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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 04:52

 

 


 

Et dire qu’il y a à peine quelques semaines, le grand débat était de savoir si Michel DRUCKER avait le droit de ne pas vouloir inviter Marine LE PEN sur « son divan » !

 

Les derniers propos qu’elle a tenu démontre que le FN c’est l’extrême droite avant tout ce que cela représente et toute son histoire. Le FN reste le FN et la fille ne fait qu’emboiter le pas de son père. Croire autre chose serait une erreur.


DH

 


 

Marine Le Pen fait un parallèle entre l'Occupation et les prières de rue

 

 

Candidate à la présidence du Front National, Marine Le Pen, a dénoncé vendredi soir à Lyon "les prières de rue" de musulmans en évoquant la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".


"Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires", a dénoncé la vice-présidente du parti dans un discours de campagne interne, devant 250 à 300 adhérents du FN.

 


 

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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 05:23

 

 


 

Sympa Didier Porte à Vitrolles. Ce fût un bon moment de détente…

 

DH

 

 

 


 

 

Didier Porte : "Les gens de droite paieront plus cher"

 

http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/hermes/2010-12/2010-12-12/2010121118505934.jpg

 

L'humoriste viré de France Inter sera mardi (13/12/10) soir à Kiffa, un spectacle proposé par la MPT

 

 

L'humoriste commentera aussi l'actualité locale... "Je m'y mets un ou deux jours avant d'arriver dans une ville, je me renseigne".

 

Mardi soir à Vitrolles, c'est sous le vaste chapiteau des Jardins de Kiffa que Didier Porte fera son one man show. Il fallait bien ça pour accueillir l'ancien trublion de France Inter, viré avec perte et fracas au mois de juin de la radio nationale et qui depuis remplit allègrement toutes les salles où le conduit son spectacle "Didier Porte aime les gens".

 

"Mon public est à 98% composé d'auditeurs de France Inter, qui peuvent faire jusqu'à 250 km pour venir me voir. Ils ont un rapport particulier avec leur radio, très fusionnel, très complice et durable. Par exemple, ils continuent, des années après, à réserver un accueil chaleureux à des humoristes qui furent des piliers d'Inter comme Jean-Jacques Vannier ou Christophe Alévêque".

 

Didier Porte est resté plus que modeste : " De formation je suis journaliste, je suis quelqu'un de l'écrit. Et je suis d'un naturel plutôt timide, réservé. Se montrer sur une scène, ce que j'ai fait à 40 piges, parler, bouger, est pour moi contre nature. D'ailleurs, un de mes anciens collègues d'Inter, Chraz, disait de moi "Porte n'a pas besoin d'un metteur en scène, mais d'un ostéopathe". Mais maintenant que j'ai été viré, j'ai du temps à moi, je m'y mets sérieusement. Mon quatrième spectacle que je présenterai l'été prochain à Avignon sera plus théâtral, avec beaucoup plus de sketches et moins de stand up".

 

"Sarko, une bénédiction pour les humoristes"

 

Celui que les Vitrollais découvriront mardi soir - 80 minutes sans interruption - fait la part belle à ce mélange de fausse impro et de vrais commentaires sur l'actualité qu'est le stand up.

 

"J'aime faire de la revue de presse, façon Bedos. Ma source d'inspiration favorite c'est Sarko. Cet homme est terrifiant pour le citoyen mais pour les humoristes qu'il a poussés à aller plus loin, c'est une bénédiction. J'aime beaucoup cette réflexion qu'il a eue devant les parlementaires UMP pour expliquer la désaffection des Français. "Il leur a dit: "j'ai un boulot en or, une femme superbe, ils m'en veulent". C'est trop beau! On a aussi l'abominable homme des neiges, Hortefeux, qui s'en prend à la météo. Le matin, je n'ai pas besoin de chercher longtemps pour alimenter le stand up".

 

Mais attention, messieurs Gachon, Borelli et consorts, Didier Porte fera aussi "du local". "Je m'y mets un ou deux jours avant d'arriver dans une ville, je me renseigne".

"Il y a une malédiction sur la ville de Vitrolles"

 

Sur Vitrolles, il ne part pas sans bille. "Vitrolles pour moi c'est les Mégret, un épisode sombre dans l'histoire municipale française. J'ai appris que Ségolène Royal s'y était déclarée candidate. Il y a vraiment une malédiction sur cette ville, il va falloir que j'y remédie!". Didier Porte ne s'en prendra pas aux seuls politiques. "Comme j'ai beaucoup chroniqué sur les gens de télé, ils sont très présents dans mon spectacle. Je m'en prends à leur langue de bois, à leur hypocrisie. Le titre, "j'aime beaucoup les gens", je l'ai emprunté à ces fausses déclarations d'amour que les "stars" comme ils se présentent eux-mêmes viennent faire sur le plateau de Stéphane Bern.

 

"Je trouve que les intellectuels, les journalistes, ne réfléchissent pas assez aux effets de la télévision sur des gens qui la regardent trois heures et demi par jour. Il y a une imprégnation idéologique dont on sous-estime les conséquences". Didier Porte revendique le terme d'humoriste "militant". "C'est clair que je suis à la gauche de la gauche, proche de Jean-Luc Mélenchon dont j'aime les prises de position". C'est dit.

"Pas dupe du côté diva de Jean-Luc Mélenchon"

 

"Mais, poursuit-il, je ne suis pas dupe de son côté diva et starlette dans ses relations avec les journalistes". C'est dit aussi... Je me suis d'ailleurs bien moqué de lui quand il est passé chez Drucker et qu'il lui a fait des déclarations d'admiration sur le côté social de Drucker! Quand j'ai été viré de France Inter, j'ai reçu des messages de soutien extraordinaires de gens de droite me disant "on ne partage pas vos idées, mais vous nous faîtes rire et nous ne sommes pas d'accord avec votre éviction". Cela dit, mon public est, comme l'auditorat de France Inter en général, majoritairement de gauche. D'ailleurs, les gens de droite qui viennent me voir, je les préviens: ils paieront plus cher à l'entrée, 4 ou 5€ de plus. Il leur suffit pour ça de montrer leur carte de l'UMP".

 

La Provence.fr,  Lundi 13 décembre 2010

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 05:26

 

 


 

Il y a quelques jours j’évoquais sur ce blog, le contrôle des budgets nationaux par l’Union européenne. La Parti de gauche avec le PCF a présenté un texte de loi au parlement. Je vous livre l’analyse de Jean-Luc Mélenchon publiée sur son blog à l’issue du vote…


DH

 

 


 

Contrôle de l’Union Européen des budgets nationaux, abnalyse de Jean-Luc Mélenchon suit à la proposition de loi déposée par les Députés PG et PCF.

 

 

….

 

Mardi 7 décembre 2010 passait au vote en séance, à l’assemblée nationale la proposition de loi du Parti de gauche et du PCF, présentée par Martine Billard pour « garantir la souveraineté du peuple en matière budgétaire ». J’ai évoqué le sujet dans ma précédente note. Tout part d’une décision du Conseil européen le 28 octobre dernier. Le Conseil a adopté la mise en place de ce qu'il a appelé « le semestre européen de coordination des politiques économiques ». Pour la Commission européenne et le Conseil européen « une surveillance budgétaire et économique en amont, qui fait défaut pour le moment, permettrait de formuler de véritables orientations qui tiennent compte de la dimension européenne et qui se traduiraient par des décisions politiques nationales. » J’ai montré comment ce « semestre européen » a pour objet d’exercer une influence directe sur les choix budgétaires nationaux et ce avant même les décisions des parlements souverains.

 

Notre proposition de loi était dès lors très simple. Au point de paraitre relever de la tautologie politique. Nous proposons d'écrire, dans la Constitution, à l'article 88-2 « En matière budgétaire cependant, le Parlement reste souverain. Les institutions européennes ne pourront se prononcer qu'après la délibération des assemblées parlementaires ». Ce n’est pas la révolution socialiste, n’est-ce pas. Juste un rappel de la raison d’être du parlement. Qu’ont dit les opposants de droite et du PS à cette proposition ? Que le renforcement du contrôle du budget de chaque pays est une vraie avancée. Qu'il ne s'agit que de conseils, que de meilleure coordination. Qu'il n'y a pas de droit de veto de la Commission, pas de contraintes. Que l'inquiétude est légitime mais qu'il n'y a pas de risques. Bref circulez, il n'y a rien à voir. L’orateur socialiste lors du débat de présentation de la proposition de loi, Jacques Valax était spécialement mal à l’aise. C’était un homme venu du « non » au référendum de 2005. Il lisait laborieusement un papier à la tribune au nom du groupe socialiste et prétendait s’interdire « toute digression face aux provocations ». Son papier ne valait pas grand-chose sur la forme et en partie sur le fond, en dehors même de nos divergences. En effet d’une part  il répondait à un état antérieur de la rédaction de notre texte et le malheureux ne s’en était pas aperçu. Bonjour le sérieux. D’autre part il n’avait pas suivi le détail des décisions réellement prises par le Conseil européen depuis le dépôt de notre proposition de loi et il contestait des points pourtant tranchés par cette réunion. De nouveau : bonjour le sérieux. De tout son pesant récit restait surtout un satisfecit donné au gouvernement pour s’être engagé à faire une déclaration en avril devant l’assemblée pour expliquer ce qu’il aura transmis à la commission européenne à propos du budget du pays. Puis le socialiste a adressé un deuxième satisfecit au gouvernement parce que celui-ci a prévu une deuxième séance où l’assemblée donnera son avis… sur l’avis qu’aura donné la commission ! La bonne conscience socialiste s’achète à petit prix. Au demeurant, quiconque lit son discours s’aperçoit qu’il parle comme si le parlement aurait à discuter… du budget de l’Europe. Alors qu’il s’agit du contrôle de l’Europe sur le budget national. Encore une fois : bonjour le sérieux !  

 

Ceux qui suivent attentivement ce débat doivent se souvenir de la dispute qui avait éclaté et dont la presse avait fait grand cas. Les durs de durs libéraux voulaient qu’il y ait sanction automatique dès qu’un pays sortirait des clous fixés par les idéologues illuminés de la Banque Centrale Européenne et du gouvernement allemand. Les commentateurs avaient pointé du doigt l’accord Sarkozy–Merkel pour que ces sanctions ne soient pas automatiques ! Quels laxistes !  En fait le temps de vérifier les détails et d’avoir les textes en français,  l’actualité était ailleurs. Pourtant la réalité n’est pas joyeuse. Certes, les sanctions automatiques ont été écartées. Mais les sanctions existent et personne n’en a discuté le contenu spécialement dur comme le retrait du droit de vote du pays sanctionné, par exemple. Ni l’absurdité puisqu’un pays sanctionné pour déficit excessif se voit infligé une amende qui aggrave son déficit ! Ni l’arrogance : certains pays peuvent être sanctionnés même si  leur déficit n’excède pas les sacro-saints 3% !  Ils le seront seulement parce que la commission aura estimé que leur orientation budgétaire peut conduire dans l’avenir à un déficit excessif. C’est à peine croyable, n’est-ce pas ?

 

Comment seront décidées ces sanctions « pas automatiques » ? Lisez attentivement. Un : la commission décide la sanction. Deux : la sanction  s’applique… « sauf si ». Trois : « sauf si… » une majorité qualifiée ne s’y oppose pas. C’est clair ? C’est une manière hypocrite de mettre en place une automaticité de facto. Ce système de « majorité inversée » restera comme la trouvaille la plus grossière inventée par les eurocrates contre le droit des nations et des peuples.

 

A partir de là, quand un tel arsenal menace, nous ne pouvons avoir la naïveté de croire que les jugements de la Commission et du Conseil, une fois rendus publics, ne constitueront pas une pression imparable sur les États au moment où se discuteront les budgets. En effet, ce ne sont plus des orientations globales pour la zone euro ou plus largement pour l'Union européenne que formulera la Commission comme le prétendait l’orateur socialiste mais bien des injonctions pays par pays dont il sera question. Les critères d'analyse qui seront utilisés sont éminemment idéologiques. Ce sont ceux des agences de notation et des marchés financiers : coût du travail, baisse du nombre de fonctionnaires et de leurs salaires, réforme systémique des régimes de retraites, coût des actifs financiers ou encore taux d'imposition. Bref tout le catéchisme libéral dans sa splendeur.  

 

On nous dit : "le semestre européen constituera un premier pas vers un gouvernement économique de l'Union dans le but de ne pas créer de distorsion de concurrence". Ce qui est significatif, dans ce discours, c'est l'oubli de la justice sociale et de la prise en compte des enjeux écologiques. La preuve ? C’est que les premiers intéressés ont vendus la mèche. Ainsi quand le Premier Ministre Irlandais déclare : « je suis très heureux que le président français Sarkozy ait indiqué qu’il n’était pas question de faire du taux d’imposition des sociétés irlandaises un élément de ces discussions ou négociations ». Tout est dit.

 

Le Parti Socialiste  tente de nous vendre la simple consultation des Parlements nationaux comme une « grande avancée ». Le comble aurait été qu'ils ne soient pas consultés ! La réalité, c'est qu'avec le dispositif proposé par le gouvernement, le Parlement ne fera que donner son avis sur un avis. Il ne sera donc en rien souverain dans les décisions qui seront prises. C'est le principe même du consentement à l'impôt qui est fragilisé. Le renforcement du pouvoir d'institutions non élues, sur notre budget, au détriment des Parlements nationaux et du Parlement européen nous ramène à la situation d’ancien régime. Martine Billard en a fait la démonstration à la tribune. «  En effet, dès le premier janvier 2011, l'agenda prévu est très clair. Le premier semestre de chaque année, la Commission et le Conseil européen jugeront les orientations budgétaires de chaque pays européen. La finalisation de l’élaboration des budgets nationaux interviendrait au cours du second semestre, et serait donc forcée de prendre en compte les injonctions émises par les institutions européennes. »

 

Ceux qui me lisent savent que cette décision intervient dans un contexte, de plus en plus pesant, de remise en cause de la souveraineté populaire. Je vous renvoie à la note intitulée « l’arnaque socialiste ». Le directeur du FMI, candidat socialiste pressenti à l’élection présidentielle va très loin en proposant « de créer une autorité budgétaire centralisée, dotée d'une indépendance comparable à celle de la BCE. [Elle] établirait le cadre budgétaire de chaque État et allouerait les ressources depuis un budget central pour atteindre la double cible de la stabilité et de la croissance ». Autant dissoudre tout de suite les Parlements nationaux ! Mais pour l’immédiat, la mise ne place de ce nouveau dispositif n’est pas des plus simples. Car les transferts de souveraineté ou la mise en place de critères de surveillance contraignant ne peuvent être adoptés sans  être autorisés par une procédure constitutionnelle. Pour cette transformation de la gouvernance économique, comme le Conseil européen a peur du verdict populaire, la modification nécessaire du Traité de Lisbonne a été qualifiée de « limitée » afin de ne pas avoir recours à la ratification par référendum. On devine la peur que le mot référendum soulève depuis 2005. La présentation de notre proposition de loi était donc une occasion politique majeure de faire entendre la voix de la souveraineté outragée. 

 

Voici le résultat du vote. Pour la proposition de loi présentée par Martine Billard au nom du groupe PG-PCF : 23 voix. Contre : 410. Quelle sont ces 23 voix ? Celle des députés communistes et du Parti de gauche. Plus une. Celle d’Henri Emmanuelli. Heureusement qu’il est là ! Mais en même temps sa solitude dans ce vote donne la mesure de l’ampleur du désastre idéologique de ce parti. Henri est seul. Même les autres membres de son courant ne votent pas avec lui sur un sujet aussi sensible et identitaire pour leur courant que la question européenne. Le MPF, parait-il, voulait voter pour. Mais il n’y avait personne en séance. Absent aussi: Dupont-Aignan. Ainsi, aucun de ceux qui, à droite, jouent du violon sur l’indépendance nationale n’a pu participer à sa défense concrète ! Quant aux votes de gauche c’est évidemment lamentable.

 

Seul Henri Emmanuelli sauve l’honneur. Les députés de la bande à Benoit Hamon présents dans l’hémicycle se sont abstenus où ont voté contre. Deux PS seulement se sont ainsi abstenus : François Deluga et Olivier Dussopt. Au PRG ? Abstention d’Annick Girardin, Joël Giraud, Jeanny Marc et Dominique Orliac. Et chez les Verts ? Abstention des quatre députés: Yves Cochet, Noël Mamère, Anny Poursinoff et François de Rugy. Telle est la situation, tel est le fond de scène caché des débats qui devraient agiter la gauche et que le cirque des primaires occulte absolument avec sa cohorte de candidats tous du pareil au même sur ces questions décisives comme sur tant d’autres ! 

 

Jean-Luc Mélenchon

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 05:11

 


 

Les libéraux sont toujours à l’attaque, ils tentent en effet de faire revenir Bolkestein par la fenêtre…

 

A suivre de près !

 

DH

 


 

Alerte sur le permis unique pour les immigrés (*)

 

La directive du « permis unique » pour les immigrés issus des pays hors UE, en examen au Parlement européen mardi, renforcerait la concurrence entre les travailleurs si elle était votée en l’état.

 

Après trois ans de gestation depuis la première proposition législative du Conseil européen sur le sujet, en octobre 2007, le Parlement européen s’apprête à examiner la directive dite du permis unique de séjour et de travail pour les étrangers non ressortissants de l’Union européenne, mardi prochain (14/12/10). Sous couvert de « simplification » des procédures administratives d’accueil et d’« harmonisation » des conditions de travail des étrangers dans les États membres de l’UE, ce texte prépare une mise en concurrence accrue de ces travailleurs entre eux et avec ceux de l’Union européenne.

 

 La directive Bolkestein revient en force

 

Officiellement, la directive se propose de garantir aux étrangers « un socle de droits » et « un statut juridique sûr, afin de constituer un garde-fou contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère », en leur garantissant « l’égalité de traitement avec les travailleurs nationaux pour les salaires, les conditions de travail ou encore la Sécurité sociale ». Une présentation vivement contestée par les opposants à la directive, qui font état des pressions de la rapporteure (UMP) de la commission des Libertés civiles du Parlement européen, Véronique Mathieu, pour que l’égalité entre travailleurs se limite en fait aux seules « conditions de travail » alors que « nous allions bien plus loin dans nos demandes en commission Emploi », explique Patrick Le Hyaric, député de la Gauche unitaire européenne (GUE). « Les mentions de salaires, de licenciements, de santé, de sécurité au travail, de congés, de procédures disciplinaires, de droit d’adhérer à un syndicat ont été supprimées », énumère le directeur de l’Humanité. Par exemple, le droit à la protection sociale serait attaché à l’occupation d’un emploi, mais remis en cause en cas de perte de celui-ci. « Cette directive est l’équivalent de la directive Bolkestein pour les travailleurs des pays hors Union européenne », explique Patrick Le Hyaric, en référence au texte qui instituait le principe du « droit du pays d’origine » applicable aux travailleurs des États membres de l’Union européenne, quel que soit le pays d’accueil. « Elle institue une inégalité de droits supplémentaire entre les travailleurs immigrés et les travailleurs de pays membres. »

 

Pervenche Berès (PS) fait aussi cette comparaison : « C’est le retour du principe du pays d’origine que nous avons combattu dans la directive Bolkestein, mais cette fois-ci, le risque de dumping social n’est plus européen mais mondial », affirme la présidente de la commission Emploi. « Si ce précédent voit le jour en distinguant entre les droits nationaux et migrants, c’est la porte ouverte à une casse annoncée du travail également entre nationaux », estime de son côté Sylvie Guillaume (PS).

 

Autre problème soulevé par Patrick Le Hyaric : celui posé par la multiplication des directives « visant à encadrer les migrations des travailleurs issus des pays hors Union européenne ». « Cela veut dire que des différences de traitement seraient créées en matière de protection sociale ou d’obligation pour les employeurs », explique-t-il. Le texte qui vient en débat au Parlement fait en effet partie d’un paquet plus large de directives et n’inclut pas, par exemple, les travailleurs saisonniers, qui font l’objet d’une autre proposition législative, ni les salariés « détachés » ponctuellement dans un autre État membre ou « transférés » au sein d’une même entreprise, ni même les travailleurs qualifiés entrant dans le cadre de la directive bluecard (carte bleue) qui prévoit des conditions de séjour et de travail spécifiques.

« Avec mon groupe, j’ai déposé une série d’amendements » pour « obtenir l’égalité de traitement de tous les travailleurs issus de pays tiers et locaux, indique Patrick Le Hyaric. Mais ces combats sont loin d’être gagnés. » Aussi invite-t-il chacun à intervenir « individuellement, ou avec (les) syndicats et associations » auprès des parlementaires européens pour que la directive «soit amendée dans le sens où nous le proposons avec notamment le rapporteur socialiste de la commission Emploi », l’Espagnol Alejandro Cercas.

 

Sébastien Crépel

 


 

Permis unique La CES dit sa préoccupation

 

Une délégation de la Confédération européenne des syndicats (CES) a rencontré, mardi, des députés du Parlement européen (Gauche unitaire européenne, chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates, libéraux et Verts).

 

Les représentants de la CES ont fait part de leur préoccupation sur la façon dont les institutions européennes abordent les directives sur les travailleurs migrants. Pour Joël Decaillon, secrétaire général adjoint de la CES, ces propositions sont « destinées à davantage fragmenter le marché du travail et à faciliter le dumping social en Europe.

 

La directive sur le permis unique devrait être une loi-cadre comprenant l’ensemble des droits pour tous les travailleurs sans exception, guidée par les principes d’égalité de traitement et de non-discrimination ». Il a invité les députés à voter, mardi prochain, en faveur des amendements établissant l’égalité de traitement afin d’éviter l’adoption en première lecture d’une « directive antisociale ».

 

 

(*) Lhumanité.fr du 09/12/10

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 05:20

 


 

Et dire que la dernière fois, les gens du noooooord s’étaient moqués des Marseillais bloqués par la neige !

 

C’est vrai qu’à Marseille, il n’y avait que 40 centimètres de neige et à Paris 10…

 

Plus sérieusement, ce qui m’hallucine dans ces histoires, c’ets que certains ont oublié que la nature est plus forte que tout, et notamment que l’activité économique. Ce genre d’évènement nous ramène à la réalité et aux vraies valeurs…

 

 

DH

 

 


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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 05:52

 


 

Présidentielle : au 2ème tour le PS refuse de choisir dans un duel Mélenchon-Sarkozy

 

 

"Il ne faut avoir peur ni de la question, ni de la réponse" concède finalement très embarrassé Michel Sapin, représentant du Parti Socialiste invité sur le plateau de Mots Croisés lundi 6 novembre 2010 sur France 2.

 

Voici la question : Si le second tour de la présidentielle de 2012 opposait Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Sarkozy, le Parti Socialiste soutiendrait-il le candidat du Front de Gauche ? C'est Jean-Luc Mélenchon qui pose la question, lui à qui l'on demande sans cesse s'il appellerait à voter pour le candidat du PS qui se trouverait affronter la droite au second tour. Réponse ? Yves Calvi insiste pourtant pour obtenir une réponse. Pas de réponse. Le PS refuse de répondre.

 

Sans commentaire…

 

DH

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 06:03

 


 

Cela fait peu de bruit dans les médias, alors que çà nous concerne tous ! je veux parler du contrôle des budgets nationaux par l’Union Européenne.

 

C’est loin d’être anodin, car cela enlève toute marge de manœuvre aux gouvernements démocratiquement élus…

 

Martine BILLARD, co-présidente du PG,  monte au créneau à l’Assemblée Nationale avec les Députés du Parti de Gauche et du PCF.

 

A suivre !

 

DH

 


 

L'UE et le contrôle des budgets nationaux

 

 

Lundi, 29 novembre 2010, Profitant de la crise financière et économique en cours, le Conseil européen et la Commission européenne ont décidé de mettre sous tutelle les budgets des États membres de l'Union Européenne. Dorénavant les budgets des États seront examinés en amont dans le cadre d'une procédure dénommée "semestre européen de coordination des politiques économiques" et devront intégrer les injonctions du Conseil européen.

 

Alors que les États, les uns après les autres - Grèce hier, Irlande aujourd'hui, Portugal demain, Espagne et France après-demain ? - sont victimes de la spéculation des organismes financiers dont les banques, les institutions européennes ne proposent aucune politique pour arrêter cette spéculation et aller vers une harmonisation fiscale basée sur la recherche d'une meilleure répartition des richesses et un développement qui prenne en compte la sauvegarde de notre éco-système.

 

Ainsi, le plan dit "d'aide à l'Irlande" revient en fait à sauver notamment les banques anglaises et allemandes, particulièrement engagées dans la bulle spéculative à l'œuvre en Irlande, et cela une fois de plus sans contrepartie, comme pour la Grèce. Ce sont les couches populaires et les couches moyennes qui sont durement mises à contribution.

 

Les choix budgétaires nationaux devront donc être orientés en fonction de critères qui ont pour seul objectif de réduire les dépenses publiques et de baisser le "coût du travail". On sait ce que cela veut dire en termes de baisse des salaires, des pensions de retraite, des aides sociales...

 

Une première directive (E 5695) allant en ce sens a déjà été déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale et étudiée par la commission des affaires européennes du Sénat le 29 septembre 2010. Une "modification limitée" du traité de Lisbonne est prévue. L'avantage de la déclarer limitée (il ne s'agit "que" de la mise sous tutelle des budgets nationaux, excusez du peu) est que cela n'oblige pas à organiser de référendum de ratification.

 

En conséquence, les députés du Parti de Gauche et les députés du Parti Communiste ont déposé en commun une proposition de loi pour refuser la possibilité de cette mise sous tutelle.

 

Je défendrai ce texte le jeudi 2 décembre en fin de matinée, en séance publique de l'Assemblée Nationale.

 

Vous pouvez télécharger ici le texte de la proposition de loi et le rapport qui l'accompagne.

 


 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 05:58

 


 

Martine BILLARD est la nouvelle co-présidente du ^parti de Gauche. C’est une écologiste engagée venue des Verts.

 

Je vous propose son discours au congrès du Mans, sans oublier son blog :

 

http://www.martine-billard.fr/

 

DH

 


 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 05:40

 

 

 


 

Intéressant, non les citoyens qui prennent leur destin en main ?

 

DH

 

 


 

La Révolution citoyenne, en Europe aussi c'est possible !

 

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/islande.jpg

 

Vendredi, 03 Décembre 2010

 

 

Suivant les exemples latino-américains du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur, l’Islande a entamé, ce samedi 27 novembre un processus populaire de refondation républicaine.

 

Depuis l’effondrement du système financier islandais en octobre 2008, l’Islande traverse une grave crise économique, sociale et politique. Alors que le pouvoir politique islandais a prouvé son incapacité à faire face aux conséquences de ce naufrage, 25 citoyens ont été élus au suffrage universel direct, parmi plus de 520 candidats de tous âges et conditions sociales, pour rédiger une nouvelle constitution.

 

Outre l’organisation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, l’Assemblée Constituante devra se prononcer sur les modes de participation des citoyens au processus démocratique, notamment par voie référendaire. Elle traitera aussi de l’espace accordé aux institutions internationales dans l’exercice des pouvoirs souverains et de la question de la propriété  et l’utilisation des ressources naturelles.

 

Déjà, en mars dernier, les islandais prenaient leur destin en main en se prononçant par referendum contre tout remboursement de la dette de 3,9 milliards d’euros contractée par les banques du pays, estimant à raison que ce n’était pas au contribuable de payer un telle somme pour les erreurs de gestion d’une entreprise privée.

 

Aujourd’hui, partout en Europe, les parlements nationaux sont soumis aux chantages d’institutions internationales soumises aux intérêts financiers de la classe dominante et votent des plans d’austérité qui rationnent les populations, pillent les fonds publics, aggravent les inégalités et laissent le pouvoir aux mains de ceux qui ont provoqués la débâcle financière. Cet évènement indique, une fois encore, que seule la souveraineté du peuple permettra de trouver une issue politique à la crise économique et sociale. Un exemple à suivre !

 

(Source : http://www.pouruneconstituante.fr/spip/spip.php?article349 )

 


 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 05:00

 

 


 

Est-il utile de conseiller la lecture du Monde Diplomatique ?

 

Si ce n’est pas encore le c as, je vous livre l’édito de Serge HALIMI de ce mis-ci sur l’équité. Je n’avais pas personnellement, vu le sujet soyus cet angle.

 

A méditer…

 

DH

 


 

Contre l’équité

 

 

Désormais, les libéraux se soucient des pauvres. Au Royaume-Uni, par exemple, le premier ministre conservateur David Cameron veut, s’inspirant de son prédécesseur travailliste Anthony Blair, augmenter massivement les frais d’inscription à l’université (1). Il s’agirait d’une mesure sociale. Objectif ? Ne pas mettre à la charge de l’ensemble des contribuables des études supérieures dont la plupart des « clients » proviennent des couches aisées. L’Etat réalise une économie ; les pauvres disposent de bourses. Il y a trois ans, en France, l’éditorialiste Jacques Julliard estimait déjà que « la gratuité, c’est une subvention aux riches qui envoient leurs enfants à l’université (2). » Faire payer des droits d’inscription élevés constituerait donc une réforme égalitaire…

 

L’ampleur des déficits publics permet d’étendre ce raisonnement à l’ensemble des prestations sociales, en remettant en cause leur caractère universel. Les allocations familiales, pour commencer : « Au-delà d’un certain seuil [de revenus], on ne s’aperçoit tout simplement pas qu’on touche des “allocs”. L’argent de l’Etat est ici dépensé en pure perte », a réitéré l’ancien ministre de droite Luc Ferry, auquel fit écho l’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius (3). Vient ensuite la couverture médicale : évoquant son père, « hospitalisé pendant quinze jours en service de pointe », Alain Minc, conseiller de M. Nicolas Sarkozy et néanmoins proche de Mme Martine Aubry, a feint de s’offusquer que « la collectivité française ait dépensé 100 000 euros pour soigner un homme de 102 ans. (...) Il va falloir s’interroger pour savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en mettant à contribution leur patrimoine ou celui de leurs ayants droit. Ce serait au programme socialiste de le proposer (4). » Enfin, vient le tour des pensions de retraite : l’hebdomadaire libéral The Economist a regretté que M. George Osborne, ministre britannique des finances, n’ait pas systématisé son attaque « contre le principe d’universalisme propre au système social. Il aurait pu, par exemple, cibler les avantages coûteux accordés aux retraités indépendamment de leurs revenus (5). »

 

Ainsi, les libéraux paraissent se soucier de l’« équité » de la redistribution après avoir amoindri la progressivité de l’impôt... Leur prochaine étape est connue d’avance ; les Etats-Unis en ont fait l’expérience : dans des systèmes politiques dominés par les classes moyennes et supérieures, l’amputation des services publics et des aides sociales devient un jeu d’enfant quand les couches privilégiées cessent d’y avoir accès. Elles estiment alors que ces avantages alimentent une culture de la dépendance et de la fraude ; le nombre des bénéficiaires se réduit ; un contrôle tatillon leur est imposé. Placer les aides sociales sous condition de ressources, c’est donc presque toujours programmer leur disparition pour tous.

 

Serge Halimi.

 

(1) M. Cameron entend porter de 3 290 à 9 000 livres sterling par an (10 600 euros) des droits d’inscription universitaires que M. Blair avait déjà fait passer, en 2004, de 1 125 à 3 000 livres.

(2) LCI, 7 juillet 2007.

(3) Respectivement dans Le Figaro du 18 novembre 2010 et sur Europe 1 le 4 novembre 2010.

(4) « Parlons Net », France Info, 7 mai 2010.

(5) The Economist, Londres, 23 octobre 2010

 

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