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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 06:15


Ce qui se passe en Tunisie n’est pas anodin. Les amis Tunisiens ont leur destin entre leurs mains et reçoivent notre soutien…

 

A suivre !!!!!!!!!

 

DH

 


Vive la révolution citoyenne Tunisienne

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/illustrations/revolution-tunisienne.jpg

La crise économique frappe les peuples de plein fouet mais peut être aussi un accélérateur de l'histoire. C'est le cas en Tunisie où le prétendu "miracle économique tunisien" - mélange de libre échange forcené, de corruption et d'accaparement des richesses par la famille de Ben Ali - a explosé sous l'effet de la crise.


La révolte sociale déclénchée par la mort d'un jeune étudiant immolé par le feu est devenu une véritable révolution politique pour chasser Ben Ali et son régime. Sa fuite aujourd'hui constitue sans nul doute une étape importante et nécessaire au changement. A des degrés divers, les peuples du Maghreb et du Machrek étouffent sous des régimes corrompus, népotiques, et anti démocratiques, qui n'offrent à leurs peuples, et notamment à la jeunesse, aucun espoir d'une amélioration réelle. Et une étincelle peut mettre le feu aux poudres. C'est ce qui est arrivé en Tunisie, quand est venu le moment où "trop c'est trop".


Le Parti-de-Gauche soutient la révolution citoyenne du peuple tunisien en cours. Elle porte à la fois l'exigence d'une transformation démocratique profonde et de partage des richesses. Sous des formes évidemment propres à un pays qui subit une dictature, le "qu'il s'en aille tous" se rapproche...

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 06:47

A vos agendas !

 

DH

 



 

L’Université Populaire et Républicaine (www.upr-marseille.com) organise une conférence-débat le Mercredi 2 février 2011 à 19h00.

 

 

 

MOUVEMENTS SOCIAUX ET PERSPECTIVES POLITIQUES

 

 

avec

 

Claude DEBONS, ancien responsable CFDT, co-fondateur de la revue Les Temps Nouveaux,

 

Maryse DUMAS, ancienne secrétaire confédérale de la CGT, responsable de la formation des dirigeants CGT.

 

Maison de quartier du 1-7 - Salle des Mariages

12 boulevard Dugommier

13001 MARSEILLE

 

 

 

A côté de la librairie Gibert / Métro ou tramway : arrêt Noailles

 

01-2011-DebatUPR-02.02.2011.jpg

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 05:36

 


 

Trop jeune Vitrollais car installé sur notre ville « qu’en 1986 », je n’ai donc pas connu Pierre SCELLES qui a été maire de notre commune de 1977 à 1983 et qui est décédé 14 janvier 2011.

 

Je ne l’ai qu’entre-aperçu à quelles rares occasions, et notamment en 2002, lorsque qu’avec l’équipe de Guy OBINO, nous avons mis fin à l’ère MEGRET…

 

Un Maire marque de son empreinte sa ville. Il représente aussi une époque. Je tiens a apporter au nom des camarades du  Parti de Gauche et à titre personnel; mes plus sincères condoléances à sa femme et ses enfants et petits enfants, avec une pensée particulière pour Eric, son fils, élu vitrollais comme moi de 2002 à 2008…

 

Didier HACQUART


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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 05:37

 

 


 

C’est dimanche et la rubrique du jour est plus personnelle. J’avais bien aimé le spectacle de Didier PORTE et même agréablement surpris de ses talents sur scène. J’ai lu son livre et je vous le conseille !

 

 

http://www.didierporte.eu/img/Insupportable.jpg

 

Didier PORTE officie désormais sur Arret sur Images... et pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

DH

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Published by Didier HACQUART
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 06:03


J’ai bien aimé la déclaration de candidature de notre camarade Gabriel AMARD du Parti de Gauche…

 

Aussi je n’hésite pas à reprendre à mon compte ses objectifs tout à fait transposable à la candidature d’Henri AGARRAT et Solange GUES à Vitrolles ! Il suffit de changer les noms des villes et c'est bon...

 

J'aime bien aussi le slogan : Renversons la table !

 

DH

 

http://www.gabrielamard.fr/images/photosArticles/tabsal.jpg

 


Élections cantonales, le premier tour pour renverser la table !

 

 

Madame, Monsieur,

 

J’ai l’honneur de vous présenter, au nom du Front de Gauche, ma candidature aux élections cantonales de mars 2011 et celle de Sylvie Clerc, comme remplaçante. Ce monde, gouverné par les banquiers et les joueurs de casino, ne convient pas. C’est pourquoi, nous voulons renverser la table et mener une politique qui cesse enfin de faire le malheur du plus grand nombre.


Face aux grands de ce monde qui s’engraissent à coups de milliards et nous répètent à longueur d’ondes que «on ne peut pas faire autrement», «Serrez-vous la ceinture !» et autres «Allons des efforts encore!» le Front de Gauche entend mener les politiques radicales et concrètes dont la France et le peuple ont besoin !


Les mensonges ? Ça suffit comme ça ! La France est suffisamment riche pour faire vivre tous ses enfants dignement !


Les cadeaux aux profiteurs ? Ça suffit comme ça ! Les cadeaux fiscaux et profits spéculatifs représentent tellement de milliards qui manquent pour financer intégralement nos services publics et augmenter les salaires.


Le saccage de la planète ? Ça suffit comme ça ! Parce que ce capitalisme vorace met en danger notre survie en provoquant désastres écologiques, crises alimentaires et guerres pour le contrôle des ressources naturelles !


C’est le sens de notre candidature à ces cantonales de Juvisy / Savigny-Est: faire la preuve par l’exemple, y compris au Conseil général de l’Essonne, qu’il est possible de faire autrement en respectant des principes simples, de gauche. La Gauche qui défend réellement le peuple, et non une gauche qui court au-devant du FMI pour justifier tous les sacrifices imposés au peuple. C’est ce que je fais quotidiennement dans mon mandat électif : mettre en cohérence un discours politique et des actions en direction des habitants.

 

La vie n'est pas à vendre ! Nous n'acceptons pas que nos biens communs soient sources de profits et donc de surcoûts pour les citoyens. C'est la gratuité et le coût de revient qui doivent être la boussole pour nous guider, que ce soit en matière de transports, de santé, d'éducation, de petite-enfance, de chauffage ou, bien sûr, d'accès à l'eau potable.


Avec la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne à Viry-Chatillon, les élus du Front de Gauche font la preuve par l’exemple que la régie publique permet de baisser la facture des familles de 37 %!

 

L'argent public doit aller aux biens publics : finies les subventions aveugles aux entreprises privées. On a  trop souvent constaté impuissants, comment elles en ont profité pour faire des bénéfices et ensuite n’ont pas hésité à délocaliser ou à licencier à la première occasion! Les artisans, petites et moyennes entreprises, coopératives sont les vrais acteurs de l'emploi et de l'économie réelle.

 

L'écologie nous la défendons pour de vrai, aux antipodes du capitalisme «Vert», qui voit en l’écologie un marché supplémentaire pour faire du fric. Nous proposons la planification écologique pour restaurer la biodiversité et préserver notre écosystème.

 

Nous défendons la maîtrise publique des sols pour favoriser l'emploi en Essonne. Nous devons garder la maîtrise des espaces en luttant contre la spéculation foncière. Pourquoi ? Pour développer des zones d'activité économique qui permettent de travailler à côté de chez soi plutôt que de continuer l'étalement urbain qui détruit la biodiversité, allonge les temps de transport et morcelle les fonctions de la ville. Chaque canton doit réunir ces fonctions indispensables à la vie : logement, emploi, services publics, espaces naturels préservés.

 

Vous le voyez, nous défendons l’intérêt général en totale rupture avec les politiques des amis de M. Sarkozy ou du FMI dirigé par Dominique Strauss-Kahn. Car tous s’accordent sur la casse du service public orchestrée par le traité européen de Lisbonne. Nous avons pu le constater avec la casse de l'hôpital de Juvisy !

 

S'ils ne savent pas faire autrement, nous, nous savons ! «Qu'ils s’en aillent tous». Nos ambitions sont posées, raisonnées, financées. Comme le démontrent nos propositions, nous sommes des gens sérieux. Si, comme nous, vous n’acceptez pas la fatalité, rejoignez-nous !

 

En résumé, nous proposons la gauche pour de bon, l’écologie pour de vrai, la République pour tous !

 

Gabriel AMARD

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Published by Didier HACQUART - dans Cantonales 2011
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 05:37


Pour le vivre de l’intérieur, l’analyse est pertinente…

 

DH


35 heures : interview de Laurent Willemez

 

Jeudi, 13 Janvier 2011

 

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/35heures.jpg

 

 

Manuel Valls et Jean-François Copé se sont récemment exprimés pour remettre en cause les 35 heures. La question de la réduction du temps de travail et en particulier la question des 35 heures méritent pourtant bien plus qu'une simple polémique utilisée par des dirigeants politiques pour faire parler d'eux.

 

Laurent Willemez, sociologue spécialiste du droit du travail, a accepté de répondre à nos questions (PG) sur les 35 heures. Cette interview permet de bien comprendre les différents enjeux soulevés par cette question. Les 35 heures ne peuvent en effet être traités uniquement par des petites phrases à l'emporte pièce. Elles méritent au contraire un débat argumenté et raisonné. L'interview de Laurent Willemez peut nous y aider.

 

Quatre questions à Laurent Willemez

 

Peux-tu rappeler ce que sont les 35 heures, les principales dispositions, ce qu’elles ont apporté à l’époque ?

 

La revendication de la diminution du temps de travail est consubstantielle à l’histoire du droit du travail depuis le début du XXème siècle. À l’origine, il n’y avait pas de lien avec la lutte contre le chômage. C’était une forme du progrès social, travailler moins revenant à vivre plus avec la famille, avec moins de souffrance, etc.

 

Les principales dates ont été 1936 (les 40 heures), 1982 et les 39 heures, 1998-2000 et les 35 heures. Il faut signaler que le premier mouvement vers les 35 heures, c’est la loi de Robien en 1996, qui incitait les entreprises à aller dans ce sens. C’est donc la droite qui a fait la première proposition.

 

En 1997, les 35 heures font partie de la plateforme du PS. Il y a eu 2 lois, celle de 1998 et celle de 2000, qui ont à peu près la même logique. Mais, contrairement à ce qu'on dit souvent, celle de 2000 assouplit celle de 1998. On dit aussi que ces lois fixent tout d’en haut. C'est le contraire qui est vrai, puisqu'elles obligent à la négociation pour le passage aux 35 heures. Dans la logique des réformes sur la négociation collective de 1982, les lois Aubry disent : dans chaque entreprise de plus de 20 salariés doivent s'ouvrir des négociations sur le temps de travail. S’il n’y a pas de syndicats, ceux-ci peuvent désigner des mandataires pour négocier avec les employeurs.1

 

La différence avec les lois précédentes, c’est que la motivation principalement avancée n’a pas été de donner davantage de temps libre mais de lutter contre le chômage. Pour inciter les entreprises à négocier, la loi de 1998 a prévu des subventions si elles embauchaient plus de 6 salariés grâce à la réduction du temps de travail, sous forme d’aides directes, de l’ordre de 3000 à 4000 euros par salarié. Celle de 2000 est beaucoup moins restrictive puisqu'elle élimine la barre des 6 salariés. Ce qui dispense les entreprises de dire combien elles ont embauché de salariés pour toucher les subventions liées à la RTT.

 

Par ailleurs, cette deuxième loi fait disparaître la manière uniforme de calculer le temps de travail, en introduisant flexibilité et annualisation. Dans le cadre de la négociation avec les représentants du personnel, l'entreprise peut compter les heures comme elle veut. 35 heures par semaine ne veut plus dire grand chose en fait. Pour beaucoup de salariés, cela devient 1600 heures par an avec cependant quelques garde-fous comme la durée maximale de 48 heures par semaine, d’ailleurs fixée au niveau européen. Mais, au total, le temps de travail n’est plus calculé sur la semaine, mais annuellement, notamment pour les cadres.

 

Par ailleurs, les employeurs profitent de la négociation pour changer certaines règles au détriment des salariés. C’est, par exemple, le cas pour le décompte des temps de pause. Dans le cadre de la loi de 2000, leur exclusion des 35 heures peut être inscrite dans les contrats de travail. La loi a donc constitué un progrès pour certains, qui ont eu plus de temps de vacances, plus de temps libéré. Mais les négociations au niveau de l'entreprise, notamment là où les syndicats ne sont pas présents, ont multiplié les exceptions aux règles de droit au niveau national, voire à celui des branches. Cela renvoie à un principe plus général de l’évolution du droit du travail, dans lequel les normes qui encadrent le travail salarié sont de moins en moins apportées par l’Etat et le législateur et de plus en plus négociées (ou imposées) par en bas, au niveau de la branche ou plus encore au niveau de l’entreprise.

 

Mais il y a aussi des cas où les employeurs ont refusé de négocier le passage aux 35 heures et se sont ensuite plus ou moins adaptés. Il existe donc encore des entreprises où on est à 37 heures par exemple. D’ailleurs, la durée moyenne du travail en France est toujours de 37 heures 30, avec certes parfois des heures supplémentaires. Elle n’est pas du tout de 35 heures. Et cela sans compter les petites entreprises où il n’y a jamais eu de discussions sur le temps de travail.

 

Au total, ce sont les cadres qui ont vraiment tiré bénéfice des 35 heures ! Une des raisons est le fait que leur activité rend plus facile l'annualisation du temps de travail et sa gestion.

 

Que s’est-il passé ensuite, entre 2002 et aujourd’hui ?

 

Beaucoup des critiques parmi les plus violentes sur les 35 heures, celle de Manuel Valls en particulier, sont purement symboliques, utilitaristes, C’est devenu une espèce d’étendard qui permet de se distinguer, même à droite, une position qui clive directement. Ce qui revient à dire que c’est un outil politique qui ne mérite sans doute ni autant d’indignité ni autant de louange. Cela marche, c’est un outil politique qui a un vrai effet.

 

De façon plus concrète, il y a eu toute une controverse sur la réalité des emplois créés par les 35 heures. Il y a une difficulté : la loi a correspondu, à mon avis de manière aléatoire, a une des plus belles périodes de croissance économique. Il y a donc eu des travaux d’économistes pour évaluer le coût des 35 heures, autour d'un point PIB selon eux. Mais la majorité des économistes pensent que cela n'a pas de sens et que cette première critique est donc très politique. La deuxième critique économique des 35 heures concerne la question du coût du travail. Dans cet esprit, on dit que les salaires ont augmenté, ce qui n'est sans doute pas complètement faux, et du coup le coût du travail. L'argument du gouvernement Jospin était que les 35 heures ne devaient pas baisser les salaires, ce qui a mécaniquement augmenté le coût horaire du travail. C’est cela qui est visé par ceux qui disent que le droit du travail est trop rigide, Mais il s’avère en fait que le coût du travail est particulièrement bas en France, beaucoup plus bas que la moyenne dans les pays développés. Ou, autrement dit, la productivité horaire est plus élevée en France qu'ailleurs. En Europe, seule l’Allemagne est en dessous. Il est donc important de le dire : les 35 heures n’ont pas fait exploser le coût du travail. « Libérer » le travail ne va donc pas avoir nécessairement pour effet d’augmenter la compétitivité française, qui est déjà très élevée.

 

En tout cas, ce qui est certain, c'est que l'espoir de créer 10% d'emplois en plus en passant de 39 à 35 heures ne s'est pas réalisé. C’est quelque chose qui est plus largement vérifiée en matière de législation. L’enjeu du droit c’est en effet la façon dont il est mis en œuvre et parfois « manipulé », c'est-à-dire mis en forme. Il ne suffit pas de faire une loi pour obtenir des effets. La loi sur les 35 heures le montre bien. Et cela d'autant plus que c'est dans chaque entreprise qu'on négocie. Ce qui contribue à l’explosion du droit du travail.

 

Ceci pour dire que depuis 2002, la droite cherche à vider la loi de son sens tout en donnant l'impression de ne pas la supprimer. Dès 2002, la loi Fillon, alors ministre des Affaires sociales, augmente le contingent des heures supplémentaires possibles. C'est une première attaque contre les 35 heures. Auparavant, il y avait une limite plus stricte pour les heures supplémentaires. Et elles coûtaient cher à l'employeur, 25% de plus. Il y avait donc une sorte de pénalité. Jérôme Pelisse recense ensuite 7 textes successifs sur le temps de travail entre 2002 et 2008 !

 

La loi TEPA de 2007 a franchi une limite supplémentaire en permettant de racheter les heures de RTT. En clair, un cadre, c'est eux que cela concerne au premier chef, qui a quelques fois accumulé des dizaines, voire des centaines d’heures de RTT, peut se les faire payer au lieu de les convertir en congés. Ce qui fait que son temps de travail réel a largement augmenté.

 

Enfin, sur un autre plan, la loi sur la modernisation du dialogue social de 2008 dispose que, désormais, la question du temps de travail ne sera plus réglée au plan national, même plus à celui des branches, mais au niveau des entreprises. En un sens, on va jusqu’au bout d'une logique qui remonte à 1982 et aux lois Auroux.

 

Je renvoie là-dessus à mon ouvrage sur le droit du travail. Ces lois sont incontestablement des lois de progrès social (création des sections syndicales d'entreprise, etc.). En même temps, elles amorcent le passage d'une logique « légicentrique », basée sur la loi et l'État, à une logique où la négociation, y compris au niveau de l'entreprise, inspirée des pratiques autogestionnaires des années 1970 et de la CFDT, joue un rôle plus important. Il faut noter d'ailleurs qu'il faudrait parler des lois Auroux-Aubry, celle-ci étant à l'époque à la direction du Travail au ministère et ayant plus ou moins rédigé ces lois. Ce qui renvoie à Jacques Delors et à une logique idéologique assez forte.

 

L'adoption de la loi de 2008 traduit elle-même des contradictions. Sarkozy, à l'époque, savait encore y faire, en faisant en sorte que les organisations syndicales deviennent plus fortes au sein des entreprises. Mais le résultat c'est que la loi a fait sauter aussi le dernier verrou des 35 heures, en enlevant tout cadre national à la négociation.

 

Aujourd’hui, à dire vrai, personne n’a plus vraiment envie de recommencer à négocier sur le temps de travail et les 35 heures. Dans chaque entreprise, on est arrivé à des arrangements qui finalement conviennent aux employeurs d’une certaine manière. Ils leur permettent d’annualiser le temps de travail et de le flexibiliser. Rien ne prouve à mes yeux qu'il y ait une forte demande pour revenir là-dessus.

 

Pourquoi selon toi Jean-François Copé à droite ou Manuel Valls reviennent-ils alors sur cette question, avec un tel éclat ?

 

À mon avis, il s'agit de stratégies purement politiciennes, non pas politiques mais politiciennes, de positionnement les uns par rapport aux autres. Pour la droite dure qu'incarne Copé, les 35 heures constituent un symbole de progrès social. Lutter contre, c’est donc réactiver de vieux clivages. Copé veut, me semble-t-il, à la fois se positionner à la suite de Sarkozy, tout en s'en distanciant, en même temps que de Fillon. Dans cette optique, les 35 heures sont secondes. Ce qui compte, c'est le slogan, le mot qui se suffit quasiment à lui seul. Pour ceux qui, à droite, ne veulent pas toucher aux 35 heures, le principe est le même, c’est aussi un positionnement contre Copé. On a donc affaire à une sorte de fétiche, en termes anthropologiques, qui porte du « sacré » politique assez fort. Il s'agit d'un ensemble de croyances plus que de réalités.

 

Oui, mais il y a aussi des « vrais » libéraux, qui voudraient qu’il n’y ait pas de règles. Comment situer ce que tu dis par rapport aux grands courants de pensée, les libéraux, les Keynésiens, etc. ?

 

Quand je parle de fétiche, c'est donc pour dire qu'il ne faut peut-être pas prendre trop au sérieux les luttes pour ou contre les 35 heures. Cela dit, pour les libéraux économiques qui, en ce moment, avec la crise économique, ont un peu moins le vent en poupe qu’il y a quelques années, réduire le coût du travail et le libéraliser est une manière de rendre « pur » le marché du travail, avec une offre, une demande, sans intermédiation de l'État, la « main invisible »[du marché] arrangeant le tout. Pour eux, il fallait faire exploser les « rigidités ». En fait, ce n'est pas principalement sur les 35 heures que cela se joue mais sur le contrat de travail, les CDI, ou encore sur les pouvoirs des prud’hommes. En ce sens, la rupture conventionnelle du contrat de travail, par consentement mutuel, prévue par la loi de 2008 est beaucoup plus pernicieuse. Son objet est de limiter le recours aux prud’hommes. C’est un outil de libéralisation du travail beaucoup plus fort que les 35 heures. Il s'agit d'un licenciement classique qui donne droit à des indemnités de licenciement. Mais le salarié qui accepte la rupture par consentement mutuel ne peut plus la contester ultérieurement. C’est cela qui est important car jusqu’ici beaucoup de licenciements pourraient être portés devant les prud’hommes, même si le salarié avait accepté son licenciement, souvent à vrai dire à force de contrainte morale et de harcèlement. C'est donc une « rigidité » importante, pour parler comme les économistes libéraux, qui a sauté dans la législation du travail.

 

Le gouvernement invoque aussi la nécessité du rapprochement franco-allemand sur le plan social et fiscal. En réalité, le droit européen du travail est surtout rédigé en termes de droits minimums, par exemple pour les congés de maternité, les accidents de travail, etc. C'est peu de choses, car le minimum sur lequel tous les pays peuvent se mettre d’accord par consensus est par nature très peu contraignant.

 

Une question reste posée. On peut avoir l'impression que combattre les 35 heures, c’est simplement demander que les gens travaillent quelques heures de plus. En fait, c'est plus pervers que cela : c'est un pas de plus dans l'entreprise de démantèlement des garanties en matière de droit du travail. En effet, on le vérifie depuis trente ans, faire disparaître les « rigidités », c'est effriter les protections et les droits du salarié.

 

Certes, il y a eu diminution du temps de travail. Mais les lois sur les 35 heures ont aussi facilité ce mouvement de démantèlement. Elles ont donc une double nature : elles ont représenté un progrès social mais, en même temps, ce progrès a été accompagné d’un ensemble d’éléments qui ont produit de l’assouplissement des régulations. Cela n'aurait aucun inconvénient si les syndicats étaient forts et pouvaient imposer leurs vues. Mais ce n'est malheureusement pas le cas en France aujourd’hui.

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 05:34

 


 

Je vous conseille à nouveau la lecture du dernier livre de Jacques GENEREUX…

 

DH

 


La Grande Régression

 

http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/illustrations/jacques-genereux.jpg

 

 

Le constat dressé par Jacques Généreux, économiste et Secrétaire national à l'économie du PG, dans son ouvrage La Grande Régression, est implacable : depuis le début des années 1980, le libéralisme s'étend à toutes les sphères de la société. La contradiction interne du capitalisme théorisée par Marx démolit, peu à peu, tous les acquis : la quête du profit impose l'ouverture infinie de nouveaux marchés concurrentiels et pour garder leur marge les capitalistes maintiennent les salaires le plus bas possible, ce qui diminue la demande globale. D'où les crises de surproduction, le chômage de masse, la précarité, la faillite des petites entreprises fragiles. Ces crises renforcent le capitalisme, le risque du chômage permettant de contenir les revendications des salariés et de maintenir l'oppression du patronat.

 

Les 30 glorieuses

 

Le capital profite de tout : de ses propres échecs, mais également des progrès de la modernité. Il en exploite les traits progressistes, la liberté individuelle, la démocratie, la science, quand ils servent ses intérêts. Et il arrive même à faire croire à nombre de nos contemporains qu'il en est à la source. Pourtant, comme le rappelle Jacques Généreux, nous n'avons pas attendu l'avènement du capitalisme pour aboutir à la science moderne et à la démocratie, et c'est contre le capital qu'il a fallu conquérir, grâce aux luttes et aux mouvements communistes et socialistes, les droits sociaux et la sécurité sociale. Nous ne devons rien au capital, à part le pire.

 

Ce jugement, nos grands-parents le partageaient. La génération de l'après-guerre avait eu le bon sens de s'éloigner de la toute puissance du marché, ayant compris après la crise économique des années 30 et la guerre mondiale qui suivit, qu'il n'y avait rien de bon à attendre du capital, et qu'il valait mieux s'en tenir sagement éloigné. Bien sûr, nous n'avons pas à être nostalgiques des trente glorieuses et à vouloir revenir à ce type de société. Les inégalités sociales étaient fortes et les libertés bâillonnées. Mais il y avait aussi une première mise au pas de la toute puissance du capital.

 

Un espoir anéanti

 

Ce premier espoir a été vite anéanti par les années 1980, à partir desquels le vieux discours libéral classique a été réactualisé sous le nom de « néolibéralisme » : l'individu serait un homo oeconomicus rationnel, la libre concurrence assurerait le meilleur usage des ressources, la totalité des problèmes sociaux viendrait en fait des limitations au libre marché, etc. Bref, la nouvelle doxa qui s'est imposée à nous grâce à la droite, mais aussi à la sociale démocratie, est en fait une simple restauration des injonctions refusées par nos grands parents après la guerre. Et les capitalistes osent nommer cela la modernité ! Comme l'observe Jacques Généreux, « ce que les néolibéraux appellent modernisation, c'est l'adaptation des peuples au mouvement naturel et irrépressible de l'histoire que constitueraient la guerre économique mondiale et la marchandisation des sociétés ».

 

La revanche des capitalistes

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les capitalistes peuvent aujourd'hui savourer leur revanche. Les freins qu'ils ont subis pendant les trente glorieuses disparaissent peu à peu. Les travailleurs sont soumis à la pire flexibilité, la précarité se généralise, les bas salaires s'effondrent, la protection sociale est attaquée de toute part, la finance globale a été libéralisée. Le capitalisme a réussi à transférer sur les travailleurs la quasi totalité du stress et des risques liés à la concurrence. Et le souci moderne de l'écologie a été instrumentalisé comme nouvelle perspective de croissance du capital. Les capitalistes sont même parvenus à convaincre une partie des salariés qu'ils avaient intérêt à se faire écraser par les riches. Le nouveau discours économique martèle en effet que l'épargne des riches permet de financer l'investissement et la création d'emploi, que les inégalités dynamisent la société et qu'il faut attirer les investisseurs les plus fortunés sur notre territoire. Les faits prouvent pourtant constamment l'inverse : c'est le travail productif qui permet l'épargne et la richesse d'un pays, et c'est l'affectation d'une part du revenu national aux services collectifs qui engendre le progrès social.

 

Des raisons d'espérer

 

Malgré son titre, l'ouvrage de Jacques Généreux invite à l'optimisme. Le désastre actuel est un processus politique volontaire. Il n'est en aucun cas la conséquence d'une incapacité de l'État à répondre aux attentes des citoyens. Depuis trente ans, « l'État-nation n'a pas reculé, il a été privatisé ». La compétition mondiale généralisée a été orchestrée par les gouvernements pour briser les derniers barrages au capital. L'État n'est pas faible, il est simplement aux mains du patronat et mène une politique de classe. Il s'agit maintenant de le rendre au peuple, par la révolution citoyenne. Il faut inverser le processus en cours et adapter l'économie à l'intérêt général, pour bâtir ce que Jacques Généreux appelle la société de progrès humain, celle qui tisse des liens qui libèrent les individus de l'obsession de l'accumulation matérielle. Une société qui correspond à la nature humaine : les hommes et les femmes sont doués pour la coopération et la solidarité, contrairement à ce que prétend le dogme néolibéral. L'Homme est avant tout un être social et l'homo oeconomicus est une fiction.

 

Pour imposer sa vision de l'humanité, le capital a procédé à une déconstruction de la société, rompant avec les acquis de la tradition et de la modernité pour asservir les citoyens à l'horreur économique. Le XXème siècle nous a immunisé contre la tentation totalitaire, mais pas contre l'envers de la médaille : l'obsession libérale-libertaire qui confond liberté et affranchissement de toutes les attaches sociales et a créé ainsi ce que Jacques Généreux appelle la dissociété, atomisée en communautés dressées les unes contre les autres, niant l'intérêt général et servant ainsi le projet néolibéral.

 

Stopper la régression

 

Il s'agit maintenant de revenir au réel en faisant aboutir le génie prémonitoire de la Révolution française qui a voulu créer le cadre social permettant l'émancipation. C'est tout à fait possible, la contre-révolution n'a pas encore tout démoli, et nous pouvons stopper la régression par une arme simple : le bulletin de vote. Notre État social est encore puissant, notre niveau d'éducation élevé : les citoyens français sont encore capables de résister et de voter pour un programme authentiquement progressiste, qui confierait la gestion des entreprises en partie aux salariés, freinerait radicalement la spéculation financière, ferait disparaître la dictature des actionnaires et préserverait les services publics du marché et des intérêts particuliers. Nous n'avons pas le choix : il faut militer, écrire, agir pour atteindre le seuil suffisant de citoyens qui saisissent l'opportunité de provoquer une révolution pacifique. Quelques centaines de milliers de voix peuvent tout changer. A nous de les conquérir, pour que notre civilisation ne sombre pas dans le chaos.

 

La grande régression, Jacques Généreux, éditions du Seuil

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 06:34

 


 

FILLON n’a rien compris au message de Stéphane HESSEL, quoique ?

 

 

"J'ai vu qu'un débat s'était noué autour de l'indignation. Rien ne serait en effet moins français que l'apathie et l'indifférence. Mais l'indignation pour l'indignation n'est pas un mode de pensée", a jugé le premier ministre le 10 janvier 2010 lors de la présentation de ses vœux…

 

Il faisait bien évidemment référence au livre de Stéphane HESSEL. Comme je l’ai déjà dit, au-delà du livre ce qui est intéressant, c’est l’engouement pour le message de Stéphane HESSEL, message que ne comprend pas la Droite, ou alors qu’elle comprend trop bien, lorsque Stéphane HESSEL défend les fondements de notre système social et qui s’oppose à la logique financière

 

Cela n’a rien à voir quoique…

 

Une personne proche est allée dernièrement à la CPAM de Vitrolles pour des problèmes administratifs.

 

Il se trouve qu’elle a discutée avec la guichetière qui lui a confié que désormais, elle n’avait pas le droit de passer plus de 3 minutes par usager pour traiter les dossiers.

 

Si on décode, 3 minutes / usager cela permet dans une logique économique de dimensionner les nombre de personnes nécessaires par jour, semaine, etc. Mais cela ôte toute notion de rapport humain par rapport des personnes qui ont des problèmes. Par ailleurs, cela met la pression sur les employés pour tenir les temps… C’est encore une dérive d’une logique basée sur l’économie et non sur l’homme…

 

DH

 

 

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 05:22

 


 

Sans commentaire...

 

DH

 



 

Communiqué du collectif Vitrollais de défense du service public postal.

 

 

Profondément touchés par l’annonce du suicide d’un agent de la poste des quartiers sud de Vitrolles, les membres du collectif de défense du service public postal expriment tout leur soutien à la famille et aux collègues de Robert.

 

Le collectif tient à exprimer sa grande colère devant ce drame dont nous ne pouvons douter qu’il est du à la dégradation des conditions de travail dans les bureaux de poste de Vitrolles.

 

Nous n’accepterons pas que s’installe à la poste le syndrome de France Télécom et exigeons qu’enfin la Direction prenne en compte à la fois les besoins des usagers du service public postal et les conditions de travail des personnels.

 

Il est significatif que la dernière période ait été marquée par de nombreuses fermetures inopinées des bureaux de Vitrolles sud et du Roucas, témoin des difficultés pour les agents en nombre insuffisant pour assurer le service  public qui faisait leur fierté.

 

Notre peine et notre colère sont d’autant plus vives que, nous en sommes convaincus, ce drame aurait pu être évité si la Direction avait tenu compte des actions et des propositions faites par le collectif depuis plusieurs mois.

 

Notre solidarité s’adresse à la famille de Robert mais aussi à ses collègues par l’exigence d’obtention des moyens pour un bon service public postal et des conditions de travail décentes.

 

La nouvelle réorganisation imposée devait faire l’objet d’une étude après six mois, la Direction de la Poste  s’y est refusée avec les conséquences dramatiques d’aujourd’hui.

 

Le collectif demande solennellement à la Direction de suspendre immédiatement cette nouvelle organisation et d’engager une véritable concertation avec personnel, usagers et élus.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Défense La Poste
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 05:35

Election cantonale de Vitrolles :

 

C’est parti pour le Front de Gauche avec

 

Henri AGARRAT et Solange GUES !

 

 

01-2011-Article-La-Provence-cantonale-Vitrolles.jpg

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Published by Didier HACQUART - dans Cantonales 2011
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