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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 06:31

Cela doit être plus fort que lui, lorsqu'il disparaît des médias, il ne peut s'empêcher de relancer la polémique pour que l'on reparle de lui. Voilà que Jean - Marie Le PEN repart sur le « détail de l'histoire ». Jean Marie Le Pen se permet même de parler des « ouvriers » qui travaillaient notamment pour IG Farben.


Mais sait - il vraiment ou feint -il d'ignorer ce qu'était IG Farben ?


A lire aussi « Les grandes entreprises allemandes dans les camps nazis » et les pratiques d'IG Farben...


Ses propos sont encore une fois totalement scandaleux. Même sa fille ne le soutient pas.


Pour avoir l'interview complète es journalistes du journal BRETONS, je vous renvoie à Médiapart, dont je vous recommande l'abonnement....


DH

 


Jean-Marie Le Pen récidive sur les chambres à gaz (*)



Selon Jean-Marie Le Pen, les chambres à gaz sont décidément bien "un détail de l'histoire de la Seconde guerre mondiale". Revenant dans le mensuel Bretons du mois de mai, sur sa déclaration faite le 13 septembre 1987 au grand Jury RTL-Le Monde qui lui a valu d'être condamné à 1,2 millions de francs (183 200 euros) d'amende, le président du Front national lance : "J'aurais parlé, même de très loin, du génocide vendéen, personne n'aurait été choqué. J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale : ça me paraît tellement évident. Si ce n'est pas un détail, c'est l'ensemble. C'est toute la guerre mondiale alors."


Aux journalistes, Didier Le Corre, rédacteur en chef, et Tugdual Denis qui lui rappellent "le processus : déporter des gens, les amener dans des camps juste pour les faire tuer", Jean-Marie Le Pen répond : "Mais, ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés."


Et lorsque les deux journalistes évoquent les travaux des historiens, il réplique que "ce n'est pas le problème". "Je n'ai pas contesté, j'ai dit que c'était un détail", précise-t-il en ajoutant : "En quoi cela méritait-il 150 millions (d'anciens francs) d'amende ?"

M. Le Pen, injoignable, a affirmé, vendredi 25 avril, via un communiqué qu'il n'avait "pas autorisé" le magazine Bretons"à publier cette interview" et même qu'il le lui avait "interdit expressément par lettre recommandée il y a 15 jours". "Vrai" répond M. Le Corre, qui précise que ce refus de publication était lié à un différend sur la couverture du mensuel. "Nous avons fait cet entretien le 4 avril à Montretout et l'avons envoyé pour relecture à Jean-Marie Le Pen peu de temps après", explique-t-il au Monde.


Le 14, Alain Vizier, l'attaché de presse du président du FN, se serait inquiété de savoir si celui-ci ferait la couverture du magazine. S'entendant répondre "non" il aurait déclaré que "dans ce cas M. Le Pen n'était pas d'accord pour que l'entretien soit publié". "Le 15, nous avons reçu un mail, puis une lettre recommandée disant : "En désaccord sur les conditions de parution de l'interview que je vous ai accordée, je vous exprime mon refus de la publier."" A aucun moment le président du FN ne fait référence aux propos rapportés dans le magazine.


Marine Le Pen, vice-présidente du parti, a expliqué vendredi sur BFM-TV qu'elle "ne partage pas sur ces événements la même vision que (son)père". "Je crois que Jean-Marie Le Pen ne voulait pas créer cette polémique, puisqu'il a interdit au journal la publication de cette interview", a-t-elle ajouté.


Voulait-il vraiment éviter le polémique ? "On ne venait pas du tout pour le faire parler des Arabes, des juifs ou de la seconde guerre mondiale, mais pour une interview sur le paradoxe qui existe entre le fait qu'il se réclame toujours de la Bretagne alors que le vote breton pour le FN n'existe quasiment pas", raconte M. Denis au site d'information Médiapart.

Inaudible depuis ses revers à l'élection présidentielle, puis aux législatives et municipales, M. Le Pen parvient à refaire parler de lui. N'a-t-il pas dit en 2005 : "Un Front gentil, ça n'intéresse personne !"


Christiane Chombeau


Article paru dans l'édition du Monde.fr du 27.04.08


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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 06:24

Dans quelques semaines les militants socialistes vont devoir se prononcer sur la nouvelle déclaration de principes du Parti Socialiste. Pour alimenter le débat, je vous livre l’analyse de Marc DOLEZ de Forces Militantes et celle du camarade Gilbert SOULET qui analyse lui, les déclarations de 1990 et 2008…

 

A suivre…


          DH

 

Communiqué relatif à la nouvelle déclaration de principes du parti socialiste


Avec sa nouvelle déclaration de principes, le Parti Socialiste décide en fait de s'aligner définitivement sur une social-démocratie européenne qui a perdu depuis longtemps ses points de repères et dont la fragilité résulte de son ralliement au libéralisme économique et de son incapacité à définir un projet alternatif de transformation sociale.


En affirmant l'objectif « d'une économie sociale et écologique de marché », référence explicite au traité de Lisbonne, le Parti Socialiste renonce à la socialisation, même progressive, des moyens de production et d'échange, et donc a un autre mode d'organisation sociale.


Les socialistes fidèles à Jaurès ne sauraient ni accepter ce calamiteux renoncement, synonyme d'abandon des valeurs fondamentales du socialisme ni cautionner, sous couvert de modernisation, l'officialisation de la dérive sociale-libéral.


Pour eux le capitalisme n'est pas un horizon indépassable et le Socialisme reste cette idée neuve pour l'égalité, l'émancipation sociale et la libération des peuples.


Le monde a certes beaucoup changé mais l'exploitation de l'homme et, devant les désastres engendrés par le capitalisme international et financier, rien n'est plus urgent aujourd'hui que de reconstruire une idéologie de rupture pour ouvrir une nouvelle voie.


C'est assurément la conviction de nombreux militants qui, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parti Socialiste, considèrent que la construction d'une véritable alternative exige d'abord de retrouver l'authenticité socialiste.


Marc Dolez http://www.marc-dolez.net/



Par Gilbert Soulet, militant PS, que s'est - il passé en 18 ans ?


l'article 6: Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.


Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale.


Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent les droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l'intérêt général.


Que disait le PS, il y a 18 ans?


Rappel de la Déclaration de principes de 1990


2. Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions.


Le Parti socialiste est donc favorable à une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général.


Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l'entreprise.


Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l'école, l'université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n'accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes.


Un service public fort, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales.


Qu'y a-t-il de changé en 18 ans ?


Quelle est la puissance des partenaires sociaux en question aujourd'hui ?

Quel est le contenu du Traité de Lisbonne à propos du marché ?


et celle des non dits ?


La BCE et l'euro fort, ça vous dit quelque chose ?


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 06:30

Nous vivons une drôle d'époque, où quand l'économie virtuelle (parité des monnaies € / $) l'emporte sur le réel, l'industrie.

 

 

Pendant que les salariés d'AIRBUS manifestent pour défendre leur emploi  le marché applaudit un plan Power 8 renforcé. Le PDG d'Airbus Thomas Enders a tiré les conséquences d'un euro qui ne cesse de s'apprécier face au dollar et qui après avoir franchi les 1,60 dollar est retombé à 1,57 dollar.


Il a donc annoncé le 24 avril 2008 (le jour des manifestations en France) de nouvelles mesures de réduction des coûts dans le cadre d'un plan de rigueur qui pourrait comporter des suppressions d'emplois : «Je ne suis pas en situation d'exclure quoi que ce soit qui puisse permettre d'assurer la compétitivité d'Airbus» a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse de la fédération allemande de l'aéronautique (BDLI) depuis Berlin.


Autrement dit, une nouvelle vague de licenciements pourrait avoir lieu après les 10 000 suppressions d'emplois prévues d'ici à 2010 dans le cadre du programme Power 8 car les difficultés de l'avionneur européen ne sont pas derrière mais «devant nous» avec une hausse spectaculaire du dollar face à l'euro. En effet, entre le plan Power 8 et aujourd'hui, l'euro est passé de 1,35 dollar à environ 1,58 dollar.


Le plan Power 8 rejoint le plan Vision 2020


Airbus ne procède pas à un plan de rigueur pour activité en baisse mais à cause d'un trop-plein d'activité. C'est le président du GIFAS, Charles Edelstenne, qui lors de la présentation en mars 2008 du bilan de l'industrie aéronautique et spatiale française pour 2007, l'a le mieux expliqué.


Certes le secteur a enregistré des résultats meilleurs que ceux de 2006 et même au-dessus des records atteints en 2005 du fait de la progression constante du trafic aérien, mais le dollar menace : «Ces résultats cachent une réalité très préoccupante. Avec une parité de plus de 1,50 dollar pour 1 euro, la rentabilité des commandes enregistrées est remise en cause. Les moyens déjà utilisés (couverture de change, gain de productivité, etc...) pour compenser la baisse du dollar ne suffisent plus, nous contraignant à la délocalisation partielle de nos activités».


EADS devrait non seulement restreindre les effectifs en Europe mais aussi sous-traiter comme le prouve la cession des sites, et produire ailleurs via des acquisitions.


Après avoir annoncé l'acquisition d'une société californienne, EADS s'intéresse en effet de près au Mexique, le marché sud-américain le plus attractif et cible majeure pour le groupe.


Mais l'externalisation à outrance peut comporter un risque : l'exemple de Boeing et des retards successifs sur le 787 montrent les limites de ce procédé, le président de Boeing lui-même ayant reconnu être allé trop loin dans l'externalisation du 787.


Après l'annonce du patron d'Airbus, l'action a flambé en bourse de plus de 5%.

 

Le travail va quitter l'Europe, et la « bourse » s'en réjouit ! Drôle d'époque... Nous avons du soucis à nous faire pour l'industrie et donc l'emplois  en Europe.


DH




Point de vue:< http://www.observatoiredeleurope.com/index.php? >

  
 

Conformément au traité de Maästricht, la BCE s'obstine...

 

Alors que l'euro vient d'établir un nouveau record historique face au dollar, le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de garder son principal taux directeur inchangé à 4%. Cette décision est motivée par la montée de l'inflation en zone euro, qui s'établit désormais à +3,5% par an, c'est-à-dire à un niveau très supérieur à la limite maximale de +2% fixée par le traité de Maastricht.


La décision de la BCE est donc l'application stricte de ce fameux traité que le RPR, l'UDF les Verts et le PS avaient ardemment appelé les Français à ratifier en 1992, sous un déluge de propagande, en leur affirmant qu'il était la clé de la croissance, de la prospérité et de l'emploi... La décision de maintien des taux à un niveau inchangé a d'ailleurs été prise à l'unanimité des gouverneurs de la BCE. Voilà qui prouve une nouvelle fois l'imbécillité ou le mensonge délibéré de ceux qui osent faire croire aux Français que la rigueur de la BCE serait due au seul Jean-Claude Trichet. Le président de la BCE n'est qu'un commode bouc émissaire pour tous ceux qui refusent de regarder la réalité en face : à savoir que ce sont le traité de Maastricht et le concept même de monnaie unique pour 13 économies différentes qui sont la cause de l'impasse économique et financière dans laquelle la France s'enfonce.


Car cette décision de maintien des taux à 4 % n'a pas pour seul effet que de tenter d'enrayer l'inflation. Le revers de la médaille, c'est qu'elle renforce encore un peu plus l'attractivité de l'euro face au dollar pour les spéculateurs internationaux. Le taux de refinancement de l'euro est en effet supérieur de 175 points de base au taux de base de la Réserve fédérale américaine (2,25%), et celui-ci a vocation, semble-t-il, à être encore abaissé rapidement au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure que le château de cartes financier va s'effondrer aux Etats-Unis.


Du coup, l'euro est voué à grimper encore plus haut, toujours plus haut. Pendant que les « responsables » politiques, complètement dépassés par les événements, continuent à endormir la population par des propos lénifiants, les analystes financiers les plus sérieux envisagent désormais, loin des micros et caméras, que l'euro pourrait atteindre 1,70 ou 1,80 dollar d'ici à la fin de l'année. A ce niveau, la grande majorité des exportations françaises auront perdu toute compétitivité face aux productions hors zone euro et le phénomène des délocalisations deviendra alors torrentiel, détruisant tout ce qui reste d'appareil industriel en France, et d'emplois qui vont avec. Ceux qui s'en sortent les moins mal sont, comme d'habitude, les Britanniques. Car ils ont eu la grande intelligence de ne pas adopter l'euro, et ils s'en félicitent chaque jour, tout comme les Danois et les Suédois. D'ailleurs, au moment même où la BCE décidait de maintenir son taux directeur inchangé, la Banque d'Angleterre a au contraire décidé d'abaisser de nouveau d'un quart de point le sien. Du coup, la livre sterling va pouvoir continuer à ne pas trop s'apprécier par rapport au dollar, tout en se dépréciant par rapport à la folle envolée de l'euro. Le plus savoureux de l'histoire, c'est que Nicolas Sarkozy, lors de son récent voyage à Londres, a trouvé malin de faire une sortie contre l'envolée de l'euro, au cours d'une grande réception que le Lord Maire de la capitale britannique donnait en son honneur. Le président de la République savait-il que le Royaume-Uni n'a justement pas adopté l'euro ? En tout cas, les hôtes de marque qui l'écoutaient ont approuvé avec un sourire en coin, voyant dans cet étrange discours soit l'incompétence phénoménale de l'hôte de l'Elysée, soit un hommage vibrant du vice à la vertu.


Jeudi 10 Avril 2008


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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 06:08

 

Jean – Luc Mélenchon a lancé le débat sur son blog, avec une position qui va à l’encontre du discours ambiant. Sur son blog, cela a généré des milliers de commentaires d’internautes. Il a défrayé aussi les médias, tout du moins certains. Dans son dernier billet, il revient sur cet évènement, et surtout apporte de nouveaux éléments pour étayer sa thèse. Il s’intéresse notamment aux cas de Robert Ménard et les origines du financement de Reporter sans Frontières et du député Lionel LUCCA, le président du groupe France Tibet à l’Assemblée Nationale.


C'est à prendre en compte dans la réflexion sur un sujet où il est plus difficile qu'il n'y parait d'avoir une position claire...


DH



Je ne suis pas d'accord avec le boycott des jeux de Pékin et la propagande anti chinoise, suite



Ma note précédente, concernant les Jeux Olympique, le Tibet et la Chine, aura été un évènement pour moi, compte tenu du nombre des réactions qu'elle a provoqué. Ce n'est surement pas la note la mieux écrite depuis que je tiens ce blog. J'ai rédigé un peu vite et la forme s'en ressent. Pas le fond, heureusement. Il est sans ambigüité. Bien sur, je persiste et signe. Depuis, l'onde de choc des dégâts provoqués par les manifestations anti-chinoises à Paris se propage. Petit à petit nombreux sont ceux qui réalisent qu'ils ont été manipulés. Dans cette note aujourd'hui je commence par parler de mon texte précédent et des réactions qu'il m'a permis de connaître. Puis je reviens sur les faits en cause. Et j'ajoute un mot plus général à propos de la Chine.

 

Lire la suite

 

Sans oublier son dernier article…

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 05:48

Il y a quelques temps j'avais parlé de la nécessaire solidarité des salariés français avec ceux de DACIA en Roumanie. Le conflit est maintenant terminé. Il convenait de faire un point de la situation, sur cet évènement porteur d'espoir...


Par le réseau PRS13, merci Stéphane, j'ai récupéré cet article intéressant sur le sujet.


DH


 

A Pitesti, le printemps des peuples ?


Pendant quelques jours, fin mars début avril, la capitale de l'Europe n'a plus été la Banque centrale de Francfort, mais les usines Dacia qui fabriquent la Renault Logan, à Pitesti, dans le Sud de la Roumanie. Contre la fausse Europe du capital, s'est dessinée la vraie Europe du travail.


Le 11 avril, après 19 jours de grève totale, les ouvriers de Dacia ont gagné. 12.000 grévistes ont gagné contre la multinationale française Renault, qui s'était implantée en Roumanie précisément pour profiter des bas salaires.


Ceux-ci restent bas : la hausse arrachée, de 97 euros, représente un gros caddie de supermarché en France. C'est le tiers des salaires des ouvriers roumains de Dacia, auquel il faut ajouter une prime momentanée d'environ un mois de salaire. La revendication était bien sûr plus élevée, mais le résultat clef de la grève est moral et politique : c'est l'union grandissante des travailleurs, en Roumanie et en Europe.


Une fois la décision de reprendre le travail prise, 2000 ouvriers ont fait un "baroud d'honneur" en manifestant au centre-ville de Pitesti -les usines forment une sorte de seconde ville, à vingt kilomètres- devant les magasins de luxe réinstallés dans les immeubles "socialistes" du temps de Ceaucescu, sous une banderole disant: Roumanie réveille-toi, nous ne voulons pas être esclaves dans l'Union Européenne !


Les grévistes ont résisté aux menaces de la multinationale qui a évoqué la délocalisation de ses productions de la Roumanie vers la Russie et le Maroc, aux provocations et agressions les plus variées, à un long black out médiatique européen, et à la tentative de faire déclarer leur grève illégale.


Arrêtons-nous un instant sur ce dernier aspect : c'est bien entendu le rapport des forces et le soutien à la grève dans la population qui ont poussé le tribunal de Pitesti à admettre la "légalité" de la grève, mais c'est cette décision judiciaire qui a constitué le coup de grâce aux patrons. Selon la loi roumaine, législation antigrève qui cumule l'héritage du régime stalinien d'avant la révolution de 1989 et les volontés de l'Union Européenne, pour être légale une grève doit avoir l' "adhésion" immédiate de la majorité absolue du personnel et faire suite à de longues "négociations" que les patrons peuvent toujours faire traîner en longueur, avec des syndicats qui soit n'existent pas, soit sont clandestins, soit sont à la botte du patron. En commençant dans les faits à casser les lois anti-grèves, la grève de la Logan a bouleversé ces relations et ouvre assurément une époque de montée ouvrière dans le pays, voire dans la région.


Enfin, dans la dernière phase de la grève, la solidarité syndicale européenne est devenue concrète. Là encore ce sont les ouvriers de Dacia qui sont allés la chercher, eux-mêmes et par eux-mêmes, en envoyant une forte délégation à la manifestation organisée sous l'égide de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) à Ljubliana en Slovénie, pour des hausses de salaires, le 5 avril. Début avril, la CGT des usines Renault en France a commencé à organiser des collectes de solidarité, a distribué un tract très clair sur le thème Même patron, même combat, a envoyé un délégué sur place accompagné d'un délégué CFDT.


Après avoir fait le silence, les médias ont la tentation de folkloriser ce qui vient de se passer, en en faisant une péripétie "balkanique", mais c'est impossible : c'est bien dans toute l'Europe que montent les revendications salariales, mais c'est dans le monde entier que toutes les hausses de salaires arrachées par les luttes des travailleurs sont mangées par la hausse des prix de la nourriture, des carburants et des loyers.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 06:00

Le congrès socialiste est lancé. La première démarche sera la soumission au vote des militants le 29 mai prochain de la déclaration de principe du PS. Ensuite viendra le temps des contributions puis des motions. Pour connaître le calendrier, cliquez ICI .


On peut se moquer de ce genre de texte, et dire que les français attendent autre chose que des bonnes paroles. C'est vrai et faux à la fois. Pour apporter des réponses, encore faut -il savoir ce que nous voulons et sur quoi nous sommes d'accords entre nous ! Ensuite, lorsque des textes sont adoptés, il ne faut pas qu'ils soient ensuite oubliés et enterrés...


Ce congrès du PS doit être celui de la clarification de la ligne politique. D'ores et déjà, Trait d'Union s'est lancé dans le débat, en lançant un appel « Un autre futur est possible ».


La déclaration de principe ne doit pas être aussi anodine que cela, car elle a retenue l'attention des médias ces derniers jours.  


A suivre...


DH

 


Parti socialiste 16 avril 2008

 

 

DECLARATION DE PRINCIPES

 

PREAMBULE

 

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de la peine de mort. Ces ambitions sont plus que jamais d'actualité. Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C'est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est « d'aller à l'idéal et de comprendre le réel », d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.


I - NOS FINALITES FONDAMENTALES

 

Art 1

Être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.


Art. 2

L'égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu'il s'agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.


Art 3

Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l'émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd'hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l'environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l'intérêt général, le développement et l'écosystème. Conscients de l'étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.


Art 4

Le progrès, synonyme d'amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l'exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L'expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l'ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l'avenir de l'humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l'arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l'acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l'utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l'aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l'être à l'aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d'existence et de travail des individus.


Art 5

La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l'action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c'est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l'évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.


II - NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

 

Art 6

Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier. Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale. Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnés par la puissance publique garante du long terme et de l'intérêt général.


Art 7

Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production. C'est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c'est un moyen individuel et collectif d'insertion, de reconnaissance, d'émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance. La qualité de l'emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l'accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.


Art 8

Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d'abord l'investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l'État pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l'État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture.


Art 9

Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l'Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l'Union européenne et de sa détermination.


Art 10

La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, œuvrant pour la paix, les droits de l'Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.


III - NOTRE PARTI SOCIALISTE

 

ART 11

Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s'organise au service de l'engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d'un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l'indépendance de l'information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.


Art 12

Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l'État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu'un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu'elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.


Art 13

Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et d'inégalités.


Art 14

Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au cœur de ses valeurs. Il veut allier la présence d'un Etat régulateur et garant de l'équilibre -y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.


Art 15

Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.


Art 16

Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l'ouverture. L'accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.


Art 17

Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne qu'il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d'assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.


Art 18

Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu'elles qu'en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l'ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l'Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu'elle tend à être aujourd'hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.


Art 19

Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l'intérêt général du peuple français.


Art 20

Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales... Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l'engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.


Art 21

Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 06:14

Nicolas Sarkozy n'est pas aussi fou qu'on le prétend parfois. Il est au contraire très cohérent dans sa démarche pour institué en France un système ultralibéral. Jour après jour il avance avec de nouvelles mesures qui remettent en cause le fonctionnement même de notre société.
 
Il s'attaque en force aux services publics avec la nouvelle carte judiciaire, aux hôpitaux dorénavant et des fermetures annoncées. Pour l'Education c'est la suppression de postes, qui ne seront pas sans conséquences comme par exemple le bac pro en 3 ans au lieu de 4 actuellement. La politique familiale pratiquée jusqu'à ce jour en France est remise elle aussi en cause avec les allocations familiales revues à la baisse et la suppression puis rétablissement de la carte famille nombreuse. Pour nos soins de santé, c'est désormais le remboursement des lunettes qui est remis en cause, en transférant la charge aux mutuelles, ouvrant la porte à la sécu privée, etc. Il revoit les critères à la hausse  pour l'accès au logement social, afin de réduire le nombre de demandeurs, etc.
 
Il faut défendre nos services publics, qui ne sont pas que des dépenses, mais des éléments essentiels de la cohésion de notre société. C'est un véritable choix politique, pas seulement basé sur le tout profit. Non, l'Etat ne doit pas se gérer comme une entreprise. Les finalités de l'un et de l'autre ne sont pas les mêmes !...
 
DH


Le service public est notre richesse,
 

Mobilisons-nous !

 

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l'innovation et la croissance à la traîne... Dans un tel contexte, chercher à accroître l'efficacité de l'action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.


Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d'une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l'activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.


L'intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d'indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.


Mais ce n'est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d'externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s'accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s'attaque frontalement à l'ensemble de la Fonction publique d'État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d'autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports...), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.


Contrairement à ce qu'il prétend, le Président de la République n'a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l'action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d'intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l'emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d'emploi à la situation critique de l'hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l'Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l'État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l'emploi public territorial.

Comme l'a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l'État supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'État sur son territoire. »


Nous ne l'acceptons pas !


Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l'amélioration de services publics de proximité :


Nous sommes partisans d'une modernisation de la Fonction publique en réponse à l'évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.


Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l'évaluation associant citoyens et agents.


Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.


Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d'un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.


Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l'Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.



Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d'efficacité économique et sociale de tous les services publics.


 


 
Premiers signataires :
 

Jean-Claude AMARA (Droits devant),

Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),

Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),

Pierre BAUBY (CELSIG),

Claude BERNARD (président de l'UNRPA),

Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),

André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),

Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),

Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),

Didier DAENINCKX (Ecrivain),

Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),

Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),

Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),

Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),

Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),

Marie-Madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),

Denis DUBIEN (Directeur Territorial),

Jean-Pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme),

Jean-Michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement),

Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),

Jean-Baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),

Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),

Nathalie FERRE (présidente du Gisti),

Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),

Jean GADREY (Economiste),

Didier GELOT (Fondation COPERNIC),

Jean-Pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),

Pascale GONOD (Professeure des Universités),

André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpêtrière),

Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public),

Faride HAMANA (Président FCPE),

Jean-Marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),

Liêm HOANG-NGOC (économiste),

Yves JEAN (Universitaire),

Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),

Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),

André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),

Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),

Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),

Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),

Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),

Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),

Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),

Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),

Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),

Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),

Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),

Catherine MILLS (Universitaire économiste),

Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),

Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),

Alain OBADIA (Membre du CES),

Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),

Patrick PELLOUX (Président AMHUF),

Jean-Marie PERNOT (Chercheur IRES),

Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),

Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),

Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),

Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),

Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),

Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),

Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),

Henri STERDYNIAK (Economiste),

Fodé SYLLA (Membre du CES),

Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),

Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),

Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),

Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)




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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 05:57

Jean-Luc Mélenchon était interviewé dan le journal La Provence ce dimanche 20 avril 2008... Le journaliste écrit qu'il est isolé au sein du PS, ceci dit il l'interroge, donc ce qu'il a à dire doit intéresser !
 
DH
 

Jean-Luc Mélenchon : "Le PS doit parler du contenu"
 

Le sénateur socialiste fait le point sur l'avenir de son parti


Sénateur socialiste de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon campe toujours sur des convictions solidement ancrées à la gauche du PS. Et cela même s'il apparaît de plus en plus isolé au sein de sa formation politique. Un isolement accru par ses prises de position sur la question du Tibet.


À la veille du congrès de Toulouse, les socialistes sont divisés entre ceux qui voudraient ne s'intéresser qu'au projet et ceux qui pensent que la priorité sera de choisir un nouveau premier secrétaire, voire de désigner le futur candidat socialiste à l'Élysée. Dans quel camp vous rangez-vous ?


Jean-Luc Mélenchon :
Je pense que les deux doivent être compatibles. Aujourd'hui, la politique est, hélas, extrêmement personnalisée, et, malheureusement, ce processus de personnalisation aboutit à la dépolitisation des personnes. On assiste ainsi trop souvent à un affrontement des personnalités. Mais on ne peut aller contre l'ordre médiatique, et l'ordre médiatique a décidé que c'était cela qui devrait être le sujet de notre discussion.


D'un autre côté, il faut aussi que l'on parle de contenu. Et cela d'autant plus que sur le fond, le PS doit arbitrer sur des questions tout à fait décisives. Je pense en particulier à sa stratégie européenne. Dorénavant, parce qu'il a adopté le Traité de Lisbonne, il s'est mis dans l'impossibilité quasi-totale de réclamer quelque chose qui ne serait pas dans le traité qu'il a approuvé.


Il doit par ailleurs clarifier son choix d'alliances. Pendant des mois et des mois, les principaux dirigeants socialistes ont pris exemple sur l'Italie qui était le pays de leur rêve. Ils se sont inspirés du modèle de la "Fabrica" inventée par Romano Prodi. Tout cela a débouché sur un désastre de première grandeur, à l'issue duquel, c'est Silvio Berlusconi qui revient au pouvoir.


On voit qu'il y a du pain sur la planche en ce qui concerne le fond. À propos du système d'alliances, le PS hésite entre des accords avec les seules formations de la gauche et la tentation de nouer une alliance avec le MoDem. Quelle doit être sa stratégie ?


J-L. M. : Il y a une hésitation tout à fait évidente. Certains dirigeants du parti, à commencer par Ségolène Royal, sont partisans de l'alliance avec le MoDem. D'autres, comme moi, y sont absolument hostiles. Je considère, en effet, que le MoDem est une fraction de la droite. Et, au milieu, il y a des gens qui rêvent à l'impossible, c'est-à-dire à des alliances qui iraient du MoDem à l'extrême gauche. Il faut trancher dans cette cacophonie. Je pense que la place du PS est à gauche, et c'est à gauche qu'il doit conclure des alliances.


Maintenant, il ne faut pas croire qu'un système d'alliances dispense du travail politique de conviction. Je crains que la discussion sur les alliances ne soit souvent un substitut à ce travail de fond. Si l'on est incapable de convaincre les électeurs, on ne peut espérer obtenir leur appui, quelles que soient les alliances passées.



Un certain nombre de candidats au poste de premier secrétaire se présentent pour éviter un duel Royal-Delanoë. Est-ce une attitude pertinente ?


J-L. M. : Cela part d'un bon sentiment. Et j'observe que ceux qui font don de leur personne de cette manière ne s'oublient pas. Mais on ne sait pas si Delanoë a l'intention d'être candidat. Et, en fait, on travaille pour l'instant sur des rumeurs.


La majorité traverse une phase difficile. Pensez-vous que cela puisse profiter au Parti socialiste ?


J-L. M. : Je ne sais pas si cela lui est possible. Il a remporté les élections locales, et on peut donc dire qu'il a le vent en poupe. Le désordre à droite pose surtout un problème sur l'orientation de la politique du pays. Or, c'est peut-être là-dessus que le PS est moins au cœur qu'il devrait l'être. Je pense en particulier aux politiques de réduction de la puissance publique.


Sur ces questions, certains pensent que l'État doit être très présent avec des services publics de très haut niveau, d'autres pensent que le marché doit avoir davantage de place. Cette hésitation peut donner, de l'extérieur, le sentiment que nous ne sommes pas capables de capitaliser sur le refus que les gens peuvent exprimer à l'égard des mesures les plus brutales de la droite, comme l'augmentation du prix du gaz, l'histoire de la carte de famille nombreuse et, plus important que tout, la réduction du budget de l'Éducation nationale.


Bertrand Delanoë veut faire du dalaï lama un citoyen d'honneur de la ville de Paris...


J-L. M. : Je pense que c'est une provocation inutile. D'autant plus que le dalaï lama, en tant que chef religieux, a des positions que les socialistes ne peuvent pas approuver : la condamnation de l'homosexualité et le droit à l'avortement.


Par Philippe Reinhard (laprovence.fr)


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 06:22

Et c'est reparti en Italie pur Berlusconi III. C'est une tragédie à l'italienne comme le rappelle François Delapierre de PRS.

 

Cet échec a bien sûr de multiples raisons, avec d'une part la chute de Romano Prodi le partisan de la grande ouverture et le choix de Walter Veltroni et son programme.

 

Bien sûr, ce sont les italiens qui ont voté et choisi Berlusconi avec tout ce qu'il représente.

 

A méditer en France, car le modèle Italien est celui de personnalités comme Ségolène Royal, et d'un courant de pensée du PS...

 

DH



Une tragédie italienne par François Delapierre de PRS


Un désastre. La gauche italienne a été écrasée par Berlusconi. A l'heure de notre bouclage, les résultats quasi définitifs donnés par le ministère de l'intérieur sont hélas sans appel. Au Sénat comme à la Chambre des députés, la coalition de droite obtient 47 % des voix contre 38 % à celle du Parti Démocrate. Une avance de 10 points ! Dès lors la droite obtient la majorité absolue dans les deux chambres, ce dont beaucoup doutaient à la veille du vote. Berlusconi, premier chef de gouvernement italien à avoir fait un mandat entier, est placé pour cinq ans à la tête du pays. Avec la xénophobe Ligue du Nord qui double son score au sein de la coalition majoritaire.


Pourtant, c'est peu dire que le premier gouvernement Berlusconi a mobilisé contre lui les profondeurs de la société italienne. Pendant cinq années, ses principaux choix ont été contestés : intervention en Irak, reculs du droit du travail, concentration des médias, mise au pas de la justice... Sur chacun de ces sujets, Berlusconi a vu se dresser face à lui des millions de manifestants, des grèves massives, de très nombreux intellectuels et artistes. Un mouvement finalement impuissant à empêcher son retour, faute d'une gauche capable de proposer une stratégie et un projet victorieux.


Car il faut bien dire l'écrasante responsabilité de la gauche italienne dans cette déroute. On a trop salué de ce côté-ci des Alpes ce "formidable laboratoire politique" pour ne pas tirer les leçons des expériences lamentables qui s'y sont succédées.


D'abord le ralliement de la gauche au démocrate-chrétien Romano Prodi. Après l'enthousiasme des "primaires" si souvent données en exemple, son gouvernement a suscité une lourde déconvenue. L'éditorialiste du Monde le dit à sa manière : "Le gouvernement de centre-gauche mené par Romano Prodi n'a pas démérité. S'il est désavoué par les électeurs, c'est au contraire parce qu'il a su engager des réformes courageuses que l'équipe précédente, justement présidée par M. Berlusconi, avait négligées."


Au-delà des réformes libérales impulsées par Prodi, la gauche paie aussi l'échec d'une formule politique, la "Fabbricca". Celle-ci a accouché d'un attelage sans vrai programme commun. Les primaires ont produit une personnalisation à outrance. Prodi a pensé gérer les contradictions de fond par la distribution de maroquins (100 ministres !). Mais les sujets fondamentaux, comme la réforme des retraites ou la question du maintien des troupes en Afghanistan, sont venus ébranler la cohésion de la majorité. L'alliance au centre s'est révélée un désastre : c'est le retrait de la composante centriste qui a fait chuter Prodi au bout d'à peine un an et demi de gouvernement. La fameuse coalition "arc en ciel", ce grand parti qui va du centre aux trotskistes, où tout le monde gouverne en même temps sur des lignes différentes, a prouvé son inefficacité.


Après la chute de Prodi, le parti social-démocrate, majoritaire dans la coalition, a choisi de poursuivre dans cette voie. Il a fusionné avec le parti chrétien de Prodi pour donner naissance au Parti Démocrate. Investi par de nouvelles primaires, ayant mobilisé officiellement 3,5 millions de citoyens, son leader Veltroni a refusé toute reconstitution d'un parti "traditionnel". Fini les courants, les adhérents, les instances collectives et autres formules prétendument dépassées. Fini même le lien avec la gauche. Le Parti Démocrate a ainsi refusé d'adhérer à l'Internationale Socialiste. Dixit Veltroni : "Nous sommes réformistes, non de gauche.". Seul modèle revendiqué : le parti démocrate américain.


Pendant la campagne, Veltroni a précisé que le PD se situait "à équidistance des travailleurs et des entreprises". Son programme est allé très à droite : baisse des impôts, libéralisation accrue de l'économie, soutien au bradage d'Alitalia... Quant à sa stratégie d'alliance, elle a tenu dans le refus de tout rapprochement avec la gauche radicale, accusée d'avoir affaibli Prodi alors même que c'est le parti centriste qui a fait chuter son gouvernement. Privée à la fois d'alliance électorale, décisive en raison du mode de scrutin italien, et de perspective gouvernementale, la gauche radicale s'est contentée de faire campagne sur le thème "la gauche doit continuer à exister en Italie". Cet appel à la biodiversité politique n'a pas été entendu : l'autre gauche n'atteint pas les seuils de 4 % des voix au Sénat et 8 % à la Chambre des Députés nécessaires pour avoir des élus. La LCR italienne est à 0,5 %. L'appel au vote utile a fonctionné à plein : le Parti Démocrate a siphonné les voix de la gauche radicale. Mais incapable de créer la moindre dynamique en sa faveur, il n'a pas fait davantage que ce qu'avait obtenu ses propres composantes à la dernière élection. Sans les voix de l'autre gauche, la gauche tout entière est minoritaire.


Ségolène Royal ne s'est pas cachée de chercher son inspiration dans la gauche italienne. Au lendemain de la présidentielle, elle avait rencontré Veltroni pour évoquer la création d'un groupe d'une "vingtaine de personnalités" attachées à "moderniser la politique" afin de "construire de nouveaux points de référence idéologiques pour la gauche européenne". Qu'en est-il aujourd'hui ? Souhaitons que ce débat ait lieu. Car sinon la tragédie italienne pourrait devenir française
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 12:30

Réunion de Trait d'Union 13

 

 

Trait d'Union 13  se réunit le lundi 21 avril à 18h30 à la salle Marius Pascal de Septèmes-les-Vallons.

 

Une période électorale longue et intensive vient de s'écouler. Maintenant que la dernière échéance, l'élection municipale, est terminée, il est temps que nous nous retrouvions tous pour faire un bilan des élections municipales et un point de politique générale.


Tous les camarades du PS qui se sentent proches de la mouvance Trait d'Union (*) sont cordialement invités.


DH




(*) Trait d'Union est la mouvance du PS animée par Pascale LE NEOUANNIC, Jean - Luc MELENCHON et François DELAPIERRE.  Trait d'Union avait déposé une contribution lors du dernier congrès du PS du Mans.


A lire ou relire, cliquez ICI


PRS est une association plus large qui rassemble des militants de divers horizons, affiliés ou non au PS, et à d'autres partis politiques.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste