviewer un week-end avec caméra et carnet en main : « c’était son troisième ou quatrième sujet de la journée ». Présent dans la salle, Olivier Mazerolle, journaliste à BFM encaisse, impassible.

 

 

 

La salle fait le dos rond. Quelques gloussements de temps à autre. Mélenchon repart à l’assaut : « tout ça pour la  gratification symbolique  d’appartenir à la superstructure qui exerce le pouvoir culturel numéro un: dire la norme, comme des curés ou des prescripteurs de morale, une caste de  vaches sacrées intouchables avec qui il est impossible de dialoguer. Et je devrais m’excuser ?! Je vais demander à Sciences-Po de s’excuser ! C’est une bataille que j’engage avec cette meute qui a le vice de toutes les cléricatures. Je suis partisan d'une révolution citoyenne dans les médias !  »
 

Provocations, postures, approximations. Les dénonciations de Mélenchon ne sont pas très originales, d’inspiration largement bourdieusienne : mises en cause de la pensée médiatique, du règne de l’argent, le tout dans une profession largement précarisée. Les Inrocks, qui en d’autres temps ouvrait ses pages à Bourdieu –depuis, le journal a été racheté par Mathieu Pigasse, associé gérant à la banque Lazard…-  iront jusqu’à qualifier la colère mélenchonnienne de « mystique » pour mieux la discréditer. Mystique. Forcément mystique. Un pur fanatisme. Comme toute critique adressée aux médias, elle n’appelle aucune réponse de ceux qui en sont. Un vague traitement par le mépris suffira.



La séance des questions ne fait que confirmer le propos de Mélenchon. Aucune forme de révolte. Pourquoi pas après tout ? la mise en cause est violente. Les petits soldats du journalisme auraient pu sonner la riposte. Justement parce qu’ils sont encore des étudiants ni tout à fait formés, ni tout à fait formatés. Rien de tel, ils sont déjà, « comme des vrais » à une conférence de presse. Comme « le garçon de café » décrit par Sartre qui surjoue sa fonction pour mieux l’incarner, le futur journaliste joue au journaliste accrédité.


On se tend le micro, on se présente, une question et on écoute. Aucune sortie de route, aucune interpellation ne viendra. Une conduite stéréotypée de journaliste modèle.


 

Au milieu de cette sage assemblée, l’un deux reprochera bien à Mélenchon de faire son show. Fort bien. Encore qu’il n’est de spectacle que par la complicité objective du public ou des médias. Aucune question non plus sur la précarité d’exercice de la profession, comme si tous étaient certains que la préservation de l’espèce journalistique ne les concerne en rien, aussi individualistes que leurs glorieux aînés qui auront autrement profité du système. Là encore Mélenchon a sans doute touché juste en disant aux apprentis-journalistes qu'ils étaient abaissés.

Pour le reste, quelques questions pratiques d’une importance capitale, caractéristiques des préoccupations de ces futurs faiseurs d’opinion : « Si je comprends bien, vous ne répondrez plus aux étudiants. Il nous faudra attendre d’avoir notre carte de presse pour que vous nous répondiez ? ». Effectivement, un vrai souci que d’afficher le fatal insigne des « professionnels de la profession », tel un sésame d’accès au monde des puissants.

Une certitude : le temple médiatique est encore bien gardé : le chômage, la précarité et les stages gratos n'ont pas encore sonné le tocsin de « la révolution citoyenne » que le chef du PG appelle de ses voeux...



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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 06:09

 


Conseil National du PG: Adresse pour un rassemblement de l'autre gauche au service de la transformation sociale et écologique

 

 

Lundi, 12 Avril 2010 Conseil National du PG

 

 

 

Le résultat des élections régionales marque une défaite cuisante et sans appel pour la droite. Sa victoire de 2007 est effacée. Une nouvelle phase commence. Ce scrutin a aussi exprimé, avec notamment la très forte abstention et la réapparition du Front National, l'exaspération politique de la société. Le Président Sarkozy et son gouvernement en sort illégitime, alors qu'il s'apprête à poursuivre, en France et avec ses alliés dans toute l'Europe, le déroulement de son programme ultralibéral. Nous avons besoin d'un mouvement uni et solidaire qui aide à résister à cette offensive destructrice. Nous avons besoin d'un rassemblement de toute la gauche de transformation sociale et écologique qui redonne l'espoir d'une autre politique aux classes populaires. Nous avons besoin d'ouvrir un nouveau chemin progressiste dans la crise politique qui s'approfondit.

 

Au sortir des régionales, la gauche se présente à travers trois espaces politiques qui représentent deux voies : le Parti socialiste et ses alliés, Europe Ecologie, d'une part, le Front de Gauche d'autre part.

 

Le premier tour a coupé la route de l'alliance avec le Modem que voulait emprunter le Parti socialiste. Celui-ci s'est donc rabattu sur une nouvelle formule, la « gauche solidaire ». Mais le PS reste engagé dans cette alliance démocrate au plan européen. En Grèce, le premier ministre, président de l'Internationale socialiste, prouve l'impuissance de cette ligne. Pour notre part, face à la crise écologique, sociale et politique, nous prônons des politiques de rupture et un gouvernement capable de sortir du traité de Lisbonne. C'est une divergence fondamentale avec le PS.

 

Europe Ecologie se présente comme en recherche de nouvelles façons de faire de la politique mais trouve son ancrage dans un projet d'accompagnement du système capitaliste et de l'Union européenne actuelle, et dans une grande ambiguïté quant à ses alliances politiques pouvant aller jusqu'au centre. Or il nous semble impossible d'affronter sur de telles bases la catastrophe écologique. Pour nous celle-ci est la conséquence du capitalisme et de son fondement productiviste.

 

De son côté, le Front de Gauche s'est ancré à l'occasion de ces Régionales en se présentant dans 17 régions. Il a su s'ouvrir à d'autres forces. Une dynamique unitaire a été initiée. Un outil existe pour résister et reconstruire. Dans le Limousin, les 19% obtenus par notre liste au deuxième tour ont montré les grandes potentialités d'une autre gauche autonome et rassemblée. Dans ce moment nous voulons rappeler que nous avons créé le Parti de Gauche comme outil pour réaliser cette union. Nous mettons cet outil en partage avec tous ceux qui veulent agir comme nous pour l'écologie, le socialisme, la République. Notre horizon n'est pas seulement notre propre développement mais la naissance d'une force politique nouvelle de rassemblement.

 

Le temps n'est plus à la dispersion, mais à l'unité de l'autre gauche pour changer la donne à gauche. Certes beaucoup reste à faire, nous en sommes conscients mais nous avons la responsabilité de ne pas perpétuer les initiatives parcellaires. Nous voulons transformer avec vous le Front de Gauche en un rassemblement large de toute l'autre gauche, celle qui assume les ruptures nécessaires à la transformation sociale et écologique. C'est pourquoi nous proposons aux Alternatifs, au MPEP, au PCOF, à R&S et à Alternative citoyenne, aux camarades du NPA et de la FASE, à toutes les militantes, à tous les militants, aux courants et aux forces qui ont participé régionalement aux listes "Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes" et plus généralement au x listes unitaires de l'Autre gauche », de construire ensemble ce Front de Gauche renouvelé et élargi.

 

Le Front de Gauche a vocation à être un outil politique, candidat au pouvoir, au service des intérêts du plus grand nombre, auquel les citoyens pourront adhérer directement. Nous vous proposons de réfléchir ensemble aux initiatives et aux formes du regroupement qui permettront de donner ce nouveau souffle au Front de Gauche. Construisons ensemble un Front de Gauche unitaire et démocratique, clairement écologiste et anticapitaliste, suffisamment fort pour changer la donne et ne pas tomber dans les ornières de la gauche plurielle, même rebaptisée « gauche solidaire ». Bref un rassemblement qui engage cette alternative politique dont nous ressentons tous l'urgence.


• Pour l'unité de l'autre gauche et son autonomie dans toutes les échéances électorales, cantonales de 2011, présidentielle et législatives de 2012, comme dans les luttes.


• Pour une démarche de rupture avec le capitalisme et le productivisme.


• Pour un gouvernement de Front de Gauche, apte à faire face aux crises sociale, écologique, économique et démocratique.

 

Paris, le 11 avril 2010

 

Le Conseil national du Parti de Gauche

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 05:06

 


 

Conseil National du Parti de Gauche :

 

résolution politique 

 

 

 

Lundi, 12 Avril 2010 Conseil National du PG

 

 

Réuni ce 10 et 11 avril à Bagnolet (93), le Conseil National du PG a adopté très massivement une résolution politique "Après les élections" et une adresse aux mouvements et sensibilités politiques de l'autre gauche qui, à ce jour, ne font pas partis du Front de Gauche. Voici la conclusion de la résolution et, in extenso, cette "Adresse pour un rassemblement de l'autre gauche au service de la transformation sociale et écologique".

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Conclusion de la résolution politique "Après les régionales"

 

La sévère défaite électorale de la droite délégitime le pouvoir et sa prétention à poursuivre sa politique. L'affaiblissement de Nicolas Sarkozy qui en résulte ouvre un nouveau cycle politique. La question d'une alternative programmatique au libéral-conservatisme se pose avec une acuité accrue. Cela nous oblige plus que jamais à répondre à la construction d'une nouvelle majorité capable de porter le programme de rupture qui comprend les attentes populaires.

 

Même face à un Président discrédité, la gauche ne peut s'en remettre à un simple mécanisme d'alternance pour arriver au pouvoir. Non seulement il ne permet pas de battre la droite sur la durée - ce qui suppose de la contester à partir d'un véritable projet alternatif - mais il ne constitue aucunement l'assurance d'une victoire en 2012 comme l'a démontrée la séquence ouverte par la victoire de la gauche aux Régionales de 2004 et close par sa défaite en 2007.

 

La crise politique qui s'ajoute aujourd'hui à la crise sociale peut en effet fort bien déboucher sur d'autres scénarios : recours venant de droite, montée et dédiabolisation du Front National ouvrant une restructuration des alliances à droite sur le modèle italien, 3ème homme... Pour battre la droite, la gauche doit impérativement remobiliser les classes populaires. Elle n'y parviendra qu'avec des propositions politiques permettant de changer profondément la société et les conditions de vie de nos concitoyens, à commencer par les plus défavorisés. Le Parti Socialiste et Europe Ecologie ne portent pas cette orientation.

 

Parce que lui seul pose clairement la question de la rupture avec l'organisation du système capitaliste, le Front de Gauche a donc un rôle primordial dans la période à venir. Il faut à la fois répondre à l'aspiration à l'unité de la gauche pour battre la droite, tout en travaillant à changer la donne à gauche pour y supplanter le social-libéralisme et l'éco-libéralisme aujourd'hui dominants. Cela doit combiner l'unité la plus large pour combattre les projets de la droite et la confrontation politique à gauche sur les questions programmatiques. Par son enracinement dans les luttes, le Front de Gauche doit créer les conditions de rassemblement de toutes les énergies autour d'un programme transformateur appuyé sur le mouvement social et les nouvelles formes de militantisme.

 

Du poids que le Front de Gauche parviendra à prendre à gauche, dépendra l'évolution de celle-ci voire même ses chances de victoires. La question n'est donc pas aujourd'hui de prendre une (petite) place au sein de la nouvelle alliance de la « gauche solidaire » en faisant abstraction du clivage maintenu à gauche entre les lignes d'accompagnement et de transformation. Cela aurait pour effet immédiat de subordonner la seconde à la première. Il est, au contraire et toujours, de contester l'hégémonie du social-libéralisme en son sein en lui opposant une alternative de rupture.


Le Front de Gauche doit pour cela continuer à reposer sur ses trois piliers :


- autonomie vis-à-vis du PS et d'Europe Ecologie par la présentation de candidatures indépendantes au premier tour des élections à venir permettant aux citoyens de choisir entre les deux voies présentes à gauche : transformation ou accompagnement.


- rupture avec les politiques libérale et social-libérale et donc avec les logiques capitaliste et productiviste, par la défense d'un programme de mesures d'urgences en rupture avec le système et par la mise en perspective d'un nouveau projet d'émancipation et de progrès humain.


- unité de la gauche au second tour pour battre la droite.

 

Le Front de Gauche doit gagner en crédibilité et donc dépasser le statut de simple cartel électoral pour s'exprimer et s'affirmer comme force politique répondant en commun aux défis sociaux, environnementaux et démocratiques. Il pourra alors rassembler une partie des classes populaires qui ont aujourd'hui recours à l'abstention et même de constituer le seul antidote efficace à la remontée du Front National.

 

Pour nous, dans la crise qui déferle, le Front de Gauche doit constituer un recours pour le pays et ce dès les prochains rendez-vous qui décideront de son avenir. C'est le sens de notre proposition de « paquet » : engagement à présenter des candidatures communes aux élections cantonales, présidentielles, législatives sur la base d'un programme commun (plateformes partagées) et d'une stratégie commune. Cette proposition politique devrait être une évidence pour toutes les composantes du Front de Gauche. Quel sens aurait notre rassemblement s'il ne s'inscrivait pas dans la durée et s'il renonçait à affronter ensemble les combats à venir ?

 

C'est sur ces bases que le Front de Gauche doit s'affirmer son ambition à gouverner le pays. L'enjeu des années à venir, état d'urgence politique, c'est une majorité pour un gouvernement de Front de Gauche. Que disons-nous ainsi ? D'abord que nous voulons marier la leçon des gouvernements de gauche précédents et des causes de leur divorce avec les milieux populaires. Ensuite que nous voulons-nous préparer à gouverner avec un haut niveau d'implication populaire dans les taches de la révolution citoyenne qu'il faut conduire en France. De cette façon, tout en confirmant notre engagement pour la solidarité de toute la gauche au second tour, nous militons pour être en tête de la gauche et en capacité d'appliquer notre programme de rupture

 

Ces propositions mises en débat publiquement, il reste évidemment nécessaire de faire vivre et élargir le Front de Gauche sans tarder. Cela passe par son engagement, en tant que tel, auprès des mobilisations sociales à commencer par les retraites. C'est au cœur des luttes sociales et des résistances que doit s'organiser immédiatement l'élargissement du Front de Gauche au plan local comme national avec tous les partis et les forces qui ont fait campagne dans les listes de l'Autre gauche et plus largement avec tous les acteurs des mouvements sociaux et des luttes écologiques. C'est pourquoi, à l'issue de ce CN, nous lançons à la fois une adresse à toutes les organisations de l'autre Gauche pour que nous construisions ensemble le Front de Gauche (élargi). Nous proposons également de susciter en son sein des fronts thématiques (de type « Front de Gauche des économistes » initié au moment des Européennes) et des comités de base se mettent en place, y compris avec, là où c'est possible, des mécanismes d'adhésions directes à commencer par les régions où l'unité de l'Autre gauche a été la plus forte.

 

Nous sommes entrés dans un nouveau cycle politique profondément instable. Les scénarios du pire côtoient les plus grandes opportunités. Nous pouvons jouer un rôle essentiel dans le dénouement de cette crise si nous savons forger un instrument politique cohérent, ouvert, capable de se hisser au niveau du moment historique en échappant aux calculs partisans. C'est ce à quoi les militants du Parti de Gauche vont consacrer leur énergie. Plus que jamais le parti de Gauche, parti creuset, est le levier essentiel de cette ambition politique et doit donc se renforcer dans le même temps pour plus d'efficacité

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 05:34

 


 

Les suicides de salariés chez France Telecom ne sont pas seulement une fatalité. Il semble bien que c'est la stratégie de l'entreprise qui est en cause.

 

Un rapport de l'inspection du travail remis au procureur décortique dans les détails cette stratégie de l'entreprise. C'est assez édifiant quand le résultat de la restructuration a conduit à 35 suicides, sans parler des nombreux autres cas de dépression, maladie et autres.

 

Les propos tenus par le PDG de l'époque et donnés dans le rapport sont tout simplement abjectes, mais décrivent le système dans lequel nous vivons...

 

« Ce qui compte ce sont les clients... De faire de la croissance profitable. On ^part des clients, on regarde les sites économiquement viables. Puis on rencontre les gens et tout se complique car ce sont les chiffres qui sont en jeu. On est dans une considération humaine. Mais c'est la logique du business qui commande ».

 

De tels propos expliquent beaucoup de choses...

 

A méditer...

 

DH

 

A lire pour les abonnés le dossier complet de Médiapart : cliquez ICI

 

 


France Télécom : le rapport qui accuse

 

 

LEMONDE.FR | 09.04.10

 

A l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire sur les récents suicides de salariés de France Télécom, le rapport de l'inspection du travail que s'est procuré Eco89 est accablant. "Mise en danger d'autrui du fait de la mise en œuvre d'organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs", "méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral"… Les conclusions de l'enquête de 82 pages coordonnée par Sylvie Catala et remise le 4 février au parquet de Paris incriminent lourdement l'ancienne direction.

 

 

D'abord, le texte retrace les "nombreuses" restructurations et réorganisations "qui ont donné lieu à d'importantes réductions d'effectifs, à des changements de métiers et de culture" dans l'entreprise. Elle signale au passage que les effectifs du groupe sont passés de 161 700 personnes en 1996 à 103 000 personnes en 2009. Le rapport insiste particulièrement sur le plan "Next", mis en œuvre entre 2006 et 2009 afin de regrouper les activités de France Télécom – la fameuse "convergence" – et son volet ressources humaines, "Act".

 

"Avec ce plan, l'entreprise passe d'une logique de planification à long terme dans un environnement stable à une logique d'adaptation permanente dans un environnement instable", résume l'enquête, citations de dirigeants à l'appui. Pour étayer sa démonstration, Sylvie Catala s'appuie sur l'étude réalisée par le cabinet Technologia grâce à des rapports d'expertise des CHSCT et à un questionnaire soumis aux employés. De cette étude ressort "une image brouillée et degradée du management".

 

"POUR EUX, JE N'ÉTAIS QU'UNE MERDE"

 

Quatorze cas de "suicides, tentatives de suicides et de dépression pathologique" dans différentes divisions du groupe sont passés au crible. Pour chacun de ces cas, le rapport détaille "le contexte et les circonstances", puis "les effets pathogènes du management et des décisions d'organisation et de gestion prises par l'employeur" et enfin les "mesures mises en œuvre par l'employeur en terme de prévention des risques d'atteinte à la santé mentale".

 

A cet égard, l'histoire de monsieur X, 54 ans, agent d'accueil clientèle, est édifiante. Affecté sur le plateau téléphonique de Troyes en 2003, le fonctionnaire a multiplié les postes : téléconseiller, traitement des réclamations et demandes… Alerté en mars 2007, le médecin du travail préconise un reclassement. Monsieur X est placé en arrêt maladie pendant sept mois. "Quand je reprenais le travail, c'était pour être comme un pantin mécanique devant un écran, j'en pouvais plus. Le fait même de rentrer dans ce mouroir me stressait à l'idée de me retrouver enfermé, et j'avais plus du tout le moral…" Le 2 juillet 2008, l'homme ne se présente pas à son poste. La gendarmerie découvre dans la soirée qu'il s'était jeté sous un train. "Pour eux, je n'étais qu'une merde incapable et encombrante", avait-il écrit à une de ses collègues.

 

La même détresse s'exprime dans les mots d'un autre salarié. "Aujourd'hui, on m'a méprisé, insulté, engueulé, écrit-il dans sa dernière lettre. J'ai appelé les secours, les gens s'en foutent […]. J'ai travaillé de 8 heures à 19 h 30 avec trente minutes de pause et le chef et les collègues qui ne répondent pas quand on les appelle." L'homme s'occupait de la maintenance électrique et du système de climatisation des centraux télécoms en France-Comté. En septembre 2008, la direction lui a annoncé que son poste allait être supprimé pour être confié à un sous-traitant. L'homme s'est tué en août 2009, accusant directement l'entreprise d'être responsable de sa mort.

 

L'ÉTUDE VISE LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS DU GROUPE

 

Dans son rapport, Sylvie Catala confirme l'imputabilité des faits à Didier Lombard, PDG du groupe France Télécom, Louis-Pierre Wenes, PDG d'Orange SA, et Olivier Barberot, directeur des ressources humaines. "Les atteintes à la santé mentale, l'absence de prise en compte des risques psychosociaux liés aux réorganisations sont le résultat d'une politique mise en œuvre sur tout le territoire national au cours de la période 2006-2009. La responsabilité de cette politique et de ses effets n'incombe pas à chaque directeur d'unité France Télécom qui [n'a] fait qu'appliquer des décisions et des méthodes prises au plus [haut] niveau du groupe."

 

Le Monde.fr

 

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