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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 05:20

 

 

 


 

Et voilà la suite des paysages de L Réunion que j'ai eu la chance de découvrir cet été. La semaine dernière, c'était le piton de la fournaise, aujourd'hui, c'est la verdure et les cirques...

 

DH


P1020872.JPG

 

Le cirque de CILAOS...

 

 

P1020711.JPGLe Piton des neiges vu de notre petit chalet de la Plaine des Palmistes...

 

P1020973.JPGCulture du cresson en terrasse dans le cirque de SALAZIE

 

P1040005.JPG

Le cirque de MAFATE dont les villages ne sont accessibles qu'à pied ou en hélicoptère...

 

P1030106.JPGLe site de TAKAMAKA

 

 

A suivre,

DH 


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Published by Didier HACQUART - dans La Réunion 2010
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 05:53

 


 

Je ne suis pas plus que cela un défenseur du mariage. Ma position d’aujourd’hui n’a rien d’une position morale, mais ce que j’entends ces derniers jours commencent à m’exaspérer !

 

Dans la chasse aux niches fiscales, le jeune premier de la classe BAROIN fustige les mariés qui bénéficient d’un avantage totalement injuste. D’ailleurs, pour preuve, les mariés choisissent la date de leur mariage pour « voler » l’Etat en payant moins d’impôt !  C’est vraiment du n’importe quoi. C’est aussi une triste vision de la société en imaginant que les jeunes tourtereaux optimisent la date de leur mariage pour des raisons purement fiscales. C’est quelque part abject. Pour avoir célébrer entant qu’élu quelques mariages, je peux vous dire que « bizarrement » le plus grand nombre de mariage se fait « aux beaux jours ». On se demande bien pourquoi ?

 

Plus « amusant », quoique, Fillon surenchérit en parlant des divorces. Là aussi, il est bien connu que les divorcés choisissent « par bonheur » la date de leur divorce pour optimiser leurs impôts avec la complicité des tribunaux.  Qui en douterait d’ailleurs ?

 

Ces prises de positions caractérise une droite qui se préoccupe plus de suspecter la mase des français plutôt que « les grands amis » du premier cercle qui financent l’UMP…

 

DH

 


 

 

 

Impôt : la fin de l'avantage l'année du mariage

 

 

Le Premier ministre a défendu hier la fin de la triple déclaration de revenus l'année du mariage. La réduction des niches rapportera « au moins 12,5 milliards » en 2012.

 

Face aux critiques émises depuis 48 heures, François Fillon a affiché une position très ferme, hier à Nice, sur la fin de l'avantage fiscal l'année d'un changement de situation matrimoniale (mariage, pacs, divorce, rupture de pacs). Aujourd'hui, un couple paie moins d'impôts l'année de son mariage parce qu'il effectue une triple déclaration de revenus (deux en tant que célibataire pour les revenus avant le mariage, une de couple pour ceux d'après), ce qui permet de se retrouver dans des tranches d'impôt plus basses.

 

«  J'entends beaucoup de récriminations contre la décision de supprimer l'avantage du fisc pour un mariage, un pacs ou un divorce, il me semble qu'il s'agit de rétablir l'équité, a déclaré le Premier ministre lors des journées parlementaires du Centre. Cette niche fiscale bénéficie à ceux qui sont contribuables à l'impôt sur le revenu à des niveaux significatifs et donc les moins favorisés n'en tirent aucun avantage. Est-ce que c'est juste? Faut-il rappeler que chacun doit être imposé de manière égale selon sa capacité contributive ? Restons-en à ce principe simple, d'autant que la remise en cause de cette niche a l'avantage de ne porter par nature aucun préjudice à une situation acquise. »

 

La chasse aux niches continue

 

De fait, seules les unions et ruptures à compter du 1 er janvier 2011 seront concernées. Les nouveaux mariés, l'année de leur mariage, devront choisir entre une double déclaration séparée sur l'ensemble de leurs revenus, ou une déclaration unique des revenus du couple. Pour les divorcés, il faudra obligatoirement deux déclarations séparées afin d'éviter les litiges. Le gouvernement en attend 500 millions d'euros de recettes supplémentaires en 2012 (il y a un décalage d'un an). Ce qui portera à «  au moins 12,5 milliards » les gains sur les niches fiscales et sociales en 2012, après «  près de 10 milliards en 2011 ». A l'instar de la mesure sur les mariages, certaines décisions qui seront votées cet automne n'auront pas d'impact avant 2012   (coup de rabot de 10 %) ou verront leurs effets aller croissant (photovoltaïque).

 

Cela ne veut pas dire que la chasse aux niches sera finie pour autant. Dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques 2011-2013, qui sera aussi présentée en Conseil des ministres mercredi prochain, le gouvernement devrait, selon nos informations, fixer un nouvel objectif chiffré - plusieurs milliards d'euros  -, de réductions de niches à voter à l'automne 2011 (sans préciser leur nature). Cela contribuera au respect de l'engagement d'un retour du déficit public à 4,6 % de PIB en 2012, après 6 % en 2011 et 7,8 % cette année.

 

Reste le sujet éminemment politique du bouclier fiscal. François Fillon, hier, a évoqué de possibles évolutions mais pas dans le cadre du budget 2011. Comme l'Elysée, il relie le dossier au rapprochement progressif franco-allemand, qui ne saurait avoir de traduction immédiate. «  C'est dans cette perspective que nous devons réfléchir à l'avenir de notre fiscalité, et a fortiori, du bouclier fiscal », a-t-il lancé. Sachant que l'Allemagne n'a plus ni bouclier ni impôt sur la fortune. Dans un sondage TNS Sofres pour « Le Monde », 47 % des personnes interrogées se disent favorables (35 % défavorables) à la suppression à la fois de l'ISF et du bouclier, accompagnée d'une hausse du taux de l'impôt sur le revenu pour les plus aisés. C'est le schéma défendu par de nombreux parlementaires UMP. 54 % des interrogés se disent par ailleurs favorables à la suppression pure et simple du bouclier, contre 37 % d'avis défavorables.

 

ÉTIENNE LEFEBVRE

 

http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/020807963777-impot----la-fin-de-l-avantage-l-annee-du-mariage.htm

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 06:32

 

 


GEDC0634.JPG

22 000 manifestants suivant la Police ????

 

 

 

La journée d'action du 23 septembre a été un véritable succès avec 3 millions de personnes dans la rue ! Le gouvernement ne peut pas rester sourd éternellement. Pour mémoire le Parti de Gauche demande un référendum sur la question des retraites.

 

Nous étions 220 000 à Marseille même si la police n'en a compté que 22 000, moins qu'à Tarbes !!!!

 

Le Parti de Gauche était bien évidemment présent dans la manifestation avec drapeaux et distributions de tracts par milliers...

 

 

 

DH

 

GEDC0629.JPGLe stand du Parti de Gauche

 

 

GEDC0659.JPG

 

 

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Gérard PERRIER, convaincre, convaincre et convaincre !

 

GEDC0654.JPGHélène LECACHEUX au milieu de mes camarades syndicalistes de la CFDT...

 

GEDC0655.JPGEt bien sûr, le camarade Albert du Parti de Gauche de Vitrolles !!!

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 05:54

 


 

Le Parti de Gauche revendique un référendum sur le projet de réforme des retraites. Cela peut paraître au premier abord utopique.

 

Mais cela ne l'est pas tant que cela, car Nicolas Sarkozy reconnaît lui-même qu'il n'avait pas de mandat pour remettre en cause les 60 ans et les 65 ans. Donc les électeurs n'ont pas voté pour cette réforme. Il est donc légitime que les français soient consultés ! Rappelons que nous sommes en démocratie...

 

A méditer......... Et tous dans la rue ce 23 septembre 2010 !!!

 

DH

 


 

TOUS ENSEMBLE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI, IMPOSONS UN REFERENDUM!

 

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/tracts/tract-retraites-23-septembre.jpg

 

Le 7 septembre dernier, dans le cadre d’une grève très suivie,près de 3 millions de personnes ont manifesté contre le projet du gouvernement sur les retraites. C’est un rejet massif de sa politique !

 

Car rien ne justifie de reculer l’âge légal du droit à la retraite à 62 ans, de repousser l’âge du droit au taux plein à 67 ans et d’allonger une nouvelle fois la durée de cotisation. La France est plus riche que jamais. Si moins de personnes travaillent en proportion du nombre de retraités, elles produisent davantage de richesses. Tout le problème est que celles-ci sont accumulées par quelques privilégiés, avec toute l’indécence que rappelle l’affaire Bettencourt.

 

Le gouvernement veut faire payer deux fois par les salariés l'allongement de la durée de vie. D’abord avec le recul de l'âge du départ en retraite, ayant comme conséquence la baisse des pensions qui fait le lit de la capitalisation. Ensuite par l'assurance dépendance qu’il veut rendre obligatoire. Dans les deux cas, les grands gagnants seraient les sociétés privées d'assurance.

 

Il y a d’autres moyens de financer les retraites y compris en revenant sur les lois Balladur-Fillon, comme le démontre le projetde loi déposé à l’Assemblée nationale par les députés du Front de Gauche, PCF et PG.

 

Sarkozy n’a aucune légitimité pour imposer ce recul !

 

La retraite à 60 ans, ce sont les Français qui l’ont voulu. Ils ont voté pour elle. Elle était dans le programme de l’Union de la Gauche quand les électeurs lui ont donné lamajorité en 1981.

 

Après qu’elle ait été adoptée, jamais la droite n’a osé proposer devant les électeurs de la remettre en cause. Et surtout pas le candidat Sarkozy ! Lors de la dernière présidentielle, son programme affirmait sans ambiguïté : «le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer». Interrogé pour savoir s’il reviendrait sur ce droit, il déclarait le 27 mai 2008 sur RTL : «J’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. Et ça compte, vous savez, pour moi.»

 

En passant en force, le gouvernement oblige les salariés à de coûteux jours de grève. Devant la mobilisation considérable qui se lève contre son projet, il refuse de le retirer en répondant que ce n’est pas à la rue de décider. Alors chiche ! Qu’il donne donc la parole au peuple. En démocratie, seul le vote du peuple peut défaire ce qu’un vote du peuple a fait. C’est donc aux Français de trancher pour savoir s’ils veulent de la réforme injuste du gouvernement. Un référendum serait une issue démocratique et pacifique au conflit en cours sur les retraites. Il suffit pour cela que Nicolas Sarkozy soumette son projet à référendum.

 

Continuons à nous mobiliser pour le retrait du projet de loi exigeons ensemble un référendum

 

Vous pouvez aussi nous soutenir en ligne sur www.lepartidegauche.fr

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:58

 

Pour mieux comprendre la réforme des retraites de Nicolas SARKOZY, il est intéressant de voir se qui se passe du coté de l'Europe... Analyser le livre vert de juillet 2010, c'est tout chaud, de la commission européenne comme l'a fait le Parti de Gauche est riche d'enseignements.

 

La réforme des retraites n'est en rien une fatalité, mais « simplement » qu'un acte de plus d'une politique libérale qui se met en place...

 

A méditer, et encore une bonne raison de manifester le 23 septembre !

 

DH

 

 

Retraites : attention, la Commission européenne

est à l’affût !

 

 

commission_europeenne_retraites

 

 

Le 7 juillet 2010, la Commission européenne a publié un livre vert sur les retraites intitulé Vers des systèmes de retraite adéquats, viables et sûrs en Europe.

 

Dans le fonctionnement des institutions européennes, un livre vert ne comporte pas de propositions d'actes législatifs, mais il permet d'amorcer un processus de réflexion/consultation au terme duquel la Commission peut, par exemple, produire un livre blanc (qui contiendra, lui, des propositions concrètes). La date de clôture de la consultation sur les retraites a été fixée au 15 novembre 2010.

 

Le premier objectif de ce livre vert est manifestement de renforcer un bruit de fond favorable aux différentes "réformes" nationales en cours sur les régimes de retraite, aux politiques d'austérité, voire aux programmes de réglementation/développement des services financiers. C'est ce que la Commission appelle « ouvrir un débat européen ».

 

L'essentiel de la « démonstration » du document préparé par les commissaires László Andor (emploi, affaires sociales et inclusion), Olli Rehn (affaires économiques et monétaires) et Michel Barnier (marché intérieur et services) repose sur une instrumentalisation politique et idéologique de plusieurs phénomènes réels, mais qui peuvent appeler d'autres réponses : vieillissement démographique, conséquences de la crise économique et financière, endettement public. Du point de vue des auteurs, ces facteurs combinés doivent aboutir à l'augmentation de l'âge de départ effectif à la retraite, au développement de la retraite par capitalisation et de la mobilité des travailleurs ( flexibilisation accrue du marché du travail).

 

Dans son introduction, le texte s'appuie sur les déclarations de José Manuel Barroso, faites lors de la présentation de ses « orientations politiques » le 3 septembre 2009. Le président de la Commission affiche la couleur : « Des millions d'Européens n'ont pas d'autre revenu que leur pension de retraite. La crise a montré l'importance de l'approche européenne en matière de régimes de retraites. Elle a démontré l'interdépendance des différents piliers des régimes de retraite au sein de chaque Etat membre et l'importance d'approches commune au niveau de l'UE en matière de solvabilité et d'adéquation sociale. Elle a mis en évidence que les fonds de pension étaient un élément important du système financier ».

 

Avant d'entrer dans le contenu de ce livre vert, il faut comprendre comment la Commission cherche à « exister » et à « faire exister » l'UE sur la question des retraites. Cette question, en effet, ne fait pas partie des compétences exclusives de l'UE, ni même des compétences partagées avec les Etats. Tout juste des compétences dites d'appui - en l'occurrence la coordination des régimes de Sécurité sociale et la levée des obstacles à la libre circulation des travailleurs.

 

Mais l'UE a compétence en matière de réglementation du marché intérieur - « qui concerne les retraites »- ou de surveillance des équilibres macro-économiques (« critères de Maastricht ») dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. Le fil de la pelote est tout trouvé... Il faut cependant ménager les susceptibilités des Etats membres très attentifs au respect, par la Commission, des compétences prévues par les traités. Ce qui explique le sentiment étrange qui se dégage du document : alors que, dans ses constats, il loue les vertus du régime par répartition et déplore les effets des régimes par capitalisation... il finit par concentrer l'essentiel de ses propositions sur le fonctionnement du marché intérieur, le développement du marché assuranciel et une gestion orthodoxe des finances publiques. D'où une conclusion « logique : « Au niveau de l'UE, les systèmes nationaux de retraite sont soutenus par un cadre d'action allant de la coordination politique à la réglementation. Certains thèmes communs doivent être en effet traités de manière coordonnée ; c'est le cas, par exemple, du fonctionnement du marché intérieur, des exigences résultant du Pacte de stabilité et de croissance, ainsi que des réformes des retraites, qui doivent être cohérentes avec la stratégie « Europe 2020 » ».

 

Parmi les principaux objectifs de cette stratégie se trouvent la question de l'emploi... et celle du marché unique : « L'objectif (...) en matière de taux d'emploi (75 %) nécessite d'atteindre des taux d'emploi nettement plus élevés qu'actuellement dans la population âgée de 55 à 65 ans. » Il s'agit donc d'augmenter l'âge effectif de départ à la retraite...

 

Autre objectif affiché : « La levée des obstacles qui entravent l'achèvement du marché unique, ce qui peut se faire par exemple en rendant le marché intérieur des produits financiers plus sûrs et mieux intégré et en facilitant la mobilité de tous les travailleurs ». L'UE doit donc consolider le secteur des produits financiers, comme ceux offerts par les fonds de pension. Pour le livre vert, « le fait de compléter le marché intérieur en y incluant les produits de retraite aura, de surcroît, un effet direct sur le potentiel de croissance de l'UE et concourra donc directement aux objectifs de la stratégie « Europe 2020 ».

 

D'une manière plus générale, il s'agit « de revoir la réglementation des régimes de retraites par capitalisation, de manière à garantir leur efficacité et leur fiabilité ». Du point de vue de la Commission, cette nécessité est rendue plus grande du fait de l'impact de la crise financière sur les acteurs du marché des retraites : « La chute des taux d'intérêt et de la valeur des actifs a affaibli les taux de rendement et la solvabilité des régimes par capitalisation : en 2008, les fonds de pension privés ont perdu 20 % de leur valeur ». Il s'agit, avant tout, de les aider à « surmonter la crise ».

 

Par le biais du fonctionnement du marché intérieur et de la surveillance macro-économique, la Commission européenne définit donc des domaines d'intervention « européens » possibles dans le champ des retraites.

 

De quelle manière ? Plusieurs orientations sont proposées :

 

  • - Allongement de l'âge effectif de départ à la retraite ;

  • - Accroissement des taux d'emploi et de la mobilité des facteurs de production (main d'œuvre et capital) ;

  • - Réduction des dépenses publiques ;

  • - Développement et renforcement des capacités des régimes par capitalisation ;

  • - Développement des régimes complémentaires et d'une offre assurantielle individuelle pour les travailleurs ; instauration d'un régime de retraite privé à l'échelle des Vingt-Sept coexistant avec les systèmes nationaux (« consolidation du marché des retraites ») ;

  • - Renforcement de l'efficacité de la réglementation des marchés financiers « compte tenu du rôle croissant des fonds de pension » ;

  • - Amélioration de la gouvernance des retraites à l'échelle de l'UE (comparabilité des statistiques, notamment sur les fonds de pension, mise en place d'une plateforme commune de suivi des politiques de retraites) ;

 

On ne sera pas surpris que, dans son livre vert, la Commission n'envisage pas la possibilité d'une fiscalité sur le capital et les revenus financiers pour financer les systèmes de retraites par répartition. Elle ne dit rien non plus de ce que pourrait représenter ce juteux « marché des retraites » pour les fonds de pension...

 

A ce jour, les gouvernements des principaux pays de l'UE (Allemagne, Espagne, France,Italie...) semblent, sans surprise, avoir reçu positivement cette contribution de la Commission. En revanche, le Royaume-Uni la rejette, dans la mesure où les régimes de retraite relèvent de la seule compétence nationale. Pour sa part, la Confédération européenne des syndicats a manifesté ses inquiétudes.

 

Résumé des réflexions et orientations contenues dans le livre vert

 

La Commission identifie trois grands défis prioritaires communs aux pays européens :

 

Le défi démographique, lié principalement à la conjugaison de l'allongement de l'espérance de vie (+ sept ans en 2060), de faibles taux de fécondité et de l'entrée en retraite des générations du baby-boom. De quatre actifs en âge de travailler (15-64 ans) en 2008 pour une personne de plus de 65 ans, ce rapport diminuera à deux pour un en 2060. La Commission estime qu' « au vu des tendances actuelles, la situation n'est pas soutenable », sauf à ce que « les citoyens, qui vivent plus longtemps, travaillent également plus longtemps ». « Le poids du changement démographique, alourdi par la crise, tendra à réduire la croissance économique et à mettre les finances publiques sous pression » : le livre vert estime ainsi à cinq points de PIB supplémentaires le poids de dépenses publiques liées au vieillissement d'ici à 2060, dont la moitié liée aux retraites.
La Commission souligne la fragilité des systèmes de retraites par capitalisation dont les actifs financiers peuvent se montrer plus vulnérables et moins efficaces en termes de montants des retraites face à des taux de croissance plus faibles dans un contexte de « vieillissement » démographique.

 

Malgré leurs grandes différences, les systèmes nationaux ont fait l'objet de mesures d'adaptation qui offrent un bilan contrasté au regard des pensions versées:


- allongement du nombre d'années travaillées pour bénéficier du même niveau de prestations (hausse de l'âge de départ à la retraite, bonus pour les départs différés, malus pour les départs anticipés, substitution du salaire moyen sur l'ensemble de la carrière à la prise en compte des meilleures années, politiques d'emploi des seniors, d'égalité hommes/femmes)

 

- importance accrue des régimes complémentaires par rapport au 1er pilier (financement public par répartition);

 

- mesures d'aides aux retraités les plus pauvres et aux groupes vulnérables ;

 

- prise en compte des inégalités hommes/femmes et des contrats atypiques dans la constitution des droits à retraite. A cet égard, les systèmes par répartition prennent davantage en compte les périodes consacrées aux responsabilités familiales (enfants, personnes âgées, vulnérables) que les régimes par capitalisation.

 

La Commission note également que si l' « offre » en matière de dispositifs de retraites est aujourd'hui plus large, les citoyens sont également plus exposés aux risques (rendement des marchés financiers, carrière professionnelles interrompues...). A cet égard, elle souligne que « pour un nombre considérable de travailleurs, les systèmes de retraite réformés augmentent les risques d'inadéquation » : baisse des taux de remplacement nets dans beaucoup de pays, malgré des améliorations dans certains où le taux de départ était très bas. Par conséquent, d'autres réformes sont sans doute nécessaires.

 

La crise financière et économique a accru l'urgence des problèmes posés aux systèmes de retraite (par répartition ou par capitalisation) par le vieillissement de la population. Parallèlement, la situation des finances publiques pèsera durablement sur les dépenses de retraites publiques.

 

La Commission estime au total que la crise a ajouté de nouvelles dimensions aux programmes de réformes préexistants : il s'agit désormais de rechercher un bon équilibre entre le niveau « adéquat » des pensions versées et la viabilité des finances publiques.

A cette fin, plusieurs axes sont identifiés :

 

-« la nécessité de plus en plus pressante de combler les lacunes en matière d'adéquation », i.e garantir un revenu de retraite adéquat (y compris aux travailleurs atypiques, aux groupes vulnérables...) alors que « jusqu'à présent, la majeure partie des réformes des systèmes de retraite ont eu pour objectif d'améliorer la viabilité des systèmes ». Considérant que les taux de remplacement garantis par les retraites publiques vont diminuer, la Commission suggère que l'accès aux régimes complémentaires ou la possibilité de travailler plus longtemps doivent, par exemple, être facilités.

 

-« La nécessité de plus en plus pressante d'adopter des réformes qui renforcent la viabilité des finances publiques » : le livre vert préconise la stimulation de l'offre de main-d'œuvre, de sa productivité et l'amélioration du taux d'emploi (surtout des seniors), objectif clé des stratégies de Lisbonne et Europe 2020. Ces réformes doivent aboutir à renforcer le potentiel de croissance de l'UE.

 

-« La priorité à accorder à l'augmentation de l'âge effectif de départ à la retraite » : la question est abordée sous l'angle de la recherche d'un « équilibre durable entre la durée de la vie professionnelle et la durée de la retraite », i.e. le maintien d'un ratio stable entre durée de la vie active et durée de la retraite, compte tenu de l'allongement de l'espérance de vie. La Commission présente cette voie comme la condition sine qua non permettant d'éviter une diminution des prestations et une majoration des cotisations.

 

-« La nécessité de revoir la réglementation des régimes de retraite par capitalisation, de manière à garantir leur efficacité et leur fiabilité malgré d'éventuelles crises financières majeures, tout en veillant à ce que cette réglementation soit proportionnée, ne rende pas les employeurs insolvables et n'incite pas ceux-ci à abandonner ces régimes de retraite » ;

Le livre vert souhaiter ouvrir le débat sur les obstacles à la mobilité dans l'UE et des facteurs de production (main d'œuvre et capital) au regard des droits à pension. L'objectif de fond est de d'aider à « libérer tout le potentiel du marché unique ». Ceci passe notamment :

 

-par une consolidation du marché intérieur des retraites. Est ainsi posée la question de la révision de la directive 2003/41/CE sur les « institutions de retraite professionnelle » ainsi que de certaines normes comptables applicables aux retraites. La Commission évoque également la piste du développement des produits d'assurances-vie comme source alternative aux pensions de revenus de retraite (« hypothèques inversées ») ainsi que l'instauration d'un régime de retraite privé à l'échelle de l'UE, lequel coexisterait avec les différents régimes de retraite déployés en Europe (« 28ème régime » évoqué notamment par le rapport d'Alain Lamassoure et plus récemment dans celui de Mario Monti) ;

 

-par une meilleure mobilité des retraites. La Commission propose de relancer la discussion sur la proposition de directive de 2005 sur les « prescriptions minimales visant à accroître la mobilité des travailleurs en améliorant l'acquisition et la préservation des droits à pension complémentaire » (proposition également faite par M. Monti) ;

 

-par un éventuel système de suivi des droits à pension des travailleurs mobiles dans l'UE que la Commission propose d'établir, à l'image de la pratique de certains pays au niveau national,

 

-« La nécessité de veiller à ce que les marchés financiers soient réglementés de manière efficace et intelligente compte tenu du rôle croissant des fonds de pension ». La Commission préconise d'augmenter la transparence de l'information et la sécurité des règles régissant les systèmes de retraite, en particulier des fonds de pension.

 

Le livre vert recommande également une réflexion sur les régimes de solvabilité des fonds de pension dans le cadre de la révision de la directive sur les institutions de retraite professionnelle, en prenant pour point de départ la démarche retenue pour la directive « Solvabilité II » (2008/94/CE).

 

Au-delà des aspects réglementaires, la Commission suggère une amélioration des statistiques de l'UE sur les retraites (comparabilité), particulièrement sur les fonds de pension, compte tenu de la « force de frappe » de ces derniers et de leur rôle en matière de stabilité financière.

 

Le livre vert s'achève sur un appel à l'amélioration de la gouvernance de la politique des retraites au niveau de l'UE en proposant une « plateforme commune qui permettrait de suivre tous les aspects de la politique et de la réglementation des retraites de manière intégrée et de réunir toutes les parties prenantes ».

 

Questions posées dans le cadre de la consultation publique

 

Question 1 : Comment l'Union européenne peut-elle aider les États membres à rendre leurs systèmes de retraite plus adéquats? L'UE devrait-elle mieux définir ce qu'implique un revenu de retraite adéquat ?

Question 2 : Le cadre pour les retraites qui existe actuellement au niveau de l'UE est-il suffisant pour garantir la viabilité des finances publiques ?

Question 3 : Comment parvenir à relever l'âge effectif de départ à la retraite et comment l'augmentation de l'âge ouvrant droit aux prestations de retraite pourrait-elle y contribuer ? Faut-il introduire dans les systèmes de retraite des mécanismes d'ajustement automatique à l'évolution démographique en vue d'équilibrer le temps passé au travail et le temps passé à la retraite? Quel rôle l'UE pourrait-elle jouer à cet égard ?

Question 4 : Comment la stratégie «Europe 2020» pourrait-elle être utilisée pour promouvoir l'allongement de la vie active ainsi que ses avantages pour les entreprises et lutter contre la discrimination liée à l'âge sur le marché du travail ?

Question 5 : Comment conviendrait-il de modifier la directive sur les institutions de retraite professionnelle pour améliorer les conditions d'exercice de l'activité transfrontalière ?

Question 6 : Quels devraient être les régimes concernés par des mesures prises par l'Union européenne pour lever les obstacles à la mobilité ?

Question 7 : L'Union devrait-elle se pencher à nouveau sur la question des transferts ou des normes minimales en matière d'acquisition et de maintien de tous les types de droits à pension ainsi qu'un service de suivi de l'évolution de ces droits constitueraient-ils une meilleure solution ?

Question 8 : La législation européenne actuelle doit-elle faire l'objet d'une révision qui garantisse une réglementation et une supervision cohérentes des régimes de retraite par capitalisation (c'est-à-dire financés par un fonds d'actifs) et de leurs produits ? Si oui, quels sont les éléments à revoir ?

Question 9 : Comment la réglementation européenne ou un code de bonnes pratiques pourraient-ils aider les États membres à aboutir à un meilleur équilibre entre les risques, la sécurité et l'accessibilité financière pour les épargnants et pour les institutions de retraite ?

Question 10 : Quelles devraient être les caractéristiques d'un régime de solvabilité équivalent pour les fonds de pension ?

Question 11 : La protection prévue par la législation européenne en cas d'insolvabilité de l'entreprise d'affiliation devrait-elle être renforcée ? Si oui, comment ?

Question 12 : Y a-t-il lieu de moderniser les exigences minimales actuelles concernant les informations à fournir sur les produits de retraite (comparabilité, normalisation, clarté, etc.) ?

Question 13 : L'UE devrait-elle élaborer une stratégie commune relative aux options par défaut en matière de participation et de choix de placement ?

Question 14 : Le cadre de coordination stratégique au niveau de l'UE devrait-il être renforcé ? Si oui, quels éléments devraient être renforcés pour améliorer la conception et l'application de la politique des retraites selon une approche intégrée ? La création d'une plateforme de suivi intégré de l'ensemble des aspects de la politique des retraites constituerait-elle un élément de la solution ?

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 06:02

 

 

 


 

 

 

J'ai reçu ce lien de mon camarade Robert T.

 

A écouter, à méditer et à diffuser largement...

 

DH

 

 

Pour en savoir plus : Cliquez ICI.

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 05:24

 

 


 

Défense de La Poste à Vitrolles, le petit déj du 18 septembre...

 

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Le combat pour la défense du service public de La Poste reprend à Vitrolles. Samedi dernier, le 18 septembre, un nouveau « petit déj' » était organisé à l'initiative du collectif. C'est encore un succès après celui du 3 juillet.

 

L'enjeu, c'est le maintien du bureau du Roucas et la possibilité de pouvoir récupérer « nos instances » (recommandés, colis, etc.) dans tous les bureaux de Vitrolles. Cela n'est désormais possible qu'au bureau du centre ville.

 

Dans la lettre adressée à Eric DIARD, notre Député, le responsable de La Poste explique la logique de réduction des heures d'ouverture du bureau du Roucas. Évidemment, moins il est ouvert, moins il y a de monde, et demain on nous expliquera qu'il doit fermer car non – rentable. On se moque de nous.

 

Quelques anecdotes, quoique, sur ce qui nous attend...

 

Un élu de la majorité municipale a reçu dernièrement une lettre de La Poste. Le facteur ne peut pas mettre le courrier dans la boite de cet élu, car des voitures gênent. En effet, le facteur a désormais obligation de ne plus descendre de son vélomoteur pour mettre votre courrier dans la boite. Si l'élu en question ne remédie pas aux problème des voitures et pas les siennes qui se garent chez lui, il devra aller récupérer son courrier à la Poste centrale..

 

Le CCAS a envoyé comme chaque année des courriers à nos séniors vitrollais pour les informer des colis de Noël et autres informations pour les bons de chauffage, etc. Une centaine de lettres sont revenues à l'expéditeur le CCAS ! Aujourd'hui, s'il y a une petite erreur sur l'adresse, et bien le courrier n'est plus distribué et refoulé au tri... Ce serait « le logiciel » qui rejette les lettres. Hier me semble – t il le facteur qui connaissait sa tournée gérait sans aucunes difficultés ce genre d'erreurs...

 

Concrètement ces 2 exemples nous démontrent qu'au nom de la rentabilité, c'est bien le service public qui est clairement menacé. C'est pourquoi, il faut se battre !

 

Le collectif de défense de La Poste vous donne RdV le 28 septembre à 18h30 au bureau du centre urbain !

 

A suivre...

 

DH

 

GEDC0603.JPGUn combat unitaire NPA, Parti de Gauche, PCF, PS, CGT, MODEMGEDC0621.JPGAlbert du Parti de Gauche au micro !

 

 


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Published by Didier HACQUART - dans Défense La Poste
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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 05:28

 

 

 

 


 

C'est aujourd'hui dimanche, et comme il y a quelques mois, je fais partager mes voyages. aoprès le Québec en 2008, l'est canadien en 2009, cet été c'était l'Ile de la Réunion, et voici le démarrage d'une petite série.

 

L'Ile de la réunion, c'est notamment le piton de la Fournaise...

 

DH

 

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La Plaine des sables, paysage lunaire avant l'arrivée au piton de la Fournaise caché par les nuages

 

 

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Petit cratère en avant du piton de la fournaise nommé Formica Leo.

 

P1020999.JPGLe piton dans les nuages en arrière plan...

 

GEDC0065.JPGAutre vue du Formica Léo

 

GEDC0069.JPGProche du sommet...

 

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Le cratère, 6h00 de marche aller-retour...

 

GEDC0077.JPGLe fond du cratère avec les fumeroles et plus...

 

 

A suivre,

 

DH

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 06:07

 

 


 

679 millions d'euros remboursés au titre du bouclier fiscal...

 

Au titre du bouclier fiscal de Sarkozy,18.764 contribuables se sont partagés 679 millions d'€ pour un montant moyen de 36.000 euros.

Les deux tiers de son montant vont aux 1.169 contribuables qui possèdent un patrimoine de plus de 16 millions d'euros qui ont perçu un chèque d'une moyenne de 360.000 euros.

 

Rappelons-nous que Liliane BETTENCOURT à elle seule avait reçue en 2009 un chèque de 30 millions d'€. Au passage son taux d'imposition est inférieur au mien...



Pendant ce temps là, on nous explique qu'il faut réformer les retraites, faire des économies sur la sécurité sociale avec de nouvelles coupes en vue sur l'assurance maladie...

 

Nous vivons une drôle d'époque, quoique...

 

DH



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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 06:05

 


 

La loi sur les retraites a été votée le 15 septembre 2010 à L'Assemblée Nationale. Pour autant rien n'est joué, contrairement à ce que l'on nous fait croire... Il y a encore le débat au Sénat et le 23 septembre dans la rue !

 

Jean-Luc Mélenchon revient sur cette réforme et nous apporte son lot d'argumentaires sur cette loi. A nous de convaincre amis, voisins, collègues, etc.

 

Ne baissons pas les bras face à cette loi injuste aux pires conséquences sociales...

 

A suivre...


DH


 

 

Retraites, La bataille continue et nous tenons le bon bout par Jean-Luc MELENCHON

 

 

J'écris cette note dans le train en route vers Toulouse. J’ai été accueilli par les vœux émouvants de bon voyage d’une voix qui se réclame de la SNCF et d’une grotesque « alliance team rail ». Le globisch règne même dans les trains. Le soir à Toulouse 1500 personnes. Le plus important meeting sur les retraites du pays. France trois, la prétendue télé du service public, passe en coup de vent à sept heures quand la salle est vide, interroge Cécile Duflot et s’en va ! Vive le service public de l’information, éthique et indépendant. Des voyous.

 

J’écris sur les retraites. J'ai reçu le SMS qui m’annonce le vote en séance à l’Assemblée Nationale de la réforme scélérate des retraites comme un coup de poing dans la poitrine. Martine Billard a fait la belle intervention qu’on attendait d’elle. Ce midi avec Marc Dolez, Roland Muzeau et Marie-George Buffet ils ont été acclamés par les camarades de l’intersyndicale place de la Concorde. Ecoutez, vous tous : la bataille n’est pas finie. Il y a encore un mois et demi de combat parlementaire devant nous. J’écris aussi sur la présidentielle qui « n’est pas le problème actuel» comme chacun le sait. Ça tombe bien pour moi qui ne suis toujours pas candidat mais juste capable de l’être. Mais maintenant plus personne n’a à craindre le vide au Front de Gauche puisque nous y avons trois candidats issus des rangs communistes, sans oublier de nombreuses idées de « personnalités de gauche ou du mouvement social » toutes également plus légitimes les unes que les autres, même si on ne sait pas de qui il s’agit. Ça va me faire de l’air.

 

Nous sommes toujours connectés entre l’assemblée et les responsables nationales du Parti de Gauche par les sms de Martine Billard. Elle nous tient informés du rythme et des aléas de la discussion parlementaire qu’elle suit de bout en bout avec Marc Dolez au sein du groupe que préside Roland Muzeau. Ce n’est pas à moi de faire le petit rapporteur, mais, j’aimerai beaucoup que nombre de ceux qui font des vocalises sur le « faire de la politique autrement », et ainsi de suite, soient confrontés à ce qu’ils auront fait et dit pendant ce débat parlementaire. En tous cas chacun pourra voir quelles mutilations du droit d’amendement et d’explication a permis le nouveau règlement de l’assemblée lui-même rendu possible par la dernière réforme constitutionnelle sarkozyste que d’aucuns, à gauche, comme le PRG et Jack Lang avait trouvé assez « progressiste » pour lui donner leur suffrage alors même que sans eux elle n’aurait jamais recueilli le nombre nécessaire de voix pour être adoptée. Cette nuit, le président de l’assemblée a lui-même du s’abaisser au rôle de passe-plat du gouvernement en arrêtant l’audition des explications de vote. Le tout après avoir fait duré la séance toute la nuit jusqu’au matin pour clore à l’heure voulue par le gouvernement. Rien ne les arrête donc, pas même le ridicule qui accable une institution capable de débattre toute une nuit, contre tout bon sens et décence. La mentalité de ces rustres est la suivante : « puisqu’on vous dit qu’on ne cèderait pas, pourquoi vous obstinez vous ? Votre obstination c’est de l’obstruction ! Donc nous avons raison de vous maltraiter et de vous humilier en vous imposant une nuit blanche ». Cette technique du retournement d’évidence aura été le grand truc de l’ère sarkozyste qui est décidément un crépuscule de la république. Mais ce qui est remarquable c’est que l’esprit public ne cède pas. Le rejet de cette réforme est massif dans le pays. Il ne peut pas baisser. D’abord en raison de la violence commise contre les salariés. Ensuite du fait que la loi est présentée et défendue par un homme dont le pays entier méprise les honteuses accointances, monsieur Eric Woerth. 

 

Il reste un mois et demi de débats parlementaires. Ne le perdons pas de vue. Le jeu du pouvoir est de faire croire que « l’affaire est pliée » par le vote de l’assemblée. Ne lui rendons pas le service de faire comme si tel était le cas. La discussion au Sénat ne commence pas avant le 5 octobre. Le sénat n’a pas voté le règlement mutilant absurde de l’assemblée nationale. La résistance y sera longue et argumentée. Le vote final au terme des navettes ne peut pas avoir lieu avant début novembre. Tout ce temps doit être un temps de mobilisation et de conviction pour faire monter une lame de fond. Chaque jour qui passe est un temps de maturation politique. D’innombrables personnes qui n’acceptent pas la réforme parce qu’elle les frappe vont à présent au delà de leur propre ressentiment personnel. Elles cherchent à comprendre le fond du dossier. Il y a une écoute attentive pour nos chiffrages lorsque nous disons qu’on peut faire autrement et il est frappant de voir combien de gens n’ont plus peur d’imaginer que le capital soit taxé et ainsi de suite. De la même manière les ruses grossières  des socialistes partisans à la fois de la retraite à soixante ans et de l’augmentation des années de cotisations sont déjà captées car nombre de gens connaissent maintenant bien les données du dossier. C’est un temps d’incroyable accélérateur des prises de  conscience que celui-ci. Une fantastique école politique qui nous permet de refaire une bonne partie du terrain perdu depuis le temps où Sarkozy avait remporté une victoire idéologique qui lui faisait croire possible un « mai 1968 à l’envers ». Pour les militants de gauche c’est une occasion de convaincre et d’éduquer dont pas une minute ne doit être perdue d’ici à début novembre. Sans oublier qu’une accélération de l’histoire est toujours possible. 

 

La grève reconductible est annoncée dans plusieurs secteurs clef de la vie économique du pays à partir du 23 septembre prochain. On ne peut exclure que cela fasse tache d’huile davantage encore. Dans ce cas on peut dire qu’une confrontation de haute intensité se profile. Le rôle des militants politique n’est pas de se mêler du choix des formes de l’action « de l’extérieur ». Ce choix doit rester l’apanage exclusif des salariés eux-mêmes et de leurs syndicats. C’est à ce prix que la force sera réunie car tenir le choc d’une action de grève de longue durée est très difficile. Par avance ce qui sera décidé nous conviendra et nous ne marchanderons pas notre énergie même modeste pour y prêter main forte. Maintenant il me parait plus utile de faire des actions de terrain là où les syndicats ne peuvent faire le travail plutôt que de perdre des soirées a des rituels unitaires certes rassurant mais chronophage et sommes toutes assez lassant. Je ne sais pas ce qu’une brochette de 22 orateurs comme à Montreuil apporte au combat, rapporté au prix du matériel et des locations pour parvenir à convaincre des convaincus d’y venir. 

 

Je veux donner des arguments à ceux qui en manquent pour contrer ce qui a été dit dans la dernière période par les menteurs gouvernementaux a propos des "ouvertures" qu’aurait fait le gouvernement. Je pense d’abord à cette affaire de soi disant prise en compte de la pénibilité. En fait, le gouvernement n'a pas changé d'approche. Il prend en compte l'incapacité de travail et non pas la pénibilité en tant que telle. Cela revient à reconnaitre un état de fait plutôt qu’à réparer une injustice. La retraite à soixante ans serait reconnue à ceux qui sont déjà détruits par le travail. A cette arnaque s’en ajoute une autre non moins honteuse. On fait croire qu’il s’agirait d’un droit automatiquement reconnu. Mensonge ! En réalité, cela n'a rien d'un droit automatique. Et encore moins d’un droit collectif pour un métier ou un poste de travail identique. Chaque salarié concerné devra passer devant une commission pluridisciplinaire. Là il devra prouver qu'ils ont été exposés de manière permanente et pour une longue durée à des facteurs de risque professionnel. Et ce n’est pas tout ! Il faudra qu’il prouve qu'il y a un lien direct entre cette exposition et son incapacité. On imagine l’affaire que cela représente pour chacun d’entre eux. A partir des preuves fournies par le salarié, la commission dira s'ils peuvent ou non continuer à travailler jusqu'à 62 ans … 30 000 salariés seraient concernés chaque année. Cela ne représente encore que 5 % potentiels des départs annuels en retraite ! Pourtant il existe des facteurs objectifs qui traduisent à échelle de masse la pénibilité du travail et pourraient fonder de véritables droits à travailler moins longtemps. Mais il faudrait alors reconnaitre des droits collectifs ? Ils concerneraient les 6 millions de salariés en travail posté et les 3 millions de salariés en travail de nuit. Ou bien les 1,7 millions de salariés exposés à des produits dangereux et les 700 000 accidentés du travail par an ayant du faire un arrêt du boulot. 

 

Et la retraite des femmes ?

 

C’est simple, le gouvernement nie que sa réforme va aggraver les inégalités. Woerth-le-menteur a affirmé dimanche 12 septembre que le projet de loi sur les retraites représente "une avancée extraordinaire pour les femmes". Tel quel ! En quoi ? C’est ce que l’on ne saura jamais, bien sur. Le tout est de le dire et de le marteler. C’est un procédé typiquement Sarkozyste. Car bien sur le projet ne prévoit absolument rien pour lutter contre les inégalités de retraites subies par les femmes. Il a seulement prévu une sanction financière pour les entreprises qui n'auraient pas engagé de négociation ou produit de rapport sur les inégalités salariales hommes / femmes. Cette approche passe à côté de l'enjeu des durées inégales de cotisation qui est le principal problème des femmes pour la retraite. Le montant moyen de la retraite des femmes représente 62 % de celle des hommes. Et cela alors que leur salaire moyen en représente 80 %.

 

C'est donc le système de retraite lui-même qui aggrave les inégalités hommes-femmes. Même l’UMP a fait des amendements sur cette question ! Pour les refuser, Woerth a asséné les pires mensonges. Le 15 juin lors de la présentation du projet de loi il assène: « aujourd’hui les femmes ont au moins autant de trimestres validés que les hommes ». Pourtant, selon le COR, les femmes parties en retraite en 2004 avait toujours 20 trimestres de moins que les hommes, tout compris ! C’est à dire 5 annuités de moins.  Or 5 annuités manquantes entrainent une décote de 25%, sur une pension déjà plus faible puisqu’elle est en toute hypothèse proratisée. Il suffit de se pencher sur n’importe quel annuaire statistique pour connaitre le fin mot sur cette réalité. Seulement 44 % des femmes réussissent à valider une carrière complète contre 86 % des hommes. Dans ces conditions, le relèvement de 65 à 67 ans de l'âge pour avoir une retraite à taux plein va toucher principalement les femmes qui ont le plus de mal à avoir les durées requises de cotisations. On sait qu’aujourd'hui déjà, les 3/4 des actifs qui attendent 65 ans pour toucher leur pension faute d'une durée suffisante de cotisations sont des femmes. Une femme sur trois touche sa retraite à 65 ans contre seulement un homme sur 20 ! Mécaniquement, avec l'allongement de la durée requise à 41,5 annuités, la situation des femmes va encore s'aggraver. Des députés de gauche, Martine Billard, Marie-George Buffet, Anny Poursinoff et Danielle Bousquet, ont saisi avec ATTAC et la Fondation Copernic, la Halde pour dénoncer ces discriminations dont sont victimes les femmes devant la retraite. La bataille doit être menée sur tous les fronts. 

 

La réforme des retraites augmente le chômage et donc le cout de celui-ci pour les caisses d’assurances sociales. J’avais relayé cette démonstration ici même et sur diverses médias. Maintenant nous disposons des aveux de Fillon et de Parisot. En effet, sur France 2, jeudi 9 septembre, François Fillon a de nouveau affirmé sans le prouver que la réforme des retraites allait inciter les entreprises à garder plus longtemps leurs salariés. Puis il a reconnu le contraire, y compris en envisageant un système pérenne de prise en charge financière des chômeurs âgés ! "Dans l'immédiat, a-t-il dit, il restera des travailleurs âgés qui sont au chômage et doivent être aidés" "Les partenaires sociaux qui gèrent l'assurance chômage vont devoir intégrer la réforme des retraites une fois votée. (…) Je leur dis dès aujourd'hui qu'une fois qu'ils auront à négocier la nouvelle convention, nous mettrons un système pérenne équivalent à l'AER pour les plus âgés". Exactement ce que j’avais écrit ici.

 

Ces déclarations ont déclenché les foudres des syndicats qui y ont vu l'aveu de ce qu'ils dénoncent. François Chérèque pour la CFDT a dit: "C'est un aveu important qu'a fait le Premier ministre. Il reconnaît qu'il y aura plus de chômeurs seniors et qu'il va falloir adapter le système d'assurance chômage. C'est quasiment une provocation. Il demande aux partenaires sociaux soit de baisser les prestations chômage, soit d'augmenter les cotisations". De son côté, Eric Aubin pour la CGT a déclaré : "Il y a un peu de provocation dans cette affaire. Les déclarations de M. Fillon montrent bien que le passage à 62 ans pour la retraite va être un coût supplémentaire pour l'assurance chômage.

 

Comme le Medef ne veut pas augmenter les cotisations et qu'il est même envisagé dans l'exposé des motifs du projet de loi retraites de baisser les cotisations chômage et d'en transférer une partie sur la retraite, on irait vers une baisse des droits des demandeurs d'emploi". C’est au point que même le Medef a pointé le danger de la réforme des retraites pour l'assurance chômage. Madame Parisot, qui devrait lire mon blog s’est alarmée le 14 septembre dernier: "La réforme des retraites va provoquer des bouleversements dans la gestion de l'assurance chômage." Fallait pas être très malin pour le savoir ! Même moi qui suis une brute de gauche je l’ai tout de suite compris. 

 

Voyons cela de près. Avec le taux d'emploi actuel de 38 % des 55-64 ans, le relèvement à 62 ans augmente mécaniquement de 450 000 le nombre de chômeurs. Pôle emploi a déjà prévu un surcoût immédiat de 265 millions d'euros … et il pourrait aller jusqu'à 6 milliards d'euros si ces 450 000 chômeurs s'ajoutent durablement à la masse de chômeurs indemnisés. Pour 2010, avec la crise, l'assurance chômage s'oriente déjà vers un déficit de 15 milliards d'euros ! Une renégociation de la convention d'assurance chômage est prévue d'ici la fin de l'année 2010. Un round de pagaille chasse l’autre, avec Sarkozy. 

 

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