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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 06:01

 


 

Encore un dossier à suivre de près !

 

 

DH

 


 

Nicolas Sarkozy soutient l'Italien Mario Draghi pour le poste de président de la Banque Centrale Européenne, en remplacement de Jean-Claude Trichet. Mais Draghi porte un sacré boulet depuis son passage à la banque Goldman Sachs dans les années 2000.

(capture d'écran Dailymotion - Bloomberg - cc) 
 
 

Mario Draghi, actuel gouverneur de la banque d’Italie, passe pour être le candidat favori de l’Allemagne et de la France pour succéder en novembre prochain à Jean-Claude Trichet au poste stratégique de président de la Banque centrale européenne (BCE). Toujours prompt à trouver tout ce qui touche à la BCE admirable, Le Monde affirme même que « l’envergure internationale de M. Draghi en fait le seul candidat possible pour le poste ». Si l’on suit le « grand quotidien du soir », le match serait gagné avant d’être joué.

 
Il est vrai que la visite de Nicolas Sarkozy a Rome avait tout du voyage d’intronisation. Le président français assure « nous ne le soutenons pas parce qu’il est Italien, mais parce que c’est un homme de qualité ». Mon œil. Sarkozy a donné un os à ronger à Berlusconi afin d’éteindre la polémique naissante outre-monts à propos de l’OPA hostile du groupe français Lactalis sur l’italien Parmalat, avec le soutien ostensible du gouvernement français, et surtout du ministre de l’Agriculture Bruno Lemaire.


Le choix initial de Paris, c’était l’Allemand Axel Weber. Pas pour ses qualités intrinsèques, puisque ce père la rigueur germanique est un épouvantail de ce côté-ci du Rhin. Mais pour donner un gage à la chancelière Angela Merkel qui engageait l’Allemagne dans le Fonds européen de stabilité financière. Le gros Axel, hostile au sauvetage de la Grèce, n’ayant pas voulu marcher dans la combine, Paris a alors poussé Christian Noyer, actuel gouverneur de la Banque de France. Mais un Français qui succède à Trichet, c’est un peu dur à faire avaler aux autres européens. Reste donc Mario Draghi… Un « Européen du Sud » (autant dire du « club Med ») accéderait enfin à un fauteuil réservé jusqu’ici aux Néerlandais, Allemands ou Français. Pour faire bonne figure, Mario Draghi multiplie depuis quelques mois les discours sur la nécessité des « réformes structurelles » et de « la lutte contre l’inflation » (inexistante…). Des propos très politiques mais qui lui correspondent : ceux qui le connaissent disent de lui qu’il est comme Axel Weber avec des kilos en moins…


Le beau Mario, qui a été directeur du Trésor, et enseignât à la Banque mondiale, a néanmoins une sale tâche sur son CV. De 2001 à 2005 il fut vice-président en Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs, qui aidé en 2001 et 2002, la Grèce à dissimuler plusieurs dizaines de milliards d’euros d’emprunts d’Etat. Mario Draghi assure qu’il n’était pas au courant. Une réponse qui laisse perplexe : soit il ment, et c’est grave pour la BCE. Soit il est incompétent, et c’est dangereux pour les finances européennes. Il peut tout aussi bien être menteur et incompétent ! On attend avec impatience ses explications devant le Parlement européen, où siègent les Grecs assez remontés contre la banque d’affaires américaine, puisque ces opérations menées en complicité avec le parti de droite au pouvoir à l'époque a conduit la Grèce tout droit dans la nasse actuelle et son cortège de chômage et de privations. Mais l’avis du Parlement Européen n’est hélas que consultatif…


En cas de nomination, la BCE aurait à sa tête un homme qui a travaillé dans une banque privée, voire même un homme des banques. Ce serait une première. Jean-Claude Trichet et son prédécesseur le Néerlandais Wim Duisenberg étaient certes proches des milieux financiers, mais ils avaient fait toute leur carrière soit à l’université, soit dans la haute fonction publique soit dans les institutions internationales (FMI pour Duisenberg) où ils étaient réputés au service de l’intérêt général. Mais comme dit Le Monde, « sa connaissance des marchés en fait le meilleur candidat pour la BCE » aux yeux de « la communauté financière » !


Adoubé donc par les banquiers, Mario Draghi pourrait être désigné officiellement lors d’un conseil européen en juin prochain. Reste à savoir ce qu’en pense réellement Angela Merkel, qui, prudente, ne s’est toujours pas prononcée. Et c’est elle seule qui détient les clés de Francfort…

 

Hervé Nathan

 

 (*) marianne.fr

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 05:45

 


 

 

Arrêt sur Images : Jean-Luc Mélenchon débat avec Emmanuel TODD

 

 

J’apprécie les 2 personnalités…

 

DH

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 05:36

 


 

 

Il y a des anniversaires dont on se passerait bien, surtout pour le cadeau dans le cas présent !!

 

Le 26 avril 2006, c’était donc la catastrophe de Tchernobyl, et le cadeau à quelques semaines près c’est Fukushima au Japon passé niveau 7 il y a quelques jours…

 http://www.astrosurf.com/luxorion/Physique/tchernobyl-mai86.jpg

DH

 


 

 

Fukushima : informations et désinformation (*)

 

http://i.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L500xH243/pict14jpgw50ac3c-4cf05-5ed0a.jpg

 

Tel qu’annoncé la semaine passée par le Japon, Fukushima a été classé au niveau 7, le plus haut échelon de l’échelle en terme de gravité des accidents nucléaires civils. Les gens qui suivaient la situation de proche en étaient déjà conscients depuis des semaines, mais il aura fallu un mois aux autorités japonaises pour révéler au public ce qu’il savait depuis un mois.

 

En effet, les autorités japonaises ont été contraintes d’expliquer pourquoi il leur a fallu un mois pour rendre public les rejets à grande échelle de matières radioactives à la mi-Mars, provenant de la centrale nucléaire de Fukushima. Lorsque le gouvernement a annoncé le 12 avril qu’il avait relevé le niveau de la gravité de l’accident dans le complexe nucléaire de Fukushima Daiichi à 7, le pire à l’échelle internationale, le Japon a fondé cette décision en grande partie sur des modèles informatiques montrant les lourdes émissions d’iode radioactif et le césium entre le 14 et le 16 mars, peu de temps après le séisme d’une magnitude de 9,0 et du tsunami qui a rendu les systèmes refroidissement d’urgence de l’usine inopérants. Ce retard de près d’un mois avant de reconnaitre publiquement l’importance de ces émissions est un nouvel exemple de données et d’analyses portant à confusion, ce qui a mis les autorités sur la défensive quant à savoir si elles ont retardé ou bloqué la diffusion de l’information pour ne pas alarmer le public. Seiji Shiroya, un commissaire de la Commission de la sûreté nucléaire du Japon, un groupe indépendant qui supervise l’industrie nucléaire du pays, a suggéré une raison d’ordre public pour avoir gardé le silence. « Certains étrangers ont fui le pays même s’il semblait y avoir que peu de risque, dit-il. Si nous avions immédiatement décidé d’annoncer que la situation était de niveau 7, nous pourrions pu déclencher une réaction de panique ». Les émissions de particules radioactives ont atteint un sommet après les explosions d’hydrogène dans trois des réacteurs de Fukushima. (SeattleTimes/New York Times)

 

La majorité des Japonais ne font pas confiance à ce que leur gouvernement et Tepco leur racontent concernant la situation à Fukushima, et avec raison. D’autant plus que le gouvernement du Japon vient officiellement d’émettre une ordonnance aux sociétés de télécommunications ainsi qu’aux webmestres de censurer les rapports qui contredisent les communiqués de presse de l’État selon lesquels la catastrophe nucléaire de Fukushima est terminée. La nation a officiellement donné l’ordre aux sociétés de télécommunications et aux webmestres de supprimer le contenu des sites Internet qui contrent la position officielle du gouvernement que la catastrophe est sous contrôle et qu’il n’y a plus de menace provenant des radiations.

Le gouvernement affirme que les dommages causés par les tremblements de terre et par l’accident nucléaire sont amplifiés par les rumeurs irresponsables, et qu’ils doivent prendre des mesures pour le bien du public. L’équipe du projet a commencé à envoyer des « lettres de requête » à des organisations comme les compagnies de téléphone, fournisseurs d’accès à l’Internet, chaînes de télévision par câble, ainsi qu’à d’autres, exigeant d’eux qu’ils « prennent les mesures appropriées, basées sur les lignes directrices, en réponse à des informations illégales ». Les mesures comprennent d’effacer toutes les informations provenant de sites Internet que les autorités jugent nuisibles au moral et à l’ordre public. (Asia Pacific Journal)

 

La Commission de la sûreté nucléaire du Japon a publié seulement deux simulations par ordinateur des estimations de la dispersion de substances radioactives depuis l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi, alors que plus de 2000 d’entre elles ont été réalisées, selon les déclarations de sources proches de ce dossier.

 

The Christian Science Monitor notait récemment que Iouli Andreev, un spécialiste russe dans le domaine des accidents nucléaires, qui en tant que directeur de l’agence de nettoyage Soviet Spetsatom ayant contribué il y a 25 ans aux efforts pour nettoyer Tchernobyl, a également accusé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’être trop près des entreprises. « Il ne s’agit que d’une fausse organisation parce que chaque organisation qui dépend de l’industrie nucléaire – et l’AIEA dépend de l’industrie nucléaire – ne peut pas fonctionner correctement. »

 

En fait, les gens de l’AIEA n’ont même pas eu le courage d’entrer sur les lieux de Fukushima pour se rendre compte de la situation et les grands patrons de Tepco se défilent sans cesse. À la fin de cette vidéo, on peut voir des images normalement dissimulées des braves travailleurs de Tepco qui sont envoyés à leur mort en différé, à bord d’un autobus, en route pour aller réparer les dégâts à Fukushima. Tout cela pendant que le grand patron de Tepco disparait en se plaignant de stress et d’être sous énorme pression, et que les gens de l’industrie de l’énergie nucléaire nous chantent qu’elle est propre et sécuritaire, comme ce fût le cas dernièrement encore, de la part du directeur de General Electric Jeffrey Immelt qui était en visite au Japon, suite à la déconfiture des réacteurs Mark-1 que GE a construits. Eux, ils engrangent des milliards de dollars en profits avec cette industrie nucléaire, mais lorsque ça tourne au vinaigre, ils ne vont jamais régler leurs désastres eux-mêmes. Bien sûr que non. Ils envoient de pauvres petits travailleurs qui ont un courage et une dignité qu’ils n’auront jamais. Des travailleurs ayant décidé de sacrifier leurs vies pour tenter d’éviter le pire. Pourquoi ne pas forcer ces patrons, ces gens du gouvernement et du lobby de l’industrie nucléaire aller constater les dégâts et les nettoyer eux-mêmes ?

 

Et que dire de la dépendance de General Electric à l’égard des relations publiques pour couvrir leurs dégâts ? De 1990 à 2005, General Electric a dépensé plus de $122 millions en relations publiques, lobbying et efforts juridiques « pour lutter contre les demandes de nettoyer trois sites contaminés aux biphényles polychlorés (BPC) » rapporte O’Dwyer’s. Les trois sites sont « une bande de 320 kilomètres de la rivière Hudson, Housatonic (Pittsfield, MA) et un centre de transformateurs (Rome, GA) ».

 

Bien que ce soit difficile à imaginer, Tepco avait prévu de construire deux réacteurs supplémentaires sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, les n° 7 et 8 et en avait fait la demande officielle les jours suivant le début de la crise le 11 mars 2011. Les réacteurs de la centrale devaient entrer en opération en 2016 et 2017. Le président Masataka Shimizu a annoncé lundi que la société avait annulé leur plan de construire deux nouveaux réacteurs à sa centrale de Fukushima Daiichi, dans le nord du Japon. Ce n’est que la première fois depuis le 11 mars que la compagnie reconnait qu’elle abandonnera définitivement son projet de construire de nouveaux réacteurs. Shimizu a déclaré dans son témoignage devant le Parlement qu’il serait difficile de justifier la poursuite du projet d’ajouter ces deux réacteurs suite au tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé la centrale. Il a dit que Tepco présentera bientôt un nouveau plan au gouvernement, sans les nouvelles unités.

 

Lorsque c’est rendu que même Fox News accuse le gouvernement japonais d’agir de manière plus secrète que la CIA, c’est tout dire ! Et cela se poursuit de plus belle : le Secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, a présenté ses excuses au public à propos des déclarations faites aux médias concernant les zones autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui seraient inhabitables à long terme. Un conseiller du Cabinet, Kenichi Matsumoto, a déclaré aux journalistes hier que le Premier ministre a fait remarquer que des zones autour de la centrale nucléaire seraient inhabitables pendant une longue période. Plus tard, il est revenu sur ses commentaires et le Premier ministre a lui aussi nié avoir fait une telle déclaration. Mais les rapports ont mis en colère les dirigeants locaux, dont le gouverneur de Fukushima. Edano a déclaré qu’il est regrettable que les rapports aient suscité des inquiétudes pour les résidents ayant évacué la zone autour de la centrale nucléaire. (NHK)

 

C’est le langage orwellien : Kan déclare quelque chose qui est approximativement vrai, mais il est forcé de se rétracter !

 

Une chose semble assez claire pour certains, comme le géant bancaire Morgan Stanley, cependant : c’est que la situation au Japon est assez sérieuse pour partir de là, même si cela signifie de perdre beaucoup d’argent. Morgan Stanley a simplement décidé de plier bagage et de faire défaut sur la dette qu’il possédait pour un édifice situé à Tokyo. Morgan Stanley a remis les clés le 15 avril, sans tapage médiatique. Pourtant, il s’agit du plus important défaut de paiement de l’histoire du Japon : 3,3 milliards de dollars. Le bon sens nous dicte qu’ils savent quelque chose que nous ne savons pas, ou ils peuvent lire les signes. Tokyo reçoit une quantité importante de retombées nucléaires provenant de la fusion nucléaire de Fukushima. Ils ont décidé de quitter leurs investissements là-bas.

 

Mais pour le reste de la population, autant au Japon qu’ailleurs, une seule phrase résonne partout : « Il n’y a aucun risque pour la santé et la sécurité humaine ».

 

 

 

Source : Les 7 du Québec, Les Nouvelles Internationales et CentPapiers

 

(*) http://www.agoravox.fr

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 06:36

 


 

A lire l'analyse du camarade du Parti de Gauche, Alexis CORBIERE...

 

Il ne faut pas "se tromper d'erreur" comme disait quelqu'un...

 

DH

 


Le premier comportement électoral des ouvriers, c’est l’abstention. Pas le vote FN !

 

current_zoom.jpegLe Journal du dimanche (JDD) d’aujourd’hui, relayé par Le Monde, vient de pondre un drôle d’œuf de Pâques qui fait la Une : « Marine le Pen le plébiscite ouvrier ». Rien que ça. Un sondage réalisé par l’IFOP sur le vote des ouvriers en 2012 assure que 36 % d’entre eux sont prêts à voter pour la candidate du FN. Pris comme cela, le chiffre impressionne et déstabilise toute conscience de gauche (c’est le but). Cette annonce vient s’ajouter à la longue litanie, répétée du matin au soir et du soir au matin, « la progression i-rré-sis-tible de Marine Le Pen ». Les mêmes journaux ne disent pas un mot sur le fait que le programme du FN ne propose aucune augmentation de salaire, aucune proposition sur les loyers trop élevés, aucun droit nouveau pour les salariés, accepte la fin de la retraite à 60 ans, etc…non, cela on ne le saura pas. Ceux qui l'invitent sur tous les plateaux de TV ont autre chose à faire que de s'arrêter à ses détails. Mais, on vous répètera jusqu'à la nausée qu’elle seule « séduit les ouvriers avec son nouveau discours social ». Généralement, ce discours superficiel va de pair avec un mépris de classe présentant les ouvriers comme des xénophobes ou des incultes. Pourquoi ne dit-on jamais qu'elle est aussi la candidate des petits patrons et des commerçants qui payent mal leurs employés et ne veulent pas de syndicats ?


J’arrête là mon mauvais esprit. Je ne sous estime aucun danger, bien au contraire. La situation n’est pas très réjouissante. Je ne cherche pas à nier qu’une part significative de la classe ouvrière vote Le Pen, père ou fille. Je voudrais par contre attirer l’attention du lecteur sur le fait qu’hélas cela n’est pas nouveau. Cela fait plus de 20 ans, selon les scrutins et particulièrement lors de l’élection présidentielle, qu’autour de 30 % des ouvriers qui vont voter le font pour le FN. Mais je souligne un point : seulement les ouvriers qui vont voter. Ces derniers sont très minoritaires. Car le premier comportement électoral des ouvriers en France c’est l’abstention, à près de 70 %, et cela aussi est préoccupant. Reporté aux nombres d’électeurs inscrits, parmi les ouvriers, les électeurs FN représentent généralement moins de 10 %. Cette réalité reste lourde de danger car rien de bon ne sort de l’inertie des peuples, elle est la forteresse des tyrans disait Machiavel.


Donc, ce que ne nous dit pas le JDD et son sondage pour l’instant c’est : combien d’ouvriers ont été interrogés pour obtenir ce résultat et combien n’ont pas répondu ? Combien ont dit qu’ils allaient s’abstenir en 2012 ? Cette abstention est la marque d’une colère, d’un rejet, d’un désarroi que nulle force n’organise encore de façon cohérente. Ne pas évoquer l’abstention quand on veut décrire le vote des ouvriers c’est décrire un tableau en ne se focalisant que sur un seul personnage. Procéder ainsi, c’est s’interdire de comprendre.


Sarkozy-Borloo_pics_390.jpgAutre constat que nous livre ce drôle de sondage si on le croit : près de 70 % des ouvriers qui iront voter veulent le faire pour un candidat de droite et d’extrême droite. Les ouvriers de gauche ne s’expriment pas. Ils doutent. Mais regardons le détail dans la droite. Le président sortant, qui concentre tous le pouvoirs, obtient 15 % ce qui est exceptionnellement faible dans la Ve République. Si l’on additionne Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, Nicolas Dupont-Aignan et François Bayrou on obtient 20 %. Nicolas Sarkozy est donc minoritaire dans son propre camp. C’est un fait qui va accélérer la crise politique dans la droite. Cela renforce le Front national qui est en train de structurer le vote traditionnel des ouvriers qui votaient à droite et qui se radicalisent. Comment pourrait-il en être autrement dans la situation sociale actuelle et dans le climat idéologique entretenu par l’UMP et le gouvernement.


Et la gauche ? Elle est ramenée dans sa totalité à 30 %. Faible. J’intègre dans ce chiffre exceptionnellement bas le résultat de Dominique Strauss-Kahn et celui de Nicolas Hulot. Je ne reviendrais pas sur le premier, Directeur du FMI, qui n’a fait pour l’heure aucune proposition. Son score annoncé est donc celui du PS. Rien de plus. Il ne produit aucun effet d’entraînement malgré qu’il soit présenté comme le seul à gauche qui puisse battre Sarkozy. Quand à Hulot, il ne se définie pas pour l’heure comme un homme de gauche. Est-il possible d’admettre qu’après 4 ans d’un sarkoysme dur, la gauche n’apparaisse pas comme une alternative dans les milieux populaires qui seront déterminants pour l'emporter ? Peut être. Cela démontre surtout que la gauche est à reconstruire, qu’il existe une attente qui n’est pas satisfaite.


arton3673-9f884.jpgLes grands bataillons sont silencieux pour l’instant, l’arme au pieds. Il y a donc des cœurs à prendre et des têtes à convaincre. C’est encore la tâche du Front de Gauche de montrer que cette force est disponible. Elle a obtenu près de 11 % des suffrages lors des élections cantonales, il y a un mois. Les électeurs mentent-ils dans les urnes et ne disent-ils seulement la vérité qu'aux instituts de sondages ? Existe-t-il une autre solution que de renforcer cette force nouvelle, de l’élargir, de mieux faire connaître ses propositions ? C’est aux millions d’ouvriers abstentionnistes que le Front de Gauche doit s’adresser sans relâche sans avoir les jambes coupées par des sondages ahurissants. La candidature de Jean-Luc Mélenchon doit répondre à cette attente. Sinon, qui d'autre ? Toutes les tentatives récentes et les appels qui visent à imposer une « candidature unique de la gauche » sont un contre sens absolu. Je ne suis pas dupe, elles ne sont pas toutes de bonne foi et souvent impulsées par des pseudo-jeunes mondains proches de DSK qui organisent son retour sans réel contenu politique, si ce n’est le danger du FN. C'est par la peur qu'ils veulent imposer leur champion. Ce ressort ne suffira pas. Il fera illusion le temps des primaires, puis il cassera. Notre peuple et notre pays ont besoin de politique. Bien sûr, il faut éviter la division inutile dans la gauche, particulièrement dans « l’Autre gauche ». Mais aillons un peu de mémoire. En 81 et 88, François Mitterrand l'a emporté avec 6 candidats de gauche au premier tour. En 1995, il n'y en avait plus que 5 et la gauche a perdu, puis ils furent 8 et 7 aux élections de 2002 et 2007 avec les conséquences que l'ont sait. A présent, ils sont à nouveau 5 à gauche a être testés dans les sondages. Il n'y a donc là rien d'exceptionnel. Pourquoi alors certains jouent la petite musique de "halte à la division" (toujours populaire) qui sonne en fait comme "rentrez dans le rang".  Tout cela ne traduit que la peur des socialistes d'être battus dès le premier tour. Je le dis sans détour : la proposition d'un seul candidat (ou candidate) pour toute la gauche est une absurdité qui nous coûtera collectivement très cher. Car, soyons franc, qui peut croire que tout seul, le candidat socialiste issue des primaires pourra l’emporter ? Quelle réserve de voix à la gauche pour le second tour ? Méfions nous donc des faux amis. En 2002, Lionel Jospin n’a pas été éliminé dès le premier tour en raison du trop grand nombre de candidatures à gauche. Tous ceux qui ont fait sa campagne l’ont alors mesuré. Il a perdu en raison de son incapacité à mobiliser l’électorat populaire et particulièrement l’électorat ouvrier. Neuf ans après le 21 avril 2002, la gauche n’aurait-elle rien appris ?


L’horloge de l’histoire est en train de tourner. Ne nous trompons pas dans l’heure qu’elle indique.

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 06:07

 

 


 

 

J'aime bien, tout simplement...

 

DH

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 06:09

 


 

Fukushima : encore 6 à 9 mois pour arrêter la cata, et combien pour s'en remettre ?


Pour la suite de la série, cliquez ICI.
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 05:45

 

 

 


 

Sur over-blog, hébergeur de ce site, il est possible de lancer une alerte sur des propos ou autres qui pourraient être diffusés sur un blog.

 

J’ai déjà reçu ce type de message. Une fois, c’était une personne ex FN citée dans un article de presse qui voulait effacer les traces internet de ses agissements passés. Pour ne pas créer d’histoires inutiles, j’ai retiré son nom en laissant les initiales.

 

Dernièrement, cela été le fait du candidat FN à la cantonale de Vitrolles qui voulait que je retire un lien facebook le concernant et que j’avais trouvé via google. Je l’ai fait aussi, ce qui ne l’a pas empêché lui, de créer un compte facebook me concernant !

 

Bizarrement, j’ai reçu le 22 avril 2011, 3 messages d’alerte d’over-blog que je retranscris ci-après y compris avec les fautes d’orthographe. On me demande « tout simplement » de fermer le blog !

 

Tout d’abord, il faut noter que les mails donnés sont « bidons » et les argumentaires succincts. Il serait  en effet surprenant que d’un seul coup 3 personnes différentes au même moment découvrent des problèmes sur mon blog !

 

Pourquoi tant de haine pour mon « modeste » blog ? Qui est-ce que je dérange par mon blog ?

 

Concrètement, je ne change rien et je continue ! Je m’en expliquerai bien volontiers avec Over-Blog, excellent hébergeur que je recommande à tous...

 

A suivre ?

 

DH

 


 

Message du 22/04/2011 02:08:58

 

Bonjour,


Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

  • email : Mimijoia@msn.com
  • desciption : Bop d'article citer sur le blog merci de supprimer le blog
  • raisons : Bop depage

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : didier-hacquart.over-blog.com
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog –

 


 

Message du 22/04/2011 02:08:05

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

  • email : Toto@msn.com
  • desciption : Tout le blog
  • raisons : Toute les page

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : didier-hacquart.over-blog.com
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog

 


 

Message du 22/04/2011 02:02:50

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de reporter un contenu abusif sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

  • nom et prénom : David Cohen
  • email : Romantica_utopia@msn.com
  • description : http://didier-hacquart.over-blog.com/20-index.html
  • raisons : Diffamation , droit à l'image et non respect de la vie priver sur beaucoup des pages du site 60 pour-cent du blog et signalez , une plainte sera déposer contre le créateur et contre l'hébeur

Si cette plainte est fondée, merci de bien vouloir faire le nécessaire pour retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog - -

 


 

La suite, mails recopiés tel quels,  avec les « fotes d’ortografes »…

 

 

 

24/04/11 21 :47 :49

 

Report d’abus sur le blog : Le blog politique de Didier HACQUART

 

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

·                     email : Fdg@hotmail.com

·                     desciption : http://didier-hacquart.over-blog.com/

·                     raisons : Bcp d'articles

 

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : didier-hacquart.over-blog.com
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog -

 

 

24/04/11 21 :50 :47

 

Report d’abus sur le blog : Le blog politique de Didier HACQUART

 

 

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

·                     email : Chourak@gmail.com

·                     desciption : http://didier-hacquart.over-blog.com/

·                     raisons : Le front de gauche et antisémite ... Je vous ai croiser et vous ne m avez pas dit bonjour car j avez ma kippa!!!! Oui monsieur devant témoin !

 

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : didier-hacquart.over-blog.com
Cordialement,
- L'équipe d'OverBlog –

 

25/04/11   11:30:08

 

Report d’abus sur le blog : Le blog politique de Didier HACQUART

 

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

·                     email : Bensoussan@Mb.is

·                     desciption : http://didier-hacquart.over-blog.com/article-fermeture-du-blog-de-didier-hacquart-72292955.html

·                     raisons : Diffusion d'information personnel , notamment email

 

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : didier-hacquart.over-blog.com
Cordialement,
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25/04/11   11:31:32

 

Report d’abus sur le blog : Le blog politique de Didier HACQUART

 

 

Bonjour,
Un visiteur de votre blog Le blog politique de Didier HACQUART, Adjoint PS de Vitrolles (13) entre 2002 et 2008 vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

·                     email : Sarahbenamou@Yahoo.com

·                     desciption : http://didier-hacquart.over-blog.com/article-fermeture-du-blog-de-didier-hacquart-72292955.html

·                     raisons : Diffusion d' information personnel notamment email et nom et prénom

 

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.
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Cordialement,
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 06:08

 


 

Je suis salarié dans le privé et il se trouve qu’il y a peu de fonctionnaires dans ma famille.

 

 

J’ai vraiment découvert la fonction publique, territoriale en l’occurrence « de l’intérieur » lorsque j’ai été élu Adjoint au Maire en 2002 et plus particulièrement en charge du Personnel Municipal.

 

J’ai pu faire la comparaison sur les statuts, les salaires, les compétences, etc. sans oublier la notion de service public !

 

Vilipender les fonctionnaires qui seraient inutiles par nature, comme le fait à mots couverts le gouvernement, est inacceptable   Geler le point d’indice est un scandale car les fonctionnaires sont des hommes et des femmes qui doivent nourrir et loger leurs familles. Ce n’est pas « une race à part » et pas un « fardeau pour la nation, bien au contraire.

 

DH

  


 

 

Sarkozy laisse les fonctionnaires à la diète

 

Mercredi, 20 Avril 2011 / François Cocq et Magali Escot

 

 

 

 

Le gel par le gouvernement du point d'indice, pierre angulaire de la rémunération des 5,2 millions d'agents de la fonction publique est une gifle pour celles et ceux qui sont les garants du service-public et donc de l'intérêt général.

 

Année après année, les mêmes voient les conditions pour remplir leurs missions se dégrader du fait de la saignée que constitue le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il faut encore qu'ils soient mis au pain sec et à l'eau pour permettre, à l'autre bout de la chaîne, à toujours la même oligarchie de se baffrer.

 

Le gouvernement Sarkozy impose ce plan d'austérité pour répondre aux exigences du semestre européen et au pacte euro plus qu'il a lui-même contribué à instituer.

 

Anti-démocratique, injuste et inefficace, cette potion libérale ne vise, en France comme en Grèce, en Irlande ou au Portugal, qu'à permettre aux banques de se servir dans les poches des salarié-e-s.

 

Le Président Sarkozy a dès lors beau jeu de rejouer une fois encore la danse du ventre dans les Ardennes quand c'est au contraire la question du partage des richesses, dans le public comme dans le privé, qui doit être posée.

 

Pour le Parti de Gauche, celui-ci ne peut se faire qu'en augmentant le SMIC à 1600 € nets, en établissant un salaire maximal et un revenu maximal ! Pour la fonction publique, la revalorisation du point d'indice est la base de cette démarche

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 05:46

 


 

Le 7 avril le parlement européen a rejeté une résolution sur la sécurité nucléaire par

 

264 votes pour, 300 contre et 61 abstentions.

 

Et oui...

 

DH


 

Communiqué de presse de:

 

 De Marie-Christine Vergiat  députée européenne Front De Gauche 

 

Strasbourg, 7/4/11

 

Sécurité nucléaire: le Parlement Européen se ridiculise !

 

"Au moment où, après l'accident de Fukushima, l'inquiétude grandit dans la population quant au risque nucléaire, le Parlement européen, sous la pression des jusqu'auboutistes de deux bords, s'est montré aujourd'hui incapable de voter une résolution répondant à ces inquiétudes.

 

Un travail de concertation avait pourtant permis de soumettre au vote une proposition de résolution commune qui prenne en compte ces inquiétudes en respectant la situation très différente des Etats membres dans ce domaine.

 

Cette résolution avait pour objectif de penser prioritairement à la sécurité nucléaire et donc à celle des populations.

 

Nous savons tous et toutes que ce sujet est difficile et délicat. Certains ont privilégié le lobbying et de dogmatisme au mépris de l'intérêt général, je le regrette profondément".

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:12

 

 


 

 

Le camarade Alexis CORBIERE du Parti de Gauche a fait une analyse détaillée du programme économique du FN. Pourquoi s'en priver pour un débat sur les idées.

 

 

DH

 

 


Marine Le Pen : régression sociale au programme… et réflexions sur la « nature » actuelle du FN

1992_20FN_20Produisons_20Francais_20avec_20des_20Francais-7b909.jpgRevenons sur le « nouveau » programme économique du FN qui se prétend désormais social (En réalité, aucune nouveauté, faut-il rappeler les anciennes affiches de ce parti en direction de ouvriers ?). Premier constat, il ne dit pas un mot sur les salaires, ne revendique aucun droit nouveau pour les salariés, ne demande pas le rétablissement de la retraite à 60 ans, et n’apporte rien aux employés et ouvriers qui représentent pourtant la grande moitié de la population active. Exemple frappant, le FN présente sa position sur les 35 heures et la réduction du temps de travail, dans une syntaxe totalement incompréhensible. En effet, le document présenté (et consultable sur le site du FN) propose, et je cite la phrase in extenso sans la moindre coupe : « - réduit le nombre d’heures travaillées globalement en France (question des 35 heures) ». Qu’est ce que signifie ce galimatias confus ? Parmi les journalistes présents lors de la conférence de presse du FN certains ont compris que le FN était contre les 35heures (Le Figaro), alors que d’autres ont pensé qu’ils y sont plutôt favorables (Libération). C’est dire le niveau de limpidité de la chose. Le reste du programme est à l’avenant. Marine Le Pen veut « une retraite à la carte », c'est à dire le rêve du MEDEF : la fin d’un droit collectif. 675621_marine-le-pen-newly-elected-france-s-far-right-national-front-political-party-leader-speaks-during-a-news-conference-in-tours.jpgPuis, sur les points qui concernent les salariés, le FN enchaîne confusément des généralités approximatives et surtout des silences éloquents. Qu’on en juge. Rien sur le SMIC et pas un mot demandant l’augmentation des salaires. Une paille. Certes le FN demande « une meilleure répartition des richesses produites » (Je crois me souvenir que Nicolas Sarkozy disait la même chose pendant sa campagne électorale) qui sonne comme une sentence de gauche. Mais, au profit de qui ? On n’en sera pas plus. Il joue sur les mots et pratique l’esquive. Il ne dit pas clairement qu’il veut une autre répartition des richesses entre capital et travail au profit des travailleurs, en revenant par exemple au niveau de 1983. Il y a 28 ans, c’était alors, pour la richesse produite, environ 70 % qui revenait au travail et 30 % pour le capital. Aujourd’hui, en comparaison, le travail a perdu 10 points au seul bénéfice du capital. Si l’on inversait la donne, ce « rattrapage » signifierait chaque année 170 à 200 milliards d’euros supplémentaires pour les salaires. C’est considérable. C’est là l’enjeu central pour toute politique de gauche. Le FN considère-t-il pour sa part qu’il faut un rattrapage immédiat et significatif des salaires ? Non. Qu’en pense le FN dans le détail ? Silence.

 

Photo-009_petit.jpgEn fait, seule mesure claire abordant le sujet, le FN veut « redonner du pouvoir d’achat aux Français en luttant contre les ententes et les pratiques abusives de la grande distribution ». C'est-à-dire qu’il se veut le porte-parole des petits commerçants contre les gros. Je ne sous estime le problème, mais cela ne constitue pas un programme social au profit du plus grand nombre et des travailleurs les plus modestes. On  retrouve là le discours classique de l’extrême droite en défense du petit patronat, datant du mouvement Pierre Poujade (animé en 1956 par le jeune Jean-Marie Le Pen), qui voulait déjà comme l’écrit le programme actuel du FN « alléger la bureaucratie en soutien aux TPE et PME ». Il faut comprendre dans cette idée que les frontistes veulent surtout supprimer toute la réglementation qui empêche les fraudes. Marine Le Pen insiste et présente ses mesures fiscales dans le but surtout d’en faire bénéficier « les classes moyennes et les PME », elle veut « une simplification de l’impôt sur les sociétés ». Au passage elle fait disparaître l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions derrière un seul et unique impôt « sur le patrimoine » aux contours assez vague. Elle le reconnaît, les TPE et PME seront « les deux grands bénéficiaires de la révolution fiscale » qu’ils mettront en oeuvre. Pas les catégories populaires. Au moins le message est clair.

 

J’insiste. Dans le document officiel du FN, concernant le pouvoir d’achat, préoccupations revenu_maximum.jpgmajeures de tous les français, le Front national reste silencieux. Sidérant. Pas un mot par exemple sur les salaires abusifs des grands patrons. Évidemment, pas de « salaire maximum », c'est-à-dire l’interdiction d’un écart supérieur de 1 à 20 entre les salaires dans une entreprise, tel que le Parti de Gauche  le demande. Rien non plus pour empêcher ou limiter les licenciements ni sur la protection des salariés. Rien sur la précarité et la demande urgente de titularisation dans la fonction publique, aucune demande de limitation drastique des contrats précaires dans les entreprises. Mais, au cours de la conférence de presse, percevant la légèreté de ses propositions sur le plan social, tout comme elle l’avait fait lors de son débat face à Jean-Luc Mélenchon sur BFM-TV en février, Marine Le Pen a une nouvelle fois avancé l’idée de « rétablir l’échelle mobile des salaires ». Je m’arrête là-dessus un instant. D’abord ce n’est pas une nouveauté propre à Marine Le Pen et à son arrivée à la tête du parti. Il y a un an déjà, en mai 2010 précisément, Jean-Marie Le Pen encore Président du FN soutenait cette idée. C’est révoltant car c’est habile, puisque c’est une référence, au moins par le vocabulaire, à une idée de gauche très ancienne. Dans les années 30, les communistes révolutionnaires liaient la proposition d’une échelle mobile des salaires avec celle d’une échelle mobile des heures de travail. La revendication marchait sur les deux jambes. Pas au FN. C’est là une stratégie souvent utilisée par l’extrême droite. Il s’agit de prendre les mots de l’adversaire pour mieux jeter le trouble, tout en modifiant le sens. C’est d’autant plus facile quand la gauche les a laissé choir depuis longtemps. Ces gens là se nourrissent toujours des faiblesses de notre camp. En théorie, l’échelle mobile des salaires revient à indexer les salaires sur certains produits de consommation courante pour s’assurer que le pouvoir d’achat soit stable même si les prix augmentent. D’une certaine façon, elle a existé en France après la libération, mais fut abandonnée en novembre 1982. Dans la façon dont elle existait, elle n’a jamais empêché les petits salaires et l’injustice sociale.

 

33456_439068482014_514802014_5726511_2867278_n.jpgQu'importe, pour le FN, cela permet de dire quelque chose, sans pour autant se prononcer clairement pour une augmentation des salaires dès à présent tel que je l’ai souligné tout à l’heure. Une simple « échelle mobile » sans augmentation immédiate des salaires pour revenir (par exemple, mais on peut faire mieux) au niveau de 1983, est une « mesurette » très peu significative. C’est une simple façon de dire « on veillera à ce que vous ne perdiez pas encore plus de votre pouvoir d’achat ». C’est faible. Dans la bouche de Marine Le Pen, c’est du « canada dry » de discours social. Car, en 2011, il ne suffirait pas d’indexer les salaires sur les prix (lesquels ? Sur quelle assiette ? A quelle hauteur ? Pourtant c’est dans la précision que l’on pourrait juger de l’intérêt d’une telle mesure) pour améliorer la situation de notre peuple. Les dépenses « pré engagées », (c'est-à-dire le loyer, les crédits, impôts, assurances, etc..) représentent plus de 45% des budgets mensuels des familles. Cela ne représentait que 41% en 2001. Et, pour les familles les plus modestes, cela représente même 75 %, contre 50% en 2001. Enfin, c’est non seulement les salaires qu’il faut augmenter, mais aussi les allocations, limiter la part des loyers, etc…Je rappelle qu’aujourd’hui, 7 millions de personnes vivent dans la pauvreté, pour beaucoup en ne percevant que des allocations. Quelles solutions pour eux ? Mystère. Ici, Mme Le Pen fait de l’esbroufe, d’autant que je souligne une nouvelle fois que cette revendication n’est pas écrit dans le programme du FN mais n’est qu’une idée balancée oralement, sans plus de précisions.

 

lepreag.jpgJ’entame à présent la deuxième partie de cet article. Parfois, certains de mes amis sont un peu déstabilisés par ce qu’ils jugent comme un nouveau discours du FN, plus "social". Cela les trouble et les désarme. C’est pourtant, à travers l’histoire, le propre de l’extrême droite de faire entendre une musique qui semble sociale. En cela, sous la houlette de Marine Le Pen le FN renoue avec une longue tradition historique, plus proche de la grande famille des tentatives de construction d’un « fascisme à la française » que le FN du passé présidé par "papa". Le Front national, dirigé par Jean-Marie Le Pen  affichait une orientation économique d’un libéralisme sauvage, pour la retraite à 65 ans, pour la semaine de 42 heures. Il correspondait à une période qui n’est plus. La crise sociale n’a fait que s’approfondir. Dans les années 80, le père Le Pen mêlait avec bagou les provocations antisémites et racistes, les attaques anticommunistes, tout en s’affichant en train de serrer la main à Ronald Reagan qui fut sans doute le Président des Etats-Unis le plus libéral et le plus hostile aux travailleurs. Ce point est d’importance. Il permet de comprendre que ce n’est pas le FN qui a changé, sous l’impulsion personnelle de Mme Le Pen « rompant avec l’extrême droite » (comme je le lis parfois avec stupeur) mais l’état social de notre pays. Les frontistes adaptent leurs discours à la période, mais l’objectif initial reste identique. Et c'est ainsi depuis deux siècles. En 1996, Bruno Mégret reconnaissait dans La lettre de Jean-Marie Le Pen : « beaucoup de valeurs sacrées, morales, identitaires ou nationales défendues par le mouvement national ont été prônées dans le passé par des mouvements ou des penseurs contre-révolutionnaires, antidémocratiques ou antirépublicains. La mission du Front national consiste précisément à rendre possible la renaissance de ces valeurs à l’aube du XXIe siècle dans le cadre de la République et du principe démocratique de la souveraineté populaire ». C’est limpide. Mégret a quitté le FN, les mots changent, quelques visages aussi, mais la cible reste la même et beaucoup de proches actuels de Marine Le Pen sont des anciens « mégretistes » tel le secrétaire général Steeve Briois.

  

9782913165014FS-81ae0.gifEn écrivant ces lignes, je repense au livre passionnant de Daniel Guérin, Fascisme et Grand capital, écrit en 1932. Ce fut un des livres majeurs de mes premières années militantes. Guérin, jeune journaliste adhérent de la SFIO, fait un voyage en Allemagne durant les mois qui précèdent la victoire des nazis. Il écrit : « Le fascisme est un système, une idéologie, une issue. Il ne résout certes rien, mais il dure. Il est la réponse de la bourgeoisie à la carence ouvrière, une tentative pour sortir du chaos, pour réaliser, sans trop compromettre les privilèges de la bourgeoisie, un nouvel aménagement de l’économie, un ersatz de socialisme. » La dernière phrase doit être méditée et bien comprise : « un ersatz de socialisme ». L’extrême droite s’est toujours construite comme une force sociale, en capacité de pénétrer la classe ouvrière, pour mieux l’affaiblir et la diviser. Jusqu’à présent, le FN n’y est pas encore arrivé. Loin de là. Mais il y travaille avec patience et acharnement. Pour l’heure, sa faiblesse organisationnelle dans le mouvement ouvrier ne lui permet pas d’affronter frontalement les puissantes organisations syndicales. Mais demain ? Les quelques exemples de syndicalistes les ayant rejoint, mis en avant par la presse ou le FN, ne sont que des marginaux déboussolés sans base réelle. Un dénommé Fabien Engelmann, nouvelle coqueluche médiatique du FN, ex syndicaliste CGT, prétendument passé du NPA au FN (grâce au groupe Riposte Laïque) n’est qu’un personnage mineur à l’esprit confus. J’ai lu quelques unes de ses interviews. Il prend la pose en répétant les âneries historiques du FN pour expliquer que la « préférence nationale » était une mesure du Front populaire ! Il ferait mieux de se taire. Cet ignorant ne fait là que reprendre un mensonge du FN que j’ai déjà démonté sur ce blog et dans un petit livre écrit en 1998. Il me faudra y revenir dans un prochain article.

 

imagelps.jpgLe FN va axer son rassemblement du 1er mai 2011 sur le terrain social. C’en est fini de Jeanne d’Arc comme unique symbole. La campagne présidentielle 2012 a commencé. L’affiche affirme : « Avec Marine, pour un printemps social ! » Les gredins ! Le contre temps est révélateur. Lorsque l’automne était vraiment social, en septembre et octobre dernier, que plus de 9 millions de salariés luttaient pour la défense de la retraite à 60 ans, le FN insultait les syndicats et appelait à la fin des grèves et des manifestations. Pense-t-il que nous n'avons pas de mémoire ? Dans 15 jours, il va essayer d’organiser « une parade de ses syndicalistes ».  Son Vice-Président Louis Aliot, veut mettre en place un Cercle national de défense des travailleurs syndiqués afin que : « face aux discriminations politiques qui sévissent au sein de certaines organisations syndicales françaises et face aux exclusions dont sont victimes des militants du FN » il permette de « se regrouper indépendamment de leur appartenance syndicale, pour assurer une défense et une riposte aux intolérables atteintes aux principes démocratiques dont se rendent coupables les grandes centrales syndicales ». Pas sûr que cela ait du succès, mais il faudra avoir l’œil sur ce Cercle pour syndicalistes qui ne tournent pas rond.

 

Poster-PSF-Roques.jpgRetrouvons la mémoire de notre grand pays. Elle est riche d'enseignements. Dans les années 30, l’extrême droite battait aussi le pavé le 1er mai pour défier le mouvement ouvrier. N’oublions jamais qu’après la dissolution des Croix de feu en 1936, un grand parti lui succèdera, le Parti Social Français, sous l’impulsion du Colonel François de la Roque. Il rassemblera plus de 500 000 adhérents (peut être même un million). C'était un grand mouvement d'extrême droite, anticommuniste virulent et adversaire du marxisme, catholique conservateur, il revendiquait "l'association capital-travail". Lui aussi utilisait les mots de République et de liberté sur ses affiches. Il compta en 1939 jusqu’à 3000 maires, 541 Conseillers généraux et 12 députés. Son slogan principal était "Social d'abord". Il prônait la « réconciliation nationale » dans le cadre d'un régime présidentiel fort et corporatiste. Il fut l’inventeur du triptyque « travail, famille, patrie » repris par le gouvernement de Vichy. Durant les premières années de la collaboration, il fournit beaucoup de cadres du gouvernement de Pétain, puis de La Roque refusa l’alignement total sur l’Allemagne nazie et devint une sorte de "pétainiste résistant". Mais, le parcours atypique de son principal dirigeant ne doit pas nous faire oublier que ce parti fut un adversaire du Front populaire et de la gauche, et que son discours politique a constitué le terrain fertile sur lequel le Maréchal Philippe Pétain et sa "Révolution nationale" a prospéré. Le PSF, parti de masse d'extrême droite, à la nature incertaine bousculée par les grands évènements de l'histoire, est aujourd'hui considéré par les spécialistes comme le plus important parti de droite ayant existé en France. Durant ces années 30, il y eut aussi le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot qui compta lui près de 130 000 membres. Lui, implanté dans certains secteurs de la classe ouvrière, fut clairement une tentative de parti fasciste. Tout comme le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat qui eut 30 000 adhérents. Ni tout à fait semblable, ni tout à fait éloigné, le FN est l'héritier de chacune de ses formations. Les slogans les plus connus du parti des Le Pen père et fille sont issus de cette histoire. "Ni droite, ni gauche, français" (repris par le FNJ), "La France au français", "Français d'abord", etc... tous ces mots d'ordres ont déjà été hurlés par les militants de ces partis mobilisés pour empêcher une révolution socialiste et citoyenne dans cette France d'avant guerre. La  peur des "rouges" les mobilisait. La dynamique à l'extrême droite puise toujours ses racines dans la peur des possédants de tout perdre et dans la dislocation d'un système qu'ils ont longtemps défendu. Elle répond comme un miroir à la mobilisation de la gauche et du salariat. L’histoire recommencerait-elle ? Les contours de la vie politique ne sont plus les mêmes, nous vivons dans une société où le spectacle télévisuel occupe une place centrale. Mais cela ne doit pas nous interdire de comprendre notre histoire, pour mieux préparer le futur. Il peut exister dans ce pays un grand parti d’extrême droite autour duquel la droite en crise se recompose. Ce fut déjà le cas.

 

1697694733.jpgIl faut sortir des faux débats, comme la TV nous le propose régulièrement ces dernières semaines, pour savoir si « le Fn est un parti comme les autres » ? La question est inepte. Ce n’est pas le sujet. En la posant, on valorise cette formation, on la singularise. Le Parti de gauche aussi a la prétention de ne pas être « un parti comme les autres ». Nous voulons la rupture avec cette société inégalitaire. Le FN lui, veut maintenir le vieil ordre social. Il est le « diable de confort » de ce monde injuste. Demain, il peut en être le chien de garde lâché aux trousses des forces de gauche. Il a compris que nous sommes entrés dans l’ère des grands affrontements sociaux. Il s’y prépare, pour briser la vieille aspiration de notre peuple à une société plus juste et plus fraternelle. Et dans un tel contexte, les capitulations successives de la direction du PS nous amène encore plus vite à la catastrophe. Qui peut imaginer que le Directeur du FMI et sa politique d'austérité soit un barrage contre l'extrême droite ? Seul l'oubli de notre histoire peut aveugler à ce point nos amis socialistes. La période nécessite de garder les yeux grands ouverts, sans céder aux charmes d'un quelconque homme providentiel incarnant une politique qui partout a fait faillite.

 

 

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