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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 06:15

J'en avais entendu parler, et un camarade m'a fait passer le billet qui suit. Il s'agit de la chronique du journaliste de Canal+ au sujet du temps de travail en Europe. Dans une excellente chronique, il a rétabli quelques vérités qui vont à l'encontre de la pensée unique au sujet du temps de travail en France en Europe...

 

Merci Léon, pour ton travail de journaliste !


DH


Durée du travail en France : un mensonge d'Etat, par Olivier BONNET


"La France ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c'est grossièrement faux.


Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique d'hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques :


Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures).



Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures.


"Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement." "Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont (...) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (...) Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."


C'était le 12 mai en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu'un dans l'opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?

 

 

 

Le lendemain, Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outremer, tente une fois de plus de propager le mensonge, mais il se fait reprendre de volée par Léon Mercadet.

 

 


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 22:03

Pour en finir avec le sujet du  post du Mercredi 23 mai 2007

 

« Groupe de Résistance identitaire Français : Attention danger pour la démocratie »

 

et surtout avec les plus de 220 commentaires qui ont suivi…

 

 
DH
 
Nb : Je n’ai été informé qu’en juillet 2008 de l’épilogue de cette affaire et ce post a été anti-daté.
 

 
PRISON AVEC SURSIS POUR LE BLOGUEUR « RACIALISTE »


24 mai, 2008


L'ex-président de l'association « Faisceaux », Denis Chabert, a été condamné hier à Montélimar (Drôme)


Les apparences sont parfois trompeuses. En voyant Denis Chabert à la barre du tribunal correctionnel les mains croisées dans le dos, sa corpulence bonhomme engoncée dans un tee-shirt blanc et ses cheveux ras, on n'imagine pas qu'il se faisait, il y a quelques mois encore, le chantre de thèses « racialistes » et recommandait le IIIe Reich à tous les nationalistes européens

.

Des propos imputables à ses médicaments ?


Mais hier, le président de l'association Faisceaux, créée en juin 2007 et dissoute en décembre, a changé son fusil d'épaule à l'audience. Denis Chabert a reconnu avoir tenu sur son blog, des propos « racialistes ». Car à l'époque, il se définissait ainsi. « J'étais racialiste, c'est-à-dire que je reconnaissais qu'il existe des différences entre les races ». Quant au camp d'entraînement identitaire qu'il proposait à ses adhérents ou à d'autres bloggeurs, il voyait plutôt ça comme des « camps scouts, mais avec des échanges d'idées politiques autour du feu ».


« J'ai changé. Je me suis aperçu de la gravité de ce que j'avais écrit. J'ai dissous l'association, j'ai fermé le blog, et je me suis fait hospitaliser ».


En substance, le prévenu a expliqué qu'après une tentative de suicide en 2006 et des changements dans le traitement médicamenteux de ses problèmes psychiatriques. Une surdose de ces médicaments serait à l'origine d'une haine grandissante en lui qui aurait abouti à cette association et à ce blog.


« L'idéologie de bazar qu'on trouvait sur son blog, justifiée par de pseudo-thèses scientifiques légitimant le racisme, est pernicieuse et peut influencer des gens. Il affirme ne plus être raciste après sa cure de sevrage... Je crois plutôt que c'est dû à la plainte du Mrap, la lettre du préfet et aux poursuites du parquet. J'aurais aimé qu'il ait un peu plus de courage de ses opinions, mais raciste et pas très courageux, ça va bien ensemble » a estimé le procureur-adjoint Gilbert Emery en requérant contre Denis Chabert, huit mois de prison dont quatre assortis de sursis, l'affichage de la décision et la privation des droits civiques, civils, et de famille pendant 5 ans.


Le ministère public requiert une partie de prison ferme


L'avocate du prévenu, Me Vernet-Joset, a insisté sur les problèmes psychiatriques de son client. « Il n'est pas devenu raciste à cause des médicaments, mais cette surdose a eu un effet désinhibiteur qui l'ont amené trop loin. Depuis sa cure, il a pris du recul, réfléchi, et il regrette sincèrement ses propos. Les réquisitions du ministère public sont très sévères. Je ne pense pas que la détention soit une solution. Il est sur la voie de la rédemption. À la justice de lui montrer la voie de la tolérance » a plaidé l'avocate en demandant que la totalité de la peine soit assortie de sursis avec mise à l'épreuve.


Le tribunal correctionnel a reconnu Denis Chabert coupable et l'a condamné à un an de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans avec obligation de travailler, de se soigner, d'effectuer un stage de citoyenneté et l'interdiction de détenir une arme.


Il a aussi été privé de ses droits civiques, civils, et de famille pour cinq ans.


Source : « Le Dauphiné Libéré » - Samedi 24 mai 2008 - Page 4

 


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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 06:24

PRS à la Fête de l'HUMANITE à Marseille le 24 mai

 


 

PRS 13 était présent et tenait un stand  à la fête de l'HUM au parc Chanot à Marseille. C'était l'occasion de voir que PRS est plutôt bien connu et apprécié des militants communistes et autres visiteurs.

 


Avec Paul de Vitrolles, nous sommes allés tenir avec le stand pour aider Hélène...Cela a été l'occasion d'échanges fructueux avec les visiteurs.


Construire l'Union des Gauches, c'est aussi cela...


DH

 

     Paul, Hélène et une militante d'ARLES


 

 

 

La Fête de l'HUMA, c'est bien sûr des débats...


 


 


 

 


                                                                                                          






Expliquer, convaincre, Hélène à la tâche...

 


 


 


 


 

Paul et votre serviteur ! (Photo prise par les camarades du PCF 13)

 

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 06:11

Dans le registre, on s'en fout !


Disons, que la page Vitrolles avec le couple Mégret est définitivement close.


Pour en savoir plus sur cette époque, vous trouverez beaucoup d'archives et d'articles de presse sur la fameuse période 1997-2002...


Contrairement à ce que dit l'article de La Provence, Bruno Mégret n'a jamais été maire de Vitrolles, car inéligible. C'était sa femme qui était en première ligne, même si lui gérait dans l'ombre...


Pour finir, j'ai la modestie d'être fier d'avoir fait partie de l'équipe qui en 2002, a mis le couple Mégret hors de Vitrolles. Encore que cela reste relatif, car ils n'ont jamais habité notre ville !...


DH


Bruno Mégret se retire de la vie politique
 

La Provence.com mardi 20 mai 2008


L'ancien maire de Vitrolles, n°2 du FN, puis président du Mouvement national républicain (MNR), Bruno Mégret, a annoncé aujourd'hui son "retrait de la politique", dix ans après sa scission d'avec le parti de Jean-Marie Le Pen.


Malgré tous ses efforts, le MNR n'a jamais réussi à rivaliser avec le FN et s'est progressivement étiolé. Aux dernières législatives, le MNR n'avait recueilli que 0,4% des voix, malgré la réconciliation médiatique avec Jean-Marie Le Pen, en 2007.

En novembre 2007, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait infligé à Bruno Mégret huit mois de prison avec sursis, 8 000 euros d'amende et une inéligibilité d'un an pour complicité de détournement de fonds publics. Les faits remontaient à l'époque où Catherine Mégret, son épouse, était maire de Vitrolles (1997-2002).


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Published by Didier HACQUART - dans Mon action d'Adjoint à la mairie de Vitrolles
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 06:33

Manifestation pour défendre les retraites, 6000 suivant la police 60 000 suivant les organisateurs !

 

Je ne sais pas si on était 60 000, mais nous étions assurément bien plus de 8000 le 22 mai à Marseille. Salariés du privé, fonctionnaires et retraités, nous étions nombreux à battre le pavé pour défendre notre retraite et nous opposer aux 41 annuités.


J'y étais bien sur avec mes camarades syndicalistes de la CFDT d'Eurocopter.


Parmi les manifestants, j'ai pu croiser les camarades de PRS au cœur du mouvement social, comme il se doit, avec Hélène, Alain, etc.


Il faut noter la présence du camarade Michel Vauzelle, Président du Conseil général, qui n'hésite pas à remonter tout le cortège de manifestants qu'il n'hésite jamais à saluer. Il reçoit toujours un très bon accueil.


Pour le PS, j'ai croisé Henri JIBRAYEL, Marie - Arlette CARLOTTI et Helene LECACHEUX.


Une manifestation c'est aussi l'occasion de faire des retrouvailles comme mon ex collègue Elue à Vitrolles Nicole GUICHARDAZ, avec Cathy CAU et Henri AGARRAT.


A suivre !


DH

 

 

 



Dans les manifestations, j'aime bien "collectionner" les slogans et panneaux originaux...

 

 

 

 


 


Celui là, je crois connaitre l'auteur !!!!!!


 

 

 

 

 

Et oui...

 

 

 

 

 

 

 

 

    Je crois que Sarko est traité de Charlatan, cela m'étonne !...

 


 

 

 

La camarade Marie - Arlette Carlotti, Député Européenne PS, qui n'oublie pas son engagement syndical et ses camarades de la CFDT d'Eurocopter.

 

 

 

 

 

Derrière la banderole syndicale unitaire, mon ex collègue Elue PC à Vitrolles, Cathy CAU

 

 

 

 

 

Le camarade Vitrollais Bruno BIDET, toujours dans l'action syndicale. on n'est pas toujours d'accord, mais je crois que chacun reconnait l'engagement de l'autre...

 

 

 

 

 

Dans l'ombre, votre serviteur avec les camarades de la CFDT d'Eurocopter !

 

 

 

Michel Vauzelle avec les camarades de Pertuis. La photo est du camarade Gibert SOULET de PERTUIS, mais je ne crois pas qu'il m'en voudra !

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 06:01

Et en plus, il conseille Sarko !


Il prouve au moins que rien n'est inéluctable mais que choix de sociétés...


A voir ou revoir : Joseph Stiglitz sur France - Inter

 

DH


 

«La valeur du loisir est un élément de la richesse» (*)


Pour Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, les salariés doivent profiter des gains de productivité :

 

Recueilli par GRÉGOIRE BISEAU et FABRICE ROUSSELOT


Prix Nobel d'économie, ancien conseiller de Bill Clinton puis chef économiste de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz est l'économiste préféré des altermondialistes. De passage à Paris pour faire la promotion de son dernier ouvrage (1), il évoque, pour Libération, la question de la réduction du temps de travail.


La France fête les 10 ans de ses 35 heures. Une politique de réduction du temps de travail diamétralement opposée à celui des Etats Unis...


Dans le cadre de la mission que le gouvernement de Nicolas Sarkozy m'a confiée avec d'autres experts, nous réfléchissons à la façon d'établir de nouveaux instruments de mesure pour évaluer la richesse d'un pays. Je pense notamment que l'on doit intégrer dans la mesure du PIB ce que j'appelle la «valeur du loisir». C'est important dans une société efficace que les gens qui veulent un travail puissent en trouver un. Mais si ces personnes veulent prendre un mois de vacances durant l'été, est-ce pour autant un «dysfonctionnement» de cette société ? Evidemment non : c'est juste le choix de profiter au mieux des gains de productivité et du progrès technologique. Les Américains travaillent aujourd'hui plus qu'il y a trente ans. Ils devraient pouvoir en profiter plus, mais ce n'est pas le cas. Ils disent travailler pour offrir de meilleures conditions à leurs familles, mais la conséquence c'est qu'ils n'ont plus de temps à consacrer à leur famille.


Alors pour ou contre les 35 heures ?


L'un des enjeux des 35 heures était de partager les heures de travail pour permettre à plus de gens de travailler. C'était aussi l'occasion de trouver entre patron et salariés des accords d'entreprise spécifiques. Il faut développer ces cadres législatifs et sociaux qui permettent à chacun de passer plus de temps en famille quand on en a envie.aspiration sociale légitime et un coût économique global. Ce qui nous enseigne la théorie économique, c'est que lorsqu'une économie augmente sa productivité, le temps de loisir croît. Il y a encore trente ans, il y avait très peu de différence entre la France et les Etats-Unis. Ce qui se passe aujourd'hui en matière de temps de travail aux Etats-Unis est aberrant. Evidemment, cela a un coût économique, plus important à supporter pour une petite entreprise. Quand vous n'avez qu'un comptable et qu'il prend du temps pour lui, ce n'est pas facile à gérer. Tout est donc affaire d'arbitrage : entre une



(1) Une guerre à 3000 milliards de dollars, de Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, Fayard, 354 pp.


(*) Libération.fr du  lundi 19 mai 2008




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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 05:59

Le débat sur l'évolution de la constitution française, à partir des réflexions de la commission Balladur va s'engager dans les prochains jours. Il importe donc de bien comprendre les enjeux et les évolutions qui sont proposées, par rapport une Vème République instituée par et pour le Général de Gaulle et  fortement critiquée (Le coup d'état permanent de François Mitterrand).


PRS, qui se veut une association d'éducation populaire, se livre à une analyse de ces modifications constitutionnelles.


A méditer, comme d'habitude...


DH


Constitution : la cinquième en pire (*)

 

 

En novembre dernier, nous avions critiqué le rapport de la Commission Balladur en alertant sur le « faux rééquilibrage » des institutions qu'il proposait. Le projet constitutionnel présenté le 23 avril confirme sa signification profonde : accentuer la préséance du Président de la République tout en laissant croire au renforcement du Parlement. En effet, toutes les mesures présentées comme un rééquilibrage au profit du Parlement sont en fait des moyens d'affaiblir le Gouvernement et le Premier ministre face au Président. Parallèlement, les changements visant à « rénover les modalités d'exercice du pouvoir exécutif » entraîneraient un nouveau renforcement du pouvoir personnel du Président de la République. C'est au moment où la légitimité du président de la République est au plus bas que celui-ci serait plus que jamais consacré comme la « clef de voute » des institutions.


Des avancées parlementaires en trompe l'œil


Les soi-disant nouveaux pouvoirs du Parlement concernent la fixation de l'ordre du jour des assemblées, l'organisation du débat parlementaire et la responsabilité du gouvernement. Or chacune d'elle comporte au moins un effet mutilant pour le Parlement.


Les deux premières confient en réalité la quasi-totalité du pouvoir parlementaire à des institutions jouant déjà un rôle pratique bien plus important que ne le laisse croire le texte de la constitution : les conférences des Présidentscommissions parlementaires. Ce sont à chaque fois des formations réduites des assemblées parlementaires, une sorte de « Parlement en petit ». Le projet leur confie la plus grande partie du travail parlementaire tant en matière législative qu'en matière de contrôle de l'action gouvernementale. La seule revalorisation de leur rôle concernerait en pratique les présidents des assemblées, des groupes et des commissions ainsi que les membres qui ont eu la chance d'être affecté dans telle ou telle commission lorsqu'un débat s'y déroule. Rien de tel pour dépolitiser les débats parlementaires et limiter l'expression souveraine de la volonté générale à travers l'ensemble des parlementaires. et les


La responsabilité du Gouvernement, qui constitue l'un des traits parlementaires qui subsistent dans la Vème République, est aussi mise à mal par la modification de l'article 49-3. Le gouvernement ne pourrait à l'avenir engager sa responsabilité pour faire adopter sans débat un texte qu'une fois par an, budget de la Nation et budget de la Sécurité sociale mis à part. Nicolas Sarkozy le présente comme une avancée pour le Parlement. Mais il faut constater, et c'est indéniablement l'effet recherché, que celui qui récupère le bénéfice de cette mesure est le Président de la République. En effet, alors que le Gouvernement voit ses capacités d'action sur le Parlement diminuées, le chef de l'Etat, lui, jouit toujours et intégralement de l'arme absolue de la dissolution de l'Assemblée Nationale. Dès lors, le Premier Ministre, censé être le chef de la majorité parlementaire, sort littéralement désarmé de cette réforme, à l'image de sa perte de la « responsabilité de la défense nationale » où il n'est plus qu'un exécutant des décisions présidentielles. Le Président en sort comparativement regonflé puisqu'il reste le seul à bénéficier de pouvoirs réels pour lesquels, en plus, il n'a aucun compte à rendre durant son mandat.


L'hyper-présidentialisation du régime


L'américanisation de notre constitution apparaît à travers les mesures les plus vantées : la limitation à 2 mandats présidentiels et le nouveau droit de message au Parlement. Si la première mesure peut sembler intuitivement favorable à la limitation du rôle du chef de l'Etat, elle ne s'appliquera à l'actuel Président qu'à l'issue de son premier mandat. Il pourra donc théoriquement briguer encore deux mandats successifs, ce qui lui autorise une durée de 15 années d'affilée au pouvoir, jamais atteinte jusqu'à présent. Par ailleurs, aux Etats-Unis, l'argument en faveur de cette limitation est de favoriser l'indépendance et la liberté d'action du Président, éviter la personnalisation et empêcher l'abus des pouvoirs tant, en contrepartie, ils sont considérables. Pour autant, les exemples Bush (père et fils) et Clinton (mari et femme), forme de péronisme à retardement, montrent que le système présidentialiste à l'américaine n'est pas à l'abri de dérives dynastiques dont il était soi-disant protégé par cette disposition.


Le contrôle parlementaire du pouvoir présidentiel de nominations est aussi présenté comme une avancée à l'américaine. Si ce n'est que le Parlement peut effectivement empêcher une nomination aux Etats-Unis, alors que l'avis de la commission parlementaire prévue sera purement facultatif dans le dispositif prévu par Sarkozy.


Pour ce qui est du droit du Président de s'adresser directement et oralement aux assemblées, il faut y voir la fin de son confinement. Les effets sont le recul de l'autonomie du Parlement par rapport au Président et corrélativement le regain d'influence du Président sur le Parlement. Autrement dit, le Président se verrait désormais une arme supplémentaire pour imposer sa volonté au Parlement sans contrepartie pour ce dernier qui sera interdit de vote sur la déclaration présidentielle. Cette disposition introduit une claire hiérarchie ente les deux légitimités démocratiques concurrentes, Président et Assemblée élus pareillement au suffrage universel. Ajouté au pouvoir de dissolution du Président, le droit de message consacre la prééminence du Président sur son Assemblée. L'histoire de nos institutions le confirme. L'interdiction faite au chef de l'Etat de pénétrer dans les hémicycles a ainsi été édictée pour éviter la réédition du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Ses interventions à l'Assemblée, alors qu'il avait été élu Président au suffrage universel, ont facilité son coup de force débouchant sur le rétablissement de l'Empire. Les parlementaires qui auront la responsabilité de la révision constitutionnelle seraient bien inspirés de pratiquer activement le devoir de mémoire, surtout s'ils s'apprêtent à avaliser la modification de l'article 16 qui permet au Président d'exercer les pleins pouvoirs en cas de péril national pendant 30 jours sans contrôle !


(*) http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/960/1/44/



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Published by Didier HACQUART - dans PRS
20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 06:08

Comme d'habitude le « vieil éléphant » du PS se livre à une analyse pertinente de la situation, et rappelle quelques vérités...

 

J'ai bien aimé, la remarque de bon sens sur le dollar et l'€, qui va à l'encontre de ce que nous raconte les médias...

 

« Qu'on arrête de raconter des billevesées sur le fait que "l'euro fort" permet de payer moins cher le pétrole, par exemple. C'est notamment parce que le dollar est faible que les pays producteurs, qui facturent en dollars, l'augmentent ! »

 

A méditer, comme le reste...

 

DH

 


"Ce n'est pas en singeant la droite qu'on va la battre", par Laurent FABIUS

 


Interview de Laurent Fabius publiée dans Paris-Match.


Paris Match. Vous venez d'investir dans une société de vente aux enchères, Piasa. Est-ce un retour à la tradition familiale du négoce d'antiquités ? L'amorce d'une reconversion ?


Laurent Fabius. C'est un hobby. Il s'agit d'une participation, avec des amis, dans une maison de qualité et de renom, de taille moyenne. J'ai toujours été très intéressé par l'art, à la fois traditionnel et contemporain. Je vais souvent à Drouot, je chine chez les brocanteurs, dans les foires à tout... Je mets mon petit chapeau, et hop !


N'êtes-vous pas atterré par l'état de la politique et la course aux ego dans votre propre parti ?


Depuis quelques années, la politique est devenue une sorte de show permanent. On dit que c'est l'influence américaine. Peut-être... Cette conception "bling-bling", à gauche comme à droite, ne m'intéresse pas. Un jour, je l'espère, on reviendra à des critères de compétence et de sérieux. Quant aux concours d'ego dans mon parti, je ne m'en mêle pas. La cuisine interne me déplaît, alors qu'il y a tant de problèmes importants auxquels nous devrions réfléchir : environnement, vieillissement, protection sociale, mondialisation...


Vous vous opposez au duel annoncé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë...


Je ne veux tout simplement pas que l'on tranche en 2008 la question de 2012, ni que l'élection présidentielle paralyse tout. Pour cela, je recommande à mes amis socialistes de soutenir le mouvement des Reconstructeurs, qui partage mon analyse. Mais je ne le conduis pas personnellement. Si ces responsables et ces militants socialistes, qui proviennent d'horizons différents, parviennent à s'entendre et à proposer un projet de fond, ce sera un très bon signe. Ils refusent avec moi la "politique people" et sont également convaincus qu'il faut moderniser la pensée du Parti socialiste, sans pour autant confondre la droite et la gauche.


Le PS est-il au plus mal ?


C'est toute la social-démocratie européenne qui va mal, et c'est à cela qu'il faut réfléchir :


- Le SPD allemand, en s'alliant avec la droite, a perdu des millions de voix et des centaines de milliers de militants.


- La gauche italienne, dont on nous expliquait qu'elle était l'exemple à suivre, a laissé la place à Berlusconi !


- Et le Labour britannique, comme chacun sait, vient de remporter un véritable triomphe aux municipales...


Le paradoxe est que la social-démocratie est partout en difficulté alors que, sur le terrain, dans le monde entier, les faits démontrent l'échec de la financiarisation, de la dérégulation et des thèses classiques de la droite. Voilà la question !


La social-démocratie souffrirait-elle d'être social-démocrate ? Insuffisamment à gauche, au fond ?


C'est plus compliqué que cela. Lorsque, d'un côté, la droite fait jonction avec l'extrême droite et que, de l'autre, la gauche officielle ne répond pas aux espoirs placés en elle, laissant ainsi le champ libre à l'extrême gauche, alors les ingrédients sont réunis pour que beaucoup d'électeurs restent à la maison... Il faut, bien sûr, moderniser la pensée de gauche, mais ce n'est pas en singeant la droite qu'on va la battre. C'est tout un aggiornamento qui nous attend.


Faut-il changer le nom du PS - comme le préconise Manuel Valls - en "Parti de la gauche" ?


C'est une vieille lune ! Quand on veut essayer de se distinguer, à gauche, on adopte des positions de droite. Ça peut aider dans les sondages. Mais pourquoi, plus simplement, ne pas se déterminer en fonction de ses convictions ?


A une certaine époque, c'est à vous que l'on reprochait cette droitisation !


J'ai toujours été partisan de concilier la gauche et la modernité. Je le reste. Mais la vraie modernité !


Je ne confonds pas sondages d'opinion et démocratie. S'il y a des points sur lesquels, à partir de l'expérience, j'ai pu évoluer, sur beaucoup je persiste et signe. Regardez ce qui se passe en Europe. Quand je disais que l'euro cher allait démolir notre industrie en obligeant à des délocalisations, certains poussaient des hauts cris. Or même le patronat européen rejoint aujourd'hui ce discours. Comme dit excellemment Hubert Védrine, l'Europe, faute de stratégie, devient "l'idiot du village international".


Je suis favorable à la monnaie européenne, mais celle-ci est très mal gérée. Qu'on arrête de raconter des billevesées sur le fait que "l'euro fort" permet de payer moins cher le pétrole, par exemple. C'est notamment parce que le dollar est faible que les pays producteurs, qui facturent en dollars, l'augmentent ! L'euro n'est pas "fort", il est cher. Sa gestion est trop dogmatique. Moi qui suis très attentif à ce qui se passe en Allemagne - et partisan du couple franco-allemand -, j'entends le patronat d'outre-Rhin menacer lui aussi de délocalisations si la Banque centrale européenne persiste avec ses taux d'intérêt élevés. Et je m'irrite aussi contre le fait qu'il n'existe pas de politique européenne de la recherche et de l'innovation, alors que c'est la clé de l'avenir. L'inquiétude gagne. En France comme ailleurs : Nicolas Sarkozy n'a pas inventé la crise, mais sa politique l'aggrave, et on peut craindre des tensions sociales sérieuses à l'automne.


"Ça va mal finir", en somme, selon la formule consacrée ?


Je refuse tout fatalisme, et la France a beaucoup d'atouts. Mais, quand quelqu'un se fait élire en prétendant qu'il sera le président du pouvoir d'achat, alors que chacun constate régression, déception et division, les éléments d'un malaise profond sont réunis... A la gauche, au PS en tout cas, de relever la tête. C'est plus important que les batailles d'ego entre Monsieur X et Madame Y.


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 06:11

Xavier Bertrand dans le JDD, « travailler plus pour une retraite plus courte »...


Xavier Bertrand interrogé dans le JDD du 18 mai 2008 :

 

« Pour garantir notre système de retraite, on ne sait pas faire autrement que de passer à 41 ans. L'espérance de vie est aujourd'hui de 81 ans en moyenne, alors qu'elle n'était que de 75 ans en 1982 avec une retraite à 65 ans. On vit de plus en plus longtemps, les français le savent bien. Donc il faut travailler un peu plus longtemps »

 

Il ne se pose même pas la question s'il y a un rapport entre les deux ?


Peut - être que nous vivons un peu plus longtemps en moyenne, car nous travaillons moins longtemps ? C'est sûr qu'en travaillant jusqu'a 65 ans, que notre espérance de vie diminue et cela facilite la gestion des caisses de retraite.


C'est sur qu'à l'époque de la retraite à 65 ans, qui semble être le modèle de la droite, entre ceux qui mourraient avant, et ceux qui mourraient peu après, qu'il n'y avait pas de problèmes de financement.


La retraite c'est un vrai choix politique de société qui est de savoir quel sens nous donnons à la vie, et qu'elle place nous réservons à nos anciens. Comme nous l'entendons parfois d'hommes et femmes politiques de droite, le fait de vivre plus vieux est un bienfait pour l'ensemble de nos compatriotes et non un fléau économique...



A jeudi 22 mai à la manifestation pour la défense de nos retraites et contre les 41 ans de cotisations...

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 06:00

Et c'est reparti, Ségolène ROYAL se lance à la tête du PS



Ségolène ROYAL après des hésitations tout à fait légitimes se lance à la conquête de la tête du PS.


Le signe positif, c'est qu'elle se rappelle maintenant que le PS existe, elle qui l'a ignoré pendant la dernière présidentielle... Ce n'est pas sûr pour autant que les militants PS l'attendent vraiment, mais nous verrons bien d'ici quelques mois à Reims.


L'autre signe positif (à prendre au second degré) que j'y vois c'est qu'elle défend une ligne d'alliance du PS avec le centre et François BAYROU. L'amusant c'est que ce dernier n'y est même pas prêt et que la stratégie du Ni - Ni du  MODEM est un échec, mais c'est une autre histoire.


Avec sa candidature, la clarification de la ligne politique du PS notamment sur les alliances pourra enfin se faire. Le débat sera bien sur le fond entre une orientation du PS vers un parti démocrate qu'incarne Ségolène ROYAL et d'autres, et l'ancrage du PS à Gauche sur une ligne et des valeurs de gauche qu'incarnent d'autres personnalités.


Enfin, la désignation du futur secrétaire du PS, doit être autre chose qu'une lutte de personne, mais au contraire cela doit donner lieu à de vrais débats. Je pense que les militants PS l'attendent, comme l'ensemble de la Gauche.


A suivre.


DH
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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008