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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 05:05

 

 

 


 

Tous unis pour défendre nos retraites !

 

http://www.armvop.fr/wp/wp-content/uploads/2009/06/retraite.jpg

 

Le 7 juin se tient un Grand meeting unitaire aux docks des Suds à Marseille avec :

 

E.COQUEREL (Parti de Gauche) ; O.BESANCENOT (NPA) ; M.BRACONNOT M. (FASE) ; M.G.BUFFET . (PCF) ; M.CHESSA (CGT 13) ; JM.HARRIBEY (ATTAC) ; P.KHALFA (SOLIDAIRES) ; M.N LIENEMANN (courant Gauche Avenir du PS) ; A. LIPIETZ (Les Verts) ; JF.LONGO (FSU 13) ; H.MEKRELOUF (Collectif 13 Droits des Femmes) ; WPELLETIER (Fondation Copernic) ; C.PIQUET (GU) ; M.PIERONI (CFDT 13) ; JB. PREVOST J.B. (UNEF) ; G.PROU-GAILLARD (UNSA) ; 1 représentante des collectifs locaux.

 

Mobilisons-nous

 

Pour en savoir plus : cliquez ICI

 

 

Et aussi :


http://www.retraites-2010.fr

 

http://www.fondation-copernic.org/


http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/


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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 05:54

 

 


 

Week- end militant...

 


GEDC1391.JPG 

Aujourd'hui ce sera service minium après un week-end militant.

 

Vendredi Soir, Jean-Luc Mélenchon était avec les militants du Parti de Gauche des Bouches du Rhône, après une forte intéressante discussion avec les responsables de comités du 13, nous avons eu droit au banquet républicain, précédé du discours de Jean-Luc.

 

Samedi, c'était la 1ère conférence régionale PACA du Parti de Gauche à Toulon avec Eric Coquerel. Au fait, cela s'est tenu par hasard, quoique,  le 29 mai jour anniversaire du référundum sur le traité de Lisbonne. Putain déjà 5 ans et faut-il rappelé ce que nous disions à l'époque et faire le parallèle avec ce qui se passe aujourd'hui en grèce et autres? J'y reviendrai.

 

Bref nous voilà parés pour les prochaines échéances !

 

Le Comité de la 12ème était bien représenté dans les rencontres de vendredi et samedi !

 

DH



GEDC1393.JPGSerge, Albert, Patrick en grande discussion avec Jean-Luc

 

 

GEDC1394.JPG

Spéciale dédicace pour Patrick...

 

 

GEDC1395.JPG

Eric COQUEREL et Hélène LECACHEUX à la tribune à Toulon, avec situation politique, la Grèce, les retraites, les services publics, la planification écologique et + au programme de la 1ère rencontre du PG PACA !

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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 06:02

 


 

L’autre jour j’entendais à la radio un reportage sur Air France et son déficit pour 2009. Est intervenu, le journaliste qui vient de sortir un livre sur Air France. Ce journaliste critiquait le modèle économique d’Air – France et ses erreurs supposées. Pourquoi pas ? C’est son droit.

 

 

Ce qui m’a choqué par contre c’est qu’il louait le modèle des compagnies Low-Cost ! Alors là je ne suis pas d’accord. Le modèle économique de Ryanair, et de ses consœurs, c’est de se faire financer par la collectivité.

 

Ryanair c’est en France 600 millions d’€ de subventions et 300 millions de bénéfices. C’est nous qui payons le bénéfice de Ryanair ! Sauf erreur, Ryanair n’est pas une entreprise de service public, et c’est au contraire l’entreprise libérale à l’extrême qui évite de payer des cotisations sociales en France…

 

La Provence a fait un excellent dossier sur le sujet récemment, malheureusement pas repris, sauf erreur, sur son site Internet. Vous trouverez cependant ci-après une série d’articles sur le sujet.

 

Ryanair avait été aussi abordé lors d’une réunion publique du Front de Gauche à Vitrolles, lors de la dernière campagne électorale pour les Régionales…

 

DH

 


 

 

 

Pour en savoir plus :

 

Marseille : faut-il céder aux menaces de Ryanair ?

 

Objet d'une enquête pour travail dissimulé, la compagnie se livre à ce qui pourrait être assimilé à du chantage, avec la menace pure et simple d'abandon des aéroports où elle est implantée, comme celui de Marignane.

 

samedi 22 mai 2010


Vu sur LCM : Ryanair menace de quitter l'aéroport

 

Michaël O'Leary, le P.-d.g. de la compagnie aérienne à bas coût Ryanair, pourrait décider de quitter sa base de l'aéroport de Marseille-Provence dès octobre. Une décision motivée par l'ouvert ...

 

vendredi 21 mai 2010


Ryanair menace de quitter Marseille

 

Michaël O'Leary, le P.-d.g. de la compagnie aérienne à bas coût Ryanair, pourrait décider de quitter sa base de l'aéroport de Marseille-Provence dès octobre. Une décision motivée par l'ouverture, par le parquet d'Aix, d'une information judiciaire...

 

vendredi 21 mai 2010


Information judiciaire ouverte contre Ryanair

 

MARSEILLE (Reuters) - Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert une information judiciaire visant la compagnie aérienne Ryanair pour travail dissimulé et prêt illicite de main d'oeuvre, apprend-on de source judiciaire. ...

 

lundi 03 mai 2010


Travail au noir : ouverture d'une information judiciaire contre Ryanair

 

Le procureur de la République d'Aix vient d'ouvrir une information judiciaire à l'encontre de Ryanair pour "travail dissimulé", "prêt illicite de main d'oeuvre", "emploi illicite de personne naviguant" et "entrave au fonctionnement du CE". Le préjudice aux organismes sociaux s'élèverait à 4,5 millions d'euros.

 

lundi 03 mai 2010


Ryanair revoit à la hausse ses perspectives de résultats annuels

 

DUBLIN (Reuters) - La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a revu largement à la hausse ses perspectives de résultat pour 2010, après avoir observé des taux de réservation et des rendements meilleurs que prévu à la fin février et en mars. ...

 

jeudi 01 avril 2010


Plainte d'Air France contre Ryanair pour aides publiques

 

PARIS/DUBLIN (Reuters) - Air France a déclaré avoir déposé plainte en novembre dernier auprès de la Commission européenne contre Ryanair, qu'elle accuse de percevoir des aides des aéroports régionaux et locaux français. ...

 

jeudi 11 mars 2010

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 06:41

 


 

Défense des retraites le 27 mai à Marseille !

 

 GEDC1388.JPG

Lea bannière du  Front de Gauche !

 


Le Parti de Gauche était bien évidemment au cœur de la manifestation de défense des retraites le 27 mai 2010 à Marseille.

 

Nous étions 80 000 suivant les organisateurs et 12 000 suivant la police ! Ce qui est certain, c'est que c'était une grande manifestation, dans la moyenne haute...

 

Avec les dernières déclarations du gouvernement, il est clair que cela ne va pas s'arrêter là...

 

L'HUMA Dimanche et le CSA viennent de publier un sondage : 66 % des français veulent un référendum sur les retraites. Chiche Monsieur le Président !

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI .

 

A suivre !

 

DH

 

 

GEDC1385.JPG

Albert à la manoeuvre comme d'habitude !

 

GEDC1387.JPGLe point fixe du Parti de Gauche...

 


 

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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 06:15

 

Taxer les transactions financières : Associations et syndicats lancent une pétition citoyenne adressée au G20.


Une telle démarche internationale est assez inédite. Il faut la soutenir !

 

DH

 

 


 

 

Attac et une large coalition de syndicats et associations lancent aujourd'hui une pétition citoyenne pour taxer la finance


Depuis plusieurs mois Attac travaille à mettre en place en France une large coalition pour mobiliser les citoyens afin d'imposer la mise en place d'une taxe sur les transactions financières (TTF).

Aujourd'hui, à l'occasion des journées internationales d'action pour la TTF organisées dans plusieurs pays d'Europe et d'Amérique du Nord, cette coalition publie un communiqué de presse commun (voir ci-dessous) et lance une pétition citoyenne adressée au G20.

1. Qu'est ce que cette coalition ?

Cette coalition constitue par elle-même un évènement politique inédit, puisqu'elle regroupe avec Attac une palette large de syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires), d'associations écologiques (Amis de la Terre, WWF, Action consommation), d'associations de solidarité internationale (Oxfam, CCFD, CRID, Aitec, Foi et Justice, RITIMO) et de lutte contre les pandémies (Aides). D'autres associations participent au processus unitaire qui débouchera, à partir de septembre prochain, sur une campagne en vue du G20 qui se déroulera en France au printemps 2011. Des campagnes similaires se déroulent aujourd'hui aux USA, au Royaume-Uni (http://robinhoodtax.org.uk/), au Canada (http://robinhoodtax.ca/), en Allemagne (http://www.robinhoodsteuer.de/), en Autriche (http://www.steuergegenarmut.at/) et en Italie (http://www.zerozerocinque.it), portées par les mêmes alliances entre mouvements syndical, écologique et de solidarité internationale.


2. Quelles sont les bases politiques de la coalition ?

La coalition s'est formée autour d'un objectif - imposer des taxes sur les transactions financières - et de deux finalités: lutter contre la spéculation financière et financer les biens publics mondiaux. L'existence même de cette coalition et ses thèmes centraux montrent l'avancée des idées d'Attac dans le débat public. Vu la diversité de la coalition elle est évidemment traversée de débats intenses: faut-il mettre en avant la lutte contre la finance  ou surtout la levée de fonds pour les urgences sociales et climatiques ? Faut-il réclamer une taxe mondiale, européenne ou nationale ? L'argent doit il aller entièrement au Sud ou les biens publics mondiaux à financer concernent-ils aussi les pays du Nord ? (Débats qui peuvent d'ailleurs aussi traverser notre association...).


3. Qu'est ce que cette pétition ?

La pétition est le premier acte collectif de la coalition française pour la TTF. Elle s'adresse aux dirigeants du G20 à l'occasion de la rencontre de Toronto au Canada, fin juin 2010. Elle a été conçue dans le cadre du réseau européen sur les crises, auxquels participent les Attac d'Europe et d'autres organisations citoyennes européennnes (Friends of the Earth Europe, Eurodad, ...), et endossée par la plupart de nos partenaires français. Elle peut être signée dans différentes langues, et a déjà été lancée en Allemagne, en Autriche, en Italie, ou elle a déjà récolté 30 000 signatures. La pétition peut être signée sur le site makefinancework.org ou à partir des sites des organisations participantes, dont bien sûr celui d'Attac. Si vous vous occupez d'un site internet, le formulaire de la pétition peut être très simplement ajouté à votre site en suivant les instructions indiquées dans la rubrique "créer votre widget" à la page d'accueil de makefinancework.org.Il s'agit d'une pétition électronique: à ce stade, des signatures sur papier ne sont pas prévues.


4. Quels liens entre les campagnes d'Attac (retraites, Grèce, TTF, justice climatique) ?

Les comités locaux d'Attac sont fortement mobilisés depuis plusieurs semaines contre la réforme des retraites, et cela va continuer de plus belle. En même temps la crise grecque s'étend à l'ensemble de la zone euro et démontre à nouveau les impasses de la construction néolibérale de l'Europe. Et la crise financière fait passer à la trappe les préoccupations écologiques, pourtant décisives à moyen et long terme. La campagne pour la TTF illustre fort bien  la cohérence profonde de la démarche d'Attac: désarmer les marchés financiers est indispensable pour préserver nos systèmes de protection sociale, pour construire une Europe solidaire et pour financer les urgences sociales et écologiques planétaires. Nous devons le répéter sur tous les tons et dans toutes les occasions: les peuples de France, d'Europe et du monde ne sortiront de l'impasse qu'en démantelant le pouvoir de l'industrie financière, fauteuse d'inégalités, de précarité, de gaspillages effrénés, de crises sociales et écologiques majeures.




 


Communiqué de presse commun


Taxer les transactions financières :
Associations et syndicats lancent

une pétition citoyenne adressée au G20


Cette semaine se réunissent les Ministres des Finances européens, ainsi que la Conférence internationale sur la régulation financière, accueillie par Angela Merkel le 20 mai à Berlin. Ces réunions se tiennent alors que les Etats de la zone Euro annoncent des plans de restrictions pour satisfaire les exigences des marchés.

À un mois du G20 de Toronto, de nombreuses organisations de la société civile ont choisi cette semaine pour affirmer une mobilisation internationale en faveur d’une taxe sur les transactions financières (TTF). Depuis plusieurs mois, un mouvement international se développe en effet pour des taxes sur les transactions financières : aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Australie... En France, s'est formée une coalition sans précédent d'organisations syndicales, écologiques, de solidarité internationale et citoyennes. Dans leur diversité d’actions et de préoccupations, elles se rejoignent sur le même diagnostic : de telles taxes doivent être établies d’urgence pour répondre aux défis globaux d’aujourd’hui.

Ensemble, ces organisations lancent en France, lors de cette semaine d'action, une pétition qui rejoint un mouvement citoyen international appelant les leaders du G20, dont Nicolas Sarkozy , à mettre en place une taxation universelle des transactions financières [1].

Chaque jour, 6 000 milliards de dollars s’échangent sur les marchés financiers : même à un faible taux, la taxation de ces transactions dégagerait chaque année des centaines de milliards de revenus à redistribuer et contribuerait à dissuader les comportements les plus spéculatifs.

La taxation des transactions financières permettrait :


- De financer les urgences sociales et environnementales mondiales, telles que la lutte contre la pauvreté, le changement climatique et les pandémies meurtrières.
- De promouvoir aussi une plus grande stabilité du système financier, en réduisant la spéculation, néfaste à l’économie réelle.



[1] Le texte de la pétition citoyenne à la laquelle appellent les organisations est disponible sur leurs sites respectifs, ainsi que sur le site centralisateur :

www.makefinancework.org/?lang=fr/

http://www.makefinancework.org/IMG/jpg/signb.jpg

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 06:34

 


 

Le modèle Allemand fait souvent référence en économie. Un collègue m'a fait passser l'article ci-après tout à fait intéressant et qui revient sur certains principes de base. L'autre matin, j'ai entendu d'ailleurs Oncle Bernard (bernard Maris) sur Franc eInter qui reprenait une des idées développées dans cet article. "Si tous les pays étaient exportateurs comme l'Allemagne en vendant plus qu'il n'achètent il y aurait un problème !...


A Méditer...


DH


Il n'y a pas de modèle Allemand

 

angela-merkel.1273539761.jpgDepuis l’éclatement de la crise économique, une idée reçue a fait florès : il y aurait une vertu allemande, et pour l’Europe un modèle allemand. Cette sottise a pris racines dans un indicateur  où le bon sens croit reconnaître la vertu : les échanges extérieurs allemands se soldent par un excédent courant  imposant, tandis que la plupart des autres pays européens affichent un déficit.

Ceux qui en restent là justifient l’obstination allemande à serrer le cou des Grecs – au nom de la vertu, bien entendu.

Or le premier pas du bon sens est rarement suffisant. Il lui faut de toute urgence en franchir un deuxième, et se demander s’il est une vertu qui ne puisse être universelle, un modèle vers lequel ne pourraient jamais tendre tous les pays ensemble.

solde-des-transactions-courante-en-milliards-de-dollars.1273439233.pngPosons-nous la question. Tous les pays du monde pourraient-ils afficher en même temps un excédent de leurs échanges ? Evidemment non, puisque cela reviendrait  à afficher un excédent mondial. Un excédent vis-à-vis de qui ? De Mars, de la lune ?

Les échanges internationaux de marchandises, de services et de revenus sont forcément chacun un jeu à somme nulle. Ce qu’un pays importe, un autre l’exporte nécessairement. Ce qu’un pays verse, un autre le reçoit. Et tout aussi nécessairement,  la somme des excédents courants égale très exactement la somme des déficits (1). Bref, il n’y a pas d’excédents sans déficits. Ni vice, ni vertu.

Le même constat vaut pour les mouvements de capitaux, puisque chaque pays emprunte l’équivalent de son solde-des-transactions-courantes-en-du-pib.1273439393.pngdéficit courant, ou prête l’équivalent de son excédent.  Tout comme un particulier prête à sa banque (à taux zéro) les revenus qu’il ne dépense pas, ou lui emprunte (le découvert est payant…) les dépenses qui excèdent ses revenus.

L’excédent courant allemand n’en est pas moins imposant. Près de 7% du PIB et plus de 240 milliards de dollars : il est, dans les deux cas, à l’échelle de l’excédent chinois, comme on le lit sur les deux premiers graphiques. Par son ampleur gigantesque, l’excédent allemand contribue largement aux déséquilibres internationaux.

balances-courante-2008-ocde.1273439588.pngD’un côté (graphique 3), il y a les pays excédentaires, qui disposent d’une surabondance d’épargne, et qui doivent nécessairement prêter aux autres pays. Ce sont les pays producteurs de pétroles, qui ne peuvent dépenser tous les revenus de l’or noir et doivent prêter une bonne partie de ceux-ci à l’étranger. Ce sont encore et surtout la Chine, l’Allemagne et le Japon.

De l’autre côté, il y a  les pays déficitaires, qui empruntent  l’équivalent de leurs déficits courants. Ce sont en premier lieu les Etats-Unis (706 milliards de dollars en 2008), mais aussi la plupart des pays européens, Espagne et Italie en tête.

D’où cette autre question : de l’emprunteur ou du prêteur, qui a l’initiative du déséquilibre ? Avant de désigner un fautif, mieux vaut y regarder à deux fois.

L’excédent courant des pays producteurs de pétrole ne leur est imposé par personne : ils sont tout simplement incapables de consommer ou d’investir chez eux les énormes revenus de l’or noir, lorsque le prix du baril s’envole. La Chine ? Sa surabondance d’épargne vient de la situation faite à ses propres salariés : maigres salaires, absence de protection sociale, énormes profits que leurs bénéficiaires doivent en partie placer à l’étranger - et qui achètent des bons du Trésor américain parce qu’ils sont un placement sûr.

augmentation-du-cout-salarial-unitaire-2000-2008.1273439808.pngL’Allemagne, toutes proportions gardées, est bien la Chine de l’Europe. Elle ne se distingue pas seulement des autres pays européens par son excédent courant gigantesque. Elle s’en distingue d’abord par le coup de frein donné aux salaires et à la protection sociale.  Entre 2000 et 2008, le coût salarial unitaire (2) s’est accru de près de 15% en moyenne dans la zone euro. En Allemagne, il s’est accru de 1,9% (graphique 4).

part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-allemagne-1993-2008.1273440087.pngDepuis la réunification, le partage de la valeur ajoutée des entreprises allemandes s’est considérablement déformé au détriment des salariés. Ceux-ci en ont abandonné plus de 10 points  aux actionnaires entre 2000 et 2007 (graphique 5). Résultat : l’Allemagne s’est distinguée depuis dix ans par une des croissances économiques les plus lentes d’Europe (graphique 6).

pib-indice-100-2000-zone-euro-pays-eurostat.1273440200.pngC’est ce que certains appellent « la compétitivité allemande »,  un « modèle » qu’ils rêvent d’étendre à toute l’Union.

C’est évidemment une chimère, pour les raisons susdites. Ce serait surtout une compétition où il n’y aurait que des perdants : tous les peuples d’Europe confrontés à la déflation.  Evoquer cette occurrence au conditionnel est  un parti pris optimiste.  N’entend-on pas déjà citer les « efforts grecs » comme des exemples à suivre ?

——————————— 

(1) Un solde mondial non nul apparaît dans les tableaux du FMI : il n’est dû qu’à des désajustements statistiques qui se sont sensiblement aggravés avec la mondialisation.

(2) C’est le coût salarial nécessaire pour produire un euro de PIB.

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 04:54

 

05 2010 Sans papiers

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 05:18

 


 

Le Parti de Gauche se mobilise dans la 12ème circonscription pour la défense des retraites.




Le Parti de Gauche dans la 12ème circonscription, a lancé une campagne d'affichage (Vitrolles, Côte Bleue) et des distributions de tracts sur les marchés de Vitrolles (16 mai) et de Sausset les Pins (23 mai).


La retraite est un enjeu majeur de société, et avant qu'il ne soit trop tard avec la réforme Sarkozy, le Parti de Gauche se mobilise !


Pour la petite histoire nous avons eu la surprise d'apprendre qu'à Sausset les Pins, les distributions de tracts sont interdites sur le marché par arrête municipal. Nous le rappelons à Eric DIARD, le député maire UMP de la 12ème circonscription lorsqu'il viendra distribuer sur le marché de Vitrolles ! Heureusement, les accès au marché ne sont pas encore interdits !


A suivre...


DH


 

Le tract du Parti de Gauche de la 12ème

 

 

GEDC1354.JPG


Distribution le 16 mai par un mistral d'enfer...


GEDC1346.JPG

Vitrolles c'est aussi la nature...

 

GEDC1358.JPGRémy le local de l'étape de Sausset


 

GEDC1361.JPGAlbert et la mer en arrière plan

 



GEDC1356.JPGJean-Claude, Patrick, Albert, Patrice, Rémy et votre serviteur !


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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 05:58

 


 


 

Et oui ,c'était peu de temps avant la grande débâcle de 2002, (un hasard ?) et quelques années avant que Lionel se lance dans le cinéma...


DH

 



Retour à Barcelone avec Jospin et Chirac...


 

par José Fort


20081029Bertrand.jpg

 

 

C’est au sommet européen de Barcelone, au mois de mars 2002, que Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient signé ce qui allait devenir force de loi dans de nombreux domaines. Le texte prévoyait une " flexibilisation " renforcée du marché du travail, c’est-à-dire la possibilité de licencier sans aucune contrainte. Il annonçait une modification en profondeur des retraites en recommandant la fin des préretraites, l’augmentation de cinq ans de l’âge moyen de la cessation d’activité, la mise en place des fonds de pension. Il se prononçait en faveur d’un « allongement " du temps de travail et pour des mesures fiscales bénéficiant aux entreprises disposant de salariés payés à bas prix.

 

A l’époque, ces décisions étaient passées sous silence et les deux futurs candidats à l’élection présidentielle s’étaient bien gardés d’y faire référence dans leurs programmes.

Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet européen de Barcelone en 2002.

 

« Il convient de réduire les incitations individuelles à la retraite anticipée et la mise en place par les entreprises de système de préretraites, d’intensifier les efforts destinés à offrir aux travailleurs âgés davantage de possibilités de rester sur le marché du travail, par exemple par des formules souples de retraite progressive et en garantissant un véritable accès à l’éducation et à la formation tout au long de sa vie. IL FAUDRAIT RECHERCHER D’ICI A 2010 A AUGMENTER PROGRESSIVEMENT D’ENVIRON CINQ ANS L’AGE MOYEN EFFECTIF AUQUEL CESSE, DANS L’UNION EUROPEENNE, L’ACTIVITE PROFESSIONNELLE. LES PROGRES A CET EGARD SERONT EXAMINES CHAQUE ANNEE AVANT LE CONSEIL EUROPEEN DE PRINTEMPS»

 

Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse. Pour Jacques Chirac à l’époque cela s’appelait « les fonds de pension à la française », pour Lionel Jospin « des modalités d’épargne salariale. »


José Fort


Pour en savoir plus : http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/16407


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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 05:50

 


 

Tous dans la rue le 27 mai pour défendre nos retraites !


DH



Retraite : les jours heureux à portée de main

 

retraites-jours-heureux

Chronique parue dans Le Monde le 18 mai

 

L'affaire semble entendue : hier étaient les beaux jours, ils sont sombres aujourd'hui et pire sera demain. La retraite par répartition, à l'instar de l'Etat social dans son ensemble (protection sociale, droit du travail, services publics, etc.), serait une figure du passé.


Et si les "jours heureux" n'étaient pas tant hier, que demain, à portée de main ? Les Trente Glorieuses n'étaient pas l'havre de bonheur qu'on nous dépeint si souvent. L'Etat social n'est pas né parachevé en 1945. Il est une construction laborieuse, d'autant plus que jamais véritablement théorisée, commencée avant 1945 (la retraite des fonctionnaires date de 1853) et poursuivie à certains égards après 1975. Les pauvres étaient deux fois plus nombreux, en proportion, durant les années 1950 à 1970 et ils étaient souvent retraités, avec comme figure type le vieillard indigent à la porte de l'hospice. C'est en 1972 que les pensions ont été sensiblement améliorées, en 1982 qu'a été inscrit le seuil de 60 ans. Grâce à cela le paysage des retraites s'est radicalement transformé : d'une protection minimale accordée aux "vieux" (on parle encore de "caisse vieillesse") comme antichambre de la mort, on est passé à un véritable droit au bonheur, celui du troisième âge, avant le quatrième. Le taux de pauvreté (à moins de 50 % du revenu médian) chez les retraités a chuté : 28 % en 1970, moins de 5 % de nos jours. On mesure le chemin parcouru. Comment cela a-t-il été possible ? En augmentant, via les cotisations sociales, la part de la richesse monétaire consacrée aux retraites : 7,3 % du PIB en 1970, 13 % aujourd'hui. Ce qui a été possible hier, le sera-t-il demain ? Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) permet de répondre tranquillement oui.


Premier argument : la "bombe démographique" annoncée est moins importante que celle qui est derrière nous. Pour dix emplois (cotisants donc), il y avait trois retraités en 1970, un peu plus de six aujourd'hui et il y en aura moins de neuf en 2050 : le double sur les quarante dernières années, une hausse inférieure à 50 % pour les quarante prochaines.


Second argument : en supposant que la croissance des prochaines décennies sera plus piteuse encore que celle des trois dernières (c'est l'hypothèse du COR avec un gain de productivité horaire du travail de 1,5 % à 1,8 % par an contre 2,3 % entre 1980 et 2007), le PIB doublera néanmoins d'ici à 2050. Cela laisse beaucoup de marges. Et c'est là l'essentiel. L'impératif écologique exige qu'on s'interroge sur le contenu de la croissance. Mais on ne peut garantir les retraites futures (et de surcroît la hausse des salaires, des autres prestations sociales, etc.) sans elle : la taxation nécessaire des profits financiers n'y suffirait pas.


A contrario, même avec un taux de croissance modeste, on peut promettre une hausse significative du pouvoir d'achat tant aux salariés qu'aux retraités. La démonstration est simple. On compte aujourd'hui environ 6 retraités pour 10 cotisants. Pour une masse salariale de 100, et les retraites sont du salaire indirect inclus dans cette masse, chacun reçoit donc en moyenne un peu plus de 6 (100/16). En 2050, on comptera au maximum 9 retraités pour 10 cotisants (le COR table sur une fourchette de 8,5 à 8,7 mais en supposant un recul de deux ans de l'âge du départ effectif en 2050). Avec une masse salariale deux fois plus grande (sans même réduire ici la part des profits donc), chacun pourra recevoir, en moyenne, un peu plus de 10 (200/19). Les salariés font des "sacrifices" : leur pouvoir d'achat ne double pas, il augmente seulement de plus de... 50 % ! Loin du catastrophisme ambiant, les beaux jours sont donc à portée de mains. Une condition simple suffit pour qu'il en soit ainsi : la part des salaires doit cesser de baisser et les cotisations (dont les "patronales") doivent augmenter progressivement, comme cela a été fait avec bonheur depuis 1945.


Si on se refuse à augmenter les cotisations, quelle est l'alternative ? Il n'y en a que deux, indique fort à propos le COR : repousser de dix ans l'âge effectif de départ à la retraite à l'horizon 2050 ou bien réduire drastiquement (de plus d'un tiers) le rapport entre les retraites et les salaires. Depuis la fin des années 1980, tournant libéral oblige, c'est un mixte de ces deux options qui a été appliqué, l'objectif étant, au fond, comme l'a récemment rappelé Laurence Parisot, de réduire la répartition afin d'encourager la capitalisation. Cette voie sera-t-elle approfondie, alors même que le taux de pauvreté des retraités a remonté en 2006 et 2007 ? C'est tout l'enjeu des prochains mois.


Notre système de retraite, à l'instar de l'Etat social en général, n'est pas sans limite. L'héritage assurantiel pèse de tout son poids. La protection sociale est née, en France, comme une "assurance sociale". C'est le fruit d'un compromis : les libéraux s'attachant à l'assurance, façon capitaliste d'organiser la solidarité, les socialistes (dont Jaurès) à son volet social. Ce compromis a du bon. La cotisation, qui en est le produit, permet d'exhiber que sur la valeur ajoutée créé au sein des entreprises - dont les services publics qui contribuent au PIB -, une part sert à financer les salaires nets, une autre les salaires indirects (retraite, santé, chômage, etc.), une autre l'investissement et une autre, qui a explosé au cours des vingt dernières années, les profits financiers. Mais il a aussi son envers : la multiplicité des caisses (la CGT a demandé en vain à ses fédérations du public de rejoindre le régime général en 1945) et l'étage complémentaire par points rendent largement illisible le système, sans parler des inégalités qu'il contribue à reproduire (au détriment des femmes notamment). Avancer vers une "maison commune" des retraites serait un beau projet. Mais pour que cela advienne, encore importe-t-il que la contre-réforme annoncée soit recalée.


Christophe Ramaux est maître de conférences à l'université Paris-I, Centre d'économie de la Sorbonne.


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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