Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 06:28

Pendant la campagne électorale des municipales, j'avais signalé que l'intercommunalité était la grande absente des programmes des candidats.


Par ailleurs, hier 19 mars dans le journal La Provence, le Maire de Vitrolles Guy Obino, indiquait qu'il travaillait en consensus avec la Présidente UMP de la CPA,  Maryse Joissains, et qu'il y avait peu de politique au sein de la CPA.


Rolland HUREAUX dans Marianne, revient finalement sur ces 2 sujets et pointe une faille dans la démocratie.


A méditer...


DH


L'intercommunalité, une faille dans la démocratie ?

 

 

Les élections municipales ne vont pas désigner ceux qui exercent le vrai pouvoir, qui se situe, de plus en plus, au niveau intercommunal. Le système actuel introduit ainsi un suffrage à deux étages, les maires élisant les patrons de communautés d'agglomération ou de communes.


Depuis trente ans, les efforts des différents gouvernements, de droite comme de gauche, ont tendu à réduire le morcellement communal au travers de la coopération intercommunale. Dans les grandes et moyennes villes, les communautés urbaines (ou communautés d'agglomération) fédèrent les communes de l'ensemble de l'agglomération et même au-delà. En zone rurale, ce sont les communautés de communes. Faute d'avoir osé supprimer les petites communes, l'intercommunalité a introduit un échelon supplémentaire qui, loin de simplifier, complique un peu plus mais qui n'en est pas moins de plus en plus décisif dans l'élaboration des politiques locales.


La loi elle-même, au travers des dotations de l'Etat, encourage le transfert de compétences. D'ores et déjà, les transports, le développement économique, l'urbanisme, sont gérés à l'échelon communautaire.


Un lieu de cuisine politique subtile


Les conseils municipaux que l'on élit aujourd'hui à grand fracas se retrouveront-ils dès lors à la tête d'une coquille vide ? La situation est d'autant plus paradoxale que les instances communautaires sont élues, elles, au second degré. Elles sont l'émanation des conseils municipaux des communes composantes (leur élection a lieu une semaine après les élections municipales) et donc ne procèdent qu'au second degré du suffrage universel.


Cette logique institutionnelle conduit à des situations diverses : quand le maire de la commune principale peut détenir aussi la présidence de la Communauté urbaine, les choses sont claires. Ce fut le cas dans le mandat qui se termine de Gérard Collomb à Lyon, de Jean-Claude Gaudin à Marseille, de Jacques Peyrat à Nice, d'Edmond Hervé à Rennes. Dans d'autres cas, la dualité des fonctions permet des arbitrages subtils au sein de la même majorité. C'est ainsi qu'elle a permis d'organiser à Strasbourg la cohabitation de Fabienne Keller (maire) et de Robert Grossmann (président de la communauté urbaine), vieux cacique de la politique locale qu'une relative impopularité éloignait de la fonction de maire, mais aussi à Toulouse celle de Jean-Luc Moudenc (maire) et de son prédécesseur devenu ministre Philippe Douste-Blazy (président de la communauté d'agglomération). A Lille, Martine Aubry avait laissé la présidence de l'agglomération à Pierre Mauroy, figure désormais historique de la ville.


Aucune règle ne limitant le cumul des mandats intercommunaux, certaines personnalités, interdites de mairie en raison de leurs autres fonctions, contournent la loi en gardant le contrôle de la structure intercommunale. Ainsi Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées n'est plus maire de Figeac, mais demeure président de la communauté de communes.


Une faille de la démocratie


Il est d'autres cas cependant où les banlieues étant plus à gauche que la ville centre , ces dernières ne peuvent s'assurer de la majorité au sein de l'agglomération. C'est ainsi que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s'est habitué depuis longtemps à cohabiter avec un président d'agglomération de gauche, son rival Alain Rousset en l'occurrence. Même si Rousset a perdu à Bordeaux et Juppé a été brillamment reconduit par les Bordelais, il est peu probable qu'il prenne cette fois encore le contrôle de la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux). Les relations dans ce cas ne sont pas nécessairement conflictuelles. Les obligations du travail en commun sur un même territoire obligent à des compromis où l'intérêt public y trouve son compte.


L'intérêt public certes, mais la démocratie ? Certains déplorent que, dans bien des cas, la recherche de consensus techniques occulte ce qui fait le moteur d'une démocratie, la concurrence d'une majorité et d'une opposition. Les instances communautaires sont critiquées parce que les arrangements préalables y affaiblissent le débat. Comme dans les soviets d'autrefois, les décisions s'y prennent souvent à main levée et à l'unanimité.


Faut-il donc aller, comme le préconisent certains, jusqu'à élire les instances communautaires au suffrage universel ? Nous ne le pensons pas. Les inconvénients de la situation actuelle ne sont pas si graves qu'il faille franchir ce pas, ce qui aurait d'autres inconvénients : outre celui de nourrir un peu plus l'inflation électorale, celui de vider complètement de sa substance la commune, entité souvent bimillénaire. Laquelle, si elle n'est plus autant qu'autrefois le lieu du pouvoir, demeure celui d'identités locales fortes et par là le creuset de la démocratie.


Par Rolland HUREAUX, Marianne.fr


Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 18:20

 


A lire, la mise à jour du 20/03/08 de l'actualité de la campagne municipale et plus à Vitrolles sur le net ...


Borelli : "Si on me plie, je me redresse comme un roseau"
 
NB : Surtout qu'il s'accroche, c'est tout bon pour la majorité  municipale !!!!!!!!!


DH

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 06:08

 


Edwi Plénel, ancien directeur de la rédaction du journal Le monde lance un nouveau journal sur internet : Médiapart. Il est en accès libre jusqu’au 23 mars 2008. Profitez – en pour vous faire une idée :

 
 
 
http://www.mediapart.fr
 
 
 

Mediapart est un journal qui se veut de qualité et de référence. Autrement dit, Mediapart est un organe d’information attaché à la vérité des faits, à leur mise en perspective, à leur explication et à leur contextualisation. Il s’inscrit dans une longue tradition démocratique qui fait de la presse l’instrument d’une transparence sur les actes du gouvernement, sur la vie des entreprises, sur tous les lieux de pouvoir, quels qu’ils soient. Il s’attache au respect de ses lecteurs, par le ton de ses articles, par le souci du contradictoire, par la recherche d’un débat de bonne tenue. Sa première loyauté est envers les citoyens auxquels il entend apporter des informations qui contribuent à leur liberté et à leur autonomie.

 
 
 

Un journal indépendant, numérique et participatif

 
 
 

Son indépendance le distingue dans le paysage dominant de l’information en France : journal de journalistes, Mediapart est contrôlé par son équipe fondatrice, elle-même composée essentiellement de journalistes. Nulle dépendance dans son capital, ni à l’égard d’un groupe industriel, ni envers un parti politique.

 
 
 

Journal numérique, Mediapart n’est ni le sous-produit d’un média existant, ni un site de complément. Journal complet, mettant l’information publique d’intérêt général au cœur de son travail, il invente directement sur le Web une presse de référence, riche et documentée. En utilisant à plein toutes les potentialités de la révolution numérique, du lien hypertexte à l’écriture multimédia, Mediapart rompt avec les logiques de flux qui, sur Internet, uniformisent et banalisent l’information. Avec trois éditions quotidiennes (à 9 heures, 13 heures et 19 heures) et un semainier permettant de retrouver les éditions des jours précédents, il propose des rendez-vous à ses lecteurs qui sont autant de repères dans le flot incessant de l’actualité.

 
 
 

Enfin et surtout, Mediapart est un journal participatif, comme l’indique son nom. C’est un journal doublé d’un club où ses lecteurs peuvent s’exprimer librement, créer leur actualité, lancer leurs débats, soulever des discussions, provoquer des réflexions.

 
 
 

A titre d’exemple, je vous livre lun article particulièrement documenté sur le plan que nous réserve Nicolas SARKOZY. Rappelons – nous l’interprétation des résultats des élections : Les électeurs ont sanctionné le gouvernement pour qu’il aille encore plus loin dans les réformes que les français attendent ! …

 


DH

 
 
 
 
 
Le plan choc que va engager Nicolas Sarkozy
 
 
 

Par Laurent Mauduit

 

Créé 16/03/2008 –

 

Gérard Desportes [1]

 

Laurent Mauduit [2]

 
 
 

Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt, une cascade de réformes va être engagée, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête.

 
 
 

Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l’Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en œuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.

 


Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n’ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n’est pas un plan de « rigueur » à l’identique de celui mis en œuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n’y a pas que les services publics ou le train de vie de l’Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d’activité, jusqu’à une possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) [3], l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.

 
 
 

Certes, d’autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l’âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d’achat (le SMIC, l’intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d’euros du plan banlieue par exemple), d’aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N’empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.

 


Avant d’en dresser l’inventaire, encore convient-il de garder à l’esprit trois éléments de contexte. Un : la conjoncture économique s’avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.

 
 
 

La suppression de l'impôt sur la fortune à l'étude [3]

 

Mobilité, fusion des corps: les fonctions publiques dans la tourmente [4]

 

L'arme fatale de la révision générale [5]

 
 
 
La contrainte de la dette
 
 
 

Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d’euros que le budget se traîne, et il n’est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, l’auteur d’un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.

 


Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l’esprit dans lequel les 27 sont tombés d’accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.

 


Du coup, la gauche a tort d’estimer à 20 milliards d’euros le plan en question [7]. En fait, c’est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. En voici les grandes lignes :

 


• La Révision Générale des Politiques Publiques.

 


Lancée le 10 juillet 2007, par Nicolas Sarkozy, cette « RGPP » fait peu parler d’elle. Après une première vague d’une centaine de mesures annoncées le 12 décembre, elle débouchera en mai sur un second comité de modernisation qui s’annonce « salé » si l’on en croit les rares indiscrétions qui filtrent. Il s’agit pourtant non seulement du plus important plan social sur la période 2008-2012, mais de surcroît de la plus ambitieuse tentative de l’Etat de se réformer. Sans coup férir, la RGPP a déjà décidé la suppression du Haut Conseil de la Coopération Internationale ou de 30 des 35 directions du ministère de l’Ecologie, des services départementaux de Météo France ou le transfert des forces mobiles vers des tâches de sécurité publique.

 
 
 

Qui en a entendu parler ? Le secret ne doit rien au hasard : désireux de réfléchir « sans tabou » à des réformes potentiellement explosives et de les mettre en œuvre de manière coordonnée, ses promoteurs ont organisé les choses de telle sorte que rien ne filtre. Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une cohorte d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy, et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée, et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et donc Michel Pébereau. Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de l’évaluation des politiques publiques, est souvent de la partie.

 


L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012 [8]. Comme un simple plan d’austérité, fut-il de 20 milliards d’euros, n’y suffira pas, la « RGPP » constitue le moyen d’atteindre l’objectif. Le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, des mesures d’économies ici ou là permettent de crédibiliser la promesse française. D’après les experts- Nicolas Sarkozy lui-même à l’occasion du lancement de la démarche a suggéré un objectif de 150 milliards d'euros.

 
 
 

Mais ce n’est pas tout. Toutes les missions et fonctions de l’Etat, parfois même les valeurs, sont une à une passées en revue, en présence ou pas du ministre concerné. Les résultats des élections municipales ne changeront rien. Au contraire. « Pas de pause », a dit François Fillon. Le « reformatage global de la machine publique », selon l’expression de Philippe Marini à Mediapart, est en marche. Gilles Carrez est encore plus direct quand il prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ».

 
 
 

Le terme « rigueur » retrouve là une vigueur toute « barriste », du nom de l’ancien premier ministre. Ne faut-il pas envisager une mise sous conditions de ressources des allocations familiales ? Ou supprimer demi-part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant ? Peut-on convier les assurés sociaux à participer davantage au financement de leur propre couverture maladie ? Comment procéder à une remise à plat des aides au logement ? Voici, à titre d’exemples, quelques réflexions qui ont récemment été explorées par le comité de l’Elysée. Et à chaque fois, la même interrogation sous-tend le débat: « Cela contribue-t-il au déficit zéro » ? « Cette question est la monotone de chacun de nos rendez-vous », s’amuse Philippe Marini. On lira ici [9] le détail de quelques uns des travaux engagés par le groupe de l'Elysée.

 
 
 

Le statut des fonctions publiques dans la tourmente

 
 
 

Dés ce mardi 18 mars, le Conseil supérieur de la fonction publique examine un projet de loi et les décrets afférents à la mobilité des fonctionnaires. Comme on le lira, cette démarche s’intègre complètement dans le cadre de la RGPP et peut déboucher dès cet automne sur une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers. Cassant les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

 


* La revue générale des prélèvements obligatoires. Dans le même mouvement, le gouvernement prépare une remise à plat totale de la fiscalité française. C’est la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a été chargée de conduire cet audit complémentaire – baptisé, par symétrie, la « RGPO » dans les mêmes sommets du pouvoir. Là encore, les choses vont s’accélérer brutalement sitôt les élections passées. Il s’agira « de baliser une trajectoire fiscale », en clair de remettre un peu d’ordre et de visibilité. Aucune doctrine n’est encore précisément fixée à ce jour, mais le train libéral est lancé. Certains, même à l’UMP, s’en inquiètent. Ainsi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez, estime que si cette remise à plat fiscale doit concourir au même objectif que la « RGPP », le déficit zéro: « Il faudrait prendre la décision de ne plus baisser les recettes de l’Etat ».

 
 
 

Pour l’heure, ce n’est pas cette voie qui semble privilégiée. Un indice ne trompe pas. L’un des groupes de réflexion devra réfléchir aux problèmes de « compétitivité » et d’ « attractivité » du système fiscal français. On comprend le sous-entendu : trop lourd dans un contexte d’accélération de la mondialisation, le système français mériterait d’être allégé. Au ministère des finances, on est même beaucoup plus explicite, faisant valoir que le moment est venu, après d’innombrables tergiversations, de « se poser la question d’une suppression pure et simple de l’ISF ». D’autres pistes de réflexions sont aussi évoquées, dont on trouvera le détail ici [3].

 
 
 

* Vers un quadruplement de la CRDS ? Selon l’article 20 de la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale, « tout nouveau transfert de dette à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) est accompagné d’une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale ». Or, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale [10], le déficit de trésorerie s’est élevé à 14,3 milliards d’euros. Le gouvernement est donc dans l’obligation de remonter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS [11]), qui pèsent sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine. Assorti actuellement d’un taux d’imposition de 0,5% (pour un produit de 5,6 milliards d’euros), la CRDS aurait donc dû passer à près de 2%. Cette hausse qui n’est pas intervenue avant les municipales interviendra-t-elle juste après ? Le gouvernement y est légalement tenu.

 


Sauf à imaginer une autre solution : faire glisser ce déficit sur la dette de l'Etat. Ce qui serait budgétairement très hétérodoxe et très peu conforme aux engagements européens de la France, visant à ramener la dette publique sous le ratio des 60% de la richesse nationale, exigé par le traité de Maastricht. Mais il est vrai que dans le passé, il y a eu des entorses de ce type. La plus spectaculaire a été celle de 1994, année au cours de laquelle le déficit cumulé de la Sécurité sociale sur les trois années antérieures (110 milliards de francs) a été subrepticement glissé sur la dette. Le ministre du budget de l’époque, qui s'était prêté à ce tour de passe-passe budgétaire était un certain… Nicolas Sarkozy !

 
 
 
La loi de modernisation de l’économie
 
 
 

C’est un autre des grands chantiers sur lequel travaille le ministère des finances, et qui doit déboucher d’ici au printemps sur l’examen par le Parlement d’un projet de loi. Et là encore, les réformes envisagées risquent de créer de vifs débats, puisque parmi de nombreux autres volets (PME, nouvelles règles encadrant la grande distribution…), doit figurer la réforme, politiquement sensible, du Livret A. Le monopole de distribution confié depuis des lustres à La Poste et aux Caisses d’épargne serait supprimé. La gauche ne manquera pas d’y voir une menace sur le vieux système de rémunération de l’épargne populaire et sur le système de financement du logement social qui lui est associé. A l'initiative de nombreux syndicats et associations, une campagne intitulée "Pas touche au livret A" [12] a ainsi récemment été lancée.

 


Le projet comprend d’autres dispositions également très controversées comme un volet sur le travail dominical ou encore une réforme de la gouvernance de la Caisse des dépôts et consignations.

 


* La nouvelle réforme des retraites. La loi Fillon de 2003, instaurant notamment l’extension au secteur public des 40 ans d’activité pour bénéficier d’une retraite à taux plein, prévoyait une clause de rendez-vous en 2008, notamment pour valider le passage à 41 ans d’activité pour le public et le privé la même année. Le gouvernement a donc attendu que les municipales aient lieu pour ouvrir ce dossier. Dès le début de la semaine qui vient, des contacts bilatéraux – il ne s’agit pas d’une négociation - doivent donc intervenir entre le ministre du travail, Xavier Bertrand, et les partenaires sociaux, sur cette nouvelle étape, et des dispositions complémentaires (avantages familiaux, petites retraites, pénibilité…).

 
 
 

Sur fond de grogne sur le pouvoir d’achat, ce dossier s’annonce lui aussi hautement délicat. Ce qui n’empêche pas certains membres du gouvernement de préconiser une position ultimaliste, comme la remise en cause (souhaitée par le Medef) de la retraite à 60 ans ; et même de toute référence à un âge légal. Un projet de loi doit être bouclé d’ici la fin du mois de juin.

 


* Une cascade d'autres dossiers sociaux sensibles. Preuve que Nicolas Sarkozy veut décidemment avancer très vite, d’autres grands rendez-vous sociaux sont programmés en même temps. De longue date, le gouvernement fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils anticipent dès ce printemps la renégociation de la convention d’assurance-chômage qui devait intervenir à l’automne – mais il n’est pas sûr que la crise de l’UIMM le permette. Le souhait du gouvernement serait de convaincre les partenaires sociaux de ponctionner les excédents de ce régime pour baisser les cotisations chômage, et, grâce à un système de vases communicants, de limiter la hausse des prélèvements retraite, le tout s’effectuant à prélèvements constants.

 


Le Parlement doit par ailleurs se saisir d’ici fin juin de l’accord, lui aussi très sensible, sur la « flexisécurité » survenu entre plusieurs centrales syndicales et le Medef, pour transposer le compromis au plan législatif. Le gouvernement pourra-il convaincre l’aile la plus radicale de sa majorité de n’amender qu’à la marge un texte dont les équilibres politiques sont très délicats ? La partie s’annonce difficile.

 


Par ailleurs, le gouvernement prépare un texte aussi délicat sur le temps de travail, notamment pour fixer définitivement les règles des heures supplémentaires et leur taux de majoration. Le projet est compliqué à de très nombreux titres : d’abord parce qu’il relancera inévitablement la polémique autour de la barre légale des 35 heures ; ensuite, parce qu’il repose sur un nouveau système d’accord majoritaire au sein des entreprises ; enfin parce que ce même système devra lui-même tenir compte des nouvelles règles de la représentativité syndicale, qui font l’objet de négociations entre les partenaires sociaux et sur lequel, d’ici l’été, le gouvernement doit légiférer.

 
 
 

Bref, entre le dossier sur la retraite, et tous ceux-ci, le gouvernement veut avancer tout au long du printemps en terrain miné, pour promouvoir des réformes dont certaines sont explosives.

 
 
 

* Vers une privatisation d’Areva. A l’étude depuis de longs mois, la privatisation partielle d’Areva, le champion français du nucléaire, va être lancé. Le dossier est lui aussi hautement sensible. Parce qu’une telle privatisation, dans un secteur aussi stratégique, va évidemment susciter de très fortes controverses. Mais aussi parce que, parmi d’autres schémas possibles, Martin Bouygues, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia, et parrain de son fils, Louis, est l’un des industriels qui postulent à jouer un rôle-clef dans l’opération.

 
 
 

* La révision générale des politiques publiques dispose d'un site internet [13], qui donne quelques indications sur l'opération.

 
 
 

* Le Fond monétaire international, dont le directeur général est le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a par avance, "vivement" félicité "le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et des prélèvements obligatoires (RGPO". Ce satisfecit a été décerné le 20 février 2008, en conclusion de l'examen de la situation de la France, dans "une note d'information au public". [14]

 
 
 

*Quelques indications sont données sur la "revue des générale des prélèvements obligatoires" sur le site internet de Matignon. [15]

 
 
 

* Les grandes données statistiques (économiques, sociales, démographiques...) qui permettent de cerner les enjeux de la réforme des retraites peuvent être consultées sur le site internet du Conseil d'orientation des retraites [16]. Sur ce site, on peut en particulier télécharger le "Cinquième rapport du COR" [17] (document PDF, 740,9 ko), qui présente les évaluations et les perspectives les plus actualisées. adopté le 21 novembre 2007 par cet organisme.

 
 
 

Mentions légales   |   Charte éditoriale   |   Mediapart.fr est réalisé avec Drupal par La Netscouade

 
 
 
 
 
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/le-plan-choc-que-va-engager-nicolas-sarkozy
 
 
 
Liens:
 


[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/gerard-desportes

 

[2] http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit

 

[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/la-suppression-de-l-impot-sur-la-fortune-a-l-etude
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/mobilite-fusion-des-corps-les-fonctions-publiques-dans-la-tourmente
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[6] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml
[7] http://presse.parti-socialiste.fr/2008/03/04/plan-de-rigueur-l’aveu-du-premier-ministre/
[8] http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/enjeux_fipu/prog_annuel_fipu/2009_2012.pdf
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[10] http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss200709synth.pdf
[11] http://www.urssaf.fr/salaries/salarie/droits_et_obligations_vous_concernant/la_csg_et_la_crds_01.html
[12] http://www.pastoucheaulivreta.org/
[13] http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
[14] http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm
[15] http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/revue_generale_prelevements_obligatoires_57712.html
[16] http://www.cor-retraites.fr/
[17] http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf

 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:25

 


A lire, la mise à jour du 19/03/08 de l’actualité de la campagne municipale et plus, à Vitrolles sur le net …

 
 
 

Paru dans la Provence : Guy Obino : « Je m’inscris dans la durée ! »

 
 
 

Dasn l’article Guy Obino déclare n’avoir « aucune préférence entre Alexandre Medvedoswsky et Maryse Joissains à la tête de la CPA »

 
 
 

Personnellement avec tout le respect que l’on peut avoir, Alexandre Medvedoswsky et Maryse Joissains, ce n’est pas la même chose, politiquement parlant. Vouloir réduire la CPA à une simple instance de gestion apolitique, me parait réducteur. Certes Vitrolles a été bien défendu lors du mandat Obino, mais il me semble aussi, que la CPA a financé beaucoup de réalisations purement Aixoises…

 
 
 

Petit détail, si Medvedoswsky avait gagné la Mairie d’Aix, la CPA aurait basculé à gauche. Sous – entendre, qu’une gestion de communauté de communes de droite et de gauche c’est la même chose, m’interpelle !...

 
 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 06:18

La gauche a gagné dimanche dernier. C’est indiscutable. Ce qui m’amuse, quoique, ce sont tous les élus qui après la victoire, vont sortir les logos, qu’ils tentaient de cacher ces dernières semaines.
 
 
 
Il va devenir plus facile d’être de Gauche après la victoire, alors que les mêmes n’assumaient pas leur appartenance au PS jusqu’à ces derniers jours.
 
 
 
Cela va donner aussi des choses surprenantes. La victoire d’Allauch va – t – elle être revendiquée par le PS, alors que la liste est une alliance inédite PS – UMP !  Il y a certainement d’autres cas plus ou moins semblables dans les Bouches du Rhône !
 
 
 
Etc.
 
 
 
L’enjeu désormais est d’analyser sereinement les résultats. Paul QUILES pointe de manière très pertinente les dangers qui pourraient conduire à une interprétation erronée…
 
 
 
A lire et à pour méditer !
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
Les 3 dangers qui menacent la rénovation de la gauche
 
 
 
 
 

Les résultats des municipales et des cantonales constituent indiscutablement une belle revanche pour la gauche après son échec aux précédentes élections de 2001. Il ne faut pas bouder notre plaisir, car les occasions de se féliciter des succès de la gauche ne sont pas si fréquentes depuis quelque temps. 

 
 
 

Il est vrai pourtant que les élections locales lui avaient bien réussi en 2004, avec le triomphe des régionales. Mais justement, il ne faut pas se tromper dans l’analyse de ce qui s’est passé les 9 et 16 mars 2008. S’il n’est pas question de sous- estimer les mérites des candidats et des équipes qui ont remporté de beaux succès en faisant valoir la pertinence de leurs réponses aux problèmes locaux, force est de constater que le rejet du pouvoir a pesé lourdement dans le résultat. Ce qui a été désavoué, c’est autant la politique de la droite et ses dérives que la façon de gouverner de N. Sarkozy, avec ce mélange de fanfaronnades, de mensonges, de contradictions et de cynisme qui le caractérise. 

 
 
 

Comment ne pas s’inquiéter aussi du niveau très élevé de l’abstention, qui est le signe de la mauvaise santé de notre démocratie et une nouvelle preuve de la désespérance des Français devant la politique !

 
 
 

Et maintenant, que va-t-il se passer ? La présence majoritaire de la gauche dans la gestion des collectivités territoriales (régions, départements, communes) constituera certainement un contre- poids appréciable au niveau local à la dureté de certaines décisions de la droite au niveau central….mais elle ne pourra naturellement pas inverser le cours de la politique actuelle. On voit bien que cela ne suffira pas notamment pour répondre aux enjeux nationaux : le pouvoir d’achat, les retraites, la protection sociale, le fonctionnement des institutions, l’Europe, le rôle de la France dans le monde….. Quant à croire que de grands succès lors des scrutins locaux entraînent automatiquement la victoire lors des échéances nationales, l’histoire récente (régionales de 2004 et présidentielle de 2007) nous enseigne que c’est une dangereuse illusion.

 
 
 

Alors, il est grand temps de se préoccuper de la suite, c'est-à-dire de la conquête du pouvoir central, seule façon de mettre fin à la politique actuelle de régression sociale, culturelle et politique, qui risque de se poursuivre pendant 4 ans encore. Les dirigeants de la gauche et du Parti socialiste en particulier vont avoir une lourde responsabilité dans la préparation de l’échéance cruciale de 2012.

 
 
 

Chacun voit bien que la réponse passe par une rénovation profonde de la gauche, que tous les leaders appellent d’ailleurs de leurs vœux. Seulement, voilà, il ne suffit pas de faire de grandes proclamations sur le mode incantatoire, parce que, trop souvent, celles-ci masquent d’autres préoccupations. En effet, il faut être conscient que 3 dangers menacent l’objectif de rénovation :

 
 
 

- « l’ivresse du succès », qui conduirait le PS à considérer qu’il peut mener seul la rénovation de la gauche et qu’il a vocation à englober l’ensemble des forces de gauche ;

 
 
 

- la réduction de la rénovation à des arrangements techniques (pour le PS, modifications des statuts), sous prétexte d’améliorer l’efficacité, mais dont le but réel serait de « présidentialiser » le fonctionnement du parti et de brider le débat de fond ;

 
 
 

- l’obsession de la recherche du leader- candidat qui fera gagner en 2012-ce que certains appellent déjà le « syndrome du sauveur »-, qui déclencherait une « lutte des chefs » et ferait de cette recherche un préalable à toute réflexion, étouffant ainsi toute volonté d’engager l’indispensable débat de fond.

 
 
 

Pour éviter ce qui pourrait ressembler à la « chronique d’un échec annoncé », il faut inverser les priorités, en engageant d’abord et rapidement une réflexion fondamentale avec toutes les forces de gauche et au sein de ces organisations, pour analyser les vraies raisons de l’état actuel de la gauche. Celles-ci se nomment : émiettement, confusion dans les analyses politiques, sous-estimation de l’enjeu idéologique et culturel, assèchement du débat, incapacité d’arriver à des synthèses, manque de stratégie crédible, ambitions nombreuses et contradictoires des leaders, décalage grandissant entre les appareils et la base, recherche prioritaire de la légitimité médiatique.  

 
 
 

Une fois ce travail salutaire effectué, il doit être possible de définir la base commune du projet de la gauche et d’étudier ensemble ce que pourrait être un grand « parti de la gauche », capable de la conduire à la victoire. J'aurai l'occasion d'y revenir prochainement. 

 


Paul Quilès, Lundi 17 mars 2008

 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 18:03

 


A lire, la mise à jour du 18/03/08 de l’actualité de la campagne municipale à Vitrolles sur le net …

 
 
 

- Les raisons de la victoire de Guy Obino.

 
 

- Les raisons de la défaite de Christian Borelli

 
 
 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 05:51

 


undefined
Je vous ai déjà parlé du livre de la journaliste Leslie Varenne qui retrace l’histoire complexe d’EADS. Elle vient dédicacer son livre le jeudi 2 mars à la Fnac d’Aix en Provence. C’est l’occasion de rencontrer l’auteur et surtout de mieux comprendre les méandres de ce fleuron de l’industrie française et européenne, qui connaît aujourd’hui quelques difficultés qui ont fait la une de l’actualité (A380, Power 8, Clearstream, les stocks options de Noël Forgeard, etc.).

 
 
 
DH
 
 
 
 
 
 
 
L’Histoire secrète d’EADS, ou le syndrome d’Icare
 
 
 

Cet ouvrage retrace dix ans de la vie de l’entreprise. En 1999, Matra Hautes Technologie fusionne avec le mastodonte Aérospatiale et contre toute attente, c’est à Jean-Luc Lagardère que le gouvernement socialiste donne le pouvoir au sein de cette nouvelle société. Dans la foulée, Jean-Luc Lagardère fusionne avec l’Allemand Dasa et ensemble ils créent EADS qui devient de facto le N° 2 mondial de l’industrie aéronautique. Les désordres que le groupe européen connaît aujourd’hui sont inscrits dans ses gènes : les négociations d’alcôve qui ont conduit à la création du groupe ont favorisé la guerre des chefs franco-français et les tensions franco-allemandes.

 
 
 

Concomitamment à la guerre fratricide Forgeard-Camus, l’affaire Clearstream se noue au sein même d’EADS. Au début de cette affaire : les inquiétudes de Jean-Louis Gergorin face à l’intérêt que portent les Siloviki russes au groupe européen. Clearstream n’aurait jamais dû prendre une telle ampleur politique et aurait dû finir très vite dans les poubelles de la justice.

 
 
 

Les délits d’initiés arrivent dans la foulée de toutes ces affaires. En réalité, ils déclinent deux aspects très différents - la vente des stocks options et la vente des actions Lagardère et Daimler. Sur la vente des stocks-options, la justice devra considérer s’il y a délit d’initiés au cas par cas, car les personnes poursuivies ne sont pas à mettre dans le même panier. Ces délits d’initiés seront néanmoins très difficiles à prouver. En revanche, la communication de l’entreprise laisse à penser qu’il y a eu une fausse information au marché.

 
 
 

Alors que l’entreprise se trouve déjà emportée dans la tourmente, le plan Power 8 est décrété. Mais ce plan – une aberration industrielle - ne fait que créer une crise supplémentaire. Mise à part supprimer des emplois, fragiliser les économies régionales, Power 8 met EADS dans l’embarras à plusieurs titres. Prise entre l’enclume du marché et le marteau des salariés, EADS se retrouve sans cesse au milieu du gué. En outre, ces restructurations font prendre des risques industriels au moment où Airbus présente un carnet de commande record. Pour justifier les ventes de sites, Gallois et Enders n’ont cessé de faire des déclarations tonitruantes sur la baisse du dollar. Mais pourquoi EADS ne dispose-t-elle pas de couvertures de change appropriées ?

 
 
 

Quelles sont les conséquences de cette gestion pour l’industrie aéronautique ?

 
 
 

Leslie Varenne est journaliste indépendante.

 

 Elle est co-auteur avec Philippe Blanchard, Sécurité sociale, main basse sur le trou (Carnot) et de Ségolène, reine d’un jour, reine de toujours ? (Hugo Doc).

 
 
 
 
 

RENCONTRE-DÉDICACE AVEC LESLIE VARENNE

 

Jeudi 20 mars à partir de 17 h 30

 
FNAC AIX-EN-PROVENCE
 

Les Allées provençales – 160, avenue Giuseppe Verdi – 13100 Aix-en-Provence

 

Relations presse : Emmanuel AMAR – 01 53 04 41 70 / 06 18 06 42 71 – e.amar@hugoetcie.fr

 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 18:41

 


A lire, la mise à jour du 17/03/08 de l’actualité de la campagne municipale à Vitrolles sur le net …

 
 
 
Les résultats du second tour
 
 
 

Après la victoire, Guy Obino se lâche…

 
 
 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 06:21

 


Joies et déceptions du second tour des municipales 2008.

 
 
 
 
 

Après une semaine d’arrêt de travail, pour un petit problème de santé, je reprends mes activités professionnelles ce matin, aussi je ferai une analyse plus approfondie du second tour des élections à Vitrolles ce soir et donc demain matin sur ce blog.

 
 
 

La première satisfaction, c’est que Vitrolles ne passe pas à l’UMP. Il n’y avait à vrai dire pas de réel suspense pour ce second tour. Guy Obino améliore le score de 2002 avec 61,27 %. Au moins à travers du bilan, je pense avoir modestement contribué à cette victoire avec d'autres (Christiane, Monique, Marie-Hélène, Mireille, Richard, Josiane, Alain, Nicole, Jean-Claude B, Eric, Elisabeth, Frédéric,...) ! On peut regretter lcependant es derniers incidents de fin de campagne électorale. Je ne peux enfin que souhaiter bonne chance à la nouvelle équipe de Guy Obino.

 
 
 

Dans le département, je suis très heureux de la victoire du camarade Frédéric Vigouroux à Miramas. Frédéric a animé Nouveau Monde, puis PRS sur le département, avant de prendre ses distances, pour d’autres horizons…

 
 
 

Les regrets viennent de la défaite d’Alexandre Medvedoswsky à Aix – en - Provence, comme de la victoire de Jean – Claude GAUDIN à Marseille.

 
 
 

Une satisfaction, c’est la défaite de Daniel Simonpiéri, ex FN, ex MNR, investi par l’UMP, à Marignane. Vincent GOMEZ, le candidat PS, a fait un score plus qu’honorable qui le place en seconde position devant Simonpiéri.

 
 
 

Je suis aussi très heureux de la victoire du camarade  Pierre Cohen à Toulouse.

 
 
 

A suivre pour une analyse politique plus fine !

 
 
 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 20:43

 


16 mars 2008 : Résultats définitifs des élections municipales à Vitrolles

 
 
Inscrits :          23556
 
Votants :        14200            60.28%
 
Exprimés :     13653            57.96%
 
 

Guy OBINO, liste de rassemblement Républicain et d’ouverture : 61,27 % (8365)

 
Christian BORELLI, UMP : 38,73 % (5288)
 
 
 

Pour les résultats du 1er tour : Cliquez ICI.

 

Pour retrouver l’actualité de la campagne électorale avant le 1er tour : Cliquez ICI

Pour retrouver l’actualité de la campagne électorale entre les 2 tours, Cliquez ICI

 
DH
 

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008