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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 05:14

 

La cour des comptes publie un rapport sur la filière nucléaire (cliquez ICI)... Le Parti de Gauche se positionne !

 

DH

 

 

 

 


 

Cour des comptes : un nouveau coup dur pour la filière nucléaire !

nucleaire-non-merci

 

 

Après le rapport de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui recommande d'investir plusieurs dizaines de milliards d'euros pour assurer la sécurité des centrales suite au drame de Fukushima, c'est au tour de la Cour des Comptes de chiffrer la poursuite du nucléaire en France. Et le constat est dur. Selon elle, le coût de la maintenance du nucléaire devrait doubler !

 

D'après les premiers éléments du rapport, la filière aurait déjà coûté 228 milliards d'euros d'investissements et sa maintenance coûterait 3,7 milliards d'euros par an jusqu'en 2025. Pis, ces prévisions seraient incertaines concernant le démantèlement et la gestion des déchets radioactifs sur lesquels pèsent toujours autant d'incertitudes !

 

Après l'annonce de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) du 18 janvier dernier, annonçant une hausse probable de 30% des tarifs de l'électricité d'ici 2016, et les déclarations fracassantes de membres de la direction d'EDF déplorant l'EPR comme erreur stratégique, c'est un nouveau coup à charge pour le mythe du nucléaire stratégique et bon marché.

 

Tous ces éléments sont d'ores et déjà autant d'arguments à prendre en compte pour le grand débat citoyen que le Front de Gauche et son candidat, Jean Luc Mélenchon, appellent instamment sur la politique énergétique de la France. Avec le Front de Gauche, le peuple sera invité à étudier tous les aspects de la nécessaire transition énergétique et à trancher ces questions démocratiquement : par référendum.

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 04:48

 


 

http://www.jeanclaudelabranche.fr/wp-content/themes/Camellia/images/logo.png

 

Le 10 Février le Front de Gauche organise une réunion publique à Vitrolles (Roucas 18h30) en présence de Michel HUSSON. Il nous démntrera entant qu'économiste, le programme du front de Gauche est possible !

 

Comme le dit le camarade Jacques Généreux, "nous on peut" !

 

A vos agendas !

 

DH

 

 


 

 

FdG-10-fevrier.jpg

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 05:20

 

Je ne savais que c'était possible ! L'expérience est extréèmement intéressante et à méditer !... 


DH


 


Plus fort que Free, la « Montataire Box » !

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 04:29

 


 

 

6 ans déjà !!!

 

http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/files/2009/04/le_chat_internaute.1240235174.gif


 
 
Mon blog a désormais 6 ans ! 6 années sur la planète internet, c'est :
 
Depuis la création le 3 janvier 2006 :
 
- 2216 articles publiés
 
- Un total de plus de 243 307 visiteurs uniques
 
- 831 986 pages vues
 
- 8075 commentaires et autant de réponses de ma part !
 
- Un record de 5403 pages vues le 9 septembre 2007.
 
- Un mois record de 53672 pages vues en mai 2007.
 
 
Et la suite de l'aventure en 2012 grâce à votre soutien... 
 
Didier HACQUART
 

 
Pour en savoir plus : 9 janvier 201:  Mon blog à 5 ans…
 
 

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Published by Didier HACQUART - dans Chronique du dimanche
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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 04:55

 

Intéressant, non ?

 

DH

 


 

Procès contre la Commission de Sondages : Le rapporteur public donne raison à Jean-Luc Mélenchon

  

Sondages_souriez

 

 

Mercredi 25 janvier s'est tenue l'audience du procès contre la Commission des Sondages déclenché par une demande de Jean-Luc Mélenchon suite à un sondage de Harris Interactive.

 

Le rapporteur public s'est adressé aux juges du Conseil d'Etat en ces termes : « M. Mélenchon a raison de dire que la loi a été violée ». Il a rejoint l'opinion de M. Mélenchon quant au caractère lacunaire de la notice qui doit, en vertu de la loi, être déposée auprès de la Commission des Sondages la veille de la publication de tout sondage, afin d'être communiquée à tout citoyen sur demande. Le rapporteur a d'ailleurs souligné, donnant encore une fois raison à M. Mélenchon, que les journaux qui ne mentionnent pas le droit d'accès pour tout citoyen à ladite notice violent la loi de 1977.

 

Ces manquements à la loi auraient pu faire l'objet d'une mise au point ou d'une saisine du Parquet pour poursuites pénales, a rappelé le rapporteur. En effet, la Commission de Sondages avait « classé sans suite » ces violations, et ce malgré la demande de M. Mélenchon.

 

M. Mélenchon avait réclamé, en vain, la communication des « méthodes utilisées pour déduire des résultats indirects », autrement dit la méthode de redressement. Ces informations font pourtant textuellement partie des mentions obligatoires de la notice que doivent déposer les sondeurs à destination du public.

 

Au final, le rapporteur a malheureusement conclu au rejet de la demande de Monsieur Mélenchon car selon le rapporteur, le Conseil d'Etat ne peut exercer qu'un "contrôle restreint" de la Commission des sondages. Cette dernière n'a pas choisi d'agir, malgré les graves manquements constatés. Si le Conseil d'Etat suit l'avis du rapporteur public cela signifiera que la loi de 1977 peut être violée sans que les sondeurs et les rédactions ne soient inquiétés. Une telle décision aboutirait pour le Front de Gauche a une conclusion simple : la loi de 1977 doit être changée pour qu'enfin les sondages d'opinions puissent être sérieusement contrôlés.

 

L'affaire a été mise en délibéré.

 

Me Raquel Garrido,

avocate de Jean-Luc Mélenchon

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 05:35

link


Comme le dit si bien Jacques GENEREUX, nous on peut !!

 

A noter, que c'est aussi signé par Michel HUSSON qui sera à Vitrolles le 10 février...


DH

 


 

Pour l'emploi, une autre cohérence

 

chomage-chiffres-tronques

 

 

Soutiens de Jean-Luc Mélenchon, douze syndicalistes et économistes, parmi lesquels Jacques Généreux ou Elodie Groutsche (Fralib), détaillent dans Médiapart un programme alternatif de lutte contre le chômage: «soustraire les entreprises à la logique financière», «engager la transistion écologique», développer «l'emploi public», mettre en place une «sécurité sociale professionnelle» et «reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail».

  

Article publié sur Mediapart :

  

L'emploi, tous les candidats à la présidentielle s'en disent préoccupés. Comment d'ailleurs faire autrement alors que le chômage monte, apparemment de façon inexorable. Le candidat non déclaré Nicolas Sarkozy, utilisant ses habits de président de la République, a convoqué un sommet social censé répondre à cette préoccupation. La plupart des commentateurs ont pointé de façon critique les effets d'annonce de ce sommet, rappelant que nombre de mesures n'étaient que la réédition de celles avancées précédemment face à la crise, et que les sommes mises en jeu (à peine 500 millions d'euros) n'étaient que le redéploiement d'autres dépenses. Pourtant, il ne faut pas perdre de vue qu'une logique cohérente est à l'œuvre derrière l'apparente prudence des annonces. Le patronat ne s'y est pas trompé qui a affiché sa satisfaction.

  

Pour que l'emploi se développe, nous disent le président de la République et le patronat, il suffit de baisser le coût du travail, de rendre celui-ci plus flexible et d'allonger sa durée. Que cette thèse ait abouti à une détérioration considérable de la condition salariale, sans créer vraiment d'emplois, n'a pas l'air de contrarier ses défenseurs. On peut d'ailleurs les comprendre. À défaut de développer l'emploi, ce sont les profits des entreprises, en particulier des plus grandes, qui l'ont été. Ces mesures représentent seulement un effet d'aubaine pour les employeurs: ils embauchent à bas coût des salarié-es qu'ils auraient de toute façon recrutés. De plus, en favorisant l'emploi précaire et peu qualifié, elles minent l'efficacité de notre économie et poussent les entreprises à un positionnement de bas de gamme dans la division internationale du travail.

 

Les entreprises sont aujourd'hui guidées par une logique financière visant à maximiser «la création de valeur pour l'actionnaire». Le bilan de ces trente dernières années est éloquent. Le chômage et la précarité ont grandi alors que la part des salaires baissait de 5 à 8 points, selon que l'on prend comme référence 1972 ou 1982, soit entre 100 et 160 milliards d'euros par an en valeur actuelle. De plus, l'investissement productif a progressé très modérément, alors qu'explosaient les placements financiers, les exportations de capitaux et la part des dividendes dans le PIB. L'emploi est, dans ce cadre, une simple variable d'ajustement. S'attaquer vraiment au chômage et à la précarité suppose de rompre radicalement avec ce type de logique.

 

Nous pouvons identifier cinq paquets de mesures alternatives aux politiques néolibérales en matière d'emploi. Il s'agit d'abord de soustraire les entreprises à la logique financière. Il faut certes, et c'est essentiel, favoriser l'investissement productif aux dépens de la rente. Des mesures fiscales doivent permettre de pénaliser la distribution des profits non réinvestis et taxer fortement les dividendes et les revenus des dirigeants pour instaurer, de fait, un revenu maximal. Une autre possibilité pourrait être de plafonner les dividendes versés aux actionnaires.

 

Pour développer l'emploi, l'investissement productif doit être tourné vers les besoins sociaux à satisfaire, permettre d'engager la nécessaire transition écologique de la société et relever le défi de la réindustrialisation. Il faut donc, par un contrôle social des banques, avec l'action d'un pôle financier public, réorienter le crédit vers des investissements qui répondent à des critères écologiques et sociaux. De plus, des mesures spécifiques de crédit pour alléger les charges financières des PME doivent être mise en œuvre. Dans cette logique, le refinancement des banques auprès de la Banque centrale devrait être soumis à des conditionnalités sociales et écologiques. Utilisons toutes les marges de manœuvre nationales et européennes qui existent pour agir dans ce sens et élargissons-les.

 

Depuis des années, les services publics ont été systématiquement affaiblis. Les directives européennes de libéralisation, qui les ont placés en situation de concurrence, ont favorisé leur démantèlement, la désastreuse révision générale des politiques publiques (RGPP) provoque aujourd'hui leur agonie. Or, le développement des services publics est une condition absolument nécessaire pour que l'investissement des entreprises puisse se déployer efficacement pour satisfaire les besoins sociaux et réduire les inégalités. Le développement de l'emploi public est donc absolument primordial. Une réforme fiscale d'ampleur, revenant sur les cadeaux fiscaux faits ces dix dernières années, et le financement monétaire par la BCE du Fonds de développement social et écologique européen dont nous proposons la création, permettraient d'en assurer le financement.

 

La réorientation de l'investissement productif aura des conséquences sur les salariés. Produire autrement et autre chose nécessitera sans aucun doute des reconversions. Il faut donc protéger les salariés et les sans-emploi, promouvoir leurs capacités. La mise en place d'une sécurité sociale professionnelle ou d'un statut du salarié doit permettre que ce dernier puisse bénéficier du maintien de sa rémunération, de sa protection sociale et d'une formation professionnelle lui garantissant de retrouver un emploi équivalent à celui qui était le sien. Cette mesure pourrait être financée par les ressources actuelles de l'indemnisation chômage, auxquelles viendrait s'adjoindre une cotisation sociale spécifique. De nouveaux droits pour les salariés dans l'entreprise complèteraient cette mesure. Ainsi les élus représentant les personnels devraient se voir dotés d'un droit de veto, de contre-propositions avec des moyens financiers à l'appui en cas de reconversion et de restructuration des entreprises. La législation sur le temps partiel devrait être revue pour permettre à tous les salariés qui le désirent, essentiellement des femmes, de travailler à temps plein.

 

Enfin il faut reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail (RTT). Elle est, d'abord, nécessaire sur le plan économique pour favoriser l'efficacité au travail au lieu de la surexploitation actuelle, concentrée toujours sur les mêmes. Puisqu'il s'agit d'accueillir les nouveaux actifs et de résorber le chômage, la RTT est absolument nécessaire aujourd'hui, en permettant de décupler l'effet de l'activité économique sur l'emploi, tout autant qu'elle l'a été dans le passé. Ainsi, la productivité horaire a été multipliée par 15 au cours du XXe siècle alors que la production ne l'était que par 10. Dans la même période, le temps de travail a été divisé par deux et l'emploi multiplié par 1,3. Mais la RTT répond aussi à une nécessité sociale, celle de ne pas perdre sa vie à la gagner pour avoir du temps pour soi, pour les autres, pouvoir ainsi mieux participer à la vie de la cité et permettre d'instaurer un partage des tâches familiales plus égalitaire entre hommes et femmes. La diminution de la durée légale du travail pour tous sans perte de salaire fait partie de l'alternative à l'institutionnalisation du chômage partiel comme nouvelle norme et comme instrument de politique de l'emploi.

 

À l'encontre de politiques d'austérité qui mènent à la récession, ce lot de mesures dessine les contours d'un nouveau mode de développement visant la satisfaction des besoins sociaux, la réduction des inégalités et le respect des impératifs écologiques. Syndicalistes et économistes, nous soutenons le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, pour faire prévaloir cette logique de transformation sociale qui nous est indispensable.

 

Frédéric Boccara, économiste

Claude Debons, syndicaliste

Anne Debregeas, syndicaliste EDF

Jacques Généreux, économiste

Elodie Groutsche, syndicaliste Fralib,

Jean-Marie Harribey, économiste

Michel Husson, économiste,

Marianne Journaic, Syndicaliste AP HP

Pierre Khalfa, syndicaliste,

Didier Le Reste, syndicaliste

Jacques Rigaudiat, économiste

Stéphanie Treillet, économiste

 

 
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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 05:31

 

Tout une époque pour les anciens de la CFDT qui localement à Marignane, vendaient les montres de Lip en soutien aux camarades en lutte...

 

Ce que ne précise pas l'article, c'est que le patronat de l'époque a pris peur et à tout fait pour que l'expérience s'arrete très vite et ne fasse pas des petits...

 

DH

 

 


Il y a quarante ans, les LIP : l’imagination au pouvoir

LIP_le_film

 

 

À Besançon (Doubs), Jean-Luc Mélenchon tenait mardi 24 janvier un meeting de campagne devant 4 500 personnes, avec à ses côtés Pierre Laurent et Clémentine Autain. Terre de gauche, Besançon a connu dans les années 1970 une des plus belles luttes ouvrières de l'Histoire. A l'heure où les modèles de Scop se popularisent, l'expérience autogestionnaire des « Lip » reste une source d'inspiration.

 

« C'est possible : on vend, on fabrique, on se paie ! » C'est le slogan que l'on pouvait lire à l'entrée de l'entreprise de montres « Lip ». A l'été 1973, les salariés en grève contre un plan de licenciement massif ont franchi le pas : ils ont remis en route la chaîne de montage, sans l'accord de leur patron. Comment en sont-ils arrivés là ? D'abord, il y eut le mépris des dirigeants de l'entreprise : « 480 à larguer ». Formulation brutale pour annoncer les licenciements, que les salariés découvrent dans une sacoche en les séquestrant. Et puis il y eut la violence des policiers, venus les déloger, n'hésitant pas à défoncer sans ménagement les portes. Dans le documentaire de Christian Rouaud, Les LIP l'imagination au pouvoir (sorti en 2007), Charles Piaget, un des leaders syndicalistes résume la pensée des ouvriers : « Ça nous a choqués, nous qui avions été si attentifs au cours des grèves précédentes à ne pas rayer un mur. » Piqués au vif, les "Lip" se rendent compte qu'ils sont les seuls à respecter l'entreprise et la condition des travailleurs. L'usine tournera donc sans dirigeants. C'est l'autogestion qui se réalise.

 

Une vente sauvage de montres est organisée, le succès est immédiat. En six semaines, le chiffre d'affaires représente 50% du total d'une année ordinaire. « Le plus grand moment d'exaltation », témoigne toujours dans le documentaire de Christian Rouaud, une ouvrière de Lip, « ça a été notre paie sauvage. On a touché du doigt le fait que c'était possible. »

 

Dans la France post-soixante-huitarde, les « Lip » deviennent le symbole d'une classe ouvrière qui n'a plus peur de rien, qui n'attend plus les consignes pour agir. De tout le pays et même d'Europe, les visiteurs se précipitent à Besançon, l'usine devient un lieu de pèlerinage. Dans une région marquée par l'influence chrétienne, l'évêque apporte son soutien au mouvement. Lorsque les gendarmes mobiles sont de nouveau envoyés évacuer l'usine, de nombreuses entreprises locales se mettent en grève par solidarité. Sous une pluie battante, 100 000 personnes manifestent dans les rues de Besançon, du jamais vu.

 

L'opposition de l'Etat et du grand patronat est féroce. Après l'échec des négociations à l'automne, le Premier Ministre Pierre Messmer l'annonce : « Lip c'est fini ! ». L'arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing en mai 1974 marque l'émergence d'un capitalisme financier au détriment du capitalisme industriel. Le nouveau président de la République aurait alors déclaré au sujet des ouvriers de Lip : « qu'ils soient chômeurs et qu'ils le restent. Ils vont véroler tout le corps social. » La fin de Lip ressemble à un règlement de compte impitoyable. L'entreprise automobile Renault, alors nationalisée, retire brusquement ses commandes et les banquiers refusent de prêter l'argent nécessaire à la survie de Lip.

 

Il est toujours périlleux de réécrire l'Histoire. Mais si les conditions politiques avaient été différentes en 1974 ? Si la gauche et le programme commun avaient remporté l'élection présidentielle, l'issue du combat des « Lip » aurait-il été différent ? Quoiqu'il en soit, les ouvriers et les ouvrières de Lip nous laissent en héritage une démonstration. Si les patrons ne peuvent pas se passer des ouvriers pour faire tourner une usine, les ouvriers, eux, peuvent très bien se passer de patrons ! Aujourd'hui, l'économie sociale et solidaire proposée par le Front de Gauche réactualise cette perspective : ni propriété privée, ni propriété étatique, une entreprise peut être gérée directement par ses salariés. A chacun d'y méditer.

 

Maxime Prieto

 
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 02:42

 

François Hollande a sans doute fait une bonne prestation dimanche dernier ?

 

Sur le fond, le Parti de Gauche a fait une première analyse de son discours et premières propositions.

 

Au-delà, et c’est plus personnel, j’avoue avoir un problème de confiance dans le PS et son nouveau leader. En fait, je n’y crois plus pour avoir trop connu de l’intérieur le fonctionnement de ses dirigeants. Je n’ai pas confiance dans ceux qui ont fait voté le traité de Lisbonne de Sarkozy et qui aujourd’hui nous prônent quasiment le contraire.

 

Dans un autre domaine, j’ai aussi un sentiment partagé sur la dernière proposition de Hollande sur la notation sociale des entreprises. Je dis pourquoi pas, sachant que cela existe déjà ? Mais concrètement, s’il croit qu’une mauvaise note sociale d’une entreprise va faire changer le comportement des actionnaires qui visent une rentabilité forte et immédiate, alors, je crois qu’il n’a rien compris au système…

 

Certes Hollande ce sera moins pire que Sarkozy, mais bon est-ce que cela fait un programme face aux attentes ? Je ne crois pas, et le danger c’est Marine Le PEN, au prochain coup !

 

C’est pourquoi je défends le Front de Gauche, qui seul apporte une alternative à gauche et qui met l’homme au centre avec son programme « L’Humain d’abord »…

 

DH

 


 

Hollande : difficile de rêver

  

FHollande

 

François Hollande devait sortir aujourd'hui (dimanche 22 janvier) de l'ambiguïté. Force est de constater qu'il ne nous a pas convaincu, même si des mesures ont été annoncées comme sur l'égalité des droits ou sur l'accès à l'énergie et à l'eau.

 

Mais alors que les français sont préoccupés en priorité par la question des salaires et de l'emploi, ces deux points sont les grands absents de son discours.

 

Il n'est pas avare de déclarations sur la réorientation des politiques européennes mais comment y croire alors qu'il ne donne aucune précision sur les moyens pour y parvenir. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les politiques libérales et leurs conséquences sur la dégradation des services publics, grands oubliés de ce discours, ne soient pas remises en cause.

 

On a enfin appris quelle était sa position sur le nombre de fonctionnaires : il propose donc un gel loin des besoins nécessaires dans l'éducation, la santé...

 

Tout repose sur un retour hypothétique de la croissance, dont il n'interroge ni son contenu social ni son contenu environnemental.

 

La réforme fiscale proposée est bien timide et bien éloignée des propositions du Front de Gauche sur la répartition des richesses. François Hollande, encore un effort pour être écologiste et vraiment à gauche.

 

 

Martine Billard,
co-présidente du Parti de Gauche

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 05:25

Et pourtant j'étais plutôt fan du Petit Journal, disons avant la période électorale ou dans sa version courte !!

 

Mais en cette période électorale, on ne peut pas tout toujours tourner en dérision. Il est un peu facile de chercher (et trouver !) la faille chez n'importe qui.

 

Certes il faut mettre en avant les contradictions, et il n'est pas choquant en soit d'appuyer là où cela fait mal. Mais imaginez la vie désormais de tout homme publique. Tout est filmé enregistré, diffusé dans la minute sur Internet. Il n'est donc plus possible d'avoir une conversation privée...

 

Par ailleurs, il y a confusion entre journaliste et amuseur. On peut rire de tout et nos hommes politiques doivent parfosi redescendre sur terre. Pour autant, on ne peut pas en permanence caricaturer et travestir la réalité pour faire pour faire un bon reportage. La politique c'est aussi quelque chose de sérieux. Le rrisque c'est le "tous pourris" qui conduit à l'abstention et au vote FN... La démocratie n'y gagne rien.


 

DH

 


Le "Petit Journal", la nuisance pour seul objectif ?

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Mercredi 18 janvier, Jean-Luc Mélenchon rencontrait, à Metz, un collectif de chômeurs en présence de la presse. Mais l'équipe du « Petit Journal » n'y fut pas conviée. Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon et secrétaire national du Parti de gauche, livre sa version des faits dans Mediapart :

 

Drôle de guéguerre que nous mène « le petit journal ». On avait déjà eu un micmac douteux d'après lequel Jean-Luc Mélenchon n'aurait pas voulu rencontrer Eva Joly dans le train les amenant au procès de Xavier Mathieu. Il prit des proportions sans rapport avec l'intérêt du fait supposé. Un faux étrange. Le Petit Journal fut pris la main dans le sac et moqué de tous côtés. Sans crier gare voici une nouvelle agression.

 

Selon Yann Barthès : le Front de Gauche aurait refusé à l'équipe du « Petit journal » d'exercer son travail lors du meeting messin de Jean-Luc Mélenchon. C'est donc la liberté de la presse qui serait bafouée. Rien que ça ! Du coup nous est infligé un montage nauséabond: les images du meeting et du discours du candidat du Front de Gauche sont traitées d'une manière qui pouvait rappeller sans mal les actualités de la propagande officielle sous l'Occupation, avec en prime une imitation en voix off des commentateurs de l'époque. Bref du lourd, insultant.

 

Mais au point de départ, c'est un nouveau mensonge.

 

Quels sont les faits ? Voici le déroulé des évènements.

 

Un transport collectif est organisé entre la gare et le lieu du meeting. En plus des membres de l'équipe de campagne qui se déplacent à Metz, y sont conviés les journalistes politiques qui suivent habituellement le candidat quelle que soit par ailleurs leur opinion. L'équipe du Petit Journal n'y est pas conviée car son comportement habituel rend impossible le travail qui s'accomplit pendant ces trajets. Media de divertissement, elle a pour habitude de ne respecter aucune des règles minimum qui s'appliquent dans de telles circonstances. Aucun moment off ou privé possible, la moindre discussion peut-être volée par leurs micros y compris celles de leurs collègues non consentants. C'est leur droit mais du coup c'est aussi le notre de préserver ces moments-là. Surtout quand c'est là que se fait le point entre le candidat et son équipe arrivée avant lui.

 

Mais dès l'arrivée au Palais des Sports, ils ont évidemment la possibilité de travailler comme tous leurs collègues. A une exception près que, là aussi, nous assumons.

 

Une rencontre est prévue entre le candidat et le collectif Thionville-Philadelphie. Ce collectif regroupe des chômeurs dont la plupart sont en fin de droit. Ils ont décidé, à l'exception de Marine Le Pen, d'inviter tous les candidats de passage à Metz. Nous savons leur vie terriblement difficile. Tout le traduit en eux. Nous savons qu'ils vont mettre leur existence et leur souffrance sur la table. Avant cette rencontre, on s'interroge sur la présence des médias. Il est finalement décider de leur ouvrir la porte pour populariser leur combat. Par contre c'est pour nous un sujet sérieux qui ne mérite aucune dérision, second degré ou même légèreté. Là encore au vue des sujets habituels du Petit Journal et de son caractère assumé de divertissement, nous décidons de ne pas les convier à cette rencontre qui durera 45 mn.

 

Pour le reste, le Petit Journal a toutes les possibilités de travailler à sa guise.

 

Comme toutes les équipes de TV le feront, ils ont la possibilité d'interviewer à l'entrée ou dans la salle du meeting le public qui arrive. Ils ne le font pas.

 

Comme tous leurs confrères accrédités, ils ont accès à la salle de presse où Alexis Corbière et moi-même séjournons souvent, prêts à répondre aux questions des journalistes. Tous quasiment utilisent cette possibilité. Ils ne le font pas.

 

Comme tous leurs confrères, une fois un direct avec France 3 Régional passé, ils accèdent, à partir de 19h15, à la salle ou a lieu la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et Oskar Lafontaine. Ils ont la liberté de poser leurs questions. La journaliste du Petit Journal est assise devant moi, micro à la main. Elle ne s'en servira pas.

 

En réalité, elle attend la fin de la conférence et la sortie de Jean-Luc Mélenchon et Oskar Lafontaine pour se diriger vers le meeting qui débute pour, à ce moment-là, interpeller notre candidat à quelques mètres de distance. D'ailleurs ni l'un ni l'autre ne les ont identifié. Elle sera donc la seule à ne pas poser des questions quand tout est disposé pour cela mais à tenter de le faire quand évidemment ce n'est plus ni le temps, ni le lieu. Elle savait donc à l'avance qu'il n'y aurait pas de réponse. Si je dis que c'était le but recherché, on dira que je suis parano pour reprendre les termes de Barthès jeudi soir ?

 

Enfin comme tous les médias, le Petit Journal a accès au meeting dont il tirera les images ensuite arrangées comme décrit plus haut.

 

De 17 heures à 22 heures, le Petit Journal aura donc pu travailler à l'instar des journalistes à une exception de 45 mn près, celle de la rencontre avec les chômeurs.

 

Nous ne sommes pas naïfs. Le Petit Journal est venu avec l'objectif de montrer qu'il ne pouvait pas travailler sur un meeting du Front de Gauche quitte à manipuler pour cela les faits et les images. Nous ne connaissons pas la raison d'un tel parti pris hostile sinon la rancune de s'être déjà fait prendre en flagrant délit de bidonnage. Quoiqu'il en soit, nous n'avons aucune raison d'accepter de voir notre travail désorganisé ou dénaturé par des pratiques de divertissement dont nous acceptons la présence sans pour autant leur accorder toutes les ouvertures que nous réservons au journalisme. Nous ne sommes pas dupes non plus du sens politique du harcèlement dont nous faisons l'objet. Godard disait qu'un traveling est affaire de morale, un montage même sous couvert de dérision, l'est tout autant... Le Petit Journal semble penser qu'aucune morale ne s'impose à lui. Sans nous.

 

 

Eric Coquerel,
Secrétaire national du Parti de Gauche

 

 

 

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 05:00

 


 

 

Plus de 6000 personnes au meeting du front de Gauche à nantes et combien d'articles dans la presse ou de reportages au 20h00 ? Bien peu...

 

Cela n'obère en rien notre motivation, ni celle de ceux qui nous rejoignent chaque jour !

 

Et à Marseille prochainement on va mettre le feu !!! On commencera plus modestement à Vitrolles le 10 février avec Michel HUSSON... 

 

DH

 

 


 

 

 

 

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