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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 16:47

 


Mieux connaître les Fatals PICARDS…
 
 
 
 
 

J’avais fait découvrir les Fatals PICARDS sur ce blog, il y a quelques mois. Ce soit c’est l’Eurovison, et ils représenteront la France…

 
 
 
Pour mieux les connaître, voici une autre chanson sympa…
 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 07:16

 


On ne refait pas une élection, et personne ne peut réellement dire ce qu’elle aurait été avec un autre candidat PS. Une chose est sûre, elle aurait été différente !
 
 
 

Ce qui est intéressant en fait c’est l’analyse d’Emmanuel TODD sur l’élection Présidentielle et ce que signifie le vote SARKOZY.

 
 
 
A méditer et à relire...

 
http://didier-hacquart.over-blog.com/article-4511819.html

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-5849554.html

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

Pour Emmanuel Todd, démographe, Royal a trop joué sur l'identitaire, au détriment de l'économie.

 
 
 

«DSK ou Fabius auraient pu gagner»

 


Par Eric AESCHIMANN

 
 
 

QUOTIDIEN : jeudi 10 mai 2007

 
 
 

Emmanuel Todd est démographe. Il a publié, entre autres, Après l'Empire (1). Il décortique les ressorts contradictoires du vote Sarkozy : revendication égalitaire et aspiration libérale.

 
 
 

Vous aviez décrit Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal comme les «candidats du vide» . Le taux de participation modifie-t-il votre jugement ? 

 
 
 

Cette élection est un grand succès pour le système politico-médiatique, qui a réussi à mobiliser massivement la population en évitant de traiter les problèmes qui intéressent les gens : délocalisations, déflation salariale, inégalités de revenus et de conditions de vie. Pendant la campagne électorale, les deux candidats, Nicolas Sarkozy sur un mode majeur et Ségolène Royal sur un mode mineur, ont collaboré au remplacement d'un débat économique réaliste par un débat sur l'identité nationale. Au soir du second tour, leur satisfaction parallèle évoquait une certaine complicité systémique.

 
 
 

Comment la relégation de la question économique a-t-elle été rendue possible ? 

 
 
 

Pour moi, la vraie surprise fut celle du premier tour. Je n'avais nullement anticipé ­ et c'est un euphémisme ­que Nicolas Sarkozy serait capable d'attirer une partie de l'électorat du FN. Je ne voyais pas comment ses thématiques inégalitaires, son côté dur aux faibles, communautariste, proaméricain, pourraient séduire une France dont les valeurs sont plutôt opposées. C'était sous-estimer l'impact de la crise des banlieues, dont le souvenir a été opportunément ravivé par les incidents de la gare du Nord le 27 mars, à un moment décisif de la campagne. Le Pen diabolisait l'immigration sur un plan purement verbal tandis qu'en pratique, l'émergence du FN a plutôt correspondu à un apaisement des violences liées à la question ethnique. Sarkozy a utilisé son poste de ministre de l'Intérieur dans une campagne de provocation qui, par ses effets, a sûrement été au-delà de tout ce qu'il pouvait espérer. Il a gagné son premier tour en tant que candidat d'une remise en ordre d'un désordre qu'il avait lui-même créé. Cela restera probablement le péché originel du sarkozysme d'avoir récupéré l'électorat extrême en faisant pire que ce qu'a fait Le Pen.

 
 
 
Jusqu'où va cette «récupération» ? 
 
 
 

La carte du vote du premier tour montre que le sarkozysme a hérité d'un paradoxe du Front national : une contradiction au niveau des valeurs entre dirigeants et électeurs. Le discours du FN était inégalitaire, mais l'électorat du FN, lui, était surreprésenté sur la façade méditerranéenne et le bassin parisien, c'est-à-dire les régions aux structures familiales traditionnelles libérales-égalitaires. Or, ce sont justement les régions où Nicolas Sarkozy enregistre ses plus gros scores. Cela suggère que l'électorat a moins voté pour les idées que pour le personnage, dans sa double dimension d'homme d'ordre et de grande gueule, de figure de l'autorité d'Etat et d'exemple de brutalité personnelle ­ voyou autant que flic, en somme. Sarkozy renoue le fil de la tradition gaulliste et bonapartiste ­ pas très éloignée de ce qu'on trouvait dans l'Amérique latine des leaders populistes.

 
 
 

En quoi les structures familiales traditionnelles aident-elles à comprendre le vote Sarkozy ? 

 
 
 

Elles permettent de mesurer l'adéquation entre le discours du candidat et les valeurs profondes d'une population. Ainsi, la structure familiale traditionnelle du bassin parisien et du pourtour méditerranéen se caractérise par l'égalité d'héritage (composante égalitaire) et le départ des enfants du domicile parental à l'âge adulte (composante libérale, que l'on retrouve dans les pays anglo-saxons). Dès lors, ce que j'appellerai «Sarkozy 1» ­ le communautarisme libéral, les baisses d'impôt et la flexibilité ­ se trouve en phase avec la dimension libérale de ces régions. Le «Sarkozy 2» ­ qui cite Jaurès et Blum ­ répond à l'aspiration égalitaire. Il y a même un «Sarkozy 3», celui du ministère de l'Identité nationale, un Sarkozy pétainiste au sens d'une sortie de l'idée d'homme universel pour aller vers un modèle ethnique et identitaire.

 
 
 
Que peut générer ce «Sarkozy 3» ? 
 
 
 

Jamais la société française laissée à elle-même n'avait engendré une logique de bouc émissaire susceptible de devenir majoritaire. La tradition française, c'est le conflit de classe. Néanmoins, même s'il a consacré la victoire de Sarkozy, le second tour m'apparaît comme moins radical que le premier. Les Français ont été confrontés à un choix dément entre un candidat de droite perçu comme dangereux par une partie de l'opinion et une candidate de gauche qui, avec l'indéfinition de son projet, n'était elle-même pas rassurante du tout. Sans pouvoir le démontrer, je pense que Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius auraient pu gagner, parce que l'un et l'autre, chacun à sa façon, auraient ramené le débat sur le pouvoir d'achat. Face à la thématique identitaire, la gauche n'a en effet qu'une seule réponse possible : l'économie. Or, avec l'aide de Jean-Pierre Chevènement, Ségolène Royal s'est déplacée à son tour sur le registre identitaire. Cela est apparu comme une légitimation du discours sarkozyste.

 
 
 

L'intérêt suscité par la campagne ne signifie-t-il pas, au contraire, que les Français voulaient débattre de l'identité nationale ? 

 
 
 

L'image de Nicolas Sarkozy est forte et polarisante et elle a fait apparaître deux camps implicites : celui de la confrontation et celui de la paix civile. Les cartes montrent que le vrai danger est moins Sarkozy que le sarkozysme, c'est-à-dire le réveil d'une droite radicalisée, qui se mesure par exemple au retour de militants du FN vers l'UMP ou à la remobilisation des petits commerçants. En quelque sorte, l'UMP est en train de redevenir le RPR, voire l'UNR. Cette droite radicalisée fut l'événement du premier tour et c'est contre elle que la gauche s'est mobilisée. Mais, précisément en raison des lacunes de la candidate socialiste, le second tour fut un scrutin essentiellement conservateur, voire conservatoire. A gauche, un bon nombre s'est contraint à voter Royal dans le seul espoir de battre Sarkozy ; à droite, le vote Sarkozy a été largement un vote anti-Royal et je ne crois pas que les personnes âgées, qui lui ont apporté leur voix, souhaitent une réforme des retraites. Ce qui n'empêchera pas la presse de dire que le vote a légitimé sans contestation possible Sarkozy et Royal.

 
 
 

Porté par une droite radicalisée, Sarkozy est-il dangereux ? 

 
 
 

Je pense avoir montré, tout au long de ma carrière, mon incapacité à juger les individus... Plus sérieusement, ce que l'on sait pour le moment, c'est que le sarkozysme fait coexister une tendance libérale proche du nouveau capitalisme financier (le Sarkozy 1), une aspiration égalitaire et individualiste venue des classes moyennes inférieures (Sarkozy 2) et une sortie possible de l'universel (Sarkozy 3). Comment ce mélange va-t-il se fixer ? Son programme immédiat consiste à supprimer les petites injustices pour garder les plus grosses ; c'est un peu court, face au capitalisme fou et à la pression salariale chinoise. Sans aller jusqu'à évoquer un protectionnisme européen, le candidat a plaidé pour une préférence communautaire : s'il devait porter sérieusement cette idée, le voyou pourrait se transformer en grand homme d'Etat. Mais son escapade maltaise, plus berlusconienne que gaullienne, laisse entrevoir un scénario noir, avec des mesures inégalitaires, une nouvelle montée de l'anxiété sociale et une droite tentée de réutiliser la tactique qui a montré son efficacité au premier tour : discours autoritaire et désignation des banlieues comme bouc émissaire.

 
 
 
(1) Gallimard, 2002.
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 06:30

Défaite et amertume…
 

La défaite est dure mais le résultat de SARKOZY est implacable. Cela suppose que le PS, ses militants et ses élus se remettent en question.

 

Un livre sort aujourd’hui vendredi « La femme fatale ». Des premiers extraits sont parus dans le Nouvel Obs de cette semaine, sous le titre « Ségolène, François et les autres ». On peut faire le choix de ne pas en parler, de mettre des œillères, de se cacher la face, etc. au nom de la nécessaire unité (d’apparence) pour le combat à mener pour les législatives.

 

Je fais un choix contraire. Tout d’abord je remarque que le livre est écrit par des journalistes du Monde et que les premiers extraits sont publiés par le Nouvel Obs, un journal et une revue pas forcément à droite. Tout n’est peut – être pas exact dans les détails dans le livre, et le couple HOLLANDE – ROYAL peut estimer que cela met en cause leur intimité. Le problème c’est la confusion des genres et l’impact de leurs difficultés conjugales a pu avoir sur la désignation de la candidate au sein du PS et le déroulement de la campagne Présidentielle. C’est à fois triste et affligeant, et les extraits donnés dans l’article du Nouvel Obs nous éclairent sur beaucoup de choses et notamment sur les nombreux dysfonctionnements que chacun a pu constater (2 QG de campagne dont l’un à l’accès très confidentiel, contournement du PS avant la désignation et pendant la campagne électorale, dissonance entre les prises de position de Hollande et de Ségolène, etc.).

 

Cela est à la fois triste et affligeant. Personnellement cela me laisse un gout amer. La rénovation du PS n’en est que plus nécessaire et urgente.

 

DSK, qui ne doit pas méconnaitre toute cette affaire, est parti à l’offensive et s’est engouffré dans la brèche. Cela lui sera certainement reproché, mais je l’ai entendu hier jeudi sur France Inter, il m’est apparu clair et déterminé sur les réponses concrètes à apporter aux français sur la retraite, les 35h00, les délocalisations etc. et que nous n’avons pas su apporter clairement pendant la campagne. Je dis cela d’autant plus que je ne suis pas sûr d’être d’accord avec les réponses de DSK, mais il a raison sur le fond, et ce n’est pas faute de l’avoir dit ! Cela est aussi essentiel pour la bataille des législatives.

 

A suivre,

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 18:30



L’avenir se construit maintenant. A méditer…

 
DH
 
LE DEVOIR D’AUDACE
 

Tribune publiée dans l’Humanité du mercredi 9 mai 2007

 

Depuis 1978 avec Michel Rocard, dès 20 heures, les soirées de défaites électorales voient surgir de l'horloge socialiste un coucou familier. Il chante la chanson désormais traditionnelle de l'appel à la rénovation et à la conversion sociale-démocrate de la gauche. Hier surprenante, l'antienne est aussi obsolète que son objet après trente ans d'usage. On pouvait y réfléchir au siècle dernier. Mais en 2007, comment le navrant naufrage de la social-démocratie européenne, suivant de près celui du communisme d'Etat, pourrait-il encore servir de modèle?  

 

Au Royaume-uni ou en Allemagne, seule ou en alliance avec la droite elle démantèle l'Etat social qu'elle avait construit. En Espagne ou en Italie, tranquillement ou dans les combinaisons, les réformes sociétales remplacent les conquêtes sociales. Et je ne dis rien du bilan effrayant de la social-démocratie latino américaine. Ici ou là, bien sûr, passent quelques rayons de lumière.

 

Mais la social-démocratie qu'idéalisent d'aucuns, faute d'imagination, n’est pas un avenir utile en France. Nous ne pouvons échapper au devoir de remiser au rayon des archives toutes les formules dorénavant épuisées. La modernité n'est pas un prêt à porter mais une création à accomplir. Cette réinvention de la gauche a lieu en ce moment même en Amérique latine, au Brésil, Vénézuéla, Bolivie, Equateur parmi d'autres pays. Evidemment, aucune ne nous fournit de modèle transposable. Mais l'énergie, l'audace et la persévérance qui les ont rendues possibles doivent impérativement nous servir de référence. Elles valent bien mieux que certaines illusions de confort. Comme par exemple de croire que notre nouvelle défaite est seulement affaire de personne ou de style de campagne. Elle sanctionne d'abord l'échec de la gauche - toute la gauche- à entraîner la société. Quelle rude leçon nous inflige la droite à ce sujet !

 

La rupture proposée par Nicolas Sarkozy est le miroir de nos timidités, sa provocante clarté le revers des euphémismes sociaux-démocrates embarrassés dès qu'il s'agit de dénoncer l'accumulation des richesses dans les mains de quelques uns et le système qui rend possible cette spoliation. Le triomphe de Sarkozy est construit sur une victoire culturelle telle qu'à l'heure du choix, en toute bonne foi, la conscience sociale aveuglée par les mirages de l'idéologie dominante, les pauvres votent comme s'ils étaient riches !


Face à une droite décomplexée, une gauche tout aussi décomplexée doit enfin s'affirmer pour construire une nouvelle conscience citoyenne. Assez rasé les murs pour parler du partage de la richesse, pour assumer le rôle de l'Etat stratège dans l'économie, maître du temps long, gardien de l'intérêt général, acteur de première ligne face à l'urgence sociale. Assez de litote pour rejeter la monarchie patronale, affronter la tyrannie de la dictature de l'actionnariat sur l'économie productive.

 

Tout tourne autour d'une question: quelle attitude avoir face à la mondialisation libérale, ce nouvel âge du capitalisme ? L'adopter : c'est la droite. L'accompagner : c'est l'illusion sociale-démocrate. Faire bifurquer le système au profit de priorités sociales et écologiques : c'est notre devoir d'invention. Comment faire ? Avec qui ? Dans quelle forme d'institution Républicaine en France et en Europe ? Qui oserait dire que nous ne possédons aucune réponse après tant d'années de colloques, de luttes, de forums sociaux et d'expériences sous toutes les latitudes. Ce qui manque c'est le lieu politique de la mise en mots partagée et en programme. C’est la condition pour que les idées deviennent une force matérielle : celle des millions de consciences qui la prendront en charge. Nombre au sein du PS évoquent la création d'un nouveau grand parti progressiste largement ouvert aux forces diffuses de la société civile qui agissent aujourd'hui sans débouché politique. L'autre gauche est ainsi mise au défi. Comme pour la candidature à la présidentielle va-t-elle maintenir sa fragmentation si désespérante et si nuisible à la gauche toute entière ? Alors il faudra admettre que l'avenir de la gauche est dans le parti unique que préfigure le Parti socialiste. Au contraire saura-t-elle proposer un dépassement de ses structures ouvrant ainsi un autre choix à gauche ? Celui d’une alternative prête à la conquête des pouvoirs plutôt qu'à l'adjuration, à des alliances plutôt qu’à l'ostracisation de ses voisins et cousins de gauche ? Comme au lendemain du référendum les délais de réponse ne sont pas infinis. Et la droite ne nous laissera pas de répit.

 
Jean-Luc Mélenchon
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 06:47

Nicolas SARKOZY a tout à fait le droit de fêter sa victoire et de prendre quelques jours de repos, là n’est pas le problème. Mais il est aujourd’hui un homme politique de première importance, et tous ses faits et gestes relèvent désormais de symboles politiques.


 
 
Fêter sa victoire au Fouquet’s, partir dans l’avion privé de BOLLORE, et faire une croisière sur son Yacht de 60 mètres, sont des signes forts qui frôlent déjà quasiment le scandale. Si cela était nécessaire, cela démontre une fois de plus les accointances de notre nouveau Président de la République avec la finance et les patrons du CAC 40. Je pense que certains de ses électeurs doivent se poser quelques questions…


 
 
Gérard FILOCHE se lance dans une nouvelle série de communiqués pour la bataille des législatives. Je me fais un plaisir de diffuser ce premier numéro, qui résume bien la situation.


 
 
DH
 

 
 
 
L’élu de 53 % du peuple et de 100 % du Medef est parti chez ses maîtres… « habiter sa fonction » (*)
 
 


D’abord, il a reçu ses commanditaires au Fouquet’s sur les Champs-Elysées. Ses maîtres, Bouygues, Lagardère, Dassault, tous les chefs du Cac 40, les grands financiers ont eu droit aux premiers frais de bouche du nouveau promu. Il y avait aussi Johnny Halliday revenu de son dur exil suisse, et qui est lui aussi, “de retour” maintenant que les 378 000 millionnaires en euros français ont cessé d’avoir peur pour leurs baignoires en or.

 


Le Fouquet's nous dit-on, c'est le dernier "Palace" du groupe Lucien Barrière, premier casinotier de France (8000 employés, 39 casinos, 80 restaurants, 13 hôtels) et à ce titre soumis à la tutelle du ministère de l'intérieur, toujours attentif, depuis Charles Pasqua, et le département 92, à ce genre d’activités… C’est d’ailleurs un groupe, nous dit-on aussi, dont le principal actionnaire Dominique Desseigne a pu faire face (avec succès) à des difficultés fiscales et judiciaires suite au montage retenu pour régler la succession de sa défunte épouse Diane, d'origine hongroise.

 


Ensuite, le nouveau promu, ayant enfin accédé à « la dernière marche » tant convoitée, est parti en avion privé, vers Malte, et puis faire une croisière en famille dans le bateau de 60 m de Vincent Bolloré, à 175 000 dollars la semaine pendant que Paris-Match lui fait un numéro spécial de 50 pages. Il paraît que c’est sa « retraite » pour mieux « habiter la fonction présidentielle » : on mesure combien il a besoin d’être « habité », et quelle est son idée de la noblesse de la fonction qu’il s’est fait confier par le peuple. Comme il dit, « la France m’a tout donné, il est temps que je le lui rende ».

 


Il laisse son Premier ministre, François Fillon (il a informé Tony Blair de sa nomination, bien avant les Français) préparer les premiers coups : attaques contre le droit de grève, contrat unique flexibilisé de travail sans protection face au licenciement, heures supplémentaires moins coûteuses pour l’employeur que les embauches, destruction des régimes spéciaux de retraite, adoption complète du nouveau Code du travail promulgué en conseil des ministres le 7 mars dernier… et, bien sûr, quasi suppression des droits de succession pour les grandes fortunes et suppression de l’Isf afin de récompenser au plus vite ses maîtres du Medef et du Cac 40…

 


Sur France inter, c’est le baron Seilliére qui s’y colle pour défendre « le mode de vie moderne », du nouveau président : « - enfin quoi, c’est comme cela, et qu’est ce que vous croyez, à l’Elysée, on mange bien, c’est la représentation de la France, ça » ! Ca vous forge l’identité nationale ! L’Héritier des maîtres des Forges qui a lui aussi, une très haute idée de l’identité nationale, confie qu’il regrette, lui, de n’avoir pas de yacht.

 


Bon, mais ca ne pas durer l’homme au karcher va revenir « habité par sa fonction » de sa “retraite” : il va appeler à une "’majorité présidentielle" forte lors des législatives des 10 et 17 juin prochains. Et c’est vrai que sans majorité parlementaire, cela ne lui aura servi à rien de gravir la dernière marche : ses maîtres ne seraient pas contents et ne le ré inviteraient plus ni au Fouquet’s ni sur leurs beaux bateaux.

 


Chaque jour TF1 va nous matraquer la mise en place du nouveau programme anti code du travail, anti sécurité sociale, anti retraites, anti chômeurs, anti Smic. On va nous montrer les nouvelles « têtes » : Borloo, Juppé, Devedjian, Alliot-Marie… Et on va « glisser » sur les préparations d’un budget de combat pour 2007, austérité pour les pauvres, cadeaux pour les riches.

 


On a une encore une chance à gauche : c’est de mettre en route une contre offensive pour gagner une puissante représentation au Parlement les 10 et 17 juin, et sinon bloquer, du moins freiner les coups drus et durs qui se préparent.

 


On peut limiter les dégâts, et résister à la vague bleue qui menace... Pour ça, en face de cette nouvelle droite assumée et menaçante qui vient de gagner derrière Sarkozy, il faut une nouvelle gauche qui change de ton et de pied : ce n’est pas le moment de se refuser de porter des coups, de se retenir de polémiquer, d’expliquer qu’on ne s’opposera pas à la droite « par plaisir», de se dire « ailleurs » dans les nuages, le désir d’avenir. C’est du passé. Il n’est plus temps de rechercher les égarés chez les centristes de droite, il est temps de rendre coup pour coup, de ne pas laisser passer une seule attaque, un seul coup bas.

 


Sarkozy nous l’a appris : avec une droite décomplexée qui s’affirme capitaliste et ultra libérale, il gagne.

 


Il nous faut une gauche décomplexée qui s’affirme et qui n’hésite plus à défendre un programme anticapitaliste, anti libéral : de vraies 35 h, un code du travail plus protecteur contre les licenciements, des Cdi pour tous, des droits syndicaux nouveaux, une retraite à 60 ans pour tous a taux plein, une sécurité sociale solidaire pour toutes et tous, des logements sociaux de qualité et accessibles, une école publique, des services publics étendus et renforcés, des impôts directs et progressifs, une redistribution des immenses richesses de la France, du capital vers les salaires.

 


Quand on n’est pas clairement à gauche, pas unis, pas déterminés à affronter le capitalisme, on perd face à ceux qui sont à droite, déterminés, et unis... Ca fait 12 ans que la droite préside, et encore pour 5 ans…

 


Quand on est de gauche, on est de gauche, pas au centre. On « ne continue pas », on ne s’enlise pas dans la défaite, elle est rude, ca ne nous fait pas sourire, car c’est une défaite qui va faire souffrir le peuple cinq ans durant, elle va créer du malheur.

 


Cette défaite qui vient d’être subie par la gauche est beaucoup plus grave que celle du 21 avril 2002 : car elle est sur le fond politique, pas sur l’insécurité, pas sur une cabale pro sécuritaire, mais sur l’emploi et le social, terrain qui aurait du être le notre ! Et nous n’avons pas perdu parce qu’il nous manquait 193 558 voix au premier tour, mais parce qu’il nous manquait 2, 4 millions de voix au 2° tour, soit 6 % d’écart, avec une participation exceptionnelle de 83,97 %

 


Soit on tire les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005, du 6 mai 2007, soit on continue a perdre mais on n’attend sûrement pas 2012 en disant "on continue..."

 


Cette défaite grave pouvait et devait parfaitement être évitée, on avait un boulevard, depuis les grands mouvements sociaux, de 2003 et de 2006, depuis les votes de 2004 et de 2005, il fallait écouter, il fallait se situer dans ce prolongement là, hélas, raté !

 


On peut, à titre personnel, rendre hommage à la candidate, à son investissement individuel, mais elle a perdu nettement, en dépit des centaines de milliers de militants, dont nous sommes, qui avons tout fait pour sa victoire. Maintenant, c’est au collectif qu’il revient d’agir car il y 577 circonscriptions. On ne peut pas « continuer » sur une orientation perdante, il faut réajuster si on veut limiter les dégâts. Le centre de gravite de la gauche est assurément très loin de la droite Udf de Bayrou.

 


Il est urgent de réorienter, de refonder la gauche, de la réunir, de la rassembler, sur un même programme, par des conférences et des assises unitaires.

 
 

(*) Communiqué n° 1 anti Sarkozy - nouvelle série - Gérard Filoche mardi 8 mai 07

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 07:05

Et maintenant …
 
 
Nicolas SARKOZY a été élu avec une écrasante majorité par un vote avec une exceptionnelle participation. C’est un fait et il faut bien le reconnaître.
 
Nicolas SARKOZY ne pourra gouverner et appliquer son programme que s’il dispose d’une confortable majorité à l’Assemblée Nationale. L’enjeu aujourd’hui est de se concentrer sur les législatives, sachant que la difficulté sera grande de ne pas subir une vague bleue…Mais qui donc a eu cette géniale idée de faire coïncider la Présidentielle avec les législatives en alignant les durées de mandat ?
 
La difficulté est aussi de faire le bilan de la Présidentielle tant au PS, qu’au sein de l’autre Gauche, et de ne pas se déchirer pour ne pas paraitre trop désunis pour les législatives ! Le PS ne pourra plus jouer les grands écarts et à un moment donné la fracture sera inévitable, entre un parti social démocrate compatible avec le Mouvement Républicain de François BAYROU (voire plus ? à condition qu’il arrive à le constituer !) et une recomposition de la gauche dans un parti type Linkspartei d’Oskar LAFONTAINE en Allemagne. Les militants socialistes devront se positionner clairement, et ne pas céder une fois de plus à toutes les pressions internes diverses et variées qui pourraient encore « guider » leurs choix.
 
Manifestement, des premières salves ont été tirées dès l’annonce des résultats par DSK et FABIUS, sans oublier François HOLLANDE lui – même qui a reconnu des erreurs de notre candidate. Peut – on en effet, « taper » sur BAYROU jusqu’au 21 avril, et dire le 23, que nos programmes sont compatibles, décision prise par la seule candidate contre le parti, y compris son 1er Secrétaire ? Un tel 180° relève du « sauve qui peut » et ne peut pas être pris au sérieux.
 
Laurent FABIUS pose une question essentielle, devons nous mener les législatives sur la même ligne, qui nous a conduit à l’échec ?
 
Il ne s’agit cependant pas de tirer à boulet rouge sur notre candidate, cela n’aurait aucun intérêt. J’espère cependant que nous arriverons à tirer les conséquences de tout ce qui s’est passé, de la désignation de la candidate, au programme, à l’organisation de la campagne et à l’implication du PS.
 
Nicolas SARKOZY a réussi à fédérer les militants mais aussi les femmes et hommes de droite en les rendant « fiers d’être de droite » sur des valeurs portées traditionnellement par la droite. En a – t - il été de même à gauche ?...
 
J’aurai l’occasion de revenir sur ces différents points dans les jours et semaines à venir. Pour l’instant, je porte à la réflexion, l’article « Pourquoi Ségolène ? » que j’ai écrit il y a quelques mois. Je pense qu’il est toujours d’actualité…
 
A suivre.
 
DH
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 00:25

 


RESULTATS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE 2007 à Vitrolles


DIMANCHE 6 mai 2007

BOUCHES DU RHONE (13) -- Vitrolles (résultats officiels)

 
 
Nombre
% Inscrits
Inscrits
23 608
100,00
Abstentions
3 399
14,40
Votants
20209
85,60
 
 
Nombre
% Votants
Blancs ou nuls
729
6,61
Exprimés
19 480
96,39
 
 
Voix
% Exprimés
  M.  Nicolas SARKOZY
11114
57,05
  Mme Ségolène ROYAL
8366
42,95
 

Le résultat de la commune de Vitrolles au 1er tour

 

Le résultat de la commune de Vitrolles lors de l'élection présidentielle de 2002

 

Résultats de la France entière

 

 
 

Résultats par commune des BdR :

 


Cliquez sur la lettre correspondant à l'initiale

 


A   B   C   E   F   G   I   J   L   M   N   O   P   R   S   T   V  

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 06:35

 


Jour J, l’heure du choix est arrivée !

 
 
 
 
 

C’est reparti pour moi une seconde grande journée en tant que Président du bureau de vote de mon quartier.

 
 
 

Je pense que l’affluence devrait être moindre qu’au premier tour, alors que l’enjeu est essentiel. Ce sont bien 2 visions de la société qui s’affrontent.

 
 
 

Nous attendrons avec impatience les premiers dépouillements. Comme le 22 avril, je me ferai envoyer par SMS les premiers résultats sortis sur internet, et le résultat à 20h00, car nous n’aurons peut – être pas fini de dépouiller. A quoi sert – il d’ailleurs, de continuer à dépouiller, si le résultat est connu ! Je plaisante…

 
 
 

Ensuite, viendra la grande soirée électorale, en mairie avec le Maire, mes collègues conseillers et adjoints municipaux d’abord pour analyser les résultats sur la ville,  avec les copains du PS et de la gauche ensuite, puis enfin  à la maison en famille pour écouter les débats du soir et les grandes analyses.

 
 
 

Il est 6h30, la journée devrait être très longue, et il est bientôt l’heure de partir pour mon bureau de vote. En effet, avant l’ouverture un certain nombre de vérifications sont à faire, pour ouvrir à 8h00 jusqu’à 18h00.

 
 
 

 

Je diffuserai sur ce blog demain matin les résultats sur la ville de Vitrolles.

 

 
 
 
Bonnes journée et bon vote !
 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 07:38

J – 1, Présidentielles et l’exemple Vitrollais
 
 
 
 
 

J’ai été interviewé en début de semaine par la RTBF, (Radio Télévision Belge Francophone) par une équipe de télévision venue de Bruxelles à Vitrolles dans le cadre de l’élection Présidentielle.

 
 
 

Le journaliste de l’équipe TV m’a contacté au travers de ce blog. L’équipe devait rencontrer ensuite Christian BORELLI de l’UMP, et le FN.

 
 
 
 

Ce qui intéressait les journalistes belges c’était la « porosité » entre l’UMP et le FN à travers l’exemple Vitrollais.

 
 
 

En effet, Vitrolles sert encore de « laboratoire », et ce qui s’y passe est intéressant (quoique !) et particulier.

 
 
 

Si au niveau national, il est clair que Nicolas SARKOZY a ratissé les terres du FN sur le plan des idées, pour récupérer une partie cet électorat, l’UMP à Vitrolles est déjà allée beaucoup plus loin.

 
 
 

En effet, l’UMP à Vitrolles « recycle » les ex – élus Mégrétistes et colistiers de Catherine MEGRET, l’ancien Maire d’extrême droite à Vitrolles de 1997 à 2001.

 
 
 

Certains de ces élus sont même passés directement du MNR à l’UMP. D’autres passent au MPF de Philippe de VILLIERS qui localement, est pour la municipale de 2008, sous la bannière de Vitrolles Unie pilotée par l’UMP.

 
 
 

A Marignane, c’est un peu la même chose, avec un maire, Daniel SIMOMPIERI élu sous l’étiquette FN, qui recyclé par Jean - Claude GAUDIN, membre éminent de l’UMP, est devenu aujourd’hui quasi respectable ( ?).

 
 
 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce qu’était une gestion FN et MNR au niveau d’une ville, ils peuvent retrouver sur ce blog, une série d’articles qui retracent l’histoire politique de la ville d’avant 1995 à 2002. Vous y retrouverez les protagonistes notamment Hubert FAYARD, Alain CESARI et d’autres qui se retrouvent aujourd’hui désormais ensemble sous la bannière UMP aux cotés de Christian BORELLI,

 
 
 

L’objectif local, c’est la municipale 2008, et le leader UMP espère en récupérant à l’extrême droite, ainsi élargir son électorat.

 
 
 

Les Républicains Vitrollais, qui croient sincèrement en SARKOZY, doivent savoir qu’à travers ce vote, ils cautionnent à Vitrolles son représentant qui n’hésite pas à s’acoquiner avec l’extrême droite en intégrant l’ancienne équipe MEGRET.

 
 
 
Le Général de GAULLE doit se retourner dans sa tombe !
 
 
 

A méditer avant le 6 mai 2007, et en 2008…

 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 23:48

Communiqué de presse du 3 mai 2007



Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France



Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :


Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).


Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)


Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.


Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).


Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.


C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)


De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.


En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.



(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.


Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.

   
http://www.sortirdunucleaire.fr

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007