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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 08:11



Des doléances au Parlement

 


Organisé par le collectif "AC Le Feu", un rassemblement a porté à l'Assemblée et au Sénat les doléances de dizaines de milliers d'habitants.

 
 
 

Un an après les violences urbaines de l'automne 2005, quelques centaines de jeunes et militants associatifs issus pour la plupart des quartiers dits "sensibles" ont défilé mercredi 25 octobre à Paris pour porter à l'Assemblée nationale et au Sénat les critiques et les attentes de quelque 20.000 citoyens, recueillies au cours d'un tournée dans 120 villes ces dix derniers mois.

 


"Le plus grand parti politique, c'est le peuple", pouvait-on lire sur une banderole en tête du cortège, tandis qu'une autre proclamait: "Pour une politique choisie et non subie. Voter, c'est exister", dernier thème décliné en jaune sur des T-shirts noir distribués durant le défilé.

 


Ces deux slogans rappelaient les deux angles d'action du collectif AC Le Feu (Association, Collectif, Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis) créé en décembre 2005 par deux militants associatifs à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), d'où étaient parties les violences de l'année dernière au soir du 27 octobre, suite au décès de deux adolescents électrocutés après s'être réfugiés dans un transformateur alors qu'ils étaient poursuivis par des policiers.

"Traduire la souffrance"

 


"Ce qui s'est passé l'année dernière, c'était un cri d'alarme, le témoignage d'une souffrance. Cette souffrance, on a voulu la traduire en rendant la parole aux citoyens par les cahiers de doléances, et en les incitant à aller s'inscrire sur les listes électorales", a expliqué Mohamed Mechmache, porte-parole et co-fondateur du collectif à l'origine de la marche, avec Samir Mihi.

 


"On apporte aujourd'hui au monde politique des choses, des outils qui émanent de la voix de la population, pas des sondages. Aux politiques d'en faire quelque chose", a-t-il ajouté. Quant à la faible mobilisation, "ce n'est pas grave", a-t-il estimé. "L'important, c'est la conviction".

 



Le cahier de doléances, qui rappellent la révolution française , réalisés par le collectif AC le feu mérite le détour. Le texte est certes un peu long, mais les propistions sont nombreuses, face à un problème complexe.

Elles sont une réponse venant des quartiers aux problèmes des cités. Je ne suis pas forcément d'accord avec tout, mais les réflexions sont toujours pertinentes et doivent interpeller tous les responsables politiques.

Bonne lecture.

 
 
 
DH

 



 
ACLE FEU
 
les cahiers de doléances
 
 
 
Préambule
 


Notre collectif ACLEFEU (Association Collectif Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis) a vu le jour au lendemain des révoltes sociales qui ont secoué le pays au mois de Novembre 2005, suite à la mort de deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à Clichy sous bois. Pour que l’on puisse dire qu’ils ne sont pas morts pour rien, nous nous sommes fixés pour mission d’aller à la rencontre de la population dans toute sa diversité et de faire remplir aux gens des cahiers de doléances. Il s’agissait d’établir un rapport sous forme d’état des lieux et de propositions, que nous vous remettons aujourd’hui.

 
 
 

 A l’instar des sans culotes de la révolution française de 1789, notre démarche vise à faire remonter l’expression populaire auprès des édiles de la nation. L’histoire semble se répéter ; aujourd’hui comme hier, la notion centrale de la Révolution, est clairement perceptible dans ces cahiers : l’Égalité. Force est de constater que les semblants de tentatives successives de réduction des inégalités des différents gouvernements ont échoué, se heurtant tous au mur des privilèges. Comme par le passé, les crises se conjuguent : agricole, industrielle, commerciale, sociale… Elles ne font qu’accentuer l’inégalité entre les quelques privilégiés et les autres Tandis que les riches peuvent se permettre de spéculer et de s’enrichir encore, un nombre croissant de personnes défavorisées n’a plus que le recours aux œuvres caritatives pour subsister. Il nous a donc semblé indispensable d’agir pour le cessez le feu, attendu que les meilleures armes pour se faire entendre restent encore la participation citoyenne à notre démocratie et que, le débat qui devrait nourrir le choix lors du scrutin, reste circonscrit à une partie de la société, celle qui s’en sort. Tous les citoyens devaient vraiment pouvoir prendre la parole et exprimer leurs besoins, leurs propositions, leurs espoirs. Nous avons sillonné le pays à bord de 2 bus affrétés pour l’occasion, posé nos tréteaux dans 120 villes de France et recueillies ainsi plus de 20 000 constats, doléances et plus encore de propositions. Les libres contributions ont porté sur le logement et le cadre de vie, l’emploi et la précarité, l’éducation et la petite enfance, la justice et les pratiques policières, la citoyenneté, le vote des immigrés et la politique, la situation des femmes, les questions intergénérationnelles et la communication, l’insécurité et l’environnement, la répartition des richesses et les inégalités, la santé et le handicap, les discriminations et l’exclusion, le transport et l’isolement, la culture, les religions, les loisirs.

 
 
 

Nous nous sommes ensuite attachés à adopter une méthodologie permettant de traiter quantitativement et qualitativement, l’ensemble des témoignages collectés. Celle-ci met en exergue le nombre, l’âge, le lieu de résidence et les thèmes dominants. Dans cette synthèse, les thèmes seront abordés dans l’ordre des priorités telles qu’elles ont été exprimées. A ce jour, nous avons analysé près de 13 000 de ces contributions – le plus grand sondage qualitatif jamais réalisé ! - en tête desquelles arrivent dans l’ordre les revendications sur l’emploi, l’arrêt des discriminations et de l’exclusion, le logement, une justice équitable et le contrôle des pratiques policières, l’éducation et l’orientation. Loin de se désintéresser de la politique, nombre de ces personnes parmi lesquelles, une majorité âgée de 18 à 25 ans, ont exprimé l’exigence de voir les partis et leurs élus, être plus proches des habitants et des réalités.

 
 
 

Depuis plusieurs années, tous les partis multiplient les forums, états généraux etc. Mais toute cette bonne volonté ne semble pas avoir convaincu les classes populaires. L’abstention aux récentes élections ainsi que nos cahiers de doléances en sont la preuve. Nous espérons que ceux qui briguent à présider aux destinées de la France sauront tirer parti de ce que nous leur offrons ici, pour construire avec les habitants, en respectant leurs propositions, une politique juste et courageuse qui s’attaquerait en priorités aux causes de la précarité et de l’exclusion aux formules usuelles de politesse, des coups et bousculades .

 
 
 

Malheureusement trop fréquentes Les plus âgés le dénoncent également en masse, et dans les cahiers, nombreux sont les témoignages de violence contre des mères accompagnées de jeunes enfants ou contre des travails leurs qui rentrent tard et ne « zonent » pas de nuit. Le sentiment concernant la police est que ses missions n’ont plus rien à voir avec l’ordre public et la protection de la population, mais bien avec le contrôle social ou le contrôle racial.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Les violences policières et les insultes doivent être réprimées, ce qui implique pour commencer de prendre en considération les plaintes des victimes. · La police devrait être exemplaire. En cas de bavure, les sanctions doivent être extrêmement lourdes. · Les gardes à vue, moments de tous les abus, doivent être intégralement filmées. · Distinction des corps d’exécution (police) et d’inspection (IGS et IGPN), pour que le corps d’inspection soit désolidarisé des policiers et indépendant, notamment par la création d’une autorité supérieure comportant des représentants de citoyens. · Favoriser la transformation de la police vers plus de représentativité de la diversité française. · Meilleure formation des fonctionnaires de police. · Rétablissement de la police de proximité, et de cadres de dialogue local. · Développement d’un discours fort affirmant que «l’uniforme» de banlieue (baskets, casquettes, survêtements) ne désigne pas nécessairement des délinquants. · Meilleure répartition géographique des policiers expérimentés (à ne pas confondre avec gradés). • Faire évoluer la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité pour une saisine plus facile et pour qu’elle intègre des citoyens.

 
 
 

Au travers des cahiers de doléances, les critiques contre l’école sont nombreuses. Toutes en fait se résument au sentiment que l’école au mieux ne brise pas ou plus les prédestinations sociales, au pire qu’elle contribue à les renforcer. Au banc des accusés, on retrouve d’abord les politiques d’orientation précoce qui imposent des choix définitifs que l’on regrette ensuite, souvent pour évacuer au plus vite les élèves en difficulté, et le manque d’information sur l’orientation y compris à l’université ; le manque criant de moyens de l’Éducation Nationale ; le manque de lien entre les formations et le monde du travail à l’université ; le mensonge de la méritocratie qui ne permet pas aux meilleurs des collèges et lycées dits sensibles de vraiment s’en sortir ; les effectifs trop importants dans les classes ; l’absence d’accompagnement individuel des élèves en difficulté ou qui ne peuvent trouver d’aide chez eux ; la faiblesse des bourses, dans le secondaire et le supérieur, qui sont très loin de couvrir tous les frais, et dont les plafonds de revenus sont scandaleusement bas, sans rapport avec la réalité économique ; le coût des études, en particuliers des frais d’inscription à la fac et plus encore dans les écoles de commerce et les grandes écoles ; les ZEP, dont la plupart appellent à la Culture.

 
 
 

L’école n’est pas le seul lieu d’acquisition du savoir. Les territoires ne sont pas égaux en matière d’équipements culturels : l’accès au théâtre, au cinéma d’art et d’essai, aux bibliothèques et médiathèques, aux musées est bien plus facile dans les quartiers aisés que dans les quartiers populaires. Propositions : · Développer les équipements culturels dans les quartiers populaires, sans faire des choix soit disant adaptés à la population : les enfants des quartiers populaires doivent accéder à la « grande » culture autant que les autres, ils n’ont pas besoin qu’on sélectionne pour eux, de manière paternaliste, ce qui leur convient. · Valoriser dans les programmations des grandes institutions culturelle françaises (Comédie Françaises, BNF, Musées …) les arts et la culture de tous les pays et tous les peuples, notamment ceux qui ont fournis de nombreux migrants en France. Suppression au profit d’établissements de bon niveau pour tous et toutes, tant l’étiquète ZEP.

 
 
 

De notre coté, nous avons fidèlement synthétisé les priorités, constats et propositions des cahiers de doléances. Dans les mois qui viennent, nous serons vigilants quant à l’usage que vous ferez de ces propositions populaires. Nous entendons peser de tout notre poids pour que les exclus s’inscrivent massivement sur les listes électorales et choisissent leur candidat en fonction de sa capacité à construire une politique en concertation avec les citoyens.

 


1. Emploi

 
 
 

Dans notre société, qui n’a pas d’emploi est considéré comme pire que rien, comme un parasite vivant de l’aide sociale et de la solidarité nationale. Les cahiers de doléance sont remplis d’appels à l’aide déchirants, de milliers de personnes qui ne veulent que travailler. Mais l’on ne travaille pas à n’importe quel prix. Les qualifications doivent être reconnues, les salaires doivent être motivants, et surtout, surtout, l’emploi doit permettre de sortir de la précarité. Les gens ont besoin de se projeter, de s’installer, dans tous les sens du terme, dans la vie. Il faut donc des CDI, ceci revient dans presque chaque cahier de doléances.

 
 
 

Leur lecture montre que la précarité à laquelle sont réduits beaucoup de travailleurs est d’autant plus insupportable que de nombreuses entreprises réalisent des bénéfices record. Les jeunes dénoncent le système pervers qui consiste à leur demander de l’expérience qu’on ne leur donne jamais l’occasion d’acquérir ; les discriminations raciales, d’autant plus que les personnes poussé leurs études ; l’inadéquation de nombreux diplômes au marché du travail ; la difficulté à trouver des stages, qui trop souvent sont non rémunérés ou presque, alors qu’un travail est fourni, ou bien parfaitement inutiles …

 
 
 

 Après la mobilisation contre le CPE, que nombre d’entre eux évoquent, ils insistent sur le besoin de contrats stables. Le leitmotiv, c’est le sentiment que la France ne laisse pas sa chance à sa jeunesse. La faiblesse des salaires au  regard notamment du prix des logements est souvent dénoncée, ainsi que le manque cruel d’emploi faiblement qualifié pour tous ceux qui n’ont pas réussi leurs études. À ce niveau de qualification, la faible différence de revenu entre le SMIC et le RMI est dénoncée comme très démotivante. Ceux qui ont du travail dénoncent les licenciements abusifs, la faiblesse du salarié face au patron, en terme de droit du travail, et tout le monde est choqué par les délocalisations. L’emploi, la principale préoccupation exprimée dans 2586 contributions Les principales propositions des cahiers de doléances. · Une loi qui crée un quota minimum de salariés de moins de 25 ans dans les entreprises. · Hausse du SMIC et des salaires. Redistribution des bénéfices en salaires, primes ou actions. · Une Allocation d’Autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans en formation ou en insertion. · Lutter contre les contrats précaires, et en particulier arrêter de proposer des solutions précaires aux situations précaires.

 
 
 

Développer le CDI, seul contrat sécurisant pour les classes populaires qui permet, de se projeter dans l’avenir (crédits, logement etc.). · Contrôle de l’égalité des salaires entre hommes et femmes. · Formation obligatoire et aux frais des entreprises au droit du travail. Création massive de postes d’inspecteurs du Travail, pour assurer cette mission et renforcer celle de contrôle des entreprises. Lute contre les licenciements abusifs. Faire participer les salariés à la gestion des entreprises ou leur donner de véritables moyens de contrôle. Lutte contre les délocalisations et remboursement des aides reçues par les entreprises. Accompagnement des personnes fragiles, refonte et développement de la validation des acquis de l'expérience et de la formation continue.

 

 

Renforcer les services publics d’aide à l’emploi et à l’insertion  professionnelle et aide massive aux associations chargées d’insertion Pour la jeunesse, création d’une banque• nationale d’aide à la création d’entreprise par des jeunes. · Rétablissement des emplois jeunes, qui doivent être qualifiants et dont le recrutement doit être mieux étalés en terme de qualification initiale (recruter certains avant le bac, pour certains postes) · Plus de place en BTS et en IUT. Ceux qui souhaitent des études courtes et professionnalisant, ou qui n’ont pas les moyens de faire des études longues ne doivent pas aller à la fac au seul motif qu’ils et elles n’ont pas eu de place dans les filières courtes. Il faut aussi une meilleure couverture géographique des filières en BTS et en IUT. · Pour développer l’expérience, il faut encourager les stages, mais ils doivent être utiles et correctement rémunérés. Les entreprises ne devraient pourtant pas avoir plus d’un certain taux de stagiaires. · Le permis de conduire, indispensable dans de nombreux emplois, coûte beaucoup trop cher ! Il faut que l’apprentissage de la conduite soit assuré dans le cadre scolaire.

 

 

 

 

Les syndicats de salariés doivent aussi comprendre qu’une génération est en train d’être sacrifiée, ceux qui n’ont jamais travaillé ou alors très peu et dans des conditions très précaires, et qu’ils doivent aussi se mobiliser pour cette jeunesse populaire.

 

 


2. Discriminations racistes

 

 

 

 

Trop, trop, trop de discriminations racistes ! Les cahiers de doléances sont dramatiquement clairs sur cette question : plus de la moitié des cahiers l’évoquent, et une partie substantielle des personnes qui les dénoncent le font manifestement, par solidarité, en parlant de l’expérience vécue par des amis par exemple. La discrimination n’est pas la seule affaire des noirs et des arabes, au contraire, une prise de conscience généralisée s’est faite, dans la jeunesse, mais aussi bien au -delà.

 

 

 

 

Ceux qui évoquent la discrimination qu’ils ont eux -mêmes subie décrivent un véritable enfermement dans la précarité, en matière d’emploi ou de logement, une discrimination quotidienne et permanente, qui brise, pour ceux qui ont de 15 à 35 ans, tout espoir de s’en sortir, malgré les efforts et les diplômes universitaires.

 

 

 

 

De nombreuses personnes rapportent leurs expériences vexatoires, en matière pour dire qui le poste ne sera pas donné, sentiment pour les hauts diplômés d’être à l’écart et bloqués dans leur progression mis Une illustration de la déclinaison territoriale de la discrimination raciste. D’autres évoquent l’impossibilité de s’émanciper de ses parents qui en découle, soit en ne trouvant pas de travail soit en n’ayant pas accès au logement ni public ni privé (pour les célibataires). Dénoncées dans les cahiers lorsqu’elles frappent dans le Les discriminations sont également domaine des loisirs.

 

 

 

 

Au final, les cahiers de doléances dessinent l’image d’une France complètement gangrenée par ces discriminations. C’est certainement pour la jeunesse le premier enjeu politique dans la période électorale qui s’ouvre. La discrimination positive et le CV anonymes ont suscité des avis partagés : la plupart les dénoncent, mais certains les proposent, en désespoir de cause, comme La discrimination : Nombre de doléances qui évoquent les discriminations 7 par classes d’âges. U n phénomène principalement dénoncé par les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Ultime moyen d’accéder à l’emploi. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Il faut qu’en matière de discrimination soient prononcées des peines très lourdes, qui fassent peur aux bailleurs ou aux employeurs, fondées sur le constat que la discrimination brise la vie des personnes. Il faut que les plaintes soient prises en compte, que les parquets poursuivent, et que les juges condamnent réellement. Qu’enfin la loi soit appliquée et qu’enfin la justice protège les victimes. · Il faut garantir l’égal accès aux services publics, ce qui implique des établissements scolaires de bon niveau et en bon état, des policiers à l’écoute de la population et prêts à lui venir en aide, des missions locales, centres de sécu etc. … dans les quartiers défavorisés, avec des personnels aussi polis et motivés et expérimentés qu’ailleurs … · Les diplômes étrangers doivent être reconnus à fonction égale, salaire égal. Par ailleurs, trop de cadres, d’entrepreneurs ou de professeurs étrangers sont contraints de travailler dans le bâtiment ! ·

 

 

 

 

Lancement d’une grande campagne médiatique de dénonciation et de sensibilisation contre les discriminations avec les méthodes et les moyens de la sécurité routière (médiatiques et recherche d’impact) · Politique d’aide à l’intégration (pour les primo arrivants, pas pour des français !). · Développement à l’école d’apprentissages valorisant les différentes cultures, notamment au travers de l’art, de la littérature et de l’histoire. Les auteurs maghrébins et Africains devraient faire partie des programmes de Français, par exemple. · Augmenter et pérenniser les moyens des associations d’éducation et de lute contre le racisme et les discriminations. · Les média doivent faire un gros effort. Luter contre les discriminations implique un changement des mentalités, et en particulier de l’image inquiétante des jeunes de banlieues qu’ils diffusent. · Enseigner une Histoire partagée et plus juste (sur la colonisation et les traites).

 

 


3. Logement & cadre de vie

 

 

 

 

Ce n’est pas une surprise, les problèmes de logement font partie de ceux les plus souvent évoqués, qu’il s’agisse de la difficulté à trouver un logement, de l’état de délabrement des logements sociaux et de certaines copropriétés (insalubrité), y compris les parties communes (ascenseurs dangereux), et espaces des général du coût , ou l’inadaptation extérieurs, les du logements de problème prohibitif des logements, de la lourdeur des charges, ou encore de tout cela à la fois. Mais les doléances évoque nt aussi avec insistance le manque de mixité sociale et raciale des grands ensembles, le non -respect de la loi SRU (« Solidarité et Renouvèlement Urbain » : les 20% de logements sociaux par commune), le calcul de l’APL hors charges, et sur des salaires touchés plus d’un an auparavant, le problème spécifique du logement des jeunes et des étudiants, avec en particulier des chambres de cité universitaire minuscules et dans un état déplorables, le logement des immigrés récents, clandestins ou non, par des marchands de sommeil …

 

 

 

 

Le logement des jeunes est un problème qui revient avec insistance dans les cahiers : ceux -ci ne réussissent pas, même après 25 ans, à partir de chez leurs parents. Environnement Lorsque les cahiers évoquent la question de l’environnement c’est pour faire allusion aux dangers multiples et angoissants qui menacent notre planète. Le réchauffement climatique, la pénurie, le partage et la qualité de l’eau, la … pollution Les personnes sont plus directement préoccupées par les problèmes de nuisances sonores, de sécurité alimentaire, la qualité de l’air en zone urbaine. Propositions : · Pénalisation des entreprises polluantes. · Favoriser les produits biodégradables et / ou recyclables. · Education à l’environnement et aux comportements qui limitent les nuisances à autrui (bruit, déchets …). · Favoriser la recherche et la mise en œuvre des énergies alternatives énergies fossiles et au nucléaire. Les conditions de vie (environnement, délabrement, hauteur des immeubles et distance entre eux, squat des halls par des jeunes qui n’ont aucun autre lieu …) et l’hygiène (détritus …) dans les cités ou les cités Universitaires sont très souvent dénoncées.

 

 

 

 

Il en est de même, pour les grandes cités, du manque de commerce de proximité et de service public. Les problèmes de voisinages, produits de la précarité, de la mauvaise insonorisation et du délabrement de l’habitât sont régulièrement évoqués. Le manque de logement, alors que de très nombreux logements privés ou publics sont vi des est dénoncé avec insistance. L’existence de famille et de travailleurs salariés et pourtant sans abris revient dans les cahiers comme le summum de l’injustice. Les principales propositions des cahiers de doléances. § Création d’un droit constitutionnel au logement. § Définition d’un « plan Marshall » pour le logement. § Respect des obligations de la Loi SRU , sans dérogation : suspension ou inéligibilité des maires récalcitrants. § Dispersion des HLM dans la vile (fin des grandes cités, des grandes tours ou grandes barres colées les unes aux autres). § Décloisonner les grands ensembles, faciliter les accès aux centres -viles. § Mise en place d’une politique de mixité sociale. § Développer les commerces de proximité et répartir les services publics et culturels dans toute la vile. § Droit spécifique favorisant l’accès au logement Revalorisation de l’APL et mise en œuvre d’un par les jeunes. § Loi d’encadrement des loyers privés et des conditions d’attribution. · Limitation des hausses de loyers en fonction de ratio raisonnable entre loyers et salaires. · Création d’une caisse nationale d’assurance sociale pour les cautions. · Constructions de nouveaux logements sociaux (en HLM), de toutes les taillés, dans des petites unités d e logement, avant de procéder à des destructions. · Réquisition des logements et bureaux vides. · Allocation d’Autonomie pour les jeunes en formation ou en insertion qui leur permette de s’installer seul ou en couple. · Des efforts en matière d’environnement et de cadre de vie dans les réhabilitations ou les nouvelles constructions de logements sociaux. · Création d’emplois pour l’entretien des cités par des je unes de la cité. · Créer des cadres de concertation bailleurs sociaux et habitants. · Contrôle du rapport entre les charges et le loyer, et contrôle sur les syndics, au travers d’une commission départementale du logement qui associe pouvoirs publics, bailleurs privés et locataires. · Condamnations judiciaires des marchands de sommeil. · Accompagnement des locataires en difficulté pour payer les loyers.

 

 


4. Justice

 

 

 

 

En ce domaine, il faut que la France et ses élites se rendent compte du niveau de crise atteint. Les cahiers de doléance s sont l’expression d’une criante et désespérée demande de justice. Toutes les faillites de l’institution judiciaire sont dénoncées, et en particulier l’inégalité économique qui frappe les classes populaires comme une quintuple peine : la qualité de la défense et l’issue du procès dépend largement des honoraires que Prisons Les cahiers de doléances font état des conditions honteuses de détention dans les prisons françaises, ce qui est de notoriété publique depuis de nombreuses années sans que l’on ne fasse rien, notamment à cause de la surpopulation carcérale Les détenus, quoi, qu’ils aient fait, sont des humains et si la présomption d'innocence s’applique à tous, alors comment accepter que la majorité des détenus soient en préventive, dans de telles conditions de surcroît.

 

 

 

 

Les doléances pointent également l’abandon des politiques de formation et de préparation à la réinsertion, l’essentiel des programmes ayant été fermés. Enfin, et surtout, les cahiers insistent sur la primauté de la prévention sur la répression en matière de délinquance, en particulier pour les mineurs, et sur les facteurs économiques et sociaux. Voir les thèmes inégalités, logement, emploi, éducation, police. Propositions : · Privilégier la prévention et les alternatives à l’incarcération. · Développer le travail de réinsertion dans les prisons et les formations diplômantes ou qualifiantes. · Payer décemment le travail des prisonniers. · Définir une vraie politique de libération conditionnelle. · Développer les parloirs familiaux, garantir l’intimité et un environnement adapté aux enfants pendant les visites. · Arrêter de répondre par l’incarcération à la maladie mentale. Ces personnes ont besoin de soins en hôpital psychiatrique. · Mettre fin à la politique de ghettoïsation ethnique dans les prisons. , · Création de postes d’éducateurs notamment spécialisés dans l’insertion professionnelle, de psychologues, de médecins, dans les prisons. l’on peut payer à son avocat, les magistrats méprisent et traitent de façon paternaliste ces mêmes personnes, dont les affaires sont déjà considérées comme mineures par les policiers dès l’enregistrement de la plainte, les personnes issues des classes populaires souffrent parfois violemment de la lenteur d’une procédure dont leur avenir dépend.

 

 

 

 

Les jeunes se voient souvent appliquer les principes d’une « tolérance zéro » qui ne leur laisse jamais de seconde chance, qui les marquent à vie comme délinquant même s’il ne s’agissait que de bêtise d’adolescence, quand ceux qui sont coupables d’abus de bien sociaux ou publics portant sur des sommes faramineuses, sont à peine inquiétés, retrouvent un poste de PDG ailleurs ou reprennent leur carrière politique quelques années plus tard, si d’aventure ils ont été condamnés … La justice ne condamne pas la discrimination raciale, pourtant fléau endémique, ou alors difficilement, et à des peines ridicules. La discrimination brise la vie de milliers de personne s, les prive d’avenir et d’espoir. Les cahiers de doléances montrent que l’essentiel des personnes ne croient pas à la possibilité de se voir rendre justice sur cette question.

 

 

 

 

Ainsi, c’est le sentiment d’avoir à faire à une justice de classe et de « race » qui se dessine. L’interprétation revient comme un leitmotiv au fil des cahiers : une justice plus juste ! Les principales propositions des cahiers de doléances. · Promotion de la diversité des origines (sociale, culturelle et ethnique) dans le recrutement des magistrats et des autres membres du tribunal, par exemple sur le modèle de l’IEP de Paris. Réformer le recrutement pour que les magistrats soient moins coupés de la réalité qu’ils ont à juger. (Suppression de la limite d’âge …) · Accélération du traitement des affaires par les tribunaux. · Gratuité de la justice, refonte du système des honoraires des avocats. · Application des lois à tous, sans privilèges de position, de richesse …

 

 

 

 


5. Pratiques Policières Insécurité

 

 

 

 

Les cahiers de doléances parlent très peu de l’insécurité, contrairement à ce que les médias nous rapportent quotidiennement. Les Classes populaires, qui subissent le plus l’insécurité n’en font pourtant pas une priorité, au regard des questions cruciales pour leur avenir comme l’emploi, l’éducation, les discriminations.

 

 

 

 

L’insécurité … au quotidien, telle que nous la raconte les cahiers, ce sont avant tout des gamins turbulents, capables de vandalisme qui s’ajoute aux difficultés du quotidien (bris de vitre des voitures pour voler une bricole, abribus …), violents dans leurs rapports entre eux et aux autres, certainement très malappris et insolents, mais pas la « racaille extrêmement violente et sauvage » dont ont peur ceux qui ne la voient qu’au travers des médias. Contrairement au discours officiel, les personnes qui ont rempli les cahiers fustigent la tranquillité dans laquelle les trafiquants en tout genre « exercent leur métier », au vu et su de tous, et de la police.

 

 

 

 

S’attaquer aux trafics sans soupçonner l’ensemble de la population d’un quartier, c’est bien à cela que doit servir un travail d’enquête sérieux. Propositions : · Instaurer un délit ou un crime spécifique : « entraînement de mineur dans la délinquance » ou dans la criminalité (visant ceux qui payent des mineurs pour faire les guetteurs, passeurs etc. .). · Lutter contre les réseaux parallèles, en visant vraiment les têtes, sans considérer que tout le quartier est forcément complice. · Traiter la délinquance comme un effet du regroupement des défavorisés et donc d e larges populations de je unes, oisifs, en rupture scolaire et hors projet d’insertion : c’est la question des grands ensembles, et celle de l’échec scolaire qui peuvent seules réduire les comportements délictueux. · Défendre la mission avant tout éducative du tribunal pour enfant, et maintenir le principe de l’incarcération en dernier recours. · Créer massivement des postes d’éducateurs spécialisés et d’animateurs.

 

 

 

 

Les cahiers de doléances sont loin de revendiquer la suppression de la police ou de se muer en appels aux armes ou à la justice privée, comme le voudrait l’imaginaire d’une population globalement délinquante que certains diffusent. Les manières de la police sont malgré tout particulièrement dénoncées, et il est important de ne pas balayer cela d’un revers de main : ce sont autant les files que les garçons, chez les jeunes, qui décrivent des contrôles incessants de la part de policiers qui en outre les connaissent déjà personnellement, des insultes comme substitut aux formules usuelles de politesse, des coups et bousculades . Malheureusement trop fréquentes

 

 

 

 

Les plus âgés le dénoncent également en masse, et dans les cahiers, nombreux sont les témoignages de violence contre des mères accompagnées de jeunes enfants ou contre des travailleurs qui rentrent tard et ne « zonent » pas de nuit. Le sentiment concernant la police est que ses missions n’ont plus rien à voir avec l’ordre public et la protection de la population, mais bien avec le contrôle social ou le contrôle racial. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Les violences policières et les insultes doivent être réprimées, ce qui implique pour commencer de prendre en considération les plaintes des victimes. · La police devrait être exemplaire. En cas de bavure, les sanctions doivent être extrêmement lourdes. · Les gardes à vue, moments de tous les abus, doivent être intégralement filmées. · Distinction des corps d’exécution (police) et d’inspection (IGS et IGPN), pour que le corps d’inspection soit désolidarisé des policiers et indépendant, notamment par la création d’une autorité supérieure comportant des représentants de citoyens. · Favoriser la transformation de la police vers plus de représentativité de la diversité française. · Meilleure formation des fonctionnaires de police. · Rétablissement de la police de proximité, et de cadres de dialogue local. · Développement d’un discours fort affirmant que «l’uniforme» de banlieue (baskets, casquettes, survêtements) ne désigne pas nécessairement des délinquants. · Meilleure répartition géographique des policiers expérimentés (à ne pas confondre avec gradés). • Faire évoluer la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité pour une saisine plus facile et pour qu’elle intègre des citoyens.

 

 
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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 08:10
 

6. Éducation
 
 
 

Au travers des cahiers de doléances, les critiques contre l’école sont nombreuses. Toutes en fait se résument au sentiment que l’école au mieux ne brise pas ou plus les prédestinations sociales, au pire qu’elle contribue à les renforcer.

 
 
 

Au banc des accusés, on retrouve d’abord les politiques d’orientation précoce qui imposent des choix définitifs que l’on regrette ensuite, souvent pour évacuer au plus vite les élèves en difficulté, et le manque d’information sur l’orientation y compris à l’université ; le manque criant de moyens de l’Éducation Nationale ; le manque de lien entre les formations et le monde du travail à l’université ; le mensonge de la méritocratie qui ne permet pas aux meilleurs des collèges et lycées dits sensibles de vraiment s’en sortir ; les effectifs trop importants dans les classes ; l’absence d’accompagnement individuel des élèves en difficulté ou qui ne peuvent trouver d’aide chez eux ; la faiblesse des bourses, dans le secondaire et le supérieur, qui sont très loin de couvrir tous les frais, et dont les plafonds de revenus sont scandaleusement bas, sans rapport avec la réalité économique ; le coût des études, en particuliers des frais d’inscription à la fac et plus encore dans les écoles de commerce et les grandes écoles ; les ZEP, dont la plupart appellent à la Culture L’école n’est pas le seul lieu d’acquisition du savoir. Les territoires ne sont pas égaux en matière d’équipements culturels : l’accès au théâtre, au cinéma d’art et d’essai, aux bibliothèques et médiathèques, aux musées est bien plus facile dans les quartiers aisés que dans les quartiers populaires.

 
 
 

Propositions : · Développer les équipements culturels dans les quartiers populaires, sans faire des choix soit disant adaptés à la population : les enfants des quartiers populaires doivent accéder à la « grande » culture autant que les autres, ils n’ont pas besoin qu’on sélectionne pour eux, de manière paternaliste, ce qui leur convient. · Valoriser dans les programmations des grandes institutions culturelle françaises (Comédie Françaises, BNF, Musées …) les arts et la culture de tous les pays et tous les peuples, notamment ceux qui ont fournis de nombreux migrants en France. Suppression au profit d’établissements de bon niveau pour tous et toutes, tant l’étiquette ZEP est désormais synonyme d’échec et de relégation, et non pas d’aide : parfois il s’agit de fermer les collèges et lycées concernés, parfois d’abandonner le dispositif. Pour une part minoritaire mais significative des personnes qui se sont exprimées, le rapport à l’école est très hostile : sentiment que l’institution est accusatrice et stigmatisante envers les parents, qu’elle n’a jamais cherché à comprendre les problèmes de l’enfant ou de la famille, ou encore que les enseignants ou l’institution pratiquent la discrimination raciale.

 
 
 

Pour cette fraction de la population qui a probablement le plus besoin de son aide, l’école est devenu e une source de violence sociale supplémentaire bien plus qu’un refuge. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Augmenter le budget de l’éducation nationale. · Créer des postes d’enseignants supplémentaires. · Augmenter les Bourses, réviser à la hausse les plafonds d’attribution. · Abaisser les effectifs par classe. · Favoriser l’accès des élèves issus des classes populaires aux grandes écoles. · Renforcer les moyens en matière d’orientation pour que les élèves puissent avoir un référent ou un tuteur qui les accompagne vraiment dans leurs choix et réformer le rôle du conseiller d’orientation, afin de privilégier le maintien en scolarité et dans le cursus généra l ; luter contre la discrimination dans l’orientation. Petite enfance Concernant la petite enfance, c’est bien sûr la difficulté à trouver une place en crèche, et parfois son coût qui sont dénoncées dans les cahiers de doléance.

 
 
 

Propositions : · Augmentation des places en crèche. · Privilégier les crèches collectives et mixtes (quant aux origines) · Création de haltes -garderies. · Baisser les coûts des modes de gardes. · Luter contre l’échec scolaire et refuser la facilité des orientations techniques ou professionnelles précoces liées à l’échec scolaire. Soutenir et valoriser les cursus techniques et professionnels pour que ces formations soient réellement de qualité, qualifiante et choisies. · Développer l’aide éducative et psychologique avec maintien dans la scolarité. · Aider et impliquer les familles en difficulté face à l’éducation (faible niveau de qualification, précarité et faiblesse des revenus, familles monoparentales …) au travers de médiateurs, psychologues, éducateurs, interprètes … · Associer réellement les élèves à la gestion des établissements. ·

 
 
 

Concernant les ZEP : les uns demandent leur suppression tant le dispositif leur semble inefficace, stigmatisant et discriminant ; les autres appellent à leur renforcement afin d’atteindre une réelle efficacité pour la réussite de tous. · Création d’une allocation autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans en formation ou en insertion. · Renforcer l’instruction civique (voir thème citoyenneté). Voir ... · le thème emploi pour ce qui concerne la formation continue etc. afin de privilégier le maintien en scolarité et dans le cursus général ; luter contre la discrimination dans l’orientation. Petite enfance Concernant la petite enfance, c’est bien sûr la difficulté à trouver une place en crèche, et parfois son coût qui sont dénoncées dans les cahiers de doléance.

 
 
 

Propositions : · Augmentation des places en crèche. · Privilégier les crèches collectives et mixtes (quant aux origines) · Création de haltes -garderies. · Baisser les coûts des modes de gardes. · Luter contre l’échec scolaire et refuser la facilité des orientations techniques ou professionnelles précoces liées à l’échec scolaire. Soutenir et valoriser les cursus techniques et professionnels pour que ces formations soient réellement de qualité, qualifiante et choisies. · Développer l’aide éducative et psychologique avec maintien dans la scolarité. · Aider et impliquer les familles en difficulté face à l’éducation (faible niveau de qualification, précarité et faiblesse des revenus, familles monoparentales …) au travers de médiateurs, psychologues, éducateurs, interprètes … · Associer réellement les élèves à la gestion des établissements. ·

 
 
 
7. Religion
 
 
 

L’islam est sali par les médias, des personnalités « intellectuelles » ou politiques. Dans les cahiers de doléance, ceux qui s’expriment sur la religion parlent de l’islam.

 
 
 

Si certains regrettent la loi d’interdiction du voile à l’école, l’essentiel des cahiers sur ce sujet évoquent l’inégalité que subit l’islam en France (concernant les lieux de culte, les cimetières …), les effets secondaires de la loi sur le voile en terme de regard social, de discrimination dans le monde de l’entreprise ou à l’embauche, et surtout, l’amalgame permanent entre islam et islamisme, islam et terrorisme, et l’idée sous -jacente que les musulmans ne seraient pas loyaux à la France et à la République.

 
 
 

Beaucoup font le constat du nombre insuffisant de mosquée s et par conséquent, du développement anarchique de sales de prière dans des lieux inadaptés, ce qui pourrait laisser le champ libre aux mouvements les plus radicaux. Il en est de même de l’absence de cursus de formation des imams en France.

 
 
 

Si une partie des doléances regrette la place « marginale » des religions dans la société, une autre estime à l’inverse que la religion devrait rester strictement confinée au domaine privé. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Luter contre les obstacles multiples mis à l’acquisition des terrains nécessaires à la construction de mosquées, d’établissements scolaires religieux et contre la rétention de permis de construire et des autorisations d’ouvrir. · Favoriser les moments d’informations et d’échanges sur les religions, les actions œcuméniques afin de faire connaître les points de convergence et surtout d e luter contre les amalgames, en particulier dans les médias. · Harmoniser les pratiques religieuses de manière nationale. · Appliquer strictement la loi de 1905, qui garantit parfaitement la liberté de culte et protège l’espace public et les athées.

 
 
 


8. Répartition des richesses

 
 
 

Les personnes qui ont rempli les cahiers de doléances sont nombreuses à évoquer un sentiment d’injustice né du constat que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent. Au -delà de l’exclusion qui frappe une grande partie de la population, c’est pour ceux qui semblent appartenir à la classe moyenne, la crainte de la paupérisation et du déclassement social, qui s’exprime fortement.

 
 
 

En outre, on peut noter, en particulier pour les moins de 18 ans, que la société de consommation télé que présentée par les médias, a induit une représentation déformée de la société française et notamment une surévaluation du pouvoir d’achat moyen. Le rôle des médias dans cette course aux signes extérieurs de .richesse nous semble déterminant Les doléances soulèvent souvent le sentiment d’être exclu du partage des fruits de la croissance.

 
 
 

Les bénéfices colossaux, les taux de retour sur investissement plus haut que jamais, les réalisations de stock options pour des sommes qui dépassent l’imagination accréditent l’idée que ça ne va pas mal pour tout le monde, d’autant plus que les pouvoirs publics se préoccupent manifestement plus d’abaisser les prélèvements fiscaux (élévation des plafonds de l’ISF) de ces quelques privilégiés, que de luter contre la pauvreté.

 
 
 

En outre, de nombreuses personnes dénoncent l’inflation massive depuis le passage à l’Euro et par conséquent une baisse substantielle du pouvoir d’achat. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Loi de régulation des financières et impôt beaucoup plus lourd s sur les revenus spéculatifs. · Assises des cotisations sociales sur les salaires et sur les bénéfices. · Arrêt de la politique de privatisation des services publics. · Mise en œuvre d’une meilleure redistribution pour une meilleure répartition des richesses. · Création d’une banque nationale populaire offrant des prêts sans intérêts pour les plus défavorisés et des microcrédits. · Loi et moyens financiers pour une véritable aide au développement des pays pauvres.

 


9. Citoyenneté & Politique

 
 
 

Un très fort désir d’implication citoyenne apparaît dans les cahiers de doléances. Mais la politique traditionnelle est très décriée : « On n’y comprend rien ! » est la ritournelle, à laquelle on ajoute le manque de respect des engagements pris, le manque de proximité et d’écoute, de consultation et de prise en compte des citoyens et de leurs besoins.

 
 
 

Le sentiment que la « classe politique » est une caste privilégiée (économiquement et au plan judiciaire) revient régulièrement. Une large part des classes populaires ne se sent pas représentée. L’âge avancé des hommes politiques est évoqué comme principale source du gouffre. Néanmoins, le manque de métissage des responsables politiques est pointé lorsque le problème de la discrimination est évoqué. C’est parfois la trop grande professionnalisation de la politique qui est dénoncée et l’on propose de supprimer l’ENA.

 
 
 

Dans le même objectif, il y a de nombreux appels à l’interdiction du cumul des mandats, pour laisser de la place aux « nouveaux français », et pour une réforme des institutions, parfois pour une sixième république. La démocratie participative et locale est plébiscitée, les personnes qui se sont exprimées souhaitent des cadres de débats. Elles dénoncent le manque d’information et de formation aux questions politiques, comme la laïcité ou les questions économiques et sociales. Concernant les étrangers, les cahiers appellent au droit de vote des immigrés, ainsi qu’à une politique de régularisation des sans -papiers. Concernant les médias, de nombreuses personnes dénoncent leur manque d’indépendance politique et économique.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Loi organisant le contrôle de la réalisation des promesses de campagne. · Droit de vote pour les immigrés. · Politique de régularisation des sans - papiers. · Décompte des votes blancs et nuls aux élections. · Développer l’usage du référendum pour les grandes décisions. · Réformer les institutions et changer de République. · Renforcer l’Éducation Civique à l’école et mettre en œuvre programme d’éducation à citoyenneté pour les 13 -25 ans. · Programme de sensibilisation laïcité. Application de la loi à tous : les élus doivent être sanctionnés comme les autres.  Création d’espaces de débats, développement de la démocratie participative. Création de comités de quartiers concernant les décisions et orientations locales. Mise en place de panneaux d’information dans les quartiers populaires. Généralisation et renforcement des conseils municipaux des jeunes, pour leur donner des espaces de parole. · Renforcer l’indépendance des médias.

 


10. Santé

 
 
 

Les cahiers de doléances évoquent en particulier le coût des soins, notamment les médicaments non remboursés. Concernant la CMU, les cahiers de doléances dénoncent le plafond d’attribution trop bas : de nombreuses personnes n’y ont pas droit mais n’ont pas les moyens pour une complémentaire santé, ce qui rend l’accès à de nombreux soins difficile (optique, orthodontie, spécialistes…).

 
 
 

Les discriminations commises par de nombreux médecins libéraux qui refusent les patients bénéficiant de la CMU ou de l’AME sont pointées du doigt, ainsi que les fermetures de dispensaires et de petites unités hospitalières Les jeunes filles expriment le besoin d’un accès facilité à des consultations gynécologiques dans un cadre accueillant et rassurant, permettant un suivi dans la durée, et à des coûts raisonnables. Elles n’ont pas toutes la chance de pouvoir obtenir de l’aide et du soutien de la part de leur mère, en matière de prévention, de contraception, ou dans les moments difficiles. La faiblesse des moyens et l’inefficacité de la médecine de prévention scolaire est également pointé du doigt.

 
 
 

Le problème le plus souvent évoqué concerne la santé au travail. Les conditions de travail des classes populaires sont encore souvent très violentes pour le corps et le psychisme (pression à la productivité,  harcèlements) entraînant de nombreuses maladies professionnelles non reconnues du stress.. , Il est extrêmement difficile de faire reconnaître les handicaps liés au travail, en particulier pour tous ceux qui sont mal armés face aux démarches complexes et aux multiples embûches de l’administration. Les personnes victimes d’accidents du travail ont également du mal à être reconnues ; Elles sont mal  protégées fac e aux difficultés économiques qui découlent de leur accident Un certain nombre de personnes évoquent le problème de la maladie mentale d’un de leur proche. Ils reprochent le manque d’accompagnement et de solutions de prise en charge, et l’incarcération d e nombreux malades mentaux.

 
 
 

Les plus fragiles parmi les personnes qui ont remplis les cahiers de doléances évoquent la question des insuffisances de la prévention épidémique et toxicologique, en termes de moyens et d’information. Les personnes confrontées à la misère évoquent le problème de la malnutrition. Les cahiers de doléances s’insurgent enfin contre le pouvoir et les bénéfices des grands laboratoires pharmaceutiques, notamment quant à leur rôle néfaste en matière de lute contre les maladies qui frappent les populations non solvables, en France et à l’étranger.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. § Loi pour une meilleure protection sociale et économique des personnes souffrant de maladie et de handicapes consécutifs au travail. § Inverser la politique actuellement orientée à la réduction de la solidarité nationale : forfait hospitalier, parts non remboursées des consultations et des médicaments, et déremboursement de médicaments : revenir vers une prise en charge à 100% par les caisses de solidarité des travailleurs. A défaut, relèvement du plafond de revenus pour l’attribution de la CMU. § Mettre en œuvre une vraie politique de prévention sanitaire, en milieu scolaire, professionnel, et ouvrir des centres d’information et de prévention dan s les quartiers populaires. § Augmenter le budget de la santé. § Certains proposent de supprimer le système du médecin traitant et en particulier l’obligation d’une consultation préalable chez le généraliste. § Luter contre les discriminations à l’encontre des bénéficiaires de la CMU et des AME dans la médecine libérale. § Loi instaurant la lute contre la malnutrition. § Développement d’un vrai secteur public de recherche et de production pharmaceutique. § Interdire la prise en compte de données médicales dans le calcul des risques par les compagnies d’assurance et les banques (assurance vie, attribution de crédits…). § Création de dispensaires modernes et de qualité dans les quartiers populaires et maintien des petites unités hospitalières territoriales. § Campagne de sensibilisation et de responsabilisation sur le coût de la santé.

 
 
 


11. Les femmes

 
 
 

Les contributions sur la situation des femmes soulignent trois grands thèmes :

 
 
 

1. L’égalité hommes / femmes dans le monde du travail en matière de rémunération et de promotion ; la précarité subie en terme de temps partiel et la discrimination à l’embauche liée à la « menace » de grossesse.

 
 
 

2 .Les jeunes files expriment très fortement l’exigence du respect auquel elles ont droit quelque soit leur tenue vestimentaire, leur choix de vi e, leur orientation personnelle (qu’il s’agisse du droit d’avoir une vie sentimentale et sexuelle libre ou d’adhérer à un modèle religieux ou traditionnel quel qu’il soit) et professionnelle.

 
 
 

3. La protection des femmes contre les violences et l’exploitation. Il faut offrir un cadre de protection (éloignement et logement, insertion économique, aide linguistique si nécessaire, aide psychologique et éducative) pour les femmes victimes de mariage forcé ou pour celles qui souhaitent sortir de la polygamie celles qui sont victimes de sexisme, coups, violences conjugales, asservissement, agression sexuelle et viol , et pour les femmes étrangères victimes des réseaux de traite des êtres humains (esclavagisme moderne ou prostitution). Les familles monoparentales dans les quartiers populaires (essentiellement des femmes seules avec enfants) sont littéralement abandonnées à leur sort.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Mettre en place un véritable contrôle de la parité des salaires avec des sanctions. · Sanctionner les entreprises dans lesquelles, statistiquement, la progression de carrière des femmes est plus lente et celles dans lesquelles elles n’ont de fait, pas accès aux postes de direction. · Organiser une grande campagne d’information sur le droit de s femmes, d’incitation au respect et contre le sexisme (notamment dans la pub). · Création d’associations et d’actions éducatives en direction des jeunes garçons, notamment pour mettre en évidence l’apport que l’émancipation des femmes peut leur apporter. · Lutter contre les discriminations ou les insultes liées aux jugements de valeur sur le physique et les tenues vestimentaires (mini jupe ou voile). · Organiser dans les commissariats un accueil adapté aux femmes victimes de viols et de violences sexuelles pour ne pas ajouter un traumatisme et une violence supplémentaire. · Organiser un réseau national de lieux d’information, d’accueil et de prise en charge. · Renforcement de l’allocation parent isolé en faveur des familles monoparentales, et l’é tendre jusqu’à la fin des études. De même pour les allocations familiales. · Ouverture de foyers d’accueil supplémentaires.

 
 
 
EPILOGUE
 
 
 

Vous venez de prendre connaissance de l’essentiel des éléments recueillis durant les rencontres citoyennes que notre collectif ACLEFEU a réalisé suite aux « révoltes sociales » de l’automne 2005. La volonté de vivre dignement conformément à la devise de la République – Liberté, Egalité, Fraternité - est sans conteste la priorité de ceux qui se sont exprimés à travers les cahiers de doléances, sur tout le territoire. A la lecture de ce document, il est indéniable que toutes les personnes rencontrées expriment un profond « mal être » qui résulte notamment de l’absence d’écoute des attentes des habitants.

 
 
 

C’est pourquoi il est extrêmement important que dès à présent, vous entrepreniez la démarche de redresser la France. Les gens souffrent non pas d’une difficulté unique, mais de plusieurs, qui anéantissent leur moral. L’accumulation de ces difficultés et l’absence de perspectives meilleures les démotivent. Le travail effectué est représentatif de la diversité des citoyens, quelque soit leur âge, origine, profession, conviction personnelle, religieuse ou politique, leur lieu de résidence.

 
 
 

 Les cahiers de doléances rassemblent la parole de toutes celles et ceux qui ont souhaité exprimer leurs exigences et leurs besoins, à destination de la classe politique, qui préside au bon fonctionnement et à l’application des valeurs de la République. Ce recueil de témoignages révèle une accumulation de négligences o u de carences. Néanmoins, les « doléants » veulent croire encore en la République et dans ses valeurs.

 
 
 

Les Français sont solidaires les uns des autres et souhaitent participer « ensemble et unis » à une transformation positive de la société. Ils entendent désormais utiliser leur droit de vote, examiner la concordance entre vos programmes et leurs attentes, puis l’efficacité de votre action. Décidés à devenir les acteurs de ce changement, ils attendent de vous que vous meniez les actions nécessaires à l’amélioration de leurs vies au quotidien, que vous les écoutiez, que vous les impliquiez.

 
 
 

A vous de transcrire ces propositions en actions concrètes en proposant les moyens de les rendre réalisables. Ils sont convaincus de l’intérêt que vous porterez à leur parole et que votre action tiendra compte de leurs propositions même si elles ne sont pas formatées dans le langage précis des spécialistes. Certaines peuvent paraître naïves de prime abord, mais elles expriment les besoins et les espoirs des petites gens. C’est au nom de toutes les personnes qui se sont exprimées et de toutes celles qui croient en un avenir meilleur que le collectif ACLEFEU vous transmet modestement ce document. Les électeurs et les autres sont impatients d’en voir les résultats.

 
 
 

Pour notre part, dès demain, nous lancerons une grande campagne d’inscription sur les listes électorales. Mais l’histoire des cahiers de doléances ne s’arrêtera pas là. Dans les mois qui viennent, nous saurons vous rappeler les revendications et les espoirs qu’ils portent. Nous approfondirons l’analyse par régions, classes d’âges, par genre…

 
 
 

Fait à Clichy – sous - Bois le 22 octobre 2006 par le collectif ACLEFEU.

 
 
 

Pour en savoir plus : http://aclefeu.blogspot.com/

 
 
 
 
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 18:01




Marine Le Pen persona non grata en Israël
 

JERUSALEM (Reuters) - Israël refuse de recevoir une délégation du Parlement européen en raison de la présence en son sein de Marine Le Pen, fille du président du Front national, fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

 

"L'un des membres de la délégation appartient à un parti politique qui, malheureusement, est à la fois raciste et négationniste", a déclaré un porte-parole.

 

"C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas recevoir la délégation dans sa composition actuelle", a-t-il ajouté.

 

A Bruxelles, un porte-parole du parlement européen a invoqué un "problème technique" susceptible de compromettre le succès du déplacement des eurodéputés. Mais une source parlementaire a confirmé que l'annulation de ce voyage venait du refus des autorités israéliennes.

 

La vice-présidente du Front national devait faire partie d'une tournée d'un groupe d'eurodéputés au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens du 28 octobre au 4 novembre.

 

Jean-Marie Le Pen a déploré une décision "contraire aux traditions diplomatiques" et à "la démocratie élémentaire".

 

"En tout cas, le bureau de l'assemblée européenne a réagi avec dignité en rappelant aux Etats en question que ce n'est pas à eux de désigner les membres des délégations", a déclaré le dirigeant du FN sur le site internet de son parti.

 

"J'espère que le bureau de l'assemblée restera ferme sur ses positions" consistant à ne pas modifier la composition de la délégation, a-t-il ajouté.

 

La délégation conduite par le chrétien-démocrate allemand Elmar Brok devait notamment être reçue par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert.

 

"Marine Le Pen a reçu une lettre" du Parlement européen expliquant le refus des autorités israéliennes, a précisé un porte-parole du Front national.

 

Le 20 octobre, Marine Le Pen, membre du Parlement européen depuis 2004, avait déclaré à Reuters que ce voyage devait être l'occasion de "lever un certain nombre de malentendus". Elle avait ajouté ne pas avoir d'hostilité particulière envers l'Etat hébreu.

 
Jean-Marie Le Pen a été condamné par la justice française pour avoir qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.
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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 08:07


Débat socialiste du zénith à Paris

 
 
 
 
 

Dans la journée précédant le débat, Laurent Fabius avait regretté que celui-ci se tienne en présence des journalistes de la presse écrite mais sans caméras ni matériel d'enregistrement.

 
 
 

"C'est un paradoxe: on évoque les caméras au conseil des ministres et moi, je souhaiterais qu'il y ait aussi la presse, les médias dans les réunions de militants", a-t-il déclaré.

 
 
 

Le débat a donc eu lieu sans caméra et sans enregistrement à la suite d'une demande de Ségolène Royal et de son équipe de communicants.

 
 
 

Des camarades courageux attachés à la liberté de choix et au débat démocratique, ont bravé le service d’ordres pour enregistrer malgré tout ce débat et t'en faire profiter. Dès maintenant, tu trouveras l'enregistrement audio des trois interventions à cette adresse: http://www.dailymotion.com/Razzye/1

 
 
 
Très bientôt, il y aura aussi une vidéo en ligne!!
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 09:39


Le débat au sein du PS. Nous pouvons en être fiers. Les débats montrent que rien n'est joué, lorsque les candidats débattent sur le fond. Comme malheureusement le débat de Paris était fermé aux médias, et donc inaccesible aux provinciaux et provencaux, vous en trouverez ci(dessous le compte rendu d'un camarade parisien, ex - Vitrollais !

DH





Au Zénith, un tournant dans la campagne pour l'investiture
 

Le vent a tourné. Le débat entre candidats socialistes à l’investiture présidentielle, organisé jeudi 26 octobre à Paris, a marqué le retour des militants dans le débat. L’ambiance s’en est ressentie, le consensus apparent a volé en éclats. Dans cette terre majoritairement acquise à Dominique Strauss-Kahn, les slogans creux n’ont pas emporté l’adhésion des foules. Et la madone des sondeurs s’est faite huer à pas moins de neuf reprises.

 

Tout a bien commencé pour elle. Près de la moitié des 5 500 adhérents réunis au Zénith l’ont accueillie debout. Puis, la belle mécanique s’est grippée et la première incantation aux Désirs d’avenir a provoqué une bronca inédite dans ce genre de débats. Ce ne devait pas être la dernière.

 

Pourtant, la candidate du Nouvel Observateur avait pris soin de déminer le terrain. Après avoir déclaré, lors du deuxième débat télévisé, que le programme des socialistes n’était pas « un petit livre rouge », elle se l’est enfin approprié, déclarant : « Bien sûr que le programme du candidat sera le programme des socialistes ». Une réponse directe à Laurent Fabius. Dans son propos liminaire, le député de la Seine-Maritime a en effet lancé : « Des idées nouvelles jaillissent autour de nous et, notamment, chez nous. Je voudrais proposer ici l’idée la plus nouvelle : qu’en 2007 le candidat désigné par le PS applique le projet socialiste ».

 

Dans le même ordre d’idée, la présidente du Poitou-Charentes s’est réappropriée enfin la « République métissée » alors que, jusqu’à présent, elle vantait comme une « réussite » le modèle d’intégration britannique. Elle a aussi redécouvert les vertus de l’union de la gauche qu’elle a souhaité réaliser « dès le premier tour du scrutin présidentiel (sic) ».

 

Un recentrage bienvenu à quelques semaines du vote des militants. En marge du débat, un royaliste explique les raisons de cette nouvelle stratégie de la compagne du premier secrétaire du PS : « Tu vois quand même qu’il y a plus de points communs entre Fabius et nous ». Sous-entendu : il faut s’unir contre Strauss-Kahn. Cela, c’est sûr, c’est une forme de rénovation…

 

Las, la machine n’a pas pris au Zénith. Il faut convenir que la candidate malheureuse à l’investiture pour la mairie de Niort, dans les années 90, n’a pas paru à l’aise, débitant mécaniquement un discours truffé de formules creuses et d’incantations ; hochant, métronome, la tête de droite à gauche et de gauche à droite ; cherchant ses mots lorsqu’elle n’a pas buté dessus. Contraste saisissant avec l’enthousiasme quasi lyrique d’un Laurent Fabius et le ton patelin d’un Dominique Strauss-Kahn, définitivement roi dans son jardin d’Ile-de-France.

 

Les deux candidats socialistes ont décliné leur vision de la social-démocratie au 21e siècle. Dominique Strauss-Kahn a précisé : « Ma gauche, notre gauche, c’est une société de confiance, pas de surveillance », taclant ainsi les tentations sécuritaires à l’œuvre chez la championne de Julien Dray. Cette sortie faisait aussi écho à la volonté martelée par Laurent Fabius à propos des banlieues : « A un moment où nos banlieues, nos quartiers populaires sont stigmatisés, je veux rendre hommage à celles et ceux qui y habitent, aux associations qui y travaillent, aux élus qui s’investissent ». Les banlieues, la précarité et l’Europe étaient les trois questions choisies par les organisateurs du débat pour le structurer. Voire le corseter.

 

C’est ce qu’à déploré, d’ailleurs, le premier adjoint au maire de Sarcelles : « Je souhaiterais que les questions ne soient pas connues par avance ». Faut-il se rappeler que c’est l’équipe de la dame des Deux-Sèvres qui a insisté pour que tout soit préparé à l’avance. Ce qui ne l’a pas empêchée de déraper… « N’ayons pas peur du peuple », a-t-elle déclarée, face à des militants qui vont à la rencontre du peuple chaque semaine sur les marchés, au pied des immeubles ; qui s’investissent auprès des « sans papiers » comme à Cachan ; qui travaillent à éviter que les provocations de Sarkozy ne dégénèrent à Clichy ou à Bondy… Du coup, cette saillie a été accueillie par une nouvelle salve de lazzis.

 

Néanmoins, comme l’a salué Dominique Strauss-Kahn, « la politique a repris ses droits »au Zénith. Le débat a éclairé sur les différentes visions en présence. A la sortie, un jeune militant a déclaré à l’AFP : « On a eu deux discours de président de la République et un discours de présidente de région ». D’autres ont changé d’avis après avoir écouté les trois prestations. Ainsi, un militant cité par l’AFP, pro-Royal au début de la soirée, a évoqué la possibilité de voter finalement Fabius. Il faut reconnaître à l’ancien Premier ministre que sa conclusion a enthousiasmé une salle qui, initialement, lui a peu fait de cadeaux, le bousculant sur les questions liées à l’Europe.

 

Et si ce débat parisien constituait le tournant de la campagne ? En tous les cas, les masques sont tombés. Et le vernis médiatique ne protège plus la candidate de la Sofres.

 
Pour en savoir plus :
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 12:18



Laurent FABIUS à Marseille

 

le 13 novembre 2006 à 18h00

 

 ATTENTION CHANGEMENT DE LIEU :


L'AGORA DES SCIENCES

10 Place de la Joliette

Entrée Euroméditerranée

13002 Marseille

 
 

Dans le cadre de la désignation du candidat PS à la Présidentielle, Laurent FABIUS organise une réunion publique à Marseille.

 

Que vous soyez déjà convaincu, que vous soyez encore hésitant, pour vous faire une meilleure idée personnelle, pour mieux connaître l’homme, pour confronter les choix de Laurent FABIUS avec ceux de Ségolène ROYAL et DSK, n’hésitez pas à venir !

 
A suivre…
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 20:55

Défendre la laïcité face aux tentatives de replis communautaristes, quels qu'ils soient est une nécessité...

DH



La Laïcité, bon Dieu
 

Face aux communautarismes elle reste un des seuls lieux soustraits aux groupes de pression.

 

Par André LAIGNEL, Henri PENA-RUIZ

 

André Laignel maire (PS) d'Issoudun (Indre), secrétaire général de l'Association des maires de France, député européen, ancien ministre et Henri Pena-Ruiz philosophe, écrivain, ancien membre de la commission Stasi.

 

En République, tous les citoyens, athées, croyants, ou agnostiques, doivent jouir des mêmes droits. Cette égalité est la meilleure garantie de leur liberté. Elle implique la neutralité spirituelle des institutions publiques, ainsi dotées d'une légitimité authentique. Prétendre qu'il n'y a d'espoir que par les religions, comme le fait monsieur Sarkozy, c'est faire injure aux athées dont l'humanisme est source de valeurs autant que peut l'être la croyance en un dieu. Peut-on oublier que, dans la résistance à l'oppression nazie, sont tombés ensemble Honoré d'Estienne-d'Orves, «celui qui croyait au ciel», et Gabriel Péri, «celui qui n'y croyait pas» ? 

 

Si la République laïque se refuse à tout privilège public des religions ou de l'athéisme, c'est pour mieux promouvoir ce qui importe à tous les hommes : justice, santé, instruction, culture. Les étourdis qui oublient la solidarité entre la défense des services publics et celle de la laïcité seraient bien avisés de se souvenir de l'action de madame Thatcher, qui détruisit les services publics en Angleterre et délégua la question sociale aux associations religieuses, invitées à suppléer par la charité aux carences d'un Etat désormais absent. Si la charité est respectable, elle ne peut tenir lieu de justice sociale. Justice sociale portée par la carte scolaire, mise en place depuis 1963, socle commun de l'égalité des chances. Les diverses déclarations qui s'en prennent à cet acquis sous prétexte de liberté de choix des parents entretiennent une grave illusion. On sait qu'une telle «liberté» est proportionnelle au niveau d'aisance sociale ou culturelle, et aboutit à remettre en cause la mixité sociale.

 

La neutralité laïque ne signifie nullement absence de valeurs fortes. Tout au contraire. Solidarité, fraternité, souci du bien commun sont à même de réunir tous les êtres humains, et non certains d'entre eux seulement. Cette portée universelle de l'idéal laïc est trop souvent méconnue. C'est dire que la croyance religieuse n'a pas à être mieux traitée que la conviction athée. Et réciproquement.

 

Le bien commun est aujourd'hui menacé. Et la laïcité également. Les grands services publics, et l'école laïque ­ école de tous ouverte à tous ­ donnent pourtant chair et vie à l'intérêt général et incarnent concrètement l'universalisme laïc, si essentiel dans une société guettée par les replis communautaristes. Ces services conçus pour le bien de tous et de chacun, méritent une attention et un soutien sans faille de la part des pouvoirs publics. L'école laïque, notamment, accueillant sans discrimination les croyants et les athées, les enfants de toutes origines, répond au beau mot de République, qui veut dire chose commune à tous. Il n'y a pas d'étranger dans l'école laïque : un enfant de l'école publique est un enfant de la République.

 

N'en déplaise à l'actuel ministre de l'Education, l'école laïque est bien par essence l'école de la République.Tenir la balance égale entre elle et l'école privée est peu républicain. L'école laïque, c'est l'école de la liberté, en un double sens : la liberté y enseigne et y est enseignée. La circulaire de Robien, prise en application de la loi du 13 août 2004 relative aux «libertés locales», modifie les règles de financement des frais de scolarité d'un élève inscrit dans un établissement confessionnel ou public situé en dehors de son lieu de résidence. En redéfinissant la nature des dépenses prises en compte dans le calcul du forfait communal, elle aboutit à leur alourdissement en faveur de l'enseignement privé.

 

Il est nécessaire, après trop de silence ou de renoncement tacite, de rappeler le principe de la priorité absolue des fonds publics pour l'école publique. Peut-on admettre qu'en France trop de communes soient encore dépourvues d'école publique ? Le rapport de la commission Stasi appelait à faire cesser cette injustice, qui traduit un manquement de l'Etat à ses devoirs. Il est également paradoxal que l'école publique manque cruellement de moyens pour encadrer plus efficacement les élèves, alors qu'en raison de la loi Debré de 1959 des crédits publics irriguent massivement les écoles privées sous contrat.

 

On ne peut, au nom du «réalisme», continuer à se satisfaire d'une situation où chaque recul en prépare d'autres. Une chose est d'affirmer la liberté des écoles privées à se développer. Autre chose est de se croire obligé de financer ce développement, en contradiction avec la tradition laïque et notamment la loi Goblet de 1886. L'argument selon lequel les écoles privées rempliraient «une mission de service public» est aussi irrecevable que celui qui conduirait à dire la même chose des milices privées. Il fut l'apanage invariable des partisans de l'école privée. Pourquoi ne peut-on l'admettre ? Parce que l'instruction publique n'est pas une «prestation» comme une autre, qu'il serait possible de déléguer comme on le fait de la construction d'un édifice ou de toute autre prestation matérielle. La nature de l'institution qui enseigne, et notamment celle des principes qui l'animent, importe en l'occurrence au plus haut point.

 

Il n'est pas vrai qu'une organisation privée, mue par la quête du profit ou le ressort du prosélytisme religieux puisse assumer aussi bien le service public d'instruction que l'école publique laïque, institution organique de la République dont Condorcet faisait le levier de l'émancipation générale et de la citoyenneté éclairée. Bien sûr, pour cela, il importe que l'école publique assume pleinement les missions que les familles sont en droit d'attendre d'elles. Elle ne le fait pas toujours, dira-t-on, et le réseau des écoles privées se trouve ainsi conduit à combler certaines de ses carences, notamment en matière d'encadrement des élèves. Il faut à l'évidence œuvrer pour élever la qualité du service public d'instruction et d'éducation, ce qui implique, entre autres, une priorité absolue des deniers publics pour l'école publique.

 

Les services publics doivent être à l'abri de toute accusation de partialité et de discrimination. La loi de 2004 interdisant de porter ostensiblement des signes religieux distinctifs à l'école a eu le mérite de rappeler les principes de la laïcité et de fixer clairement les barrières. La laïcité garantissant la liberté des consciences permet l'émancipation notamment des jeunes filles et des femmes, pour certaines enfermées dans des modèles sexistes. Garantir l'accès de toutes et de tous, garantir la mixité dans les pratiques culturelles, sportives, associatives, c'est faire vivre la laïcité. L'école laïque veut voir dans chaque enfant cette part d'universalité qui en fait un sujet porteur de droits égaux, sans distinction de sexe, d'orientation sexuelle, de culture d'origine, de conviction spirituelle. Dans un monde en plein déchirement, elle reste un des seuls lieux soustraits aux groupes de pression religieux, idéologiques, ou économiques. Il est grand temps de rappeler cette fraternité qui advient dans le partage du meilleur de l'être humain : la liberté de la conscience qui juge en connaissance de cause, et fonde ainsi la citoyenneté sur une lucidité agissante.

 
 (c) libération
 
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:18



Mobilisation des quartiers sud de Vitrolles contre le bruit des avions !

 
 

L’association ADEV, Association de Défense de l'Environnement des habitants(tes) de Vitrolles ouvre un site internet :

 
 

L’objectif de l’association est d’agir pour lutter contre les nuisances sonores liées au survol des avions sur les quartiers sud. Il a été constaté une recrudescence du  trafic aérien depuis la fin de l’été et un accroissement du bruit, devenu suivant les secteurs et les horaires insupportables.

 

Une première action publique de l’association a été menée le 25 octobre lors de la l’inauguration de la nouvelle aérogare MP2  « Low Cost » avec une distribution de tracts.

 

Pour faire avancer les choses sur un sujet aussi complexe, la mobilisation et la persévérance s’imposent.

A suivre.

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 17:06

Premières impressions sur le second débat pour l’investiture socialiste. Jean – Luc MELENCHON s’exprimait ce matin sur RTL.
 
A suivre…
 
DH
 
Interview de Jean-Luc Mélenchon suite au second débat socialiste pour l’investiture


Le sénateur socialiste de l'Essonne et proche de Laurent Fabius était l'invité de RTL mercredi matin au lendemain du second débat télévisé entre Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, consacré aux questions de société et aux institutions.


- Jean-Michel Aphatie : Bonjour Jean Luc Mélenchon. C'était le deuxième débat des Socialistes, hier soir ?

Jean Luc Mélenchon : Oui.

- Votre sentiment ? Un bon débat ?

C'était plus intéressant que la fois précédente, parce que plus animé. Bon, ça, c'est le premier côté. Vos collègues, les journalistes n?ont, à mon avis, pas été dans les bons clous, je me permets de le dire...

- Ah, mais... parfait ! Mais...
 
Non, mais c'est possible. Rien n'est parfait, mais des fois, il y a des petits moments où vous avez commis quelques légères erreurs...

- Rarement, mais ça arrive.

Oui, c'est vrai... Non contents de répéter la vulgate libérale à tout bout de champ dans leurs questions, hier soir, ils ont interrogé les trois candidats sur les cinq ou six dernières propositions de Ségolène Royal, si bien qu'on avait l'impression que c'était...

- Que le débat tournait autour de ces propositions ?

Eh bien oui...

- ... Et ça peut donner le sentiment, effectivement, que c'est elle qui domine la compétition...

Eh oui. Bien sûr. Alors, le lendemain, tous les journalistes reprennent en disant : Le débat a tourné autour de ses propositions. Et pour cause ! On répondait aux questions qui étaient posées. Donc, ça, c'est un peu le côté décevant.

- Ca fausse le débat, d'après vous ?

Disons que ça exaspère les gens comme moi qui n'aiment pas qu'on discute que de ça... Parce que, franchement, en plus c'était pas curieux comme questionnement. Bon, par exemple, il y a des énormités qui sont dites en cours de route, personne n'arrête, personne ne relève...
 
- Par qui ?

... Notamment par Ségolène. Le Conseil des ministres qui se tient en public. Je ne sais pas n'importe quelle personne censée dit : Mais attendez, ça marche comment une histoire pareille ? Bon, ah non, là on ne dit rien. Ca passe comme ça. Les jurys citoyens, il y a deux jours, c'étaient des jurys. Ils étaient populaires. Il s'agissait de contrôler les élus. Là, ça devient des jurys citoyens, et il s'agit d'aider par des contributions. Bon, voilà, on ne pousse pas plus. Pourquoi on est passé d'une chose à l'autre ? Les camps militaires sont devenus des camps humanitaires, et en plus à l'étranger. Mais est-ce que vous entendez l'énormité que c'est ? Il s'agit de demander à l'armée d'emmener avec elle des jeunes Français délinquants à l'étranger pour les redresser. Tout ça est absurde.

- Vous aussi spontanément, Jean-Luc Mélenchon, sans que là pour le coup, le journaliste y soit pour grand chose...

Non, mais bon !

-... Vous critiquez les positions, les propositions de Ségolène Royal.

Ah bien oui, non c'est normal. Oui, oui, bien sûr.

-... Parce que ça vous paraît être le plus important, aujourd'hui. Il s'agit de démontrer que Ségolène Royal a des faiblesses ?
 
... Parce qu'elle est en tête dans les sondages d'opinions sur des quantités, il est vrai, assez négligeables de sondés ; mais néanmoins, c'est une réalité. Et puis parce que nous devons quand même essayer de percer - c'est un débat - il faut percer pour nous le mur de l'image. Et ce mur de l'image, il est constitué de l'à peu près qui fait que vous n'êtes pas curieux. Hier soir, par exemple, Laurent Fabius a évoqué la question des primo-délinquants. Il est quand même incroyable que ce soit un mois après que cette proposition tout à fait fantaisiste d'après laquelle il fallait mettre au premier acte de délinquance, les Jeunes dans des camps encadrés par des militaires, que quelqu'un pose la question de savoir : combien ça faisait de monde ? Moi, j'ai fait cette recherche. On tombe sur 48.000 personnes. Ca revient à dire qu'on double la population carcérale du pays. Et il n'y a pas eu un seul journaliste pour poser la question depuis un mois. Bon.

Et là, hier, vous avez entendu des choses comme : dans les établissements, les enseignants vont choisir leurs collègues... Bon, ce qui veut dire que ça met parterre toute l'organisation du déroulement de carrière des enseignants ; mais non, ça ne gêne pas. On peut le dire comme ça.

- Pour vous, Jean Luc Mélenchon, Ségolène Royal raconte n'importe quoi ?

Non, non, non. Ah là, là, là, là... Pas du tout, c'est extrêmement construit. C'est extrêmement cohérent. Mais j'ai le droit de désapprouver. Je désapprouve formellement et je pense que, d'ailleurs. Je vous dis les choses franchement : plus elle s'exprime, et plus le fossé se creuse entre une catégorie, tout un secteur de la Gauche et ce qu'elle dit parce que ça nous pose des problèmes politiques, philosophiques, d'orientation politique extrêmement lourds. Pour moi, ce paternalisme social - parce que c'est du paternalisme social - qui nie toutes les instances de représentation, du fonctionnement de la démocratie représentative, c'est un très gros problème. Hier soir, nous avons entendu le slogan, le contrat plutôt que la loi. Mais ça, c'est plus la république française, ça mes amis, c'est autre chose.

- Pour critiquer ses positions, Laurent Fabius a employé le terme de "populisme" contre Ségolène Royal. Ségolène Royal vous paraît-elle populiste ?

Moi, j'ai du mal avec ce mot parce que je ne sais pas bien ce que ça veut dire. Si ça veut dire : être populaire. Moi, j'ai plutôt envie d'être populaire qu'impopulaire.

- Ca ne veut pas tout à fait dire ça.

Non, je crois que dans le vocabulaire, j'ai regardé dans les dictionnaires pour voir ce qu'est-ce qu'on voulait dire avec ce mot. Ca veut dire une espèce de mise en cause des élites au nom d'un savoir, comme ça, spontané. Alors, on dit : "Le peuple ceci, le peuple cela..." Moi, j'emploie souvent l'expression "le peuple" et je suis très attaché à ça. Seulement, je dis aux mêmes (vous avez vu dans le référendum : moi j'ai confiance à l'idée que le peuple français était capable de comprendre un texte compliqué).
 
Ce que je veux dire, c'est que nous devons faire attention, à ne pas tout bousculer en faisant semblant que tout va mal et c'est grâce à des consultations informelles en prenant des paquets de gens dans la rue qu'on va ...
 
Ségolène ferait bien de réfléchir elle-même au fait que la phrase d'après laquelle "les citoyens sont experts" et comme elle l'a dit, une fois "meilleurs que les experts eux-mêmes", elle devrait réfléchir que c'est très grave de dire ça parce qu'on répand une illusion dont elle-même a été victime. Tout à l'heure, on a parlé d'Outreau, qui se rappelle que lorsque les arrestations ont eu lieu, elle a dit par un sentiment qu'on peut parfaitement comprendre, qui était spontané, un élan d'horreur, elle a dit : il faut les mettre en prison, et vite...

- Elle a dit ça, comme ça ? Elle était ministre à l'époque ?

Eh oui, mon ami ! Donc, vous voyez, il faut faire attention, quand même... Je veux dire par là...

- Non, elle a dit... C'était quand elle était ministre qu'elle a dit ça ?

Je ne veux pas... Je crois me souvenir... Je ne sais plus très bien quelle année c'était, donc...

- Le débat évolue, ceci dit. Ségolène Royal demeure favorite ; et celui qui paraît en position de la contester, peut-être de provoquer un deuxième tour contre elle, c'est Dominique Strauss-Kahn. Vous soutenez Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon ?


Oui.

- Pourriez-vous, pour éviter que Ségolène Royal ne remporte l'investiture, soutenir Dominique Strauss-Kahn ?

Je comprends ce que vous voulez dire, Monsieur Aphatie...

-... Avant que je finisse la question, vous êtes très vif ce matin...

Je ne suis pas trop mauvais. Je suis de Gauche mais quand même, j'ai un peu fait des études... J'arrive à comprendre une phrase...

- C'est pas mal.

Donc, non je n'ai pas envie de répondre à ça parce que moi, j'en sais rien...

- Merci.

Vous me dites... Non, mais attendez Monsieur Aphatie, ne vous fâchez pas ! Vous me dites : il semble que... il semble que... Moi, je ne raisonne pas sur des apparences. Je raisonne sur le fond. Il y a trois lignes qui se confrontent : la ligne social-démocrate que représente Dominique Strauss Kahn, dont je pense qu'elle est en impasse dans toute l'Europe. Un jour, on en parlera de l'impasse de la social-démocratie.
 
On a beaucoup parlé de la faillite du communisme d'Etat, jamais du problème de la social-démocratie européenne. Il y a la ligne sociale républicaine de Laurent Fabius et puis, y'a la ligne du paternalisme social. Donc, laissez-nous, s'il vous plaît Monsieur Aphatie, de grâce, laissez-nous aller au bout de ce débat ! Et puis, après on verra.

- Donc, Jean-Luc Mélenchon, vous souteniez le "Non" au référendum, il y a un peu plus d'un an. Est-ce que vous êtes triste de voir que le camp du "Non" n'arrive pas à s'organiser ?

Oui, c'est très triste. Je vous remercie de le dire parce que c'est lamentable de voir ça. D'abord ça a commencé au Parti socialiste : les partisans du "Non" ont été incapables de s'entendre, ont refusé l'offre que nous avons fait avec Laurent Fabius de se regrouper.
 
Aujourd'hui, la vie serait différente si on avait fait une motion commune du nom, au congrès du Parti.
 
Et puis, dans la société elle-même, ça me désole de voir que la Gauche qui a voté "Non" était incapable de faire une proposition cohérente. Les communistes font ce qu'ils peuvent pour arriver à formuler quelque chose qui tient la route ; mais pour le reste, j'ai des fois l'impression que l'on s'est fait prendre la main. Ca, ça me rend triste. Bon, enfin, la vie continue.  C'est pas fini tout ça.

- Jean Luc Mélenchon qui en a autant à dire sur les journalistes que sur les hommes politiques, était l'invité de RTL, ce matin...

Mais je ne suis pas le seul !

- Bonne journée.
 
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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 08:47

La dernière de Ségolène, la surveillance populaire des élus, est une mesure populiste et démagogique. Cette mesure aux contours flous sur les modalités, comme elle l’admet elle-même se veut « une autre façon de faire de la politique ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mesure soulève un véritable tollé.
 
DH
 
 
Mme Royal propose une "surveillance populaire" de l'action des élus
 
LE MONDE | 23.10.06 | 14h35  •  Mis à jour le 23.10.06 | 14h44

Pour Ségolène Royal, "un projet présidentiel se noue avec le peuple pendant la campagne électorale". Mais déjà la candidate à l'investiture du PS, invitée dimanche 22 octobre à la Cité de la réussite, à la Sorbonne, a son idée sur "la façon dont (elle) entend répondre à la crise démocratique dans le pays" - crise "morale, politique" mais aussi "crise du résultat". Interrogée sur la responsabilité des politiques, Mme Royal a ainsi évoqué l'hypothèse d'une "surveillance populaire" de leur action. "Il n'y a pas d'évaluation au long cours. Or c'est une demande profonde des Français », a-t-elle souligné. C'est pourquoi je pense qu'il faudra clarifier la façon dont les élus pourront rendre compte, à intervalles réguliers, avec des jurys citoyens tirés au sort."
Ces jurys, a précisé Mme Royal, assureraient "une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat par rapport à la satisfaction des besoins, ou par rapport au juste diagnostic des difficultés qui se posent".
 
Cela a-t-il quelque chose à voir avec les comptes rendus de mandat instaurés par Bertrand Delanoë, le maire de Paris ? "Non", répondait Mme Royal à la sortie. Y aurait-il sanction ? "Pas forcément". Jusqu'à quel niveau de responsabilité s'étendrait ce contrôle citoyen ? "Je n'ai pas réponse à tout", éludait avec le sourire la présidente de la région Poitou-Charentes.
 
"ELITE"
 
Mme Royal paraît puiser son inspiration dans La République des idées, un forum qui réunit depuis 2001 des intellectuels. Dans un livre paru le 21 septembre intitulé La Contre-démocratie, Pierre Rosanvallon, critique sur la démocratie participative, évoque en effet la création d'"agences citoyennes de notation pour apprécier les actions de certains organismes publics" ou d'"observatoires citoyens". "C'est indéniablement sur ce terrain de l'expertise et de la veille citoyenne que se situe l'un des enjeux essentiels du progrès démocratique", écrit le professeur au Collège de France. Il avait, dans un passé récent, reproché à Mme Royal d'"emprunter"quelques-unes de ses idées. Or, parmi les pistes à explorer citée par M. Rosanvallon figure celle de "citoyens tirés au sort constitués en commission d'enquête".
 
A la Sorbonne, Mme Royal s'est défendue de vouloir opposer la démocratie participative à la démocratie représentative. "On m'a traitée de populiste", s'est-elle indignée, mais les Français "ne veulent plus être simplement convoqués tous les cinq ans aux urnes". Pour illustrer le "fossé qui s'est établi entre les politiques et le peuple", elle est revenue sur sa déclaration s'abritant derrière l'avis des Français au sujet de l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne. "J'ai bien entendu les réactions, a souligné Mme Royal. Mais on ne peut pas dire au peuple Français qu'on va le consulter et puis lui dire qu'il est trop bête et qu'il doit faire comme l'élite lui dit."
"Moi, a-t-elle dit après s'en être prise à M. Sarkozy, le pouvoir, j'en ferai quelque chose et je ne trouverai pas une échappatoire." Parmi les réformes qu'elle promeut figure toujours la décentralisation. Dimanche, elle a pris l'exemple de la construction de centres éducatifs. "L'Etat central n'y arrive pas, n'y arrivera pas", a-t-elle justifié.
 
Pour le président de la République, comme "pour tous les élus", Mme Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats et leur limitation dans le temps à deux. Ce point, qui ne figure pas dans le projet du PS, lui a semble-t-il échappé. Car dans la soirée, elle s'est employée à corriger le tir en se déclarant "favorable" à cette limitation uniquement pour l'hôte de l'Elysée.
 
Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 24.10.06
 

lundi 23 octobre 2006, mis à jour à 18:30
 
Feu sur les "jurys populaires" proposés par Ségolène Royal
 
Reuters
 
L'idée avancée par Ségolène Royal d'une "surveillance populaire" des élus par des "citoyens tirés au sort" a déclenché un tollé jusque que dans sa propre formation, le Parti socialiste.
 
Lors de leur point de presse hebdomadaire, les porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse et Brice Hortefeux ont retourné contre la prétendante socialiste à l'élection présidentielle l'accusation de "démagogie" et de "populisme", dont elle use contre le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
 
"On ne peut pas substituer au suffrage universel le tirage au sort. Je crois que c'est démagogique et je crois que c'est populiste", a déclaré Valérie Pécresse.
 
"Là où Nicolas Sarkozy propose le progrès de la démocratie, Ségolène Royal imagine un recul", a renchéri Brice Hortefeux.
 
Lors d'un débat dans le cadre de la Cité de la Réussite, à la Sorbonne, la présidente du Poitou-Charentes a estimé dimanche qu'il faudrait "clarifier et préciser la façon dont les élus pourraient être obligés de rendre des comptes à intervalles réguliers, avec des jurys de citoyens tirés au sort".
 
Une idée apparemment inspirée d'un livre publié en septembre par Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, "La contre - démocratie", qui propose notamment la création d'"agences citoyennes de notation" ou d'"observatoires citoyens" pour évaluer l'action d'organismes publics.
 
Pierre Rosanvallon évoque notamment la piste de "citoyens tirés au sort" et formant des commissions d'enquête.
 
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a jugé la proposition de Ségolène Royal contraire aux traditions démocratiques de la France "depuis 1789".
 
"Mme Royal confond manifestement le suffrage universel et l'opinion publique, corps électoral et panels d'instituts de sondages", a-t-il écrit dans un communiqué.
 
La proposition de la présidentiable socialiste "ne trouve d'équivalent que dans les régimes totalitaires" et "a suscité le trouble chez ses propres amis", a-t-il souligné.
 
TRIBUNAUX POPULAIRES
 
De fait, l'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, autre candidat à l'investiture du PS, s'est également dit opposé à la proposition de Ségolène Royal.
 
"S'il s'agit de mettre en place, éventuellement en les tirant au sort, des assemblées qui viendraient concurrencer celles qui ont été élues démocratiquement (...) je suis contre", a-t-il déclaré sur Europe 1.
 
"Généralisons les comptes-rendus de mandat mais pas de jurys populaires", a suggéré le dirigeant socialiste. "Le suffrage universel, c'est la règle et, dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible."
 
Max Gallo, historien et ancien ministre du président socialiste François Mitterrand, a pour sa part fustigé le "flou démagogique" de la proposition de Ségolène Royal, dans une interview publiée par le Figaro.
 
"En démocratie, on n'a pas trouvé mieux pour rendre des comptes que le suffrage universel au terme d'une durée fixée par la loi", déclare-t-il. "Je ne connais qu'un seul jury populaire digne de ce nom : celui que compose le corps électoral."
 
Dans un communiqué, l'Association des maires de France (AMF) rappelle aussi que "dans une démocratie, il n'y a d'autres jurys populaires que l'expression du suffrage universel.
 
"Aller à l'encontre de ce principe revient à mettre en cause notre pacte républicain, qui donne au seul électeur le droit de désigner et de sanctionner les élus", ajoute l'AMF.
 
 
 
Lundi 23 octobre 2006 chronique sur France Inter
 
Des jurys de citoyens
 
(par Hélène Jouan)
 
C'était l'endroit où il fallait être ce week-end : la Sorbonne où se déroulait la cité de la réussite. Candidats affirmés, potentiels ou putatifs se sont succédés à la tribune.
 
Certains ont lancé quelques idées iconoclastes. Exemple, Ségolène Royal qui a proposé hier de créer des « jurys de citoyens » pour juger de l’action des gouvernants.
 
Des jurys de citoyens... Quesako ?
 
Interrogé hier à brûle pourpoint pour savoir ce que ça pouvait bien être, un des soutiens de Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault, n’a pu s’empêcher de rigoler !
 
Rire pour cacher sa gêne, car visiblement il n'était pas au courant de cette nouveauté programmatique ! Ce n’est pas Ségolène Royal pourtant qui a inventé le concept. Le jury de citoyens est une méthode de participation citoyenne mise au point en Allemagne dans les années 70 et utilisée au niveau local.
 
Dans le même esprit, les pays scandinaves sont friands de cette gouvernance participative avec leurs conférences de citoyens ou conférences de consensus au cours desquelles des citoyens lambdas se frottent aux experts.
 
En France, il y a déjà eu de telles conférences citoyennes, en 98 sur les OGM ou sur le climat en 2002. Le conseil général de Meurthe et Moselle a déjà usé d'un jury de citoyens. En mai dernier, il a tiré au sort dans la population 15 jurés, défrayés financièrement sur le modèle des jurés d’assises, pour les impliquer dans une réflexion locale mais conflictuelle, sur « Arbres et routes ».
 
Mais hier, Ségolène Royal avait visiblement une autre idée en tête. Il s’agit, a-t-elle dit, d’instituer « une surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat ». On frissonne, ça a des petits airs de comité de salut public cette histoire !
 
A quel niveau ces jurys seraient-ils mis en place, pour surveiller qui ? Maires, députés, président... Avec quel pouvoir de sanction ? Tout cela reste flou, tandis que Max Gallo rétorque ce matin que le meilleur jury populaire, c'est encore le suffrage universel !
 
En fait, Ségolène Royal comme d'autres, cherche à renouer le lien avec le peuple. Un lien distendu voire rompu, à cause dit-elle du décalage entre les discours politiques et les actes, alors après tout pourquoi pas lui demander son avis régulièrement à ce peuple ?
 
C’est cohérent avec son engagement en faveur d'une démocratie participative, parée de toutes les vertus depuis qu’elle est en campagne. Sauf que c’est un nouveau coup porté à la démocratie représentative.
 
Car si les institutions, les médiations qui existent aujourd’hui fonctionnent mal, pourquoi ne pas prendre l’engagement de les réformer plutôt que de les contourner par le peuple ?
 
Et quelle différence peut-on faire aujourd'hui avec un Sarkozy qui dit « mon juge, ce sont les Français » et elle qui affirme "mon opinion sera celle des Français", sur des questions différentes je vous l'accorde ?
 
Et bien si l'un veut montrer le chemin au peuple, quand l'autre affirme vouloir le suivre, en réalité les deux mettent en scène un face à face exclusif entre eux et le peuple français.
 
Et c'est un début de définition du populisme ça.
 

 
Laignel (PS) étrille la proposition Royal de " jurys de citoyens"
 
PARIS, 23 oct 2006 (AFP) - Le secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), André Laignel (PS), a estimé lundi que la proposition de Ségolène Royal de créer "des jurys de citoyens" pour évaluer l'action des élus en cours de mandat se situait "dans la veine de l'antiparlementarisme le plus sommaire".
 
Par cette proposition, "Mme Royal fait reculer les frontières de la République", déclare dans un communiqué M. Laignel, qui soutient la candidature de Laurent Fabius à l'investiture pour l'élection présidentielle.
 
"Juger à intervalle rapproché", sans attendre la sanction électorale, "ce serait abandonner l'intérêt général aux humeurs et aux modes", estime le maire d'Issoudun (Indre) et député européen.
 
Selon lui, "désigner, ainsi, dans la veine de l'antiparlementarisme le plus sommaire, les élu(e)s comme des irresponsables potentiel(le)s qu'il faudrait mettre en examen permanent, pour flatter les électeurs, relève d'une démagogie proche du populisme".
 
"Notre légitimité, nous la tirons du suffrage universel, et non parce que nous serions mis sous surveillance", conclut le dirigeant de l'AMF.
 
Ségolène Royal, candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, s'est prononcée dimanche pour la mise en place de "jurys de citoyens tirés au sort" afin de surveiller l'action des élus.
 
 
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