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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 05:16

 

 

C’est aujourd’hui le 1er mai et je vous donne RdV à Marseille pour la manifestation…

 

Mais au fait, c’est quoi le 1er mai ?

 

A lire car après on se sent moins seuls…

 

DH

 


 

La Fête du Travail !

 

 

La journée internationale des travailleurs, ou fête des travailleurs, devenue fête du Travail, est une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs. Elle est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier.

 

Instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai. En Amérique du Nord, elle est célébrée officiellement le premier lundi de septembre[1],[2]. Au Royaume-Uni et en Irlande, elle est décalée le premier lundi de mai. En Australie, elle est fêtée à différentes dates proches du printemps ou de l’automne.

 

Elle est souvent (mais pas toujours) instaurée comme jour férié légal. Elle est parfois associée à d’autres festivités ou traditions populaires.

 

Histoire

 

Les origines

 

En France, dès 1793, une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), et fut instituée pendant quelques années par Fabre d’Églantine.

 

En France, au Familistère Godin de Guise naît en 1867 la fête du Travail. Jean-Baptiste André Godin venant tout juste d'achever la rédaction de "Solutions sociales", la date de la manifestation n'est pas encore arrêtée au premier dimanche de mai, mais le 5 juin. Elle est toujours célébrée aujourd'hui.

 

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.

 

C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

 

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

 

C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.

 

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui[3] »

 

Mise en place

 

Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle.

 

Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

 

Le 1er mai 1890, le 1er Mai[4] est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

 

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et Ravachol).

 

Avec ce nouveau drame, le 1er Mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

 

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

 

En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays.

 

Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.

 

Le Labor Day aux États-Unis

 

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n'est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

 

C'est avec la résolution suivante prise dans l'été de 1885, par le Central Labor Union fondé à New-York en mars 1882 que le 1er Mai se changea en 1er lundi de Septembre aux États-Unis. Alors que d’autres organisations syndicales avaient déjà voté et adopté une proposition visant à honorer le 1er mai 1886.

 

« Considérant que différents jours de l'année sont consacrés par la loi comme jour de repos en mémoire d'événements importants, et considérant qu'il n'en est aucun qui se rapporte à une démonstration ouvrière, Le Central Labor Union déclare le premier lundi de septembre de chaque année Labor Day et décide que ce jour sera observé comme jour de repos. Nous demandons à toutes les organisations centrales de travailleurs dans tous les États-Unis de s'unir à nous pour exécuter dans sa lettre et dans son esprit la présente résolution. »

 

Avec les longues heures et les conditions de travail terribles, les ouvriers new-yorkais expriment pour la première fois leur demande d'un meilleur mode de vie le mardi 5 septembre 1882. De l'hôtel de ville à la place des syndicats, 10 000 ouvriers marchent, inaugurant le tout premier défilé de la Fête du travail. Les participants ont pris un jour de congé sans solde pour honorer les ouvriers de l'Amérique, et pour exprimer leurs revendications aux employeurs. Au fil des années, d’autre États commencent à tenir ces défilés, mais le Congrès ne légalisera ce jour chômé en jour férié que 12 ans après.

 

Le 11 mai 1894, les ouvriers de Pullman Palace Car Company à Chicago protestent contre des réductions de salaire et le licenciement des représentants des syndicats. Ils cherchent l'appui de leur syndicat central mené par Eugene V. Debs. Le 26 juin, l'union américaine des chemins de fer appelle à un boycott de toutes les voitures ferroviaires de Pullman. Dans les jours qui suivent, 50.000 ouvriers du rail se conforment à cette directive et la circulation ferroviaire à Chicago s’arrête.

 

Le 4 juillet, le président américain Grover Cleveland envoie 12 000 hommes de troupe pour briser le mouvement, s'ensuivent des émeutes et des affrontements violents. Deux hommes sont tués au cours de ces affrontements, à Kensington, près de Chicago. La grève est déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l’engagement de ne plus se syndiquer[5].

 

En raison de la brutalité démontrée, les représentants s'émeuvent et ceux de Washington réussissent à faire passer la proposition d’un jour chômé (le 1er lundi de septembre) pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signe le projet de loi instaurant officiellement le Labor Day (six jours à peine après l’intervention de l’armée) dans l’espoir de se faire réélire la même année, mais cet espoir s’est avéré vain.[5]

 

La première proposition de Labor Day aurait selon le Département du Travail des États-Unis l'origine suivante.

 

Quelques sources démontrent que Peter J. McGuire, secrétaire général de la confrérie des charpentiers et des menuisiers avec l'aide d'un cofondateur de la fédération américaine du travail, seraient les premiers à avoir suggéré un jour pour honorer « Ceux qui de la nature brute ont taillé et ouvragé toute la splendeur que nous contemplons. »

 

Mais la place de Peter McGuire dans l'histoire de la Fête du travail n'est pas incontestée. Beaucoup croient que Matthew Maguire, un machiniste, et non Peter McGuire, proposa cette fête le premier. La recherche récente semble soutenir la controverse que Matthew Maguire, qui sera plus tard secrétaire de l'association internationale des machinistes de Paterson, New Jersey, proposa ce jour en 1882 alors qu’il était secrétaire du syndicat central à New York. Ce qui est clair c’est que le syndicat central adopta une proposition de Labor Day et nomma un comité pour prévoir une manifestation avec un pique-nique ladite année.

 

Dans le monde

 

Aujourd’hui, la fête du Travail (et/ou fête des Travailleurs) est commémorée par un jour chômé le 1er mai dans la plupart des pays ayant institué une telle fête.

 

En Amérique

 

Amérique du Nord

 

En Amérique du Nord, il existe une distinction entre fête du Travail et fête des Travailleurs :

 

- En effet la fête du Travail officielle (Labor Day) est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique, etc.) après les vacances d’été.

- La fête des Travailleurs a, quant à elle, lieu le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisation de gauche. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

 

Aux États-Unis et au Canada où la fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord-américains comme l’AFL-CIO n’ont pas voulu s’aligner sur les syndicats européens d’orientation socialiste).

 

Le 1er mai demeure tout de même célébré par certaines personnes en Amérique du Nord. En effet on distingue la fête du Travail (1er lundi de septembre) et la fête des Travailleurs (1er mai). Cette dernière étant vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière, alors que l’autre est considérée par plusieurs comme étant une tentative de récupération des luttes ouvrières.

 

Par exemple, au Québec, les grandes centrales syndicales ainsi que quelques partis et organisations de gauche manifestent le 1er mai. Plus récemment, les institutions syndicales québécoises ont tendance à célébrer la Fête des travailleurs par des rassemblements festifs le samedi ou le dimanche précédent ou suivant le 1er mai, plutôt que la journée même lorsque celle-ci tombe un jour ouvrable. Cette pratique indique un accommodement de plus en plus intégré entre les pratiques syndicales québécoises et les impératifs du marché du travail. Malgré cette nouvelle tendance, des manifestations sont scrupuleusement organisées le 1er mai de chaque année par des collectifs et organismes anticapitalistes.

 

Caraïbes

 

À Trinité-et-Tobago, la Fête du travail est marquée le 19 juin depuis 1973 pour commémorer les émeutes populaires de 1937.

 


En Asie [

 

 

En Indonésie, le fête du Travail a commencé à être célébrée en 1920 à l'époque coloniale. Sous le régime Soeharto, fêter le 1er Mai était une activité subversive. Depuis la démission de Soeharto en 1998, le 1er Mai est célébré par les syndicats mais n'est toujours pas jour chômé.

 

En Israël, on ne chôme pas le 1er mai.

 

Officiellement, la Chine célébrait auparavant la fête du Travail pendant trois jours, sauf depuis 2008, où les travailleurs n'ont que le 1er Mai. Cependant une grande partie des magasins restent ouverts. La Chine, le Vietnam et la Corée du Nord s'inscrivent dans la tradition ouvrière du 1er mai chômé introduit par la IIe Internationale; le Parti Unique s'y retrouve politiquement et symboliquement. Quant à la Corée du Sud, elle reste l'un des seuls pays asiatiques qui donne au 1er Mai le même symbole occidental et démocratique à la fête du Travail.

 

Au Japon, la fête du travail (勤労感謝の日, Kinrō Kansha no Hi) est célébrée le 23 novembre, jour férié. Ce jour de congé fut établi en 1948, pour louer le travail et célébrer la production. Avant cela, le 23 Novembre était célébré comme une fête de la moisson impériale appelée Niiname-sai (新嘗祭).

 

En Europe

 

En Allemagne

 

En Allemagne, le 1er mai est chômé. On porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail. Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

 

Plutôt délaissé en République fédérale d'Allemagne, ce symbole était très utilisé en République démocratique allemande, entre autres par les organisations de jeunesses.

 

Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l’honneur du printemps selon le rite ancestral de l’« arbre de mai », que l'on retrouve dans différentes régions d’Europe (on peut lire à ce propos un très joli poème de Victor Hugo).

 

En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants profitent de la nuit précédant le 1er mai pour faire des farces d’une façon qui rappelle l'Halloween[6].

 

En France

1er mai 1891 - L'échauffourée de Clichy

 

En France, au début du XXe siècle, il devient habituel, à l'occasion du 1er mai, d'offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Île-de-France. Une tolérance de l'administration fiscale permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre les brins de muguet sans formalités ni taxes.

 

Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

 

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient chômé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

 

En 1947 le 1er mai devient de droit un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions[7] ; (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

 

Beaucoup à gauche voudraient que la fête du Travail redevienne la fête des Travailleurs, ils refusent la mesure de Pétain, par contre l’églantine rouge (d’origine révolutionnaire) n’est plus vraiment une revendication, d’autant que la vente libre du muguet par tous ce jour-là donne l’occasion aux syndicats de rencontrer la population et faire connaître leurs activités et revendications.

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 05:51


Par fuites sans aucun doute organisées, arrivent dans les médias les idées du gouvernement (on rit pas) sur les retraites. Circulent ainsi l'idée de la décote pour tout salariés qui prendrait sa retraite avant 65 ans, même s'il a les trimestres, vivie le progrès social...

 

Thomas Petit sur Mediapart livre son analyse? Intéressant, surtout sur la notion d'espérance de vie en bonne santé. J'aime bien aussi sa conclusion !

 

A méditer et tous dans la rue le 1er mai !!!!!!!!!!

 

DH


Décote à 60 ans ou aller à contre-courant

 

 

28 Avril 2010 Par Thomas PETIT

 

Il semblerait que la nouvelle lubie du gouvernement serait de créer une décote pour ceux partant à la retraite avant 65 ans. Cette idée est particulièrement absurde et inique. Si tout le monde avait le choix, on pourrait se dire, pourquoi pas. Mais ce n'est pas du tout le cas.

 

Contrainte du marché du travail

 

Quand l'âge moyen de fin de carrière est de 59 ans et que l'âge moyen de liquidation des retraites est de 61,5 ans, on se rend compte que la plupart des retraités sont au chômage depuis déjà longtemps quand ils liquident leur retraite. Ayant déjà des carrières incomplètes et l'impossibilité de les compléte, le gouvernement se propose en plus de réduire leur retraite. Il va sans dire qu'il s'agit fréquemment des plus précaires, notamment les femmes, et donc des plus défavorisés au moment des retraites...

 

Contrainte de santé

 

Tout le monde connaît la problématique de la pénibilité. Mais peu de personnes connaissent l'espérance de vie en bonne santé qui est de 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes.

 

A quoi correspond cette espérance? Il s'agit de savoir jusque quel âge en moyenne nous n'avons pas d'incapacité majeure. Il y a donc 50% de la population en incapacité majeure après 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes.

 

La proposition du gouvernement consiste donc à pénaliser ceux qui ont la malchance d'avoir cette incapacité majeure et ne pourront atteindre 65 ans. Bravo !

 

Travailler jusque 65 ans, une chance, pas un choix

 

Nous pouvons en conclure que ceux qui n'auront pas de décote sont ceux qui auront à la fois la chance d'avoir une bonne santé et d'être sur un marché du travail florissant.

 

La logique qui me vient à l'esprit n'est pas celle du gouvernement.

 

Autant il me semble absurde d'empêcher des gens de travailler après un certain âge (sauf conditions de sécurité comme les personnels soignants ou les pilotes de ligne), autant ceux qui ont la chance de travailler tard devraient participer encore plus à la solidarité que les autres.

 

Au lieu de diminuer les pensions de ceux qui n'ont pas de chance, il me semblerait plus juste d'augmenter les cotisations de ceux qui ont de la chance.

 

Il s'agit bien sur d'une question de point de vue... ou de projet de société...

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 05:57

 


 

Siné Hebdo c’est fini…

 

              sine-hebdo-86.jpg

  

 

Je fais partie des anciens lecteurs de Charlie Hebdo quoi ont quitté ce journal pour suivre l’aventure » de Siné hebdo, suite à « l’affaire » avec Philippe VAL…

 

Le numéro 86 du 28 avril 2010 est donc le dernier. C’est dommage et triste à la fois, car nous allons perdre notre bouffée d’oxygène hebdomadaire avec les rubriques de Chritophe Alévèque, Guy Bedos, Gérard Filoche, Michel Onfray, Isabelle Alonso, Jackie Berroyer et bien d ‘autres…

 

Un journal qui meure, c’est un peu de liberté qui s’en va disait quelqu’un où à peu près…

 

DH

 

http://www.sinehebdo.eu/

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 06:24



Le sommet de Cochabamba était un « contre-sommet de Copenhague », qui s'est tenu en Bolivie contre le changement climatique. C'est pas simple à écrire !


Cela n'a pas fait la une des médias. Bizarre ?


Pour autant le Parti de Gauche était présent en Bolivie, malgré lesprblème des avions avec le fameux volcan islandais. Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, n'a pas pu s'y rendre.


Cependant voici le communiqué du Parti de Gauche !...


Et comme disais quelqu'un, si la terre était une banque, ils l'auraient sauvé...


A méditer...


DH





Le Parti de Gauche se félicite de la réussite du Sommet de Cochabamba sur le changement climatique



Lundi, 26 Avril 2010 Franck Pupunat, Céline Meneses, Christophe Ventura

 

Le Parti de Gauche (PG) se félicite de la réussite du Sommet des peuples sur le changement climatique organisé, du 19 au 22 avril, par le président Evo Morales Ayma. Ce sont près de 25 000 délégués de 142 pays issus d'ONG, de mouvements sociaux et politiques, de la communauté scientifique qui se sont réunis à Cochabamba.


La déclaration finale du Sommet, intitulée " l'Accord des peuples" (disponible en français sur notre site), sera soumise avant le 26 avril aux Nations unies dans le cadre des discussions préparatoires à la nouvelle Convention sur les changements climatiques (COP 16) qui se tiendra à Cancun à la fin de l'année.


Le document réaffirme les revendications que les pays de l'Alba avaient formulé lors du Sommet de Copenhague : respect du Protocole de Kyoto comme base de négociation internationale, organisation d'un référendum mondial sur le réchauffement climatique, création d'un tribunal de la justice climatique pouvant rendre des avis contraignants sous l'égide de l'ONU, reconnaissance par les pays industrialisés de leur dette climatique.


Mais il ajoute également de nouvelles propositions qui seront défendues à Cancun :


-demande d'un engagement international pour une limitation de l'augmentation de la température moyenne globale de 1°


-engagement des pays industrialisés à baisser leurs gaz à effet de serre ( GES) de 50 % avant 2020


-proposition de création d'un Fond d'adaptation pour garantir un transfert de technologie vers les pays du Sud


-proposition de création d'un "Tribunal international de conscience" pour protéger les droits des migrants et des réfugiés climatiques


-demande aux pays industrialisés d'allouer annuellement 6% de leur PIB à l'aide au développement des pays du Sud


-demande de la reconnaissance de l'accès à l'eau comme droit fondamental


-rédaction d'une Charte des Droits universels de la Terre-Mère


Le Parti de Gauche a participé activement à la rencontre entre les représentants des mouvements sociaux et citoyens et les chefs d'Etats présents le 22 avril, à l'occasion du « Dialogue entre les peuples et les gouvernements » organisé à l'initiative du président Morales.

 

Le PG se déclare disponible pour participer, aux cotés des mouvements sociaux, à la réflexion sur l'organisation d'un référendum mondial sur le réchauffement climatique et est également disponible pour répondre favorablement à la proposition formulée par Evo Morales concernant l'organisation de la seconde édition du Sommet des peuples sur le réchauffement climatique en Europe.


Il réaffirme enfin sa volonté de lutter nationalement comme internationalement pour l'intérêt général et pour la planification écologique que sa réalisation suppose.



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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 06:01

 

 

 


 

Que du bonheur...... et de l'argumentaion ! Mélenchon chez Ruquier.

 

(La 3ème vidéo est sur les retraites)


DH

 

 


Jean-luc Mélenchon Vs Zemmour & Naulleau -  24/04/10

 


 

 


 

 

 


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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 05:27

 

 

 


 

Jean-Luc Mélenchon en première ligne sur les retraites...

 

Pour le Parti de Gauche, le débat sur les retraites est en enjeu de société. Dans quelle société voulons -nous vivre ? Quelle place voulons nous accorder à nos séniors ?

 

Malheureusement, le débat est biaisé et la machine médiatico-libérale est en marche. Quel est l'enjeu ? La capitalisation qui fait « vibrer » les assurances qui rêvent d'une manne d'argent à gérer et pas forcément pour notre seul bien.

 

Dans ce débat, Jean-Luc Mélenchon est en première ligne...

 

A méditer...

 

DH

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

"Retraites : une panique organisée", par Jean-Luc Mélenchon

 

Retraites et rapport du COR : une grotesque campagne d'affolement par Jean-Luc Mélenchon

 

La pauvreté revient chez les retraités

 

Retraite, le Parti de Gauche à Vitrolles se mobilise !


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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 06:18

 


 

Le dimanche depuis quelques semaines, je passe à autre chose sur ce blog que la politique.

 

Mieux se faire connaître passe sans doutes par nos lectures. Je lis beaucoup d'essais.

 

Mais entre deux pour « changer d'air », je lis « autre chose".

 

En ce moment, je suis plongé dans le dernier Paul Auster « invisible »... Echanger sur les livres c'est aussi intéressant ?

 

DH

 

 

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/invisible-paual-10.jpg

 

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 06:44


 

Le volcan islandais nous a ramené à une certaine réalité. Nous sommes très peu de chose sur cette terre et la nature est plus forte que le Cac40, la finance, l'économie, etc.

 

Belle leçon de morale qui doit tous nous conduire à méditer sur le sens de la vie...

 

Bon mais avec tout cela je devais aller à Paris 3 jours cette semaine mais faute d'avion, je suis resté à Vitrolles !

 

DH


 

Eruptif !

 

Par François Delapierre du Parti de Gauche

 

 

 

Il y a beaucoup à apprendre de la manière dont la société réagit à l'éruption du volcan islandais. L'événement occupe une place considérable dans les médias. C'est normal ? Sans doute, mais rappelons tout de même qu'à cette heure l'éruption n'a fait aucun mort. Estrosi a osé une lamentable comparaison en déclarant que les travailleurs de la SNCF qui faisaient grève malgré le volcan auraient été capables de faire la grève du déblaiement à Haïti après le séisme. Or le tremblement de terre d'Haïti a fait, lui, au moins 220 000 morts. On dénombre 1,3 million de sans-abris. A comparer aux quelques milliers de sans-vacances cloués dans les aéroports. Pourtant la presse ne parle plus de la catastrophe d'Haïti. Utile piqure de rappel : le traitement médiatique de la réalité n'est jamais objectif. Il exprime une représentation du monde socialement construite dans laquelle les pauvres ne tiennent pas le premier rôle.

 

Ensuite il est frappant de lire beaucoup d'éditoriaux sur les conséquences de l'éruption qui expriment le sentiment nostalgique qu'un monde est en train de mourir. La « mondialisation est fragile » nous dit Le Monde. Ce sont les mêmes qui avaient expliqué pendant des années qu'elle était aussi incontournable que la course du soleil ! C'est que cette fragilité est devenue incontestable. Le volcan n'y est pas pour grand chose. C'est d'abord l'urgence écologique et le désordre social produit par la domination de la finance qui condamnent l'actuelle mondialisation. Mais ils ne peuvent pas le dire ! En revanche leur spleen peut s'exprimer sans risque sous couvert de catastrophe naturelle.

 

Enfin, le volcan nous a donné l'occasion de quelques « journées sans avion » qui ont la même vertu pédagogique que les journées sans achat, sans télé ou encore sans voiture organisées par les mouvements alternatifs. Les productions délocalisées se retrouvent en difficulté. Le train regagne des parts de marché. Les consommateurs doivent renoncer aux consommations de produits agricoles venus de l'autre bout du monde. Les vacanciers retrouvent le chemin du tourisme en France. Tout un mode de vie présenté comme désirable est rendu impossible. Bon exercice pour préparer la relocalisation de l'économie rendue nécessaire par le réchauffement climatique et l'épuisement programmé des réserves de pétrole.

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 05:22

 

 

 


 

Je tiens à relayer l'appel du Maire de Clichy sous Bois sur ce blog. Je le fais à double titre. Le premier c'est au titre de mon engagement politique. Le second, au fait que j'ai habité à Clichy sous Bois, allée Jean Mermoz, dans la fameuse résidence du chêne pointu dans une des barres en question. A l 'époque, (1965-1970) la cité était neuve et l'appartement que louait mes parents sans problème d'humidité, sans ascenseur en panne et autres désagréments...

 

DH

 12 2009 Clichy

 

 


"Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte"

 

 

Lundi 29 mars 2010, nouvelle semaine banale à Clichy-sous-Bois, ville dont je suis le maire depuis 1995. Avec Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, la ville voisine, nous accueillons une délégation de parlementaires dans le cadre d'une "mission d'évaluation des politiques publiques dans les quartiers en difficulté". Démarche logique : notre territoire, parmi les plus pauvres de France, est éligible à tous les dispositifs mis en place depuis des dizaines d'années. Il incarne la "politique de la ville", une des politiques publiques les plus évaluées, les plus remises en question aussi, sans doute parce qu'elle n'a pas réussi, seule, à enrayer la ghettoïsation de nos quartiers.

 

Lors de cette journée, je veux faire connaître la réalité méconnue de Clichy-sous-Bois, commune enclavée à 15 km de Paris. Je souhaite aussi que les dizaines de personnes qui s'investissent au quotidien dans les associations, dans les écoles ou dans l'immense projet de rénovation urbaine puissent témoigner. Enfin, je souhaite faire passer un message essentiel : la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut niveau de l'Etat par un premier ministre capable de mobiliser tous les ministères, ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles, quelle que soit la volonté affichée par les ministres ou secrétaires d'Etat successifs.


9 heures. Les parlementaires sont à peine arrivés que je suis alerté par une élue municipale, habitante du quartier du Chêne-Pointu : un local technique, squatté par des jeunes, a brûlé à "Mermoz", l'une des barres de cette immense copropriété dégradée du centre-ville. Le feu a été assez vite circonscrit par les pompiers mais les fumées toxiques ont eu le temps de progresser jusqu'au 10e étage. Par miracle, il n'y a pas eu de victimes graves. Je quitte les parlementaires et me rends sur place. Je découvre un hall dévasté. Jusqu'au dernier étage, la cage d'escalier est noire de suie et dans l'obscurité, les câbles électriques ayant brûlé. Nous montons les étages à la lumière de nos téléphones portables et briquets. Inutile de dire que nous ne prenons pas l'ascenseur puisqu'il est en panne depuis des mois, comme la plupart des ascenseurs de cette copropriété de 1 500 logements.

Au 4e étage, nous visitons le logement d'un "marchand de sommeil". Nous y rencontrons trois familles dans un trois-pièces dans un état effarant. L'un des enfants est hospitalisé avec sa maman. Les familles, africaines, avec enfants en bas âge, paient 420 € de loyer par mois pour une chambre de 10-15 m2. La famille qui occupe le salon paie 700 € par mois. Le business du sommeil est rentable. Le père, en situation régulière, travaille en France depuis onze ans. Il me montre les quelques feuilles volantes, écrites à la main, qui lui servent de reçus pour le paiement de ses loyers. Aucune de ces familles n'a de bail. Elles partagent la cuisine, une salle de bains. Plusieurs fenêtres sont brisées, les murs sont noirs d'humidité.


Cas isolé ? Non. Ce logement vient d'être acheté par un nouveau marchand de sommeil après avoir été mis en vente par l'administrateur judiciaire de la copropriété parce que le propriétaire précédent ne payait plus ses charges. Dans ma commune, ce sont des centaines de logements qui appartiennent ainsi à ces profiteurs de la misère. En toute impunité, ou presque. J'invite les parlementaires, accompagnés du sous-préfet, à venir voir cette réalité. Nous nous retrouvons donc à grimper avec des lampes de poche dans les étages. Nouvelle visite de logement au 4e étage et rencontre hallucinante dans la cage d'escalier, noir complet, avec de nombreux voisins descendus ou montés pour l'occasion, venus crier une nouvelle fois leur désespoir, devant cette arrivée impromptue de représentants de la mairie, de l'Assemblée nationale et de l'Etat...


Des pères et mères de famille que nous connaissons bien à la mairie pour les avoir reçus à maintes reprises pendant l'hiver pour des problèmes récurrents de chauffage collectif et d'ascenseurs. Je sais hélas que nous les reverrons bientôt car ces problèmes ne sont pas résolus à ce jour. Il faudra évidemment y ajouter la cage d'escalier incendiée, qui attendra probablement des mois avant d'être rénovée, à moins que les habitants eux-mêmes ne décident de la repeindre par leurs propres moyens.


Cette scène, dans une cage d'escalier étroite, à la seule lumière des lampes de poche, prend des allures surréalistes. Des personnes arrivent, toujours plus nombreuses, du dessus, du dessous... Dans ce capharnaüm, une femme monte lentement et silencieusement l'escalier, elle est pliée en deux, sous le poids d'un caddie plein, qu'elle porte avec une lanière sur le front. Elle habite au 8e étage. Nous sommes à 15 km de Paris, est-ce possible ? Dehors, une trentaine de jeunes sont venus voir le maire et ces "politiques" qui ne "font rien". Les parlementaires et les policiers qui nous accompagnent ne sont pas très à l'aise. Il faut dire que la semaine dernière un de leurs collègues a reçu, ici même, un projectile sur la tête (dix points de suture).


Les jeunes comparent le Chêne- Pointu aux favelas. En tant qu'élu républicain, je ne peux me résigner à cette comparaison et j'évoque, devant eux, les "plans de sauvegarde" signés en janvier dernier, qui doivent nous permettre enfin de financer les travaux d'urgence et des équipes de travailleurs sociaux chargés d'accompagner les familles, dont 70 % - oui vous avez bien lu : 70 % - vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ces explications ne convainquent pas les jeunes. Elles ne me satisfont pas non plus en réalité. Depuis des années, j'alerte les différents ministres compétents, les préfets, le conseil général, le conseil régional, j'ai été jusqu'à l'Elysée pour parler de la situation de ces copropriétés devenues des "bidonvilles verticaux", portes d'entrée en Ile-de-France de nombreuses familles immigrées, de plus en plus précaires, qui viennent se loger à Clichy-sous-Bois faute de trouver un logement social accessible ailleurs.

Les habitants aussi manifestent et crient régulièrement leur colère et leur impuissance à la mairie, à la sous-préfecture. Sans succès. Les travaux promis depuis des mois n'ont toujours pas pu démarrer faute de notification de certaines subventions publiques, toujours en attente. Un autre scandale parmi tant d'autres. Mais je sais surtout que les financements obtenus sont de toute façon largement insuffisants pour trouver une réponse globale. Je sais qu'il nous faudra innover, racheter en masse les logements des marchands de sommeil et ceux des propriétaires qui ne peuvent plus faire face aux charges collectives, mais aussi faire évoluer les législations sur les copropriétés dégradées. Je sais que sans une volonté politique forte, sans un travail étroit de construction avec les partenaires compétents et les habitants de ces copropriétés, toute intervention sera vouée à l'échec et nous resterons dans l'impasse.


La scène que je vous ai décrite n'a, hélas, rien d'exceptionnel et n'a mérité qu'une brève dans les pages locales du Parisien. De même, le policier blessé la semaine dernière au Chêne-Pointu n'a pas mérité de faire partie de l'actualité. De tels événements font partie de notre quotidien et continuent à se produire très régulièrement dans ma commune. Qu'attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? Que la "Cocotte-Minute" explose ? Aux dernières élections régionales, le taux de participation aux élections a été très faible à Clichy. Mais comment reprocher aux électeurs clichois de se désintéresser d'élections pour des institutions dont ils se sentent exclus, sur ce territoire abandonné de la République ? J'espère que les députés et représentants de l'Etat, témoins de cette journée ordinaire dans ma ville, seront porteurs de cette réalité au plus haut niveau de l'Etat. Parce qu'aujourd'hui, moi, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte d'être le représentant impuissant de la République française."


Post-scriptum : une réunion sur le "plan de sauvegarde" du Chêne- Pointu devait avoir lieu vendredi 9 avril. Elle a été annulée au dernier moment, la plupart des représentants institutionnels n'ayant pas pu se rendre disponibles.

 


Le maire Courage


Claude Dilain, 61 ans, est un maire inquiet et en colère. L'élu socialiste de Clichy-sous-Bois (30 000 habitants), la commune de Seine-Saint-Denis mondialement connue pour avoir été l'épicentre des émeutes de l'automne 2005, ne cache pas ses craintes face à la ghettoïsation de la société française. Maire depuis 1995, réélu au premier tour en 2008, il a vu défiler un nombre incalculable de ministres, de parlementaires, d'experts internationaux, de sociologues, de journalistes, venus s'informer sur les causes de la "crise des banlieues". A tous, il fait visiter sa ville et ses quartiers, convaincu de la nécessité de faire connaître la gravité de la crise sociale et urbaine, soucieux aussi de faire exister les banlieues dans l'agenda politique et médiatique pour espérer obtenir une action plus volontariste.


Pédiatre de formation, Claude Dilain, qui continue d'exercer quatre demi-journées par semaine dans sa ville, se désole de l'insuffisance et de la lenteur des politiques publiques en faveur des banlieues populaires. Et, de l'indifférence de la société vis-à-vis des cités sensibles. Un manque d'intérêt auquel le président de l'association Ville et banlieue donne une explication sociologique : suivant les travaux de l'économiste Eric Maurin, auteur du Ghetto français (Le Seuil, 2004), il est convaincu que la concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes, certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui évitent ainsi d'avoir à cohabiter - et à scolariser leurs enfants - avec des populations plus fragiles.


Luc Bronner

 

Lemonde.fr

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 05:44

A lire et diffuser sans modération...

 

DH


Retraites, une panique organisée

 

Par JEAN-LUC MÉLENCHON Président du Parti de gauche

 

Le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) donne lieu à un intense pilonnage catastrophiste. Le lever de rideau du grand débat sur les retraites commence par un grossier conditionnement des citoyens ! Une lecture tantôt aveuglée, tantôt erronée du rapport est en cause. Le pays et l’enjeu méritent mieux.

 

On doit d’abord interroger la prétention du COR à prédire l’avenir économique dans quarante ans. Prévoir pour 2050, c’est affirmer qu’en 1970 on aurait pu décrire l’état de la société actuelle. En 1970, nous aurions donc été capables de prédire des événements tels que la disparition du camp socialiste, la réintégration dans l’économie de marché de 100% de la population humaine, la révolution informatique, le recours massif à l’énergie nucléaire, l’existence d’une industrie spatiale et des technologies de la communication ? Qui avait prévu ces changements majeurs ?

 

Pourtant, le COR se déclare capable de prévoir l’impact de l’émergence des biotechnologies, de l’épuisement des ressources énergétiques fossiles, du changement climatique, etc., dans quarante ans ! Quelle foutaise ! La prévision économique à 2050 déshonore ceux qui s’y livrent en affichant l’autorité d’un savoir «objectif» totalement infondée. Une telle vision de l’histoire ignore tout de la dynamique des systèmes complexes, qui sont tous discontinus, tandis que les déroulés linéaires tels que le COR les prévoit forment de rarissimes exceptions. Quel économiste se risquerait à dire ce qui se passera dans quatre ans ? Aucun. On pourrait vérifier !

 

La preuve, le débat sur la date de la reprise économique. Le rapport du COR part d’hypothèses démographiques discutables. Pourquoi avoir choisi comme taux de fécondité des Françaises un chiffre démenti, 1,9 enfant par femme ? C’était la projection faite en 2007 ! Pourtant, l’événement, ce fut précisément le constat d’un taux de fécondité effectif de 2,1 enfants par femme. Cet indicateur a une importance essentielle sur l’évaluation de la population active du futur. Elle fixe aussi la succession des générations creuses et pleines, succession elle-même décisive pour évaluer le rapport actifs-inactifs à chaque séquence de la vie du régime des retraites par répartition. Il influe enfin sur le calcul final du niveau de la richesse produite. Ainsi, le taux réel de fécondité produit presque un point de croissance supplémentaire, la moitié du surcoût du financement des retraites «en 2050».

 

Ensuite, pour quelle raison le rapport suppose-t-il une population active stable ? Pas d’immigrés à l’horizon ? Ça ne tient pas debout. La prévision suppose également, sans le dire, que la proportion des femmes salariées restera au niveau actuel, quinze points en dessous de celle des hommes ! L’énorme effort de rattrapage qu’elles ont accompli pour leur qualification universitaire et professionnelle, au point de les placer devant les garçons pour l’acquisition des diplômes, n’aura donc aucun impact sur leur entrée dans la vie active ? Et nous n’y pourrions rien ? L’action publique, l’évolution des mœurs et les luttes féministes produiront, j’en suis sûr, un tout autre résultat, avec des effets sur la population active finale et la dynamique du système de la répartition.

 

Je suis sidéré d’observer comment «la catastrophe annoncée» est grossièrement mise en scène ! Car c’est un trucage de présenter le chiffre d’un déficit cumulé de 2 600 milliards d’euros sur quarante ans! Cette absurdité est confortée par le rapport du COR, qui présente des tableaux des déficits cumulés, comme si la répartition ne se faisait pas par années, et même par mois. Ou alors, en toute logique, mettons en regard les PIB cumulés : en supposant qu’il n’y ait aucune augmentation du PIB (alors que le rapport du COR le double en 2050), le déficit de 2 600 milliards serait à comparer aux 80 000 milliards de PIB cumulés sur quarante ans ! La dépense nouvelle est alors limitée à 3% du total ! En fait, il s’agit seulement de 72 ou 100 milliards de plus à trouver en 2050, selon le COR lui-même.

 

Cette somme est présentée sans comparaison susceptible de la place dans son environnement économique. Car c’est à la richesse produite en 2050 qu’il faut se reporter. Quelle sera-t-elle ? Le COR affirme que la somme à trouver représentera au maximum 3% de cette richesse du moment, soit pas grand-chose. Les gouvernements ont déplacé en trente ans dix points de richesse des poches du travail vers celles du capital et la manœuvre inverse, limitée à trois points et étalée sur quarante ans, serait impossible ? Aujourd’hui, si la population des plus de 60 ans représente 22,6% de la population générale, la part de leurs retraites dans les richesses produites est de 13,3 % : cela veut dire que la population concernée prélève moins que sa part dans la population générale. Trois points de plus ne modifieraient pas beaucoup ce déséquilibre !

 

Il est urgent de placer le débat à sa vraie place : la question du partage des richesses. Le modèle économique dans lequel, en 2050, 115 milliards d’euros seraient prélevés sur 3 800 milliards produits est parfaitement viable. Il est même plus performant que celui qui prévoit d’enfoncer dans la pauvreté une part croissante de la population qui alors ne produit ni ne consomme. A ceux qui se laissent intimider, disons que cette petite ponction laisse encore 1 785 milliards de richesses supplémentaires à partager pour les profits, les salaires, les investissements et les cotisations sociales ! Enfin disons l’absurdité d’un report de l’âge de départ effectif à la retraite : ceux qui ne seront plus retraités seront pour l’essentiel à l’assurance chômage, aux minima sociaux ou en préretraite. Qui paiera ? Retour à la case départ !

 

Pour finir, méditons sur le monde que nous prévoient pour dans quarante ans les bons esprits de notre temps. Il y régnera un chômage à 7%, les femmes n’auront pas amélioré leur situation, les gens de 65 ans seront dans la rue en attendant de liquider des pensions de misère ! Un autre futur devrait être possible.

 

Libération.fr

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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