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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 12:47


Au-delà du clivage Gauche – Droite, il faut bien comprendre que ce sont 2 visions de la société et du vivre – ensemble qui s’affrontent. Pour moi il est essentiel de battre la Droite de SARKOZY, sans se laisser abuser par le centrisme de François BAYROU.

 
 
 

François BAYROU se veut une autre ligne centriste ni à gauche, ni à droite. Pourquoi pas après tout ? Mais il me parait essentiel de bien lire son programme et d’écouter son discours, comme ceux de Nicolas SARKOZY. Ce sera l’objet de cette nouvelle série d’articles. Aujourd’hui, sur le thème de l’emploi, les différences sont minces entre SARKOZY et BAYROU.

 
 
 
DH
 
 
 

Bayrou, l’UDF et SARKOZY, l’UMP, même programme ?

 
 
 

1er thème : l’emploi

 
 
 
 
 

Comme Sarkozy, Bayrou refuse d’augmenter le SMIC

 
 
 

Le programme de François BAYROU ne prévoit aucune augmentation du SMIC. Lors de sa conférence de presse sur la politique économique et sociale, il a d’ailleurs confirmé qu’il préférait « alléger les charges pour que les salaires augmentent, plutôt que prendre la décision brutale d'augmenter le smic » (conférence de presse du 23 février, d’après Reuters). Pourtant, dans la mesure où elles profitent surtout aux entreprises, les baisses de charges ne contribuent pas souvent à l’augmentation des salaires …

 
 
 

Comme Sarkozy, Bayrou propose de « travailler plus pour gagner plus »

 
 
 

Bayrou renvoie les salariés au « jeu libre des heures supplémentaires pour gagner plus » (programme sur son site de campagne), une démarche quasi identique à la « liberté de travailler plus pour gagner plus » vantée par Sarkozy. Pour « permettre aux salariés qui le souhaitent d’améliorer leur revenu », Bayrou propose de « majorer leur paiement de 35 % entre 35 et 39 heures » (programme sur son site de campagne). Pour il en compense le coût pour l’entreprise par une nouvelle baisse équivalente de charges ! La mesure ne serait toutefois que de très faible portée. Elle ne concernerait que les 4 premières heures au-delà de 35h. Or, celles-ci sont déjà majorées aujourd’hui de 25 %. Le gain final sur la fiche de paie sera donc ridicule, de l’ordre de 85 centimes par heure sup au SMIC, soit un gain mensuel maximum de 14 euros ! Pas de quoi relancer le pouvoir d’achat ! La hausse du SMIC de 5 % dès juillet 2007, annoncée par Ségolène Royal, représenterait au contraire un gain immédiat de 50 euros mensuels.

 
 
 

Cette majoration Bayrou de 35 % aurait aussi un effet pervers pour les salariés qui veulent et peuvent faire plus de 4 heures sup. Ils verraient alors leur majoration de paiement retomber à 25 % entre 39 et 43 heures. Ils gagneraient alors moins en travaillant plus, soit exactement le contraire de ce que prétend faire Bayrou.

 
 
 

La rhétorique de la « liberté de travailler plus » chère à Bayrou et Sarkozy se heurte aussi à la réalité du fonctionnement des entreprises, dans lesquelles ce ne sont pas les salariés qui choisissent de faire des heures sup. 1,3 millions d’entre eux sont même forcés de travailler moins qu’ils ne le voudraient à temps partiel, ce dont Bayrou ne parle jamais pour ne pas froisser le MEDEF.

 
 
 

Comme Sarkozy, Bayrou veut un contrat de travail unique pour licencier plus facilement

 
 
 

Autre point d’entente avec l’UMP, la simplification drastique du code du travail au détriment des salariés. Mesure phare : la création d’un contrat de travail unique que Bayrou appelle « CDI universel à droits progressifs ». Derrière la formule anodine, le modèle de ce contrat unique que défend aussi Sarkozy c’est le CNE (avec sa période de 2 ans sans aucun droit), que Bayrou s’est d’ailleurs engagé à « ne pas abroger » (le 15 février sur France 2) avant la fin de son expérimentation pendant 2 ans.

 
 
 

Comme Sarkozy, il se cale sur la ligne défendue par le MEDEF qui réclame depuis le départ un contrat de travail unique plus souple, notamment en matière de licenciement. Dans la loi de cohésion sociale (2005), Bayrou a d’ailleurs voté avec les parlementaires UDF la suppression des protections contre les licenciements qu’avait prévu le gouvernement Jospin : fin de l’obligation de négocier la RTT avant tout licenciement, fin du droit d’opposition suspensif du comité d’entreprise en cas de fortes menaces sur l’emploi. Et aujourd’hui, Bayrou ne cache pas sa volonté d’aller encore plus loin dans le sens demandé par le MEDEF en privilégiant la « rupture de contrat par consentement mutuel » (rapporté par les Echos du 13 mars 2007), ce qui affaiblirait considérablement les salariés face aux employeurs et réduiraient leurs droits à indemnisation en cas de perte d’emploi.

 
 
 

Comme Sarkozy, Bayrou promet de nouvelles baisses de charges patronales

 
 
 

En matière de cadeaux aux entreprises, Bayrou envisage même de faire plus fort encore que Sarkozy, en promettant « deux emplois sans charges patronales pour chaque entreprise » (programme sur son site de campagne). Une mesure qui coûterait 8 milliards d’euros, soit l’équivalent du budget de la Justice. Des pertes considérables pour le financement de la sécurité sociale, qui s’ajouteraient aux 22 milliards d’exonérations de charges existantes, sans que leur efficacité pour l’emploi n’ait pourtant jamais été démontrée.

 
 
 

Comme Sarkozy, Bayrou combat la réduction du temps de travail

 
 
 

Comme on l’a mentionné ci-dessus, Bayrou et les parlementaires UDF ont soutenu depuis 2002 les diverses mesures de démantèlement des 35 heures, y compris celles qui conduisaient à gagner moins quand on travaille plus. Dans ces lois, il a aussi validé la déconnection des baisses de charges patronales par rapport à la réduction du temps de travail, ce qui n’a pu que ralentir les créations d’emplois permises par la RTT.

 
 
 

Il continue aujourd’hui sur cette ligne d’hostilité aux 35 heures, en affirmant par exemple dans son programme (sur son site de campagne) que  « les inconvénientsdes 35 heures sont évidents. » Pourtant, il est avéré que les 35 heures ont permis de créer massivement des emplois (au moins 350 000 selon une étude de 2004 de la DARES au ministère de l’emploi), alors que Bayrou ne démontre jamais comment il compte créer des emplois de son côté. Il propose d’en rajouter dans la baisse du coût du travail qui est déjà pratiquée massivement depuis 15 ans sans que ses effets soient avérés comme l’a relevé la Cour des comptes.

 
 
 

Pire, à supposer que la relance des heures supplémentaires voulue par Bayrou fonctionne, cela désinciterai un certain nombre d’employeurs à embaucher, en préférant intensifier le travail de ceux qui ont déjà un travail.

 
 
 

Dans les PME, Bayrou promet le contraire de ce qu’il a voté depuis 2002

 
 
 

Concernant les petites entreprises (moins de 20 salariés), Bayrou s’insurge que la majoration des heures sup au-delà de 35h ne soit que de 10 % et pas de 25 % comme dans les entreprises de plus de 20 salariés : « Il est injuste et scandaleux pour nous que l’heure supplémentaire dans une petite entreprise rapporte moins au salarié que dans une entreprise de plus de vingt ! » (programme sur son site de campagne). Il propose donc comme Sarkozy d’y remédier en alignant tout le monde sur la même majoration.

 
 
 

Problème : lui et son groupe ont voté pour le maintien de cette majoration à 10 % pour les entreprises de moins de 20, en approuvant les deux lois d’assouplissement des 35h : loi de janvier 2003 approuvée par Bayrou et tous les députés UDF et loi de janvier 2005 approuvée par tous les députés UDF présents au moment du vote, Bayrou étant alors absent en séance. Bayrou et l’UDF ont ainsi contribué à empêcher le passage la majoration de 10 % à 25 % dans les PME, ce que les lois Aubry du gouvernement Jospin avaient pourtant programmé pour le 31 décembre 2002.

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 18:42


Nicolas HULOT et le pacte écologique, les candidats doivent concrétiser leur signature !

 

J’ai expliqué à plusieurs reprises que l’environnement était l’enjeu majeur pour les mois et années à venir. Le réchauffement climatique doit être sérieusement pris en compte dans la campagne présidentielle et la planète de s’accommodera pas de quelques « mesurettes ». Il en va de notre avenir, de celui de nos enfants et petits enfants. Je reste persuadé que le système capitaliste actuel trouvera ses limites très prochainement face aux défis environnementaux qui nous attendent. Quel est la finalité d’une rentabilité des entreprises de 15 % ou plus pour les actionnaires, si la planète est détruite ?

 

J’ai toujours été prudent vis-à-vis de la démarche de Nicolas HULOT. J’ai cependant signé son pacte écologique et s’engage chacun à le faire. Il a eu le mérite de placer la cause environnementale dans la campagne électorale. C’est rageant pour les amis de Verts, qui malgré les critiques dont ils peuvent faire l’objet travaillent sur tous ces sujets depuis des décennies…

 

Nicolas HULOT vient de se rendre compte, que les candidats à la présidentielle qui avaient signé son pacte, l’avait un peu oublié…  Aujourd’hui il leur remet la pression et c’est très bien !

 

Une grande journée d’action est prévue le 1er avril au Zénith.

 

Pour en savoir plus :


http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/index.php

 

A suivre.

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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement
25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 11:36


POLITIS, la revue, aujourd’hui, le site internet

 
 

Les médias intéressants se font rares, voici donc des nouvelles d'une revue qui a failli disparaître :

 

Après le sauvetage réussi grâce aux dons de ses lecteurs, Politis paraît chaque jeudi dans une nouvelle formule.

 

Le site internet a été  repensé complètement : www.politis.fr

 

Des rubriques spéciales net, gratuites, ont été créées.

 

Pour accueillir des tribunes qui ne trouveraient pas place facilement dans la version papier. Pensez-y pour la diffusion de vos textes. Le site est visité par une moyenne de 6000 internautes chaque jour (chiffre en augmentation).

 

La "Carte blanche" permet à un créateur (dessinateur, photographe...) d'exposer son travail. En ce moment est exposé Goubelle le prolifique


Le Blog des rédacteurs, plus réactif que peut l'être l'hebdomadaire, complète l'information donnée à nos lecteurs : www.pour-politis.org

 

A voir !

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 11:33

La dette publique serait un des fléaux de la France si l’on en croit certains candidats à la présidentielle, discours très bien relayé par les médias, la caricature en étant l’émission d’Arlette CHABOT et le compteur qui défile en permanence pour affoler le peuple. Il ne faut pas oublier, que de faire peur sur la dette pour les générations futures, n’a pour autre objet que le justification de la mise en place d’une politique libérale.
 
On essaie même de nous faire croire, que c’est une vraie préoccupation des français. Une des grandes candidates a même commencé l’annonce de son programme en dissertant  justement sur la dette publique.
 
Comme je suis toujours septique, lorsque l’on m’explique que « l’on ne peut pas faire autrement », et que ces questions économiques m’intéressent, j’ai cherché à approfondir le sujet.
 
Tout d’abord, il y a eu un bon article dans l’Humanité Dimanche il y a quelques temps, malheureusement pas reprise sur internet. J’ai trouvé cet article par dans l’Huma qui justement traite du fameux compteur d’Arlette CHABOT. Je vous en conseille évidemment la lecture. Je vous conseille aussi l’article suivant de Michel HUSSON sur le sujet de la dette publique : « Dette publique, rente privée ».
 
 
Comme je l’ai déjà dit, l’économie n’est pas une science, contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire, mais relève de choix essentiellement politiques.
 
A suivre.
 
DH
 
 
Le compteur à débiter de l’idéologie
 
En dramatisant, dans l’émission d’Arlette Chabot, les chiffres de la dette, France 2 valide d’emblée les solutions libérales.
 
Un spectre hante l’élection présidentielle. La dette. Elle annonce des jours terribles et des lendemains qui déchantent dans des vallées de larmes. Au point que France 2 avec Arlette Chabot, dans son émission politique, ont choisi de lever le tabou, de regarder le spectre en face. Un énorme compteur est sur le plateau et les chiffres défilent, un peu comme les secondes qui nous - séparent de la fin du monde et de l’extinction du soleil. Chaque - seconde qui passe nous enfonce davantage et plus encore nos enfants.
 
De sorte qu’aucun candidat ne peut se dérober. Des dépenses pour la santé, pour l’éducation nationale, le SMIC à 1 500 euros tout de suite ? Incantations, démagogie, comportement de panier percé insoucieux de l’avenir. On aurait pu imaginer, il est vrai, d’autres compteurs. Celui des chiffres du - chômage ou celui des profits des actionnaires du CAC 40. Mais c’est la dette on vous dit, la dette. Les chiffres du reste font peur tant ils sont éloignés de ceux de nos comptes en banque, autant que le sont les salaires faramineux des grands PDG. La France, le mesure-t-on assez, doit 1 100 milliards d’euros, 65 % de son PIB. Et la France dépense trop qui paye des fonctionnaires entretient encore des services publics. La France vit dramatiquement au-dessus de ses moyens.
 
Alors chacun s’alarme. De quoi parlent les candidats ? Que font les politiques ? Comment ne pas poser les yeux de Chimène sur celle ou celui qui dira à la France, les yeux au fond des yeux que sa priorité, bien sûr, c’est la dette. Et comme les - solutions alors, se ressemblent. - Réduire le train de vie de l’État, - ramener ce dernier à ses fonctions régaliennes, armée, police, justice et, pour le reste, privatiser, tailler dans la fonction publique et ses privilèges. Car la seule, l’unique - réponse suggérée par le compteur de France 2 est évidemment - libérale.
 
La dette est un problème. Mais la France n’est pas davantage endettée que les autres pays de l’Union européenne, les États-Unis, moins que le Japon.
 
L’endettement d’un pays n’est pas un critère absolu de la santé de son économie. Il permet la réalisation d’équipements sur le long terme, il construit l’héritage des générations à venir. La question de la dette ne peut être dissociée de l’utilisation de l’argent, de la création de richesses réelles et non de plus-values financières, de la réorientation du crédit vers l’emploi, d’une réforme de la fiscalité faisant contribuer les revenus financiers au développement de la nation, de politiques européennes de progrès social et de croissance.
 
Le compteur de France 2 ne débite pas des chiffres, mais de l’idéologie et de la démagogie.
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 22:52


Marc DOLEZ, est l'ancien 1er Secrétaire de la Fédération PS du Nord. Avec Jacques GENEREUX et Gérard FILOCHE, il avait été un ardent défenseur du NON au TCE en 2005.



A méditer…

 

DH

 

Battre la droite pour mieux refonder la gauche par

 

Marc DOLEZ de Forces Militantes

 


Avec environ 35% des intentions de vote au premier tour, son plus bas niveau depuis 1969, la gauche est en passe, une fois encore, de perdre l’élection présidentielle.


Et pourtant elle devrait s’imposer sans coup férir, au regard du rejet massif de la politique de la droite, à plusieurs reprises depuis 2002, tant dans les urnes que dans la rue.


Et pourtant, face au danger Sarkozy, elle devrait rassembler tous les républicains attachés au modèle social français issu de la Résistance, inquiets de l’ultralibéralisme, du communautarisme et de l’atlantisme du ministre de l’intérieur.


Pourquoi alors un tel décalage avec la volonté du peuple et un tel décrochage avec le mouvement social ?


A l’évidence, le débat avec la droite n’est pas suffisamment frontal et la ligne de démarcation trop souvent franchie avec l’emprunt d’idées au camp adverse, d’où une grande confusion politique qui fait actuellement le lit de l’illusion centriste.


En vérité, la présidentielle s’apparente désormais plus à une compétition de personnalités qu’à une confrontation de projets politiques.


L’image prime sur les idées et les valeurs, le destin personnel sur l’ambition collective, le court terme sur la préparation du futur.


C’est le triomphe, mortifère pour la gauche, d’un marketing politique qu’elle devrait récuser au lieu de s’y couler.


C’est l’américanisation de notre vie politique, considérablement amplifiée par l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, d’ailleurs voulues en leur temps par la gauche elle-même !


Pour l’avenir même de la République et de la démocratie, le moment est vraiment venu de s’interroger sur le principe de l’élection du président de la République au suffrage universel, porte ouverte au populisme et à toutes les aventures. Continuer à faire l’impasse sur le sujet pourrait un jour se payer très cher.


Plus fondamentalement encore, l’état actuel de la gauche résulte pour beaucoup de la profonde crise d’identité qui la secoue et affecte particulièrement le Parti Socialiste depuis qu’au pouvoir il s’est avoué impuissant face aux lois du marché.


La leçon du 21 avril 2002, terrible sanction de cette impuissance politique, n’a pas été tirée, comme le « oui » au projet libéral de constitution européenne l’a confirmé.


S’y ajoutent, consternant constat, la division et l’émiettement des forces de gauche qui ont assuré la victoire du Non, privant pour le moment le vote fondateur du 29 mai 2005 de toute perspective politique. La gauche va mal. Toute la gauche.


Il serait vain de le nier sous prétexte de prochaines consultations électorales car, dans tous les cas de figure, sa refondation s’impose.


L’affirmer maintenant n’est en rien démobilisateur pour le scrutin à venir ; au contraire, cette perspective crédibilise davantage encore la nécessité de battre tout de suite la droite.



3 conditions, 3 engagements


- Non, la défaite de la gauche n’est pas inéluctable car celle-ci dispose de réserves importantes qui, faute de discerner une alternative antilibérale, sont indécises et hésitantes.

Il est encore temps de les mobiliser.


- C’est évidemment au Parti Socialiste et à sa candidate, seule en mesure de représenter la gauche au second tour, qu’il appartient pour l’essentiel de créer les conditions de la mobilisation et du rassemblement de toute la gauche.


Il y en a principalement trois, sachant que l’appel à battre Sarkozy pour indispensable qu’il soit n’est guère suffisant, comme le démontrent les enquêtes d’opinion.

- Renouer avec le combat frontal contre la droite, projet contre projet.


Pour la gauche, la présidentielle est avant tout un débat de fond sur le choix de société et non « un lien direct entre le peuple et une personnalité », comme l’a malencontreusement affirmé la candidate. L’oublier est une faute majeure.


- Ecarter irrémédiablement toute hypothèse de gouvernement ou d’alliance avec l’UDF. Cette clarification est d’autant plus urgente que certaines voix parmi les plus autorisées l’évoquent sans détour.


Un tel scénario signifierait la remise en cause de la stratégie d’union de la gauche et l’implosion du Parti d’Epinay.


- Placer la question sociale au cœur de la campagne, en s’adressant aux salariés et à la jeunesse, à tous ceux qui, plongés dans la pauvreté, la précarité et la peur du lendemain, souffrent durement de l’implacable et cynique logique financière du capitalisme.

L’urgence sociale exige des mesures concrètes et d’application immédiate pour revaloriser le pouvoir d’achat, assurer à chacun le droit à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la santé. Mettons-les en débat sans plus tarder.


Engageons nous, sans faux-fuyants, sur la généralisation des 35 heures et la garantie de la retraite à 60 ans.


Expliquons précisément comment nous nous opposerons aux licenciements boursiers et lutterons contre les délocalisations.


Renforçons le rôle irremplaçable et les prérogatives de l’Etat, seul garant de l’égalité républicaine.


Plutôt que d’appeler au vote utile, qui ne favorise pas la diversité indispensable au rassemblement, mieux vaut expliquer ce qui changerait vraiment avec une présidence socialiste.


Dans cet esprit et au-delà du désaccord avec le « pacte présidentiel », trois engagements de la candidate seraient particulièrement révélateurs du sens que la gauche, revenue aux responsabilités, donnerait à son action :


- Abrogation de toutes les lois antisociales et liberticides de la droite, à commencer par la loi Fillon sur les retraites, et ainsi clairement afficher l’impossibilité de facilement s’en accommoder, comme cela a été le cas dans le passé.


- Refus absolu du diktat européen sur la libéralisation de l’électricité et la libéralisation de l’ensemble du secteur postal, et ainsi affirmer la volonté de la gauche de mener sa politique, y compris contre Bruxelles.


- Renforcement réel des pouvoirs d’une Assemblée Nationale à élire à la proportionnelle, le plus vite possible sans attendre 2012, et ainsi rendre le pouvoir aux représentants du peuple.


Dans ces conditions, la victoire à la présidentielle deviendrait possible.


Sur ces bases, la refondation de la gauche s’engagerait favorablement.


Retrouver l’authenticité socialiste


Souhaiter ardemment la victoire de son camp n’interdit pas la lucidité : la gauche est à refonder.


« L’ordre juste » n’a évidemment rien à voir avec la lutte des classes ou un socialisme réformiste, pas plus que la démocratie d’opinion avec la démocratie militante ou le « New Labour » de Tony Blair avec le Parti de Jaurès et de Mitterrand.


Une page se tourne. L’avenir du Socialisme est en jeu en France comme en Europe où, après plusieurs électrochocs au cours du XXe siècle, la social-démocratie a perdu ses principaux repères, ses « défenses immunitaires » pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu.


Cette fragilité résulte de sa conversion au libéralisme économique et de son incapacité, après la chute du mur de Berlin, à définir un projet alternatif de transformation sociale.


En France, depuis le tournant libéral de 1983, la question est posée au Parti Socialiste : inscrit-il toujours son action dans le but de la transformation vers un autre mode d’organisation sociale ou considère t’il le capitalisme comme « l’horizon indépassable » ?


Ou, autrement dit, qu’est-ce qu’être Socialiste aujourd’hui ?


« Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi,…avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste ».


La réponse de François Mitterrand, au congrès d’Epinay en 1971, fait écho à celle de Jaurès, dans son célèbre discours sur « les deux méthodes » en 1900: « Le Parti Socialiste est un parti d’opposition continue, profonde, à tout le système capitaliste, c’est-à-dire que tous nos actes…doivent être dirigés vers la suppression la plus rapide possible de l’iniquité capitaliste ».


Le monde a beaucoup changé, mais pas l’exploitation de l’homme qui s’est même enrichie de moyens modernes massivement plus efficaces.

 

En ce début de siècle, le Socialisme reste cette idée neuve pour la justice sociale, l’égalité entre les hommes et la libération des peuples.

 

C’est la conviction de nombreux militants, à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti Socialiste, qui ne se résignent pas à la faiblesse et à l’impuissance actuelle de la gauche.

Au renoncement et à la soumission, ils entendent toujours opposer le volontarisme politique, la transformation sociale et un véritable internationalisme ; à l’obscurantisme et aux intégrismes de tous poils, le progrès et la laïcité.


Face au libéralisme sous toutes ses formes, ils veulent porter un projet de société, fidèle aux idéaux de la gauche et aux valeurs de la République, adapté aux évolutions sociales, économiques et environnementales de notre temps.


C’est le sens de la refondation socialiste à engager, qu’elle que soit l’issue de la présidentielle, pour redonner toutes ses couleurs à la gauche.


La perspective est enthousiasmante.


Elle suppose cependant que tous ceux qui la partagent puissent enfin et rapidement se retrouver.


Le 19 Mars 2007

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 07:05


J’avais rencontré
Marie - Noëlle LIENEMANN à Solferino,  il y a quelques semaines avec le groupement des Socialistes d’entreprises du secteur Aéronautique. Elle connaît bien le dossier, pour avoir été quelques années Secrétaire Nationale aux entreprises. Je vous livre son analyse, sur laquelle il y a peu de choses à ajouter.
 
DH
 
 
Airbus ne pas se tromper de combat. Défendre l'emploi, les sites et l'avenir...
 
 

Dans cette affaire il y a trois problèmes :



- un problème lié à l'Euro


- un problème de capital et d'actionnariat


- un problème de management et de politique industrielle

 

Les pouvoirs publics des Etats engagés dans Airbus comme les institutions européennes peuvent et doivent agir. Ils doivent le faire vite, imposer le maintien des emplois et des sites, car cette entreprise n'est pas une entreprise comme les autres et ce marché de l'aéronautique non plus puisque la concurrence s'opère entre deux géants mondiaux Boeing et Airbus.

 

Surtout ne tombons pas dans le piège d'entretenir l'opposition entre les salariés français et allemands, comme si l'enjeu était de savoir où allait tomber le couperet. L'enjeu est ailleurs et suppose une mobilisation unitaire entre tous les travailleurs, les salariés d'Airbus et ses sous-traitants. 

 

Il y a 2 mois, j'interpellais en séance publique du Parlement Européen à Strasbourg les institutions de l'Union après les déclarations de l'ex-PDG d'Airbus qui disait vouloir produire en Zone "Dollar" parce que la parité de l'Euro était défavorable aux exportations. Une fois de plus, j'ai eu droit au discours sur l'indépendance de la Banque Centrale et sa lutte contre l'inflation... Je n'ai eu aucun regret d'avoir voté NON. Mais j'étais en droit, après le vote important du peuple Français, d'attendre du gouvernement d'importantes pressions sur Bruxelles en faveur d'une autre politique qui  stoppe cette logique suicidaire de l'Euro fort. Ce combat doit être poursuivi sans défaillir.

 

Les actionnaires d'Airbus sont tous très tenté par un désengagement. Les raisons sont multiples et il est vrai que la profitabilité à court terme d'activités lourdes comme l'aéronautique, n'est pas toujours assurée et connaît des hauts et des bas. En ce domaine, il faut des capitaux qui investissent dans la durée et qui sont capables d'accepter des périodes de réorganisation et des trous d'air.. C'est tout le contraire de ce que privilégie le capitalisme financier transnational d'aujourd'hui. Et c'est la vertu du capital public d'assurer une pérennité souvent indispensable au rebond. Souvenons nous des thèses catastrophiques sur l'avenir d'Air-France dans les années 90 et la stabilité de cette compagnie, alors publique quand tout le secteur était en pleine crise et vulnérable car leurs actionnaires lâchaient prise. Il faut remettre du capital public pour assurer une relance industrielle sereine et forte d'Airbus.

 

Ce capital doit permettre un développement de toute la gamme et le refus des délocalisations ou externalisations. Car si les entreprises peuvent être rentables et utiles, leur revente ne s'explique que pour des raisons de cash. Soit, il s'agit de préparer des délocalisations dans des pays à main d'œuvre bon marché et c'est inacceptable. D'autant plus que le prix des salaires dans un Airbus n'est pas considérable et que la parité monétaire a souvent bien plus d'importance et on en revient au point numéro un. Donc le capital public est aussi une garantie contre l'hémorragie de notre savoir faire industriel. 

 

Enfin, il est vrai que la direction d'Air bus a été défaillante, que le jeu du chacun pour soi a fini par prendre le pas sur l'intérêt collectif. C'est vrai entre pays et entre gros actionnaires, tous très prompt à chercher à partir. J'avais manifesté mon désaccord lors du monopoly EADS, le désengagement de l'Etat sous Jospin, avec  de surcroît le choix du siège social en Hollande, pour des raisons fiscales. A l'époque, on nous traitait d'archaïque. qui peut croire que la réussite de Boeing ne doit rien aux choix politiques américains et qui peut croire que cela peut se faire autrement en Europe, il faut donc un cadre politique qui exprime une volonté forte de réussir ensemble. Ce fut fait hier, cela doit être relancé aujourd'hui. Il faut y ajouter plus de contrôle et de pouvoir pour les organisations syndicales, car elles mieux que bien d'autres ont un regard affuté sur l'entreprise et son devenir. Il faut un pilotage public plus transparent et associant les régions et land les plus concernés.

 

Au delà, il est impératif de relancer des politiques industrielles européennes car en activités connexes à Airbus se jouent de  très nombreux secteurs de pointe comme les nouveaux matériaux, les nouveaux moteurs. L'Union Européenne ne peut pas se contenter de quelques subsides - bien trop modestes- pour la recherche, il faut construire des synergies pour faire face à la montée de nos concurrents...

 

Au fond, l'avenir d'Airbus nous met devant une responsabilité majeure, devant un choix de société.

 

Rédigé par Marie-Noëlle Lienemann le 07 mars 2007

 
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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:18


La campagne présidentielle va démarrer officiellement. L’issue encore une fois en est imprévisible. La Gauche doute. La réflexion de Jean – Luc MELENCHON est à porter au débat.
 
 
 
A suivre.
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
ETAT D'INSURRECTION CIVIQUE par Jean Luc MELENCHON
 
 
 
 
 

Entretien avec Patrick Guilloton pour le journal "Sud ouest" paru samedi 17 mars 2007

 
 
 

-Sud-Ouest : A un mois du premier tour de la présidentielle, comment envisagez-vous les choses ?

 
 
 

Jean-Luc Mélenchon. Depuis le dépôt des candidatures, c’est comme si tout recommençait à zéro. Ce premier tour est profondément… imprévisible. Le pays est en état d’insurrection civique. Les français veulent tourner la page d’une politique libérale qu'ils haïssent et d’un système de partis et d’institutions qu'ils méprisent. On peut même assister à un double 21 avril où droite et gauche traditionnelles seraient éliminées.

 
 
 

- En clair, vous n’excluez pas un second tour entre MM. Bayrou et Le Pen ?

 
 
 

Hélas! On dit souvent que Bayrou peut éliminer Royal du second tour, on ne dit pas assez souvent qu'il prend aussi beaucoup à droite. Monsieur Sarkozy vient d'aggraver ses difficultés. Il a fait la faute majeure de banaliser le discours de l’extrême-droite. Cette faute se paiera : bien des gens préfèreront toujours l’original à la copie. Le Pen, reste le danger majeur. Il est sous-évalué dans les sondages. Il peut chasser Sarkozy du podium.

 
 
 

- Quand vous tirez la sonnette d’alarme en disant que pour le PS, il y a "le feu au lac", cela signifie-t-il que vous critiquez les axes de campagne de votre parti et de sa candidate ?

 
 
 

- Non. J’ai voulu dire qu’il faut prendre très au sérieux l'attraction des candidats Bayrou et Le Pen dans un pays avide de changement. C'est une aspiration très violente. Elle fait feu de tout bois. On ne peut traiter ce problème par le mépris. L'arrogance de l'UMP, coutera cher à Sarkozy. Ne commettons pas la même erreur avec nos électeurs qui hésitent.

 
 
 

-Vous proposez quoi pour éviter que des suffrages habituellement PS "mutent" vers le candidat centriste ?

 
 
 

-D’abord, éviter de le diaboliser en tant que personne : M. Bayrou mérite d’être respecté. Le respecter, c’est prendre au sérieux ce qu’il dit. Il a un programme, même si nombre de mes amis disent le contraire.

 
 
 

- Un programme que vous définissez comment ?

 
 
 

-C’est du libéralisme sous anesthésie générale. Personne n’a relevé qu’il s’est prononcé devant le MEDEF pour un super CPE, un contrat de travail à rupture "par consentement mutuel". Le choix des termes est un rideau de fumée. Entre le faible et le fort il n'y a pas de consentement mutuel équilibré. C'est justement pour cela qu'il y a un code du travail qui garantit des droits! Ce "consentement mutuel" ce n'est pas un divorce à l'amiable, c'est le droit de répudiation pour le patron !

 
 
 

- Vous souhaitez que le PS le contredise comment ?

 
 
 

-Face à lui, c’est raison et comparaison. Nos organisations politiques s'abandonnent trop à l’agitation médiatique, elles ne croient plus assez au travail d’éducation et d’information populaire.

 
 
 

- Ségolène Royal a annoncé qu’elle "reprenait sa liberté" pour ce dernier mois de campagne. Vous en pensez quoi ?

 
 
 

-Je comprends ce qu’elle veut dire. Mais elle devrait souhaiter que son exemple ne soit pas suivi. Imaginez que je reprenne la mienne !

 
 
 

- Vous n’ignorez pas que beaucoup de socialistes ne se retrouvent pas dans la candidature Royal. Que leur dites-vous ?

 
 
 
-Que j’en suis désolé.
 
 
 
-Mais encore
 
 
 

-Pour la gauche, le pire serait qu’ils s’abstiennent. Qu’ils se rendent utiles en votant pour Marie-George Buffet.

 
 
 

- La gauche antilibérale a explosé. C’est définitif, selon vous ?

 
 
 

-Son explosion est une catastrophe. C’est toute la gauche qui en sera victime. En toute hypothèse, la nécessité d’une refondation générale de la gauche au lendemain de cette élection s'imposera. Tout le monde devra se remettre en question. Le PS aussi, bien sûr.

 
 
 
- A qui avez-vous donné votre parrainage ?
 


J’ai parrainé Ségolène Royal selon la consigne du PS à ses élus. A part elle, qui aurais-je dû parrainer? Agir autrement cela aurait impliqué de rompre avec mon parti, et de choisir entre des amis, bref de me fâcher avec tout le monde! Pour rien. Je rame sur ma galère.

 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 07:47

Le camarade PS et PRS René REVOL est réintégré dans tous ses droits au sein du PS. C’est une bonne chose. Le PS a pris conscience, qu’il y avait des choses plus importantes actuellement que d’enclencher la machine à exclure.
 
 
 
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
René REVOL réintégré dans tous ses droits au sein du Parti Socialiste
 
 
 
 
 
 



Communiqué de René REVOL

 



Ce samedi 17 mars la Commission Nationale des Conflits du Parti Socialiste a annulé la décision d’exclusion prise à mon encontre le 27 janvier dernier par la Commission des conflits de l’Hérault, présidée par Michel Guibal, et soutenue dans cette initiative par le premier fédéral, Robert Navarro.

 


Je me réjouis de cette décision qui me rétablit dans tous mes droits de militant socialiste, membre du Conseil National. Je m’en réjouis d’autant plus que la Commission Nationale a pris cette décision après m’avoir confronté à mes accusateurs, confrontation que la commission départementale avait refusé, le débat contradictoire ayant permis ainsi de mettre en évidence le caractère infondé des accusations portées contre moi. Souhaitons que cette décision soit l’occasion pour la Fédération de l’Hérault de prendre un nouveau départ afin qu’elle devienne la maison commune de tous les socialistes, dans l’acceptation de la diversité de leurs sensibilités.

Je tiens ici à remercier chaleureusement les très nombreux socialistes de l’Hérault sans oublier les nombreuses personnes de toutes les sensibilités de gauche qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve.

 


Désormais, à un mois d’une échéance essentielle pour l’avenir de notre pays, je continue à faire activement la campagne de Ségolène Royal, en tant que candidate désignée par mon Parti, ainsi que celle d’André Vezinhet, candidat du PS dans ma circonscription. J’appelle toutes les militants de gauche, quelque soient leurs choix politiques, à se rassembler au second tour pour chasser une droite dont le pouvoir a été si catastrophique pour notre peuple depuis cinq ans.

 


Bien à vous toutes et tous.

 



René REVOL, le 18 mars 2007

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 08:10



Comme pour les OGM, le choix de l’EPR avec les questions qu'il soulève nécessite un vrai débat démocratique. C’est un sujet éminemment politique. La position des candidats à quelques semaines de l’échéance présidentielle est importante à connaître.

 
 
 
DH
 
 
 

Plusieurs milliers de manifestants contre l'EPR dans cinq villes de France le 17 mars 2007 (*)

 
 
 
 
 

« Stop EPR ». C'est sous cette même banderole qu'on défilé des milliers de personnes, samedi 17 mars, dans cinq grandes villes de France pour dénoncer les réacteurs de troisième génération de type EPR et demander la fermeture des centrales nucléaires, à commencer par les plus anciennes.

 
 
 

A Toulouse, Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle, a pris la tête du défilé, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes. A Strasbourg, la manifestation a rassemblé 2 000 personnes, selon la police et les manifestants, parmi lesquelles le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Alain Krivine et le porte-parole des Verts, Yann Wehrling. "Ni civil, ni militaire, sortons, sortons du nucléaire" scandaient les militants, tandis qu'une banderole du collectif Alsace-Suisse-Pays de Bade proclamait "30 ans de rejet de déchets radioactifs et de risque d'accident, ça suffit - Population en danger".

 
 
 

LES CANDIDATS INTERPELLÉS

 
 
 

En début d'après-midi, des milliers de personnes se sont aussi rassemblées à Rennes, où se trouvait l'un des porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme. "On est surpris par l'ampleur du défilé. C'est une très grosse réussite", a-t-il déclaré à Reuters. Selon lui, "huit Français sur dix, même les gens qui s'accommodent des réacteurs actuels, sont contre la construction de nouveaux réacteurs".

 
 
 

A Lille, plus de 2 000 personnes ont défilé, rassemblées derrière une banderole "pour des alternatives au nucléaire, stop au réacteur EPR". Les manifestants ont parcouru les 100 premiers mètres à reculons, un symbole pour dénoncer le "caractère rétrograde" de ce projet.

 
 
 

Le réseau Sortir du nucléaire, qui fédère 760 associations, demande la fermeture en priorité de quatre centrales anciennes qu'il juge dangereuses : Fessenheim (Haut-Rhin), Tricastin (Drôme), Le Blayet (Gironde) et Bugey (Ain). Les manifestants interpellent les candidats à l'élection présidentielle et réclament "un plan de sortie du nucléaire avant un drame comme Tchernobyl", a dit Stéphane Lhomme.

 
 
 

Le réacteur pressurisé européen (EPR, de l'anglais European Pressurized Reactor) a été conçu et développé par Areva NP. Ses objectifs affichés sont d'améliorer la sûreté et la rentabilité économique par rapport à celles des précédents réacteurs à eau pressurisée .Pour ses détracteurs, l'EPR est dangereux, coûteux et aggrave le problème des déchets radioactifs.

 
 
 
Pour en savoir plus : http://www.stop-epr.org/
 
 
 
 
 

L'EPR et les candidats : qui est pour, qui est contre ?

 
 
 
Sarkozy, Le Pen, Buffet et Nihous soutiennent le projet
 
 
 

Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP s'est toujours montré favorable au nucléaire. A l'UMP, on souhaite "le maintien de l'option nucléaire pour des raisons de compétitivité et écologiques".

 
 
 

Jean-Marie Le Pen. Le programme du Front national prévoit de continuer l'effort réalisé, précisant que "les filières de 3ème et 4ème génération seront programmées".

 
 
 

Marie-George Buffet. Si la candidate communiste prône "le développement des énergies renouvelables", elle est "favorable à la poursuite de l'effort sur l'énergie nucléaire".

 
 
 

Frédéric Nihous. Le candidat de Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT) est, "à l'heure ou l'on parle réchauffement climatique, pour le maintien de cette énergie propre" qui "nous garantit l'indépendance énergétique".

 
 
 
Voynet, Besancenot, Bové et de Villers contre l'EPR
 
 
 

Dominique Voynet.  Les Verts ont toujours combattu le nucléaire. La candidate écologiste juge l'EPR "dangereux et basé sur des techniques proliférantes".

 
 
 

Olivier Besancenot. Le candidat de la LCR estime lui aussi que l'EPR est un "projet coûteux porté par de grands groupes dont les objectifs de rentabilité financière sont évidents".

 
 
 

José Bové. Le programme de José Bové n'est pas antinucléaire, pour satisfaire la diversité des points de vue dans les collectifs qui le soutiennent. Mais il s'est personnellement engagé, prévenant qu'il pourrait appeler en dernier recours à "démonter des pylônes" pour "empêcher" la construction de l'EPR.

 
 
 

Philippe de Villiers. Le candidat du Mouvement pour la France demande un "moratoire jusqu'à la résolution du problème des déchets" nucléaires.

 
 
 
Bayrou et Royal pour l'ouverture d'un débat
 
 
 

Ségolène Royal. La candidate socialiste a connu plusieurs revirements sur cette question. Elle a affirmé, dans un courrier au réseau Sortir du nucléaire, qu'elle "engagerait le débat" sur l'ensemble du dossier énergétique et sur l'EPR, si elle est élue."La décision de lancer l'EPR a été prise par le gouvernement actuel dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables", selon elle.

 
 
 

François Bayrou. Dans un courrier également adressé à Sortir du nucléaire, le candidat UDF juge qu'"il est temps que la filière nucléaire soit transparente. Les conditions du débat public sur l'EPR n'ont pas été satisfaisantes, puisque la loi d'orientation sur l'énergie avait déjà entériné le choix industriel de l'EPR, avant la mise en place de la commission nationale du débat public sur cette question".

 
 
 

Arlette Laguiller. Lutte ouvrière n'est pas opposé au nucléaire, et la candidate trotskiste a une position nuancée : "Je ne saurais me prononcer de façon aussi péremptoire et limitée sur le projet de construction de l'EPR", écrit-elle à ce réseau.

 
 
 

Gérard Schivardi. Le "candidat des maires", soutenu par le Parti des travailleurs, n'a pas fait connaître son point de vue.

 
 
 
 
 

(*) Le Monde.fr

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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 10:25


Après KAMINI, les FATALS PICARDS

 
 

Il y a une semaine, je vous parlais de mon coup de cœur pour KAMINI. Aujourd’hui c’est au tour des FATALS PICARDS.

 

KAMINI est picard, comme les chanteurs du groupe des FATALS PICARDS. C’est ma façon personnelle de faire découvrir ma région d’origine. Vous découvrirez que si les provençaux et particulièrement les marseillais ont un accent, les picards aussi ! Cela me rappelle des souvenirs d’enfance et ma famille.


 

Les FATALS PICARDS étaient peu connus mais cela devrait changer, car ils vont représenter la France à l’Eurovision !

 

Je vous conseille leur dernier album pamplemousse mécanique et de visiter leur site internet :

http://www.fatalspicards.com/

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je