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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 05:57

Une fois n'est pas coutume, je reprends sur ce blog, une déclaration d'Alain JUPPE. C'est à propos du Tibet. Sa réflexion me semble importante et digne d'intérêt.


Une chose me gêne dans cette affaire certes complexe, c'est la position du PS ? Je n'ai pas  trouvé de déclaration sur le Tibet, et les JO de Pékin. Le  PS sombre - t -  il dans la « realpolitik » que dénonce Alain Juppé ?


Franchement, je n'en sais rien, mais je suis inquiet, et comme le rappelle Alain Juppé, pendant ce temps là, « des tibétains meurent »...


A méditer.


DH


Qu'aurais-je fait ?

 

Par Alain JUPPE



Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c'est tout naturellement la révolte et la condamnation.
Peut-on imaginer cas plus flagrant de violation des libertés fondamentales d'un peuple opprimé depuis des décennies ?


Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New-York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes? Un appel à "la retenue".


En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de "tuer avec retenue"!


Lafontaine toujours vivant: "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".



Au fond de moi-même, je me demande ce que j'aurais dit si j'avais été investi d'une responsabilité nationale.


Je suis ébranlé quand je vois l'allant que certains mettent aujourd'hui à pratiquer cette "realpolitik" qu'ils fustigeaient tant hier. Il y a des grâces d'état. Des disgrâces aussi.

Sans doute est-il facile de prononcer les paroles justes quand on n'a pas la charge des intérêts d'un peuple. Mais la Chine est si riche !



Aurais-je cédé, moi aussi, au "bon sens" ?


Je n'en sais rien. Il faut donc faire preuve d'humilité.


Mais les Tibétains meurent.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 06:29

Crise bancaire américaine, pire que 1929 ?

 

 

Pour mieux comprendre la crise des « subprimes », la crise financière actuelle de l'ampleur de celle de 1929, je vous conseille de regarder les interviews de l'économiste  Michel Aglietta.

C'est un peu technique, mais aussi inquiétant...


Ce que l'on peut retenir, c'est que nous vivons vraiment une drôle d'époque !


DH

 


Pour les internautes pressés, un résumé en 4 minutes 51 est disponible ici.


 



Partie 1 - Chute de Bear Stearns - Mécanismes de propagation de la crise - Stratégie de la FED


 



Partie 2 - Effondrement du dollar - Une crise aussi grave que 1929 - Comment sauver le système financier ?

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 05:43

J’ai reçu par mail via le réseau PRS13, merci Stéphane, ce message. Il est suffisamment clair et explicite. C’est une des premières conséquences de la réduction des budgets et des effectifs dans l’éducation nationale… On commence à voir les premières conséquences de la réduction du nombre de fonctionnaires

 

Je salue vraiment l’initiative très intelligente des lycéens d’Albi. Que cela donne des idées dans la France entière !

 

DH

 


Partout en France, dans les établissements scolaires, les enseignants protestent contre les suppressions de poste qui se multiplient, mais les médias nationaux l'évoquent peu (voire pas du tout pour certains).

 

Mais, à partir du moment où les lycéens entrent dans la danse, comme d'habitude, cela pourrait changer. Ce qui suit prouve que les élèves sont pleins d'idées pour "régaler" les médias : la vidéo sur Youtube réalisée par le lycée d'Albi mérite vraiment d'être vue... le message est très clair...les bougies représentent les postes qui partent en fumée...

 

Quand les élèves réagissent

 


 


Au lycée Bellevue, à Albi, comme dans tous les lycées de l'académie, voire du pays, les lycées ne reçoivent plus assez de financement pour faire fonctionner les options si chères à nos élèves et garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de l'enseignement public, je rappelle. Résultat concret: plus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de Grec à plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes. Je tiens à préciser que notre lycée a d'excellents résultats, et que ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc succès auprès des élèves, qui s'impliquent au travers d'elles dans divers projets, et qu'elles contribuent à leur épanouissement personnel.


La vidéo que vous pouvez voir sur YouTube se passe dans notre lycée. Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du ministère tronque les budgets.... ce qui nous empêchera de poursuivre les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui s'ensuit...


Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à leur passage.


Merci d'avoir pris le temps de lire ce mail et de consulter la page.


         

 


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 06:36

Henri Emmanuelli et Benoit Hamon rentre dans le débat pour la refondation du PS. Leur analyse des résulats des élections municipales me parait trsè lucide. Ils auront un rôle à jouer lors du prochain congrés ; A eux de prendre toutes leures responsabilités...
 
Ils reviennent sur le bipartisme à l'américaine qui menace la vie politique française. Ce sujet a particulièrement bien été développé dans le dernier livre de Jean-Luc Mélenchon, « en quête de gauche ».
 
A suivre...
 
DH

 
Municipales : les électeurs veulent une gauche de gauche
 

par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon

 

Tirer les leçons d'une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l'acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.


La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l'ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l'affirmer mais cela est nécessaire tant l'impudence, voire l'autisme des ministres et des dirigeants de l'UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.


La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n'a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n'aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu'il n'était "ni de gauche ni de gauche".


A CONTRESENS DE L'HISTOIRE


Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l'absence d'efficacité électorale de l'alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu'il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n'appartient qu'à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.


Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu'il serait absurde d'ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d'une donnée nouvelle.


La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n'hésitons pas à affirmer qu'elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d'options différenciées et de confrontations d'idées et de projets.


La nouveauté est celle d'une radicalisation d'une partie de notre électorat qui s'explique aisément par l'inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l'essentiel s'ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s'imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s'amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d'entraîner l'économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.


Alors qu'aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l'économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d'une illusoire modernité, "mue" à contresens de l'histoire.


Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C'est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 05:29

03-2008-Il-risque-de-pleuvoir.jpgLa sécurité sociale est dans le collimateur des assureurs. Ce n'est pas une nouveauté, mais avec Sarkozy au pouvoir, le risque n'en est que plus grand.
 
Emmanuelle Heidsieck, dans un roman, décrypte les enjeux et nous explique ce qui se trame dans un roman de fiction ou réalité ?
 
L'auteur dans un précédent roman, « Notre aimable clientèle », traitait de manière romanesque de la privatisation de l'ANPE et du jour où les chômeurs sont devenus des clients. C'était en 2005. Nous sommes en 2008 et la fusion ANPE  - ASSEDIC est en cours...
 
A lire !
 
DH
 

 


Dans "Il risque de pleuvoir", Emmanuelle Heidsieck décrypte les stratégies des assureurs pour privatiser le système de santé.


"Le tsunami, c'est bon pour les assurances." A la onzième page du roman d'Emmanuelle Heidsieck, le décor est planté: bienvenu dans un monde aussi illisible pour les profanes qu'il est déterminant pour notre avenir. Dans "Il risque de pleuvoir", l'écrivaine-journaliste décrypte une stratégie: comment les assureurs veulent s'emparer de la Sécurité sociale... en faisant main basse sur les données de santé. Glaciale anticipation.


Il y a trois ans, son premier roman "Notre aimable clientèle" (Denoël) avait suscité un intérêt d'initiés. Journaliste spécialisée dans l'actualité sociale, Emmanuelle Heidsieck y décortiquait les changements de l'ANPE, ou comment l'agence pour l'emploi s'adaptait d'un service au public à un service au "client". L'air de rien, sur un ton parfois badin. Trois ans plus tard, plus personne ne rigole à l'heure de la fusion Unedic-ANPE.


Un assureur « old school » se rebelle contre les requins de la finance


Alors, l'écrivaine récidive, mais cette fois en scrutant au plus près le monde grisâtre des assureurs. La scène? Un enterrement de première classe, où toute la profession parade. Le narrateur? Antoine, vieux crocodile au cuir épaissi par trente ans de métier. Antoine, cadre sup' mais prof' à Dauphine, catholique mais divorcé, bourgeois jusqu'au bout de ses vacances à Courchevel mais rebelle quand il faut saboter la mécanique implacable. Bref, un assureur old school qui conteste les nouveaux requins de la finance.


L'enjeu? Le contrôle des "données de santé", qui permettront aux grands groupes du secteur d'imposer un nouveau système de santé individualisé à l'extrême. En somme, une gifle à la Sécurité sociale française, solidaire et mutualisée. Dans la vraie vie, cette politique a été initiée par Alain Juppé à partir de 1996. 

Pince sans rires, subtil dans la description des humaines humeurs, le style d'Emmanuelle Heidsieck fait mouche. Au premier coup et aux suivants. Si le héros est un anti-héros, le méchant a tous les traits du gentil-grand-patron-aux-dents-longues: Alexandre Cadassus, X-Mines brillant, PDG de Ganax, remarié à l'ex-épouse... d'Antoine! Duel en double.


L'affrontement est terrible, dans un univers où un rictus est une insulte, où un mot de travers équivaut à un coup de poing dans la gueule. Sans jamais une once de trop, comme si l'activité d'évaluation des risques de l'existence menait à en soupeser le moindre aspect quotidien. Suprême intelligence.


Rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels


Le tour de force du roman est alors de rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels. Ceux qui, par exemple, ne lisent pas les compte-rendus des "Entretiens de l'assurance". Serait-ce aussi un renoncement aux vertus du journalisme, puisque cela fait bientôt vingt ans que l'auteur décrypte ces stratégies dans les meilleures publications? "Pas du tout", répond-t-elle, "journalisme et roman sont complémentaires".


Si l'exercice pédagogique est pleinement réussi, les plongées lyriques sont à géométrie variable. Parfois abyssales, parfois obscures. Parvenir à extraire du non-sens de l'austérité aride de ce sujet est une manœuvre visiblement difficile à maîtriser. Mais -et c'est là le sel de la démarche à mi-chemin du réel et de la fiction- les perspectives évoquées font réfléchir. Ainsi de cette explication non-fortuite livrée à quatre pages de la fin du texte:


"C'est Benoît Durand ou c'est Alexandre qui a eu l'idée ? Personne ne sait. L'effet de surprise a été total. Personne ne s'y attendait. Ils ont réussi à mettre la main sur le Medef. Intrigues, manœuvres, tractations, renversements d'alliance.


"C'est un véritable putsch qu'ils ont mené pour que le candidat soutenu par la banque et l'assurance prenne le pouvoir du mouvement patronal présidé depuis toujours par l'UIMM, l'Union des industries et des métiers de la métallurgie.


"Un élément déterminant dans l'opération «données de santé» puisqu'ils ont désormais le plus puissant groupe de pression à leur disposition."


Nicolas Sarkozy aurait-il, lui aussi, des vues libérales sur la question de la Sécurité sociale? Pour l'instant, ça paraît encore assez flou même si, ajoute Emmanuelle Heidsieck, "depuis 2002, on a des gouvernements qui sont favorables à l'entrée des assurances privées dans ce secteur".


Anticipation, disions-nous, ou quasi réalité?


Il risque de pleuvoir d'Emmanuelle Heidsieck - éd. du Seuil - 125p., 15€.


(*) Par David Servenay (Rue89)   

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:29

A lire, la mise à jour du 25/03/08 de l'actualité de la campagne municipale et plus à Vitrolles sur le net ...


- 60 % du conseil municipal renouvelé !

- Le Maire a retrouvé son fauteuil


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 06:17

Pour se faire plaisir, un dernier article de La Provence du samedi 22 mars, qui parle de ce blog, tout en faisant remarquer que le conseil municipal a été renouvelé à 60 % ce qui n'est pas banal pour une équipe sortante...


DH


03-2008-La-Provence-ent-te.JPG

La Provence du samedi 22 mars 2008


Pour le deuxième jour du printemps le  conseil municipal va voir fleurir de nouvelles têtes. Vingt-quatre exactement. Six dans l'opposition et dix-huit du côté de la majorité. L'assemblée communale, qui comprend 39 sièges, est donc renouvelée à plus de 60 %.

C'est aujourd'hui, à 10h, que le conseil municipal doit se constituer, avec l'élection du maire, la nomination des conseillers communautaires qui représenteront la ville à la Communauté du Pays d'Aix, ainsi que l'attribution des délégations. Les treize nouveaux adjoints seront également nommés.


Parmi les élus sortants qui n'ont pas été reconduits, il y a six anciens adjoints : Alain Hayot, Didier Hacquart Christiane Souchon, Marie-Hélène Bacci, Christine Paredes et Elisabeth Renaud. Ils étaient respectivement en charge des délégations à l'urbanisme, au personnel communal, à la communication et au tourisme, à la culture, au sports et

à la démocratie participative.


Hacquart, le blogueur


La plupart de ces élus sortants et désormais sortis n'ont pas pris part à la campagne Électorale. Certains se sont simplement contentés de figurer dans le comité de soutien de la nouvelle liste, à l'image de Marie-Hélène Bacci. D'autres ont carrément disparu de la circulation comme Elisabeth Renaud ou Christine Paredes.


Didier Hacquart, lui, a choisi une voie originale : il a activement commenté la campagne sans se montrer, en animant un blog particulièrement étoffé :


 http://didier-hacquart.over-blog.com


Après son "éviction", qu'il n'a pas vraiment appréciée, il a soufflé le chaud et le froid sur la Toile mais finalement, il a apporté un soutien sans ambages au maire sortant.     


L'opposition qui comprenait neuf sièges n'en compte plus que; sept. Un seul conseiller municipal d'opposition reste assis sur son fauteuil: Alain Césan qui a été élu sur la liste de Christian Borelli à la 3e place. Alors que Catherine Mégret n'a assisté à aucun conseil, c'est Alain Césari qui s'est imposé comme le chef de l'opposition. Ce rôle est dévolu aujourd'hui à Christian Borelli. Il le confirmera, ou pas, par sa présence, ce matin, à la première séance du conseil... •

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Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 06:14

L'affaire UIMM est particulièrement complexe. Si les médias se focalisent sur le financement occulte des syndicats, il s'agit en fait bien d'autre chose. Denis GAUTIER SAUVAGNAC a trouvé là le moyen de détourner l'attention sur la réalité et les finalités de l'UIMM. Vis-à-vis des syndicats, il faut aussi s'intéresser aux différentes fédérations de la Métallurgie, et les liens historiques entre certaines d'entres elles et l'UIMM, qui signe quoi, etc.  Il n'est pas nécessaire de mettre tout le monde dans le même panier.
 
Pour mieux comprendre l'UIMM, issue su fameux comités des forges, j'ai trouvé cet article sur Rue89, qui résume l'historique de l'UIMM. Sur le site de Rue 89 , l'article est complété par des interviews audio.
 
Pour ceux qui ont accès à « arrêt sur image » version internet payante de Daniel Schneidermann, je conseille de regarder l'interview du journaliste du figaro, aujourd'hui passé chez Marianne, Eric DECOUTY, qui a révélé l'affaire fin 2007...
 
A suivre...
 
DH
 

 
 


Aujourd'hui dans la tourmente, "l'Union" a toujours utilisé son poids financier pour peser sur la politique sociale.

Chester Conklin et Charlie Chaplin dans 'Les Temps modernes' (coll. Allociné).

Créée en 1901, l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) façonne l'histoire sociale française depuis plus d'un siècle. Cent sept ans de lobbying, de pressions, de campagnes de presse, d'aide occulte aux politiques et de lutte acharnée contre le "bolchévisme". Où les pratiques du patronat font frémir... Coup d'oeil dans le rétro.


"Il n'y a jamais eu de corruption, de financement politique, d'achat de parlementaires, ou de signatures lors d'un accord syndical, jamais."


Lorsqu'il consent enfin à s'expliquer dans un entretien au Monde, Denis Gautier-Sauvagnac commence par proférer un demi-mensonge. Puis, il enchaîne par une demi-vérité en forme d'aveu :


"Ce système, j'en ai hérité, je suis le septième délégué général depuis 1901. Ça tombe sur le septième, pas de chance, mon devoir est d'assumer. Mon erreur est de ne pas avoir arrêté le système en 1994."


Pour bien comprendre l'emprise que l'UIMM exerce sur les relations sociales, il faut donc remonter aux origines, à la fondation de "l'Union".


Mars 1901 La naissance du lobbying

 

Officiellement instaurée en mars 1901 par Robert Pinot, un Polytechnicien proche des patrons, l'Union des industries métallurgiques et minières est créée en marge du Comité des Forges, pour contrecarrer la législation sociale promue par le socialiste Alexandre Millerand.


Cette année-là, le ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes fait passer une loi sur le travail des femmes et des enfants, puis en septembre, une autre loi sur l'abaissement à 11 heures de la durée de travail journalière des ouvriers. Dès le départ, souligne l'historienne Danièle Fraboulet, l'UIMM est conçue en réaction à l'inertie de certains patrons.

 

Années 20 : Lutter contre le "bolchévisme" qui s'étend en Europe


En réaction à la Révolution russe de 1917, les patrons s'organisent pour lutter contre l'influence du "bolchévisme" qui s'étend à travers l'Europe. Au sein de l'UIMM, le Groupe des industries métallurgiques de la région parisienne (GIM) joue un rôle particulier.


Il produit des libelles, journaux et tracts distribués dans les usines. L'historienne Danièle Fraboulet a retrouvé dans les archives du GIM une note du 5 novembre 1925, signée de son délégué spécial, Etienne Villey :


"Une dizaine de feuillets, rédigés par des intellectuels russes réfugiés en France, et traitant brièvement de quelques aspects de la vie ouvrière en Russie, ont été distribués dans les quartiers ouvriers à 100 000 exemplaires chacun.


"Trois tracts confectionnés par nos soins ou sous notre direction ont été envoyés à domicile à 7 500 adresses d'ouvriers données à notre secrétariat par les établissements adhérents."


Par ailleurs, les entreprises sont invitées à verser une contribution de 5 francs par ouvrier en guise de participation à la propagande. Mais ce n'est pas tout, la méthode de travail de l'UIMM, c'est l'influence "en réseaux" sur les décideurs. Dès le départ, l'Union s'implique dans la vie parlementaire.

 

Mai 68 La création d'une caisse de solidarité antigrève


Dans la foulée du mouvement de contestation qui s'étend aux entreprises, le patronat s'organise. Comme le révèlent, dans les années 80 les journalistes du Canard Enchaîné et de l'Humanité, l'UIMM créée le 1er mars 1972 une structure ad hoc, dont le but est de constituer une caisse de solidarité antigrève: l'Epim, l'Entraide professionnelle des industries métallurgiques.


Fondée par François Ceyrac, l'Epim fonctionne comme une assurance: les entreprises cotisent, à raison de 0,2 pour mille de leur chiffre d'affaires, en échange de la garantie de pouvoir bénéficier d'une compensation en cas de conflit social. Dans une note confidentielle "Notre action d'entraide professionnelle", révélée en 1987 dans un livre ("Sur la piste des patrons", Messidor/Éditions sociales), l'UIMM précise:


"[La cotisation est] partie intégrante des frais divers de gestion déductibles du bénéfice imposable. En cas de grève, l'entreprise établit et présente, par l'intermédiaire de la chambre syndicale territorialement compétente, un dossier de demande d'aide.


"Cette demande est soumise au comité de surveillance du régime, qui vérifie que la position de l'employeur au cours et à la fin du conflit n'a pas été contraire aux intérêts fondamentaux de nos professions."


Et pour défendre les "intérêts fondamentaux" de la profession, l'UIMM va aussi fortement contribuer à bâtir la doctrine sociale française. Parce que le droit reste un instrument de contrôle très efficace.

 

Années 70 Développer "l'information économique", en finançant les campagnes


A une époque où la politique se professionnalise et coûte de plus en plus cher, l'UIMM va aussi faire évoluer son aide aux candidats conservateurs, sous deux formes.


D'abord la traditionnelle production de documents de campagne. En 1978, les journalistes du Canard publient un bilan de l'aide apportée lors des législatives de 1973, où il apparaît que 9 millions de journaux et revues, 2 millions d'affiches et 8 millions de tracts ont été financés par la fédération.


Pour s'adapter à l'évolution des mœurs, l'UIMM prône alors de développer "l'information économique". Un document interne analyse notamment:


"Le mental du plus grand nombre est obstrué par des clichés, des slogans mobilisateurs d'émotion qui font barrage à l'entrée de l'information. Une fois pour toutes, les travailleurs forment une caste sacrée, une race supérieure souffrante et martyre promise à l'hégémonie finale.


"Nourrie de cette pâture digeste, une large partie du public ne reçoit, ne perçoit et ne peut observer que ce qui est en résonance avec ce fond de convictions déposé en chacun. (...) C'est un devoir moral et civique de lutter contre l'intoxication; il n'y a pas perversité ou machiavélisme à utiliser des techniques de conditionnement."


Ce mécanisme n'est pas nouveau. Dès les années 20, les patrons de la métallurgie réclament une association pour financer les partis politiques qui défendent leurs idées. Ils vont même jusqu'à ouvrir un compte en banque réservé à cet usage. 

 

Années 80 : Une première affaire de caisse noire, au Luxembourg

 

Autre aspect, révélé dans les Dossiers du Canard de 1988, une caisse noire au Luxembourg. Cette fois-ci, c'est une association entre l'UIMM et Assimilor (Association des chambres syndicales de la sidérurgie et des mines de fer de Lorraine) qui décident de placer 1,35 million de francs (reliquat des restructurations dans la région) en actions. Robert Eisenkopf, comptable de l'entreprise Wendel et des associations patronales, est chargé de cette tâche délicate.


Il place ces fonds au Luxembourg, dans une succursale de la Chase Manhattan Bank. Manque de chance, le 14 juin 1977, le comptable est intercepté dans l'express Luxembourg-Paris, alors qu'il consulte des documents bancaires dans le train. Incapable de justifier de la moindre autorisation d'ouverture de compte à l'étranger, il raconte tout aux douaniers.


Finalement, après une semaine de prison, il est libéré suite à l'intervention de Maurice Papon, alors ministre du Budget (1). En échange, l'UIMM accepte de régler une amende de 2,7 millions de francs. Conclusion du Canard: "Pas de procès, pas de scandale."


2008 : Une crise profonde, avant une normalisation?


Ironie de l'histoire, le 19 août 1997, une partie des archives du Crédit Lyonnais partent en fumée dans l'incendie de trois hangars au Havre. Les experts sont formels: ce n'est pas un accident. Or, dans ces entrepôts, outre les archives de neuf banques relatives à la période de Vichy, se trouvait aussi une partie des archives du GIM de la région parisienne.


Tout cela ne répond pas à la question de savoir où sont passés les 19 millions d'euros distribués en liquide par l'UIMM, entre 2000 et 2007? D'autant plus que la cotisation à l'Epim est passée de 0,2 pour mille à 0,4 pour mille en 2001. Dans ces conditions, comment croire à la défense du septième délégué général, Denis Gautier-Sauvagnac ?


Par David Servenay (Rue89)   



(1) Maurice PAPON était en 1967, président de Sud Aviation, ancêtre de l'Aérospatiale, entreprise affiliée à l'UIMM...

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 05:44

L'heure est à l'interprétation des résultats des élections municipales et cantonales. Comme déjà évoqué, ma crainte est une interprétation erronée de la victoire de la gauche par les dirigeants du PS....

 

Après l'analyse de Paul QUILES, voici celle de Marie-Noëlle Lienemann. Tous deux, ont déjà jeté les bases d'une refondation de la Gauche, au travers d'un nouveau parti.

 

Je conseille aussi bien évidemment l'analyse du camarade jean - Luc MELENCHON...

 

A suivre...

 

DH

 

 

 




Les leçons d'un franc succès de la gauche aux élections municipales


La gauche n'est pas structurellement minoritaire dans ce pays. ce qui doit faire réfléchir sur les raisons de défaites récentes au niveau national et sur les conditions des futures victoires.


La gauche gagne toujours mieux les élections collectives  parce qu'elles permettent mieux le rassemblement : la question de l'unité de la gauche est toujours décisive.


La survalorisation de modem par certains dirigeants socialiste et les médias, apparait évidente. Tout montre que la gauche entraine, au second tour, bon nombre des électeurs qui n'ont pas voté pour elle au premier tour quand elle incarne la volonté de changement ou un projet fédérateur et attractif. Nul besoin d'accord avec le modem qui n'existe que par des insuffisances tantôt de la droite, tantôt de la gauche.


Les maires modem sont élus avec la droite et cela va renforcer la réalité de droite de ce mouvement.  Les prises du Modem risque sinon de ne pas être durable et le basculement de ces notables prévisible.


Les grands esprits qui nous enfermaient dans un  raisonnement arithmétique après les présidentielles, pour annoncer l'indispensable alliance entre la gauche et le Modem, sont bien silencieux aujourd'hui sur le maintien de scores significatifs pour le PC et sur les résultats de l'extrême gauche ! le constat demeure : c'est la force du rassemblement de la gauche au premier tour qui crée la condition de la victoire et enterrer le PC et les autres forces de gauche est une erreur !


La politique de Nicolas Sarkozy déçoit son électorat des présidentielles. Une part de l'abstention vient de ces électeurs déçus. C'est vrai dans le droite classique, mais aussi dans les milieux populaires qui ont été séduits par les promesses et discours du candidat Sarkozy. 

 
Ces électeurs n'auraient jamais du basculer à droite si la candidate de gauche avait su porter des propositions économiques et sociales forte et solides pour contrecarrer l'incohérence évidente entre  les fondamentaux libéraux de Sarkozy et ces déclarations sur la défense du travail. Cette fragilité de la droite doit être consolidée par une capacité de la gauche a incarner une alternative, à faire des propositions immédiates en préparant une projet transformateur ambitieux.


Le Front National est en net recul et la défaite de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont  la prive du rebond qu'elle espérait. La reconquête des couches populaires qui s'étaient laissées égarer par le FN est une priorité absolue pour la gauche et une des clés des victoires nationales. Car si le vote FN a diminué, son électorat populaire n'est pas revenu à gauche.


Ne nous laissons pas endormir sur nos lauriers


Les résultats des élections municipales ont été un réel succès pour la gauche. Ils peuvent être un levier pour son renouveau ou servir de prétexte pour ne rien changer en profondeur, en se contentant d'un repli « localiste », qui négligerait la bataille essentielle pour le pouvoir national et le progrès des idéaux de la gauche dans notre société.


Il ne faudrait pas non plus que le débat politique soit réduit au choix d'un futur présidentiable, d'un leader pour la gauche, en l'occurrence pour le PS. Si tel était le cas, ce serait l'impasse.


L'entre deux tour a été marque par une grande confusion dans les alliances, qui donnait l'impression d'une sorte de cynisme : tout serait bon pour gagner. Cette attitude constitue une grave menace à terme : distanciation du peuple avec les dirigeants politiques, une gauche en proie à des divisons durables, car incapable d'assurer une solidarité et un rassemblement stratégique nationale, l'absence d'identité claire de nos valeurs et de nos projets !


L'abstention demeure forte et les quartiers populaires, en milieu ouvrier classiques ou dans les quartiers des villes et banlieues ne se mobilisent pas suffisamment dans des élections politiques autres que les présidentielles, sans compter dans bien des cas une tendance importante à soutenir l'équipe en place , sauf lorsque son discrédit est patent. En clair, il est nécessaire de re-politiser ces quartiers et ces milieux. C'est un travail en profondeur qui exige des pratiques volontaristes de toute la gauche, l'affirmation d'idées concrètes et de perspectives capables de les mobiliser et la valorisation du militantisme et des militants de ces milieux.


Aller plus loin, le renouveau de la gauche


Le renouveau de la gauche viendra à la fois de sa capacité à défendre sans complexe ses valeurs, à formuler un projet pour le 21ème siècle et à engager une nouvelle étape de son unité.
Ces conditions sont liées et nécessaires à sa victoire et pour changer la société.


Une nouvelle étape de l'unité de la gauche : Il faut une perspective concrète à cette exigence de rassemblement et d'union, à l'opposé de la confusion politique qui va des accords de circonstance au niveau local à la stratégie d'alliance avec le Modem. C'est celle d'un grand parti qui doit fédérer toutes les forces de la gauche : les partis, mais aussi les clubs, les associations, les mouvements et les milliers de militants syndicaux, associatifs ou citoyens qui veulent apporter leur contribution à l'affirmation d'une gauche fière d'elle même, capable de porter leur espoir et d'agir .


www.lepartidelagauche.fr


La réaffirmation de l'identité de la gauche est une urgence absolue. Le club Gauche-Avenir que nous avons lancé en juin, y a travaillé et nous publierons dans le mois qui vient une charte de l'unité qui contribuera à l'expression de ce que signifie être de gauche aujourd'hui.



En tout cas, plus que jamais, ne nous laissons pas balayer par l'écume des choses. Transformons ces belles victoires en sursaut de la gauche, refusons l'affadissement de son projet, la confusion dans ses alliances, pour préparer les victoires de demain, au niveau national. Elles seules permettront de répondre à l'urgence sociale, environnementale et démocratique de notre pays, elles seules permettront de renouer avec le progrès pour tous et partout.


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 05:18

N'oubliez pas la chronique de Bernard Maris « l'autre économiste » tous les matins sur France Inter.

 

Hier 21 mars, il traitait du problème de la gestion de l'eau dans les communes.

 

L'eau est un bien public essentiel à la vie, et ne doit pas être une source de profit... C'était un enjeu dans certaines communes lors de la dernière municipale.

 

Et pourquoi pas Vitrolles ?

 

DH

 


Rendons l'eau à la vie publique!

 

Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Des exemples comme Paris montrent que la mainmise d'entreprises privées sur le marché de l'eau est loin d'être évidente. Ni souhaitable, d'ailleurs...


L'eau, c'est l'or bleu... La France ne manque pas d'eau et ne manquera pas d'eau, elle est un véritable château d'eau, dont pourra profiter éventuellement notre voisin l'Espagne. Ainsi, Barcelone envisage de faire venir de l'eau par bateaux-citernes. Cependant, l'eau française est polluée : 50 à 60% de la nappe phréatique est polluée par les pesticides et les nitrates, bien au-delà des normes européennes. 75% des rivières sont polluées par les pesticides. Responsable : l'agriculture - rappelons que la France, premier pays agricole d'Europe, est aussi le second utilisateur de pesticides dans le monde. L'agriculture consomme 75% de l'eau française (alors que la population agricole représente moins de 2,5% de la population active française) mais n'assume que 4% de son coût. Les consommateurs, les ménages en paient 82%, l'industrie 14%.


Des prix faramineux, des pertes colossales


Le prix de l'eau a deux grandes composantes : la distribution et la dépollution d'une part, la collecte et le traitement des eaux usées d'autre part. Trois grandes compagnies privées distribuent l'eau en France, Véolia, Suez et la SAUR. Véolia c'est l'ancienne Vivendi-environnement, et on se souvient des déboires de Jean-Marie Messier qui utilisait la rente de l'eau, le prix payé par les usagers, pour faire des galipettes cinématographiques outre-Atlantique. Or ces compagnies privées coûtent cher...


A tel point que certains envisagent de revenir à une gestion municipale de l'eau. C'est le cas de Paris. Bertrand Delanoë a décidé de remunicipaliser la distribution de l'eau à Paris, de ne pas renouveler à Véolia et Suez leurs concessions. Pourquoi ? Non seulement parce que le prix de l'eau est trop élevé, mais parce que les entreprises privées entretiennent mal le réseau (on estime que le taux de perte à Paris est colossal, dans certains secteurs, c'est 20% d'eau perdue !). Dans les villes où l'on est revenu à une gestion municipale de l'eau, les prix ont baissé. A Neuchâteau, à Castres, on a constaté une baisse des prix de 20%. Et surtout la rente de l'eau est utilisée pour l'eau ! On est sûr que ce que rapporte l'eau va à l'amélioration de la distribution, ce qui n'est pas le cas avec les entreprises privées qui entretiennent ou entretenaient des danseuses ici ou là, dans les télés par exemple. Il s'agirait ainsi, une fois n'est pas coutume, de s'approcher avec bénéfice du modèle américain, un exemple de gestion publique de l'eau.


La phrase du jour : «Faire boire un âne qui n'a pas soif». Avez-vous essayé de faire boire un âne qui n'a pas soif ? C'est la phrase qui traduit l'échec des politiques monétaires aujourd'hui...


Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !