Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 05:20

 


 

N'oublions pas que "nous ne faisons qu'emprunter la planète à nos enfants"...

 

Quelque part cela rejoint, involontairement, quoique (!), ma chronique de lundi. 

 

DH

 

 

 


 

La course à l'abime

  

iaea_bandeau

 

La très officielle Agence internationale de l'énergie vient de publier des chiffres catastrophiques sur les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. En 2010, 30,6 gigatonnes de CO2 ont été rejetées dans l'atmosphère, soit « un bond de 5% par rapport à la précédente année record de 2008 ». L’Agence parle de « sérieux revers » de la lutte contre le réchauffement climatique et estime que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites l’objectif de limiter la hausse moyenne des températures à 2°C sera « une belle utopie ». Selon l’AIE c’est plutôt 4°C qu’il faut craindre. Un scénario catastrophique : non seulement la chaleur deviendrait insupportable dans certaines parties du globe, mais les changements climatiques « mèneraient à un large mouvement de migrations et à des conflits, perturbant la vie de centaines de millions de personnes à travers la planète. »

 

 

Cette information est-elle moins intéressante que l’affaire DSK ou le PMU politique des primaires socialistes ? Le sujet méritait-il moins d’être discuté au G8 que celui de la « moralisation du web » ? Le silence qui accompagne ce rapport confine à l’inconscience suicidaire. Mais il s’explique. La lutte contre les émissions de GES contredit les dogmes en vigueur et les intérêts des puissants. Ceux à court terme cela va de soi mais le long terme ne compte pas dans ce capitalisme financier obsédé de rentabilité immédiate.

 

Les derniers chiffres publiés montrent notamment que la principale cause de cette hausse est le développement du commerce mondial qui est l’un des piliers du consensus néolibéral et l’objectif d’institutions comme l’OMC. On avait l’habitude de saluer la baisse des émissions de carbone des pays développés réalisée depuis le sommet de Rio de 1990 en critiquant la hausse continuelle dans les pays « émergents ». Or une étude récente établit que cette baisse était optique. En réalité, les émissions dans les pays développés ont été « délocalisées » à travers la hausse des importations de produits manufacturés. Si l’on réintègre dans le total des émissions de gaz à effet de serre le poids des importations, on passe ainsi d’une baisse de 2% à une hausse de 7% (et même de 12% si l’on exclut la Russie et l’Ukraine dont les économies se sont effondrées au début des années 90).

 

Les fables du capitalisme vert et de la finance verte sortent étrillées de ces chiffres. Centre de la finance mondiale et phare des néolibéraux, les Etats-Unis obtiennent ainsi le pire résultat des pays développés avec une hausse sur la période de 17% à l’intérieur de leurs frontières et 25% en tenant compte des importations (alors que le pays avais promis de baisser ses émissions de 7%). Cette étude montre aussi le caractère anti-écologique de la désindustrialisation vantée comme un summum de modernité. L’économie britannique, largement dominée par les services, affiche ainsi une baisse des émissions de GES de 5% de 1990 à 2008. Mais sitôt le commerce extérieur réintégré, elle connaît en réalité l’une des plus fortes hausse avec un bond de 16% !

 

Face à l’urgence environnementale, il faut à l’inverse relocaliser l’économie, réindustrialiser les pays « développés » et reconvertir les industries polluantes. Un protectionnisme internationaliste avec une taxation kilométrique aux frontières de tous les pays permettrait de réintégrer le coût environnemental des importations et de dégager des fonds pour la lutte contre les émissions de GES. Ce qui implique d’abord que l’intérêt général des peuples reprenne le pouvoir.

 
  
Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:11

 

 


 

 

La parole est désormais aux militants du PCF…

 

 

 

 

 

 

DH

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
commenter cet article
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 05:23

 

 


 

 

La mondialisation expliquée par Pierre RABHI…

 

 

http://us.123rf.com/400wm/400/400/chode/chode0805/chode080500238/3064153-vitamines-citerne--camion-de-transport-de-la-nourriture-jouet.jpg

Dans le Supplément du Monde de ce Week End, il y avait un article sur Pierre RABHI, agriculteur, philosophe et essayiste français d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux »…

 

J’ai retenu une des histoires qu’il raconte et qui montre l’absurdité du monde dans lequel nous vivons !

 

« Dans les année 1990, en France, un camion chargé de tomates hollandaises gagnant l’Espagne a percuté un  camion chargé de tomates espagnoles destinées à, être vendues en Hollande- La preuve que cela est absurde »…

 

Sans commentaires…


DH

 


Repost 0
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 06:08

 

 


 

 

Cultive ton jardin comme disait quelqu'un !

 

Bon j'essaie avec des tomates et des fraises...

 

A suivre. 

 

 

DH

 

GEDC1134.JPG

 

 


 


 


Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
commenter cet article
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 05:54

 


Gaz de schiste, la suite...

 

DH

 


 

 

Gaz et huile de schiste : le Parti de gauche dénonce le mépris des sénateurs UMP et du Centre

  

gaz_de_schiste_non_merci_gaz_schisteux_01_t5

 

Après le vote à l’Assemblée Nationale le 11 mai, le Sénat devait se prononcer mercredi 1er juin sur le projet de loi concernant les gaz et huiles de schiste. Faute de sénateurs UMP et du Centre présents, la séance a du être ajournée et le vote repoussé à une date ultérieure.

 

 

Alors que depuis des mois des dizaines de milliers de citoyen-ne-s manifestent avec leurs élu-e-s, ce manque d'assiduité des sénateurs de la majorité gouvernementale est un signe de mépris inacceptable !

 

C'est pourtant bien le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui, après avoir autorisé en catimini l'extraction en mars 2010, a déclaré en avril 2011 qu’il annulerait tous les permis en cours, qu’il interdirait la fracturation hydraulique, qu’il réinstaurerait une procédure de consultation publique avant toute prospection minière, et que pour ça il fallait une loi, décidant de la faire voter en procédure d’urgence !

 

Non contents d'avoir vidé le texte de tout contenu, en ôtant l'abrogation des permis à l'Assemblée Nationale, puis en permettant l'extraction et la fracturation hydraulique tant décriée « à des fins scientifiques » en commission sénatoriale, voilà maintenant que les parlementaires de l'UMP et du Centre ne viennent même pas voter leur loi scélérate.

 

Messieurs dames les parlementaires de la majorité gouvernementale, un peu de cohérence et de respect ! Assez de retournements de veste ! La prochaine fois, soyez au moins présent-e-s !

 

Le Parti de Gauche continue plus que toujours, par la voie de ses parlementaires, de ses élu-e-s et de ses militant-e-s de réclamer l'abrogation des permis accordés. No Gazaran !

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 05:55

 


 

 

Dimanche dernier, Jean-Luc MELENCHON était l'invité de BFM-TV...


DH

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 05:12

 

 

 

 


 

Après l'Allemagne, au tour de la France de dire stop au nucléaire !

 
  

centrales-nucleaires_bandeau

 

 

Le Parti de Gauche se félicite de la décision du gouvernement allemand, poussé par les associations et mouvements citoyens, de sortir du nucléaire.

 

L'Allemagne a en effet annoncé la nuit dernière la fermeture de l'ensemble des centrales nucléaires du pays d'ici 2022. Cette décision montre qu'une décision immédiate de sortie progressive du nucléaire est possible dans une des premières puissances industrielles du monde.

 

 

Après le drame de Fukushima et la demande grandissante du peuple français pour une autre politique énergétique, la seule chose qui puisse encore expliquer l'attitude du gouvernement Sakozy à persister dans le tout nucléaire en France, c'est le lobby économique et la collusion d'une oligarchie politique avec les intérêts économiques.

 

Il est grand temps qu'un véritable débat public ait lieu en France, au nom de l'intérêt général, et que la sortie du nucléaire soit soumise à reférendum à l'issue de ce grand débat.

 

 Le Parti de gauche défend depuis sa création en 2009 la sortie progressive du nucléaire. C'est possible, grâce à la planification écologique et à un pôle public de l'énergie, pour mener une politique de transition énergétique basée sur la réduction de nos consommations et les énergies renouvelables.

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 05:25

 


 

 

http://www.sinehebdo.eu/wp-content/uploads/2010/05/sine-seme-sa-zone-home.jpg

 

Siné sème sa zone sur la toile internet !

 

 

Il faut en profiter sans modération !!

 

http://www.sinehebdo.eu

 

DH

 

Repost 0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 05:49

 

 


 

Et en avant pour 2012 !

 

DH

 

 


L'offre du Bureau national du Parti de Gauche à ses partenaires du Front de Gauche


 

 

Le Front de Gauche est aujourd’hui une réalité politique incontournable. Il a progressé à chaque élection et est devenu, à l’issue du scrutin des Cantonales, la deuxième force à gauche. Il a été présent dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes et en a lui-même initié. Dans un contexte de crise du système capitaliste, de révolutions et de résistances citoyennes mais aussi de montée en Europe de mouvements d’extrême droite, il est toujours plus indispensable qu’il poursuive sa démarche lors des échéances électorales de 2012 dont nous savons qu’elles peuvent se révéler décisives pour le pays.


Les forces qui composent actuellement le Front de Gauche, - la Gauche unitaire, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche – ont donc pour responsabilité historique de concrétiser cet immense espoir. Chacune d’entre elle prendra, sous des formes de consultation différentes, des décisions sur cette question au mois de juin. C’est dans ce cadre et dans un esprit constructif que le Bureau national du Parti de Gauche a souhaité faire une offre à ses partenaires. Ces dix propositions, dont la plupart sont des rappels de textes et de principes déjà actés par les partenaires du Front de Gauche, ont pour seul objectif de lever les dernières difficultés et de permettre l’entrée du Front de Gauche, d’un Front de Gauche élargi, en campagne dans les meilleures conditions possibles.

 

LES 10 PROPOSITIONS DU PG POUR FINALISER

UN ACCORD DU FRONT DE GAUCHE


1  – Le texte « stratégie » déjà adopté par les trois composantes du Front de Gauche le 31 mars 2011 et publié.


2 – Le « programme partagé », qui aujourd’hui ne comporte plus de points de désaccord, et est actuellement en cours de finalisation.


3 – Sur ces bases, la proposition immédiate d’élargir le Front de Gauche aux forces qui se disent disponibles, dont récemment  la FASE et Convergence & Alternative. A cette fin,  nous proposons d’entamer  immédiatement avec elles les discussions programmatiques qu’elles mettent en débat. Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche continuera jusqu’au bout à proposer au NPA une alliance pour les présidentielles et législatives. 


4 – Le Front de Gauche appelle immédiatement à un élargissement à toutes les personnalités qui souhaitent œuvrer à son succès. Nous rappelons notre accord commun pour la mise en place d’un collectif national où elles seront associées. Plus largement, le Front de Gauche appelle à s’ouvrir à toutes les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent à travers des Front de Gauche thématiques et des assemblées citoyennes partout en France.


5 –Le BN du Parti de Gauche rappelle l’approbation, le 22 janvier dernier lors du vote des délégué-e-s au CN, de la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour porter les couleurs du Front de Gauche l’élection à la Présidentielle.


 6 – Sur la question des législatives, le Bureau national du Parti de Gauche décide de gestes importants pour permettre le règlement rapide des négociations en cours. Nous proposons donc que, tout en garantissant une représentation respectueuse de toutes les composantes possibles du Front de Gauche, une très large majorité de circonscriptions soit attribuée au PCF. Le PG propose une nouvelle répartition sur le plan national avec 70 % des circonscriptions France Métropolitaine pour les candidatures proposées par le  PCF, 10 % pour celles proposées par Gauche unitaire et les forces qui pourraient rejoindre le Front de Gauche, et environ 20 % pour les candidatures proposées par le Parti de Gauche, chacune des forces étant responsable de la parité dans le choix de ses candidatures. Nous souhaitons également que le choix des suppléances participe également le plus possible à la diversité politique de notre alliance.


En tenant compte des discussions en cours, des demandes de candidatures incontournables déjà faites par ses partenaires, le Bureau National du Parti de Gauche s’est attaché à établir une liste de candidatures en partie modifiée. Elle devrait permettre d’acter très rapidement cet accord dès lors que chacun y met du sien. Elle est basée sur ses implantations réelles et sur l’apport qu’elles représentent pour le Front de Gauche en termes de dynamique locale. Elle sera envoyée à ses partenaires et publiée le lundi 30 mai.      


7 – Les partenaires du Front de Gauche doivent avoir pour volonté partagée de permettre à minima la réélection des actuels parlementaires du Front de Gauche, ou de leurs successeurs, à l’assemblée nationale et au Sénat. C’est pourquoi  nous devons avoir pour principe de « réserver » les circonscriptions de nos sortants dès lors qu’ils se revendiqueront clairement de l’étiquette commune du Front de Gauche. En conséquence, le Parti de Gauche demande que soient impérativement validés, les candidat-e-s qu’il désignera dans les trois circonscriptions de ses sortants. Cette logique doit se décliner pour le Sénat où l’existence d’un groupe Front de Gauche sera déterminante à condition qu’il représente le plus possible notre diversité politique. C’est pourquoi la condition d’un accord aux sénatoriales implique de présenter partout en France, dans les configurations d’alliance qui seront choisies localement, des candidatures Front de Gauche en adoptant le même principe que les législatives soit la reconduction de nos sortant-e-s lorsqu’ils ou elles se présentent ce qui est notre cas en Essonne.        

 

8  – Sur les questions du financement  des partis politiques qui dépend du résultat aux législatives, le Parti de Gauche propose à toutes les forces actuelles et à venir du Front de Gauche de mettre en place une association de financement commune technique qui pourrait permettre de déconnecter les questions financières des questions de répartition de circonscription. Nous sommes y compris prêts à mettre en place cette solution avec les seules forces qui le souhaiteraient.


9 – Pour prétendre représenter le Front de Gauche, l’ensemble des candidatures  intégrées dans  l’accord national du Front de Gauche devront obligatoirement se déclarer sous l’étiquette politique commune « Front de Gauche soutenu (ou proposé) par le PCF, PG, GU (plus les autres forces qui pourraient nous rejoindre) » comme cela a été acté dans les négociations en cours.


10 – Nous voulons mener campagne en donnant déjà à voir notre conception de la république et de la démocratie. C’est pourquoi le Bureau national du Parti de Gauche rappelle son attachement à une campagne présidentielle et législative collective et unitaire. A cette fin nous appelons à la mise en place de collectifs de circonscription ouverts à toutes celles et à tous ceux qui souhaiteront mener, dans le même élan, la campagne présidentielle et législative. Sur le même principe que le collectif national de campagne tel que validé dans notre texte stratégie, ces collectifs de circonscription devront être présidés par une personnalité du Front de Gauche qui ne soit pas la ou le candidat(e) à la législative ni de son parti.

 

Adopté à l’unanimité du Bureau National du Parti de Gauche le 28 mai.


Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:01

 

 

 


 

 

Fukushima, on n’en parle plus et pourtant… C’est un « Tchernobyl japonais » comme le rappelle un article de l’Humanité, qu’on ne peut pas accuser d’anti-nucléaire…

 

DH

 

 


 

 

Fukushima, un véritable tchernobyl japonais

 

 

Variant suivant les zones touchées de 300 000 à 30 000 000 becquerels par mètre carré, la contamination aux césiums 134 et 137 égale celle des territoires les plus atteints d’Ukraine.

 

La catastrophe de Fukushima égale-t-elle dans son ampleur celle de Tchernobyl ?

 

Pour l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), « la comparaison est pertinente». À l’appui de cette affirmation, l’institut cite des niveaux de contamination observés dans la zone d’évacuation de 20 kilomètres autour de la centrale japonaise et au-delà qui atteignent ceux des territoires ukrainiens et biélorusses les plus touchés par la catastrophe de 1986. La cartographie des retombées établie sur la base de mesures réalisées par les experts du département de l’énergie des États-Unis pour le compte des autorités japonaises ne laisse aucun doute. Elle dessine une large bande de territoire longue de plusieurs dizaines de kilomètres, située au nord-ouest de la centrale et fortement contaminée au césium 134 et au 137. Les taux de radioactivité mesurés y varient de 300 000 becquerels par mètre carré pour les plus faibles jusqu’à 30 000 000 becquerels par mètre carré pour les plus élevées.

 

Les populations qui vivent dans les zones contaminées sont exposées à un double risque. Celui d’une irradiation externe en cas d’exposition au rayonnement du césium 134 et du 137 et celui d’une irradiation interne en cas d’ingestion d’aliments contaminés. « Les doses reçues par jour peuvent s’avérer très faibles. C’est la durée d’exposition qui pose problème », explique Didier Champion, directeur de l’environnement à l’IRSN. « Pour la première année, une personne exposée à un rayonnement lié au césium 134 et 137 de 600 000 becquerels par mètre carré accumule une dose de 10 millisieverts. » C’est la moitié moins que la dose annuelle autorisée pour un travailleur du nucléaire intervenant en zone contaminée mais c’est une dose à laquelle il convient de ne pas exposer des personnes fragiles comme les femmes enceintes ou les enfants.

 

Didier Champion précise que si un événement comparable à celui de Fukushima se produisait en France, l’IRSN conseillerait au gouvernement d’évacuer les populations vivant dans les zones contaminées par du césium 134 et 137 dès lors que le seuil de 600 000 becquerels serait atteint. L’application de cette règle par le Japon devrait conduire à évacuer des populations qui vivent au-delà de la zone de 20 kilomètres autour de la centrale. Selon un rapport de l’IRSN et cité par l’AFP, 70 000 personnes, dont 9 500 enfants de moins de quatorze ans, seraient ainsi concernées. Le rapport attire particulièrement l’attention sur le sort de 26 000 habitants qui risquent d’être exposés à une dose annuelle supérieure à 16 millisieverts.

 

Interrogé sur la mise en cause au Japon et en Europe de la sincérité des informations délivrées par les autorités japonaises et concernant les niveaux de contamination et les zones concernées, Didier Champion se montre sceptique. « La carte de la contamination au césium a été dressée par les Américains », explique-t-il. Quant aux mesures de radioactivité effectuées à Tokyo par des laboratoires indépendants, il juge les écarts avec celles annoncées par le gouvernement nippon pas suffisamment importants pour justifier un doute.

 

La situation peut-elle encore s’aggraver ? Tout dépend de la capacité de Tepco à sécuriser les piscines de stockage du combustible usé et les réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima afin d’empêcher toute nouvelle contamination. L’opération devrait prendre encore plusieurs mois mais les autorités japonaises et Tepco espèrent parvenir à juguler les rejets radioactifs d’ici à juillet.

 

Pierre-Henri Lab

 

 

Pour en savoir plus :

 

Le Réseau Sortir du Nucléaire

 

Greenpeace

 

CRIIAD

 

Repost 0