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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 05:22

Tout est relatif !



Il ne faut pas se laisser manipuler par des chiffres qui à l'échelle de l'individu sont énormes. Il faut au contraire les mettre en relations entre eux, et comme disait quelqu'un, tout est relatif.


Ainsi, d'un coté Nicolas SARKOZY octroie en début de mandat 15 milliards d'€ aux couches les plus favorisées de la population.


Aujourd'hui, il nous annonce un vrai faux plan de rigueur de 7 milliards d'€ . Le Ministre du Budget Eric WOERTH annonce dans le Journal Du Dimanche, qu'il souhaite trouver 5 milliards de plus.


Pour « trouver » ces 7 + 5 milliards, ce ne sont pas les premiers qui ont bénéficié des 15 milliards qui vont trinquer mais les « autres millions de français ». Les conséquences se feront sentir sur les services publics, l'Education, la santé, le logement, les fonctionnaires, les emplois aidés, etc.


Il faut aussi se rappeler qu'en 2007, 2398 contribuables grâce au bouclier fiscal ont reçu en moyenne un chèque de 50000 €. Avec un bouclier fiscal à 60 %, le nombre de bénéficiaires sera encore plus élevé en 2008...


Pendant ce temps là les bénéficies des entreprises du CAC 40 sont passés de 96,2 à 99, 1 milliards d'€ entre 2006 et 2007, mais surtout les dividendes redistribués aux actionnaires vont passer de 25,5 à 31,6 milliards d'€, soit une augmentation de 23,5% (En 2007, le déficit de la France était de 38,4 milliards d'€). L'entreprise EADS va même se payer le luxe (sur le dos des salariés) de distribuer 98 millions d'€ aux actionnaires alors qu'elle est en déficit !



Sans tomber dans un argument simpliste, avec de tels chiffres on voit bien qu'il y a des marges de manœuvres ! La politique c'est faire des choix. La droite en fait. La gauche n'ose plus en proposer... La répartition des richesses est un vrai choix politique, que la gauche doit assumer sans complexes.


A méditer...


DH



Références :


La tribune. Fr : Profits 2007 des entreprises du CAC 40 : 99,1 milliards d'€


Les dividendes reversés aux actionnaires passent de 25,5 à 31,6 milliards d'€ (23,5% d'augmentation en un an).

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 06:14

En novembre prochain se tiendra le prochain congrès du Parti Socialiste. C'est un moment important dans la vie d'un parti politique. C'est l'occasion de faire le bilan de l'action politique passée, d'analyser avec objectivité les défaites et les victoires et bâtir l'avenir.


Trait d'Union, la sensibilité du PS animée par Jean-Luc MELENCHON lance la réflexion, pour un « autre futur ».


Pour signé l'appel qui est lancé en vue du congrès, Cliquez ICI


A méditer...


DH

 


 

UN AUTRE FUTUR EST POSSIBLE par Trait d'Union


1


Le congrès du Parti socialiste est convoqué. Ses décisions impliqueront l'avenir de la gauche et par là même celui du pays. Il ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l'élection présidentielle qui aura lieu dans quatre ans ! Surtout si cette compétition doit donner une illusion de choix alors que les orientations politiques de chacun seraient quasiment identiques. Il n'est pas vrai qu'il n'y a qu'une orientation possible et crédible à gauche ni que face aux destructions sociales et écologiques du capitalisme de notre temps, la modernité soit du côté de la ligne sociale-démocrate ou démocrate. Celle-ci est partout en impasse dans le monde. Ni nostalgie, ni fuite en avant. Il ne faut pas engager le PS français plus loin dans cette voie qui conduit tant de partis sociaux-démocrates à gouverner aujourd'hui avec la droite. Le PS ne doit pas encenser davantage l'économie de marché et faire du capitalisme un horizon indépassable. Surtout au moment où celui-ci entre dans une crise autodestructrice dont les conséquences s'abattent sur les salariés et les sociétés. Pour qu'un autre futur soit possible, ce débat doit s'engager clairement et publiquement, non seulement entre socialistes mais devant le pays.


2


Cette question se concentre sur des choix concrets. Quelques uns surgissent de l'actualité immédiate.


Luttons-nous contre la financiarisation de l'économie ou bien accumulons-nous les vœux pieux sur la nécessité de « réguler le marché » au moment où des socialistes français dirigent les principales institutions de la mondialisation économique ? Quel rapport de forces construisons-nous avec le capitalisme ? Et quand il faut passer au compromis avec le capital, quelle logique favorisons-nous ? Celle des secteurs financiers ? On en connaît le prix : dictature du court terme, abaissement des acquis sociaux, destruction des services publics, traité de Lisbonne. Ou celle des secteurs productifs réels ? Sinon comment négocier les salaires, les conditions et le contenu du travail, les qualifications en vue de l'intérêt général ?


Faut-il procéder à la refonte républicaine des institutions et de la société française ou bien continuer les bricolages sur la constitution de la Cinquième République ?


Comment organisons-nous l'intervention populaire dans les choix politiques, depuis leur élaboration jusqu'à leur mise en œuvre ? Faut-il étendre l'exigence de laïcité à de nouveaux secteurs de la vie en société ou bien faut-il se résigner à ouvrir des espaces publics aux injonctions des religieux ?

 
Affronte-t-on la crise écologique en réorientant impérativement la production et ses contenus ou bien se contente-t-on d'organiser les droits à pollution ?

 
Eradique-t-on la pauvreté ou bien organise-t-on son soulagement ? Inversons-nous la clef de répartition des richesses entre capital et travail ou bien modérons-nous la ponction des profits ?


Affrontons-nous le modèle libéral de construction européenne ou bien y consentons-nous ? Participe-t-on à la politique impériale des Etats-Unis ou bien affirme-t-on l'indépendance militaire et diplomatique de la France dans le monde ?


Et pour former une majorité nouvelle en France, quelle alliance politique et sociale faut-il former ? Avec le centre ou avec toute la gauche sans exclusive ? Les deux ne sont pas possibles en même temps. L'exemple italien en atteste. En France, les élections municipales récentes n'ont pas davantage démontré l'efficacité électorale de l'alliance avec le Modem. Au contraire. C'est pourquoi nous optons au niveau national pour la méthode mise en œuvre avec succès dans de nombreuses localités : un front de gauche sans exclusive sur la base d'un programme de gouvernement commun.


3


Nous respectons la contradiction des analyses qui s'expriment sur tous ces sujets au Parti socialiste. Elle concentre les enjeux de notre temps pour la gauche comme pour la société. Seule une confrontation franche et sérieuse, un débat exigeant, rend possible l'action efficace. Encore faut-il que tous les points de vue soient représentés pour que le débat soit possible.


Dans ce contexte, on voit bien se présenter dans le débat des socialistes les diverses nuances du point de vue démocrate et social-démocrate dominant en Europe. On connaît ses nombreux candidats. Mais le programme de la gauche d'alternative qui a pourtant permis les victoires aux élections nationales dans le passé, est absent. La gauche du Parti socialiste est muette. Elle est balkanisée. Du coup elle semble aujourd'hui hors jeu. Dès lors, elle porte une responsabilité dans le rabougrissement du débat d'orientation des socialistes. Elle en sera même la première coupable si elle renonce à s'exprimer et à proposer ses idées. La gauche du Parti socialiste doit s'assumer. Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l'urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur. Jusque-là le PS était un lieu nourri par les différentes cultures de la gauche française. Est-ce encore le cas ? Ou bien le PS n'est-il plus qu'un parti de centre gauche, uniformisé, imperméable à l'urgence sociale, conformément au modèle dominant en Europe ?

 
Pour notre part, nous prendrons l'initiative du texte et des candidatures qui permettent à l'alternative de gauche de s'exprimer. Nous le ferons avec autant d'autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire. Nous allons donc agir et nous rendre disponibles pour qu'un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible. Un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l'avenir plutôt que vers les divergences du passé.
En socialistes nous disons : l'avenir ce n'est pas ce qui va se passer mais ce que nous allons faire. Un autre futur est alors possible.

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 05:00

Retour de la France dans le commandement de l'OTAN, cohérence de Sarkozy avec le traité de Lisbonne, hypocrisie du PS...
 
 
Nicolas SARKOZY dans son discours de Bucarest du 3 avril 2008 a confirmé que Paris pourrait réintégrer le commandement intégré de l'Alliance atlantique au prochain sommet de 2009, si des progrès sont accomplis sur l'Europe de la défense. Cette prise de position confirme la position atlantiste pro-américaine de Nicolas SARKOZY dénoncée pendant la campagne Présidentielle.
 
Le PS monte au créneau en déposant une motion de censure à l'assemblée nationale.
 
Sur le fond c'est très bien, car la décision du Président remet en cause notre indépendance nationale.
 
Mais m'amène à quelques réflexions. En effet, le retour dans l'OTAN était dans les gênes du traité constitutionnel de 2005 (articles 1-41). Nous les tenants du NON, l'avions dénoncé à l'époque. Ce point est bien évidemment repris dans le traité de Lisbonne ratifié par la France (voir l'analyse d'ATTAC sur ce point).
 
Donc Nicolas SARKOZY dans sa décision au-delà de ses convictions propres est conforme au traité de Lisbonne qu'il a ratifié. L'engagement renforcé en Afghanistan des troupes françaises n'en est que la conséquence logique.
 
Je trouve par contre très hypocrite l'attitude de la majorité du PS (*) aujourd'hui. Elle a tacitement ratifié le même traité en refusant le referendum citoyen, et se lance dans de grandes tirades avec une motion de censure perdue d'avance. C'est hier qu'il fallait réfléchir et pas aujourd'hui en faisant mine de découvrir l'eau tiède !


DH

 

La défense commune de l'Union n'est envisagée que dans le cadre de l'OTAN. Le lien à l'OTAN est renforcé. La formulation actuelle (art. 17-4 TUE) indique que la coopération dans le cadre de l'OTAN ne peut avoir lieu que « dans la mesure où cette coopération ne contrevient pas à celle qui est prévue au présent titre ni ne l'entrave ». La nouvelle formulation lie plus étroitement une future défense européenne à l'OTAN : « Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en œuvre » (futur article 27-7 TUE repris du 41-7 TCE et réaffirmé par le Protocole n°4).


Au nom de la lutte contre le terrorisme, les interventions militaires à l'étranger sont encouragées : « Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur leur territoire » (futur art. 28 TUE copie du 309 TCE). Un tel article autorise, de fait, toutes les aventures militaires.


(*)


Qui a voté quoi ?


Nous voulons un référendum


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 00:00


Liêm Hoang-Ngoc, est un « autre économiste » chercheur au CNRS, auteur de nombreux ouvrages, s'intéresse à la doctrine économique de Nicolas Sarkozy.

Encore une fois, je rappelle que la science économique n'existe pas, contrairement à ce que l'on cherche à nous faire croire « on ne peut pas faire autrement », et que l'économie n'est que le fruit de choix politiques. Le partage de la richesse est l'exemple même d'un choix politique. Entre la Droite et la Gauche, ce n'est pas faire les mêmes choix...

 

A méditer...

DH




L'économie selon Sarkozy en dix commandements

 

 

Dans son ouvrage Sarkonomics, l'économiste Liêm Hoang-Ngoc décline les dix points clés de la doctrine sarkozyste en matière d'économie. Un programme à ne pas prendre pour parole d'évangile... Extrait.


Un jour sur la montagne, Sarkozy est monté. Et il a écouté. Dieu ? Non, Reagan et les tenants d'un libéralisme pur et dur. Ceux qui avaient réussi il y a quelques années, non pas à faire de l'économie américaine une économie saine, mais à valoriser le capitalisme, lui offrant les habits du labeur et de la respectabilité.
Sarkozy l'a bien comprise, cette leçon qui consiste à subvertir la valeur-travail, tordre son sens originel pour y caser un programme injuste : vendre aux pauvres la valeur-travail, renforcer la valeur-fric pour ceux qui la connaissent déjà, prôner une « flexibilité » qui sonne plus comme intérim et précarité que comme « chouette, je m'adapte sans douleur aux variations de rythme de l'économie », gérer l'Etat comme un héritier inconscient, empressé de se débarrasser des vieilleries (EDF, GDF, SNCF...).


Un appel à la gauche


Liêm Hoang-Ngoc décline ainsi, au long de la centaine de pages de Sarkonomics, les dix commandements du délire sarkozyste :


- allongement de la durée de cotisation,

- précarisation de l'emploi,

- affaiblissement de la protection sociale,

- désengagement de l'Etat...


Dans le dialecte propre aux promoteurs d'une «France en mouvement», bizarrement, saccager la place de l'Etat se dit «moderniser», approfondir les fossés entre riches et pauvres se dit «réformer». Le tout sans doute pour «mieux préparer la France à relever les défis de demain».


Plus qu'une analyse antisarkozyste, le livre de Liêm Hoang-Ngoc est un appel. Un appel à la gauche, pour qu'elle se réveille et sorte de son « désert d'avenir » et construise quelque chose. Un tirage positif à partir du négatif sarkozyste, en quelque sorte.

L'économie selon Sarkozy en dix commandements

EXTRAIT

La précarité tu répandras


Le problème du financement des régimes de retraite par répartition relève d'un problème classique de « partage du gâteau », dans la mesure où ces régimes sont financés par des cotisations sociales assises sur le salaire.


Selon le rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) de 2003, la part du PIB nécessaire pour équilibrer le régime de retraite par répartition doit croitre de 6,5% d'ici 2040 (elle doit passer de 12 à 18,5% du PIB), sous les hypothèses d'une croissance annuelle modérée, de 1,75% et d'un taux de fécondité, relativement faible, de 1,8 enfant par femme, celui-ci conditionnant le niveau de la population active. Pour parvenir à cet objectif, l'allongement de la durée de cotisation et la baisse des taux de remplacement reviennent à faire porter les efforts sur les seuls salariés.


Il y a d'autres solutions possibles. Le relèvement des cotisations sociales (également évoqué par le COR) ou l'élargissement de l'assiette de financement des retraites (à l'instar d'expériences étrangères) sont également envisageables du point de vue de l'équité. Elles reviennent à raboter un tant soit peu la part des profits, grands bénéficiaires du partage du gâteau de ces 25 dernières années, en les faisant contribuer à l'effort national en faveur de nos retraités.


Toutefois, l' « effort » que l'on demanderait ainsi aux actionnaires (ou, à défaut, une nouvelle fois au salarié), pourrait être relativisé car les hypothèses démographiques et économiques retenues par le COR sont des hypothèses si « basses » que le COR a lui-même été amené à les réviser en 2007. Les projections quant à l'évolution de la population active ont ainsi été revues à la hausse, notamment parce que le taux de fécondité français s'approche désormais du taux irlandais (plus de deux enfants par femme) et que le recours à l'immigration est plus important que prévu. Sous ces nouvelles hypothèses, le rapport actif-inactif se détend et le besoin de financement du système par répartition ne requiert plus que 2 à 5 points de PIB à l'horizon 2050. Ajoutons à cela que le taux de croissance potentiel (le taux que permettraient d'atteindre les capacités de production en hommes et en machines) est supérieur à 3%. Des investissements dans les secteurs innovants seraient même susceptibles de l'accroitre. Par conséquent, la reprise de l'emploi, liée à une croissance plus soutenue, engendrerait une hausse de la masse salariale qui induit mécaniquement une augmentation des recettes des régimes de retraite. Encore faut-il que la France ne se condamne pas à adopter des politiques économiques incapables de faire décoller la croissance.


En l'état actuel des choses, les régimes par répartition sont en vérité menacés par une croissance molle et par la stagnation, à un niveau trop faible, de la part des salaires dans la valeur ajoutée ; ces deux facteurs réduisent la taille de la part du gâteau à partager entre actifs et inactifs. Doit-on répéter que la part des salaires dans la valeur ajoutée s'est réduite de dix points au cours de ces 25 dernières années et qu'à l'exception des années fastes 1988-1991 et 1998-2001, la croissance annuelle moyenne a difficilement atteint les 2% ? Les politiques dites de « rigueur » monétaire, budgétaire et salariale, poursuivies au cours de cette période, ne sont pas étrangères au creusement du déficit des régimes sociaux et à la montée de l'endettement public...


Liêm Hoang-Ngoc est économiste, maître de conférences à l'université Paris I et chercheur au CNRS. Son ouvrage Sarkonomics, publié chez Grasset, sortira le 1er avril en librairie.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 05:47

Par le réseau PRS13, merci Gérard, j'ai reçu cette interview de Gregor Gysi, le Président du groupe Die LINKE au Bundestag. Le Die LINKE n'est pas un inconnu pour les visiteurs réguliers de ce blog. Cela a d'ailleurs fait l'objet d'un article récemment : Allemagne : Die LINKE, le SPD dans la tourmente.


Comme déjà évoqué, le modèle allemand n'est pas directement transposable en France, mais il interpelle forcément la gauche française. Pour PRS, c'est une voie à explorer...


DH



19 Mars 2008 Kölnische Rundschau


"DIE LINKE" est présentable également à l'Ouest


Interview avec Gregor Gysi, Président du groupe "DIE LINKE" au Bundestag

 

Gregor Gysi est Président du Groupe de "DIE LINKE" au Bundestag. Entretien réalisé par Sandro Schmidt sur la montée du Parti à l'Ouest.



Monsieur Gysi, selon les sondages, DIE LINKE atteint au plan national les 14%. Etes-vous étonné de la montée fulminante de DIE LINKE seulement neuf mois après l'unification de la WASG et du PDS?


Je crois, qu'un saut qualitatif a été franchi avant tout dans les Länder de l'Ouest. Parce que la WASG et Oskar Lafontaine y sont parvenus, nous n'avons plus la réputation d'être un pur parti de l'Est.


Qu'est-ce qui a changé?


Au plan thématique, nous changeons l'air du temps. Nous mettons en avant des choses qui, sans nous, n'existeraient pas: que cela soit le débat sur le salaire minimum, la prolongation de l'allocation-chômage ou l'augmentation des retraites. Les gens disent, plus DIE LINKE est forte, plus les autres corrigent leur politique.

 
Cela vous surprend?


J'ai toujours pensé, que plus l'Ouest progresserait, plus nous perdrions à l'Est. Or, ce n'est pas le cas, au contraire ! Ceux qui ont voté pour nous à l'Est, parce qu'ils sont Allemands de l'Est, ne partent pas. Mais ceux qui viennent à nous, votent pour nous, parce que nous avons maintenant des choses à dire au plan national. Cela m'a surpris et me rend relativement optimiste pour les élections à venir.


Votre force ne réside-t-elle pas dans l'état désolant du SPD?


Une force, qui est liée à la faiblesse de l'autre, ce n'est pas suffisant. Je crois que les thèmes que nous couvrons sont justes. Mais naturellement, vous avez raison. L'état du SPD est désolant. Il y a en fait deux partis dans un. L'aile droite et l'aile gauche n'ont plus rien à se dire. Elles veulent des alliances différentes, une politique différente. Le SPD est devenu un parti néoliberal et le néolibéralisme s'impose à lui politiquement.  Un des courants ne nous laisse pas indifférent, l'autre si ! C'est pourquoi il est si difficile de nous rapprocher. DIE LINKE réussit à l'Ouest, parce que le SPD a cessé d'être un parti social-démocrate.


Est-ce que DIE LINKE est devenue présentable à l'Ouest ?


Oui, nous le sommes. Il est étonnant que la Gauche en Europe parte précisément en miette. Mais dans l'ancienne Allemagne fédérale, qui a été pendant des décennies profondément anticommuniste, de sorte qu'un parti à gauche du SPD n'avait aucune chance, DIE LINKE est de plus en plus acceptée. On assiste à un tournant.

 

...parce que le SPD a glissé à droite?


Avec la politique néolibérale de Schröder, il a laissé de l'espace sur sa gauche. Il a fortement exonéré les consortiums et dit aux chômeurs, "hélas, nous n'avons pas suffisamment d'argent pour vous", et aux malades, "vous devez payer davantage". Ca, les gens ne le comprennent pas.



Votre parti aspire-t-il à gouverner dans les Länder de l'Ouest ou vous sentez-vous mieux dans le rôle d'opposition critique du capitalisme ?


J'essaie toujours d'expliquer à mon Parti, qu'il ne s'agit pas de se sentir mieux, mais d'accepter les demandes des électeurs.


DIE LINKE le comprend aussi ?


Si on veut! Ils apprennent. On n'entre pas en politique, pour que tout se passe confortablement. On n'entre pas en politique pour imposer la doctrine pure. Mais on entre en politique, pour changer la société. Si la possibilité existe, de mener, avec un partenaire, des changements pour lesquels nous luttons et ce, avec quelques compromis acceptables, alors, il faut le faire, bien entendu !


DIE LINKE est un mélange coloré de membres du SED / PDS, de sociaux-démocrates et de syndicalistes déçus, d'anciens membres de groupuscules communistes. Est-il possible avec une troupe si disparate idéologiquement de faire de la politique concrète?


Cela fonctionne, si on saisit que tous les cloisonnements du XX siècle ne vont plus aujourd'hui. Nous devons tenter de devenir une gauche moderne, qui répond aux questions du XXIè siècle. Nous devons faire l'inventaire historique, mais politiquement nous devons regarder en avant.



Vous déterminez-vous encore comme communiste aujourd'hui ?


Non. Aussi, parce que chacun y comprend ce qu'il veut.



Kölnische Rundschau, 19. März 2008


Quelle: http://die-linke.de/die_linke/wortlaut/detail/artikel/die-linke-ist-auch-im-westen-salonfaehig/



Traduction de l'allemand: Françoise Diehlmann


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Published by Didier HACQUART - dans PRS
4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 05:37

Le calendrier pour le prochain congrès du Parti Socialiste est désormais arrêté. Je pense qu'il intéresse en premier chef tous les militants du parti, ainsi que tous les observateurs de la vie politique.

 

Pour les militants socialistes ce congrès ne doit pas être muselé par les caciques du parti qui expliquent pour qui et pour quoi il faut voter. Il faut rappeler où cela à mené le PS avec les défaites de 2002 et 2007 à la Présidentielle. Il faut se rappeler du décalage entre le vote interne pour le traité constitutionnel et la réalité du vote des français en 2005. Pour notre département, cela donnait 70 % en interne de OUI, et 70 % de NON lors du référendum, y compris une très grande majorité de socialistes !

 

Il faut aussi avoir une analyse objective des victoires des municipales, et se rappeler que grands nombres de candidats ne se revendiquaient surtout pas du PS. C'était très clair dans les Bouches du Rhône sans parler des alliances contre-nature avec des candidats UMP sur les listes comme à Allauch, avec le « petit Sarkozy de Gauche » ( ?) ou un ex UMP de fraîche date plus des adhérents MODEM (en dissidence avec la liste MODEM) comme à Vitrolles... Il faut aussi se rappeler qu'il n'y avait même pas le logo PS sur les affiches du candidat de gauche de Marseille.

 

Je me rappelle une rencontre de secrétaires de sections il y a quelques années ou on nous expliquait que la fédération PS13 serait lors du prochain congrès avec le vainqueur ! On nous expliquera plus tard qui sera ce vainqueur et donc qui il faudra soutenir le moment venu... Je ne pense pas que ce genre de pratiques fasse avancer la politique et l'intérêt des français et des militants pour la chose politique.

 

Les militants PS ont une vraie responsabilité lors du prochain congrès pour faire évoluer le parti et ses pratiques. Leur bulletin de vote n'appartient qu'à eux, et ils ne doivent pas se le faire confisquer par d'autres qui seraient censés détenir la vérité en préservant leurs intérêts...

 

A vos agendas, et à suivre...

 

DH

 


 

Calendrier adopté par le Conseil National du PS du 22 mars 2008

 

 

La proposition de calendrier décrite ci-dessous et soumise au vote des membres du conseil national comporte deux phases.


La première phase débute dès le 26 mars et se poursuit jusqu'au 14 juin 2008. Elle consiste en la poursuite du travail de rénovation engagée au lendemain de l'élection présidentielle et des élections législatives de 2007. Cette phase est consacrée à l'élaboration et à l'adoption de la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste et à l'élaboration et à l'adoption des modifications de son fonctionnement et du cadre de notre vie collective. Face à la politique gouvernementale, cette phase visera aussi à l'élaboration de réponses concrètes aux difficultés de nos concitoyens et à la définition des relations, notamment financières, entre l'Etat et les collectivités territoriales. Cette première étape s'achèvera le samedi 14 juin 2008 à l'occasion d'une convention nationale. Seules seront soumises au vote des militant(e)s les propositions ayant fait l'objet d'un travail collectif en vue de trouver un consensus au sein des deux commissions.


Avant l'envoi des textes définitifs soumis au vote des militant(e)s, des propositions de travail seront adressées aux fédérations afin de permettre à celles-ci d'engager avec les sections des discussions.


La seconde phase du calendrier soumis au vote des membres du conseil national débutera le samedi 25 juin 2008 et s'achèvera le samedi 15 novembre 2008 ; il s'agit du calendrier de notre congrès ordinaire.


Calendrier de la convention nationale portant sur la déclaration de principe et les modifications statutaires préconisées par la commission nationale de la rénovation


Mardi 6 mai 2008 : Envoi des textes définitifs dans les fédérations (déclaration de principes et propositions de modifications statutaires)


Jeudi 29 mai 2008 : Vote dans les sections sur la déclaration de principe et les propositions de modifications statutaires (date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/12/07)


Jeudi 5 juin ou samedi 7 juin 2008 : Conventions fédérales


Samedi 14 juin 2008 : Convention nationale.


Calendrier du congrès ordinaire du Parti


Du 16 juin au 27 juin : validation du corps électoral du congrès par le BNA


A partir du 15 juin : début du dépôt des contributions générales et thématique


Mardi 1erjuillet 2008 : CN d'enregistrement des contributions générales et thématiques, de convocation du congrès et de validation des candidat(e)s pour les élections sénatoriales.


Lundi 7 juillet 2008 : date limite d'arrivée des contributions chez les militants et débat sur les contributions.


Vendredi 29 août, samedi 30 août et dimanche 31 août 2008 : Université d'été de LA ROCHELLE


Samedi 13 septembre 2008 : Conseil National de synthèse


Lundi 22 septembre 2008 : Date limite d'arrivée des motions chez les militants


Jeudi 23 octobre 2008 : Vote dans les sections sur les motions (date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/03/08)


Du vendredi 24 octobre au dimanche 26 octobre : congrès fédéraux


Du vendredi 7 novembre au Dimanche 9 novembre : congrès national


Jeudi 13 novembre : Vote sur le 1er secrétaire


Vendredi 14 novembre : second tour éventuel


Samedi 15 novembre : Conseil national : désignation du Bureau National et du Secrétariat National

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 05:49

Soutenons les salariés de DACIA en Roumanie !
 
85 % des salariés de DACIA qui fabriquent la Logan font grève en Roumanie pour des augmentations de salaire. C'est une très bonne nouvelle ! Plus leurs salaires seront élevés moins ils seront en concurrence avec les salariés français. Les syndicats français ne s'y sont pas trompés, en soutenant les revendications de leurs collègues.
 
La direction de Renault menace d'ailleurs les salariés de Roumanie de délocaliser dans des pays encore moins chers comme l'Inde, le Maroc, la Russie, la production.
 
Les salariés Roumains revendiquent des augmentations de salaires car leur coût de la vie ne cesse d'augmenter depuis l'entrée de leur pays dans l'Union Européenne. Il faut aussi rappeler que les salariés gagnent 285 € par mois... Par ailleurs, ils veulent aussi profiter des succès de Renault...
 
Il faut aussi se rappeler que les multinationales s'opposent à l'amélioration du droit du travail et de la condition des salariés. Cela est le cas en Chine. Je vous renvoie à un article que j'ai posté en septembre 2007 à ce sujet.  L'objectif est bien de mettre la pression sur les salariés pour qu'ils se fassent concurrence entre eux... C'est pourquoi nous devons être solidaires des salariés de DACIA !!!
 
A ce jour le conflit continue...
 
A suivre,
 
DH 

Logan en panne (*)


L'une des voitures les moins chères du marché, la Logan, fabriqué par Dacia, une filiale du groupe Renault, est en panne. Ou plutôt l'usine roumaine qui produit le modèle à Pitesti, près de Bucarest. Le salariés de l'usine sont en grève illimitée depuis lundi et réclament une revalorisation de salaire à hauteur de 50%. Grève illégale rétorque la direction qui a décidé de porter plainte.


Une part du gâteau. Voilà ce que réclament les salariés roumains de l'usine Dacia de Pitesti, près de Bucarest. Face à l'énorme succès rencontré par le modèle créé par Renault, les ouvriers de l'usine qui produit la Logan estiment légitime de voir leurs salaires revalorisés. Depuis lundi, ils ont entamé une grève générale et illimitée. Les syndicats souhaitent une augmentation de salaire de 148 euros, accordée en deux tranches, ainsi qu'une majoration des primes à Pâques et Noël. Les ouvriers de l'usine Dacia pourraient subir de plein fouet les dommages collatéraux de l'intégration à l'Union européenne.


Des revendications "inacceptables"


Alors que le niveau et le coût de la vie augmente en Roumanie, les salaires ne suivent et les salariés de l'usine Dacia commencent à chanter le blues du "plombier polonais". Selon les syndicats, le salaire brut moyen au sein de Dacia est de 285 euros quant il est de 390 selon la direction de l'usine. Le salaire moyen au niveau national est quant à lui de 28o euros. La direction de l'usine pour sa part a proposé une augmentation de 12% du salaire brut moyen et de 18% de celui du salaire minimum. Elle a ainsi estimé que les revendications des syndicats, qui réclament 50% d'augmentation, étaient de ce fait "inacceptables", faisant valoir que les pertes enregistrées entre 2000 et 2004, à savoir 363 millions d'euros, n'avaient pas été compensées par les bénéfices dégagés entre 2005 et 2007. Un argument que réfutent bien entendu les délégués syndicaux qui avancent le record de ventes établi par Dacia en 2007 avec plus de 230000 voitures vendues, soit une hausse de 17,4% par rapport à l'exercice précédent.


Depuis lundi, ils sont donc près de 10000 salariés à avoir débrayé, soit près de 80% du personnel de l'usine, selon les syndicats. Ce n'est pas la première grève de masse sur le site de Pitesti, racheté par Renault en 1999. Déjà en 2003, les salariés avaient mené la fronde durant trois jours, avant que les tribunaux roumains ne jugent illégale leur action. Bis repetita cette fois-ci encore? Lundi, la direction de Dacia a saisi la justice et demandé une décision en ce sens. Les négociations se poursuivent pour l'heure alors que la justice devrait rendre son verdict en fin de semaine.


Par Stéphane RIO leJDD.fr - 25/03/08

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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 05:36

Un appel contre la spéculation financière est lancé au niveau européen sur le site :


http://www.stop-finance.org/


Cet appel est relayé par différents médias comme Marianne.fr, le Monde Diplomatique et l'Humanité.


Je vous conseille d'écouter l'émission  de LA BAS SI J'Y SUIS (Spéculation et crises çà suffit du 27/03/08), comme de lire l'édito de Denis SIEFFERT dans POLITIS, (édito « petite fable immorale »  du 27/03/08.


Je reste convaincu que nous vivons dans un monde complètement fou, et que nous sommes au bord d'une véritable crise mondiale. J''en ai parlé dernièrement avec une interview de Michel Aglietta.


L'originalité de la pétition, c'est qu'elle est européenne et que l'objet est de remettre dans le jeu la politique au travers de l'abrogation de 2 articles prévus dans le traité de Lisbonne. L'économie n'est pas une science et résulte de choix politiques. En déréglementant la finance, choix politique, nous allons droit vers une nouvelle crise internationale.


A méditer, et à signer !


DH



Spéculation et crises : ça suffit !

 


La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c'est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l'activité et l'emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s'ensuit.


Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n'est qu'une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.


Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l'« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n'ont plus d'autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.


Nous n'attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l'instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d'intervenir au cœur du « jeu », c'est-à-dire d'en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l'Union européenne, toute transformation se heurte à l'invraisemblable protection que les traités ont cru bon d'accorder au capital financier.


C'est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :


l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société.


Et nous demandons également - la restriction de la « liberté d'établissement » (art. 48) qui laisse l'opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.


Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd'hui incarnées dans la finance, d'asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n'en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:18

Le SPD, le parti socialiste allemand a choisi en Allemagne l'alliance avec la droite d'Angela Merkel. Il en a perdu son identité. En parallèle le parti Die-Linke, « La gauche », dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog monte en puissance élection après élection. Si le SPD a ignoré jusqu'alors le Die Linke, les choses évoluent. Comme en France, finalement, le SPD est « torturé » entre 2 tendances, qui sont l'alliance avec la Droite, soit l'alliance avec la Gauche. Face a ses revers électoraux, le SPD a été obligé de re-gauchir son discours...


La France ce n'est pas l'Allemagne, mais la dérive droitière du SPD doit faire réfléchir le PS qui va définir son orientation dans les prochains mois lors du congrès de novembre. Le PS dans un autre registre doit aussi méditer sur l'échec de l'alliance au centre de Romano PRODI...


Il y a déjà plusieurs initiatives et réflexions avancées sur l'avenir du PS et de la gauche.


Je citerai les orientations de PRS, autour de Jean-Luc Mélenchon qui s'inspirent du Die-Linke., et celle de Gauche Avenir et le parti « La Gauche » avec Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilés, qui ont déjà jeté les bases d'un nouveau parti politique.


A suivre...

 

DH

 


Allemagne : le SPD dans la tourmente (*)



Le Parti social-démocrate allemand (SPD) pourra-t-il bientôt sortir de la crise dans laquelle il est plongé ? En donnant son feu vert aux régions de l'Ouest pour un éventuel rapprochement avec Die Linke (la gauche radicale), le président du SPD, Kurt Beck, a fait resurgir les lignes de fracture de la social-démocratie allemande. Au cœur de ce conflit, le combat de la députée SPD Dagmar Metzger contre le projet de rapprochement avec Die Linke d'Andrea Ypsilanti, la chef du SPD en Hesse.


Pour cette parlementaire originaire de Berlin-Ouest et dont la famille a vécu la coupure en deux de la ville, il est impensable de rompre une promesse faite avant les élections et de nouer une alliance avec la gauche radicale, composée de l'ancien Parti communiste est-allemand ainsi que d'altermondialistes et syndicalistes de l'Ouest. En face, Mme Ypsilanti, qui appartient à l'aile gauche du SPD, analyse la situation de manière bien différente : pour se faire élire ministre-présidente de la région et chasser Roland Koch (CDU), elle n'a pas d'autre choix que de coopérer avec Die Linke.


Cette divergence a valeur de symbole pour l'ensemble du SPD. Le parti est déchiré entre une aile pragmatique qui revendique l'héritage de l'agenda 2010 - le programme de réformes socio-économiques mis en place par l'ex-chancelier Gerhard Schröder - et souhaite poursuivre les réformes, et une aile gauche qui aimerait renforcer le profil social du SPD et ne craint pas un rapprochement avec Die Linke.


Les cercles centristes du parti avec, à leur tête, les deux vice-présidents, le ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et le ministre des finances, Peer Steinbrück, fustigent la nouvelle ligne instaurée par M. Beck à l'égard de Die Linke. Déjà forcés à accepter une réorientation du parti vers la gauche à l'automne 2007, ils craignent que le SPD s'éloigne un peu plus du centre, là où M. Schröder avait cherché à l'ancrer, laissant ainsi la place libre à l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel. Ils voient dans cette décision une menace pour la crédibilité du parti. En effet, le SPD peut difficilement affirmer qu'il ne nouera aucune alliance avec Die Linke au niveau fédéral après les législatives de 2009, s'il ouvre aujourd'hui la porte à la gauche radicale dans les régions de l'Ouest.


L'évolution politique récente semble leur donner raison. La décision de M. Beck a conduit le SPD à la débâcle en Hesse, puisque Mme Ypsilanti a dû renoncer, dans un premier temps, à se porter candidate au poste de ministre-président. En parallèle, le SPD est en chute libre dans les sondages. Le 12 mars, une enquête de l'institut Forsa publiée par Stern créditait le SPD de 23 % d'intentions de vote. Pour tenter de réconcilier le parti, le président du SPD a annoncé, le 10 mars, une discussion de fond sur les rapports avec Die Linke sans remettre en cause sa nouvelle stratégie.


Le SPD n'a jamais été capable de définir une ligne solide à l'égard de la gauche radicale. En Allemagne de l'Est, où Die Linke est représentée dans tous les parlements régionaux, les sociaux-démocrates ont toujours hésité entre rapprochement et ostracisme, sans pouvoir trancher. Après la chute du mur de Berlin, Hans-Jochen Vogel, alors président du parti, avait décidé de bâtir de toutes pièces un nouveau SPD en ex-RDA plutôt que d'absorber les cercles sociaux-démocrates de l'ancien Parti communiste est-allemand (SED), rebaptisé PDS. Le SPD a été contraint de s'appuyer sur le PDS pour se maintenir au pouvoir à l'Est. Dès 1994, les sociaux-démocrates ont utilisé les voix du PDS pour constituer un gouvernement minoritaire avec les Verts dans le Land de Saxe-Anhalt. Puis des coalitions SPD-PDS se sont formées dans le Mecklembourg-Poméranie- Occidentale, en 1998, et à Berlin, depuis 2001, malgré l'opposition du chancelier Schröder.


RAPPROCHEMENT INÉLUCTABLE


Lorsqu'une nouvelle étape a été franchie, en juin 2007, avec la fusion entre le PDS et le WASG composée d'ex-sociaux-démocrates et d'altermondialistes, le président du SPD, M. Beck, a décidé de corriger un pan de l'agenda 2010 plutôt que de lancer une réflexion sur les rapports entre le SPD et le nouveau parti. En même temps, il a affirmé qu'il n'y aurait aucune alliance avec Die Linke au niveau fédéral et dans les régions de l'Ouest.


Pour l'aile gauche du parti, c'était le moyen de prendre sa revanche sur l'ère Schröder, de limiter l'hémorragie des adhérents et de répondre au besoin croissant de justice sociale au sein de la population. Cette politique n'a pas pu endiguer le succès de Die Linke, qui a fait son entrée dans les parlements de la Hesse, de la Basse-Saxe et de Hambourg en janvier et février. Désormais, les représentants de l'aile gauche considèrent qu'un rapprochement avec Die Linke est inéluctable. Les jeunes générations, à l'instar de Franziska Drohsel, la présidente des Jusos, l'organisation des jeunes sociaux-démocrates, ont même déjà commencé à nouer des contacts. Le bouleversement induit par l'arrivée de la gauche radicale oblige le SPD à réfléchir à de nouvelles options de pouvoir, à l'instar de la CDU, qui va peut-être tester un nouveau genre de coalition en faisant alliance avec les Verts à Hambourg.


Néanmoins, la présence d'Oskar Lafontaine, un transfuge du SPD devenu coprésident de Die Linke depuis juin 2007, constitue encore un obstacle important. Les sociaux-démocrates ne lui ont pas pardonné sa trahison de 1999, lorsqu'il avait démissionné avec fracas de ses fonctions de ministre des finances et chef du SPD en raison d'un désaccord sur les réformes avec le chancelier Gerhard Schröder.


Pour le moment, le SPD exclut une coalition avec Die Linke au niveau fédéral et privilégie un rapprochement avec les libéraux (FDP) en vue des législatives de 2009. Ces derniers, partenaires de la droite chrétienne depuis les années 1980, se détachent de la CDU. L'aile droite du parti espère plus que jamais éviter une candidature de M. Beck à la chancellerie et favorise à sa place M. Steinmeier. Depuis le changement de stratégie à l'égard de Die Linke, la popularité de M. Beck s'est effondrée. Selon une enquête d'opinion d'Infratest Dimap, seuls 20 % des électeurs seraient prêts à voter pour le président du SPD contre 62 % pour Angela Merkel (CDU). Mais un renversement à la tête du parti paraît peu probable. Le SPD a déjà vu défiler trois présidents en moins de quatre ans et le seul candidat plausible, M. Steinmeier, n'a pas assez de légitimité pour pouvoir occuper ce poste. Le SPD a encore des mois agités en perspective.


(*) Par Cécile Calla Le Monde.fr du 26/03/08

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 05:30

Voyage à Londres de Nicolas Sarkozy, derrière les paillettes et la belle Carla, intéressons - nous aux messages du président !



Pendant que l'on « nous amuse » avec Carla Bruni et  que les médias réduisent la visite à londrès du couple présidentiel à de belles photos, on nous fait oublier l'essentiel.


En effet il faut lire avec attention les discours prononcés par Nicolas Sarkozy. Pendant son voyage londonien. Certes je reconnais qu'il peut être agréable de regarder Carla Bruni, mais il faut faire attention aux diversions...


Le premier est celui du Président de la république devant le parlement Britannique le 26 mars 2008.


Au détour d'un paragraphe :


« Nous avons appris à nous comprendre dans de nombreux domaines. Je vais vous dire une chose : vous, les Britanniques, vous êtes devenus pour nous un modèle, une référence. Et nous devons nous inspirer de ce que vous avez su faire quelle que soit la couleur politique de vos gouvernements, ces vingt ou trente dernières années. »


Nous apprenons que Nicolas Sarkozy a pour modèle Margaret Thatcher !

 

Margaret Thatcher n'a pas été surnommée la dame de fer pour rien. Elle a laminé les syndicats, privatisé à outrance, elle était le chantre de la déréglementation et de l'Etat minimal, elle a mis à mal le système de santé, etc. Margaret Thatcher est le symbole de l'ultralibéralisme.


Nicolas Sarkozy approfondit d'ailleurs sa pensée dans le discours qu'il a prononcé le lendemain à la communauté française de Londres.


« Je me suis engagé sur le plein emploi. Pourquoi m'y suis-je engagé ? Pas parce que j'étais un homme politique en campagne. Je m'y suis engagé parce que je me suis dit, si 62 millions d'anglais sont capables de le faire dans leur île, pourquoi si eux l'ont fait, si eux ont moins de 5% de chômeurs (*), pourquoi nous, on devrait en avoir plus ? Quelle est la fatalité ? Si eux progressent, ont eu pendant des années jusqu'à 3% et un peu plus de croissance, pourquoi nous, on devrait en avoir moins ?

 

Il n'y a pas de miracle, ils ont travaillé, ils ont fait confiance au travail. Ils ont libéré, ils ont fait confiance à la liberté. Et avec cela, ils ont laissé faire l'intelligence des femmes et des hommes. Et cela a marché. Eh bien, c'est exactement ce qu'on veut faire en France. Cela commence à marcher. Parce que malgré tous les problèmes économiques qui nous tombent dessus, regardez les résultats qu'on a en matière de chômage, avec un taux de chômeurs qui n'a jamais été aussi bas depuis des années et des années et cela va continuer. Pourquoi ? Parce que tout d'un coup, on a dit aux Français, c'est bien de travailler, c'est pas mal de travailler. Un truc très original. Mais enfin, cela fait nouveau chez nous. Tout d'un coup on leur a dit, quand on veut gagner plus, il faut travailler plus. On leur a dit regardez ce truc extraordinaire, les 35 heures (*). Il y a un seul point positif, c'est la seule idée pour laquelle, on n'a pas besoin de déposer le brevet. Personne ne veut vous la prendre ! C'est très original. Mais il n'empêche, que c'est ce qu'ils ont fait ici, alors nous, nous voulons travailler avec eux. »

 

Il salue par ailleurs Tony Blair :


... « Et je voulais dire à nos amis anglais, parce que je le pense, que j'admire la façon dont ils ont su assurer la transition entre les années Thatcher, pour faire court, et les années Blair. Avec un pays qui, au lieu de s'abandonner dans 2/5 une vaine querelle entre la gauche et la droite, les travaillistes ont poursuivi les réformes que les conservateurs avaient engagées. Et c'est peut-être pour cela que la Grande-Bretagne a connu une croissance plus forte que les autres. Un dynamisme plus fort que les autres. »

...


Et oui les socialistes ( ?) anglais ont su poursuivre l'œuvre de Thatcher, ou tout du moins, ils ne l'ont pas remis en cause...


Nicolas Sarkozy en profite pour rappeler son programme...


« Et puis, puisque j'ai l'occasion de voir des compatriotes, je voudrais vous dire avant de terminer que j'ai été élu, il y a dix mois, pour mettre en œuvre un programme de réformes comme sans doute la 4/5 France n'en a pas connu depuis 1958.

 

Ce programme de réforme, on l'a commencé largement. On a fait l'autonomie des universités, la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC, le bouclier fiscal à 50%, la réforme des régimes spéciaux, tant d'autres choses.

 

Et la France les a acceptées, et la France les a comprises. Et je vais poursuivre ce programme de réformes. La réforme des hôpitaux. La nécessité de se pencher sur la question de l'assurance maladie. La réforme des retraites, avec des rendez-vous qui nous attendent. La réforme de la formation professionnelle pour que ceux qui en ont vraiment besoin puissent en profiter. La réforme de l'éducation nationale. La réforme de la défense. J'ai été élu pour conduire ces réformes, je les conduirai. Je ne les conduirai pas par idéologie mais parce que la France en a besoin. Parce que la France ne peut pas se passer de cet effort, de changement que les autres ont fait avant nous et que nous devons continuer. »


Pour en savoir plus sur les sujets évoqués par Nicolas Sarkozy, il suffit de cliquer sur les liens, car nombre de sujets ont déjà été évoqués sur ce blog !


J'admets cependant que c'est moins palpitant que Carla Bruni...


Enfin, il y a deux autres sujets importants dans les discours de Nicolas Sarkozy, c'est l'OTAN et la place de la France et le renfort de troupes françaises en Afghanistan . Ce sont aussi une rupture de l'indépendance de la France avec le retour  dans l'OTAN, et l'envoi de troupes à la demande de l'OTAN, donc des Etats Unis et sans avis du parlement français... A suivre.


DH


(*) A consulter pour la « vérité des prix » :


http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste