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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 06:33

Temps de travail, retraites, le 17 juin, 1 million de français dans la rue !



Nicolas Sarkozy au mépris du dialogue social qu'il a jusqu'ici prôné entre les organisations syndicales et le Medef, et pour céder à la frange la plus libérale de l'UMP, va déréglementer le temps de travail, et anéantir les 35 heures.


Pour la 1ère depuis plus de 100 ans, le gouvernement veut au travers de sa modification du code du travail (plus de 70 articles supprimés ou modifiés) rallonger le temps de travail des français. C'est une totale régression, sociale  et un véritable non-sens, lorsque l'on sait que la moyenne du temps de travail hebdomadaire (*) en France (38heures) est supérieure à la moyenne européenne (37,9 heures) et que la France est en tête de liste pour la productivité par salarié.


Contrairement au discours ambiant relayé par les médias comme TF1 et autres, les français sont attachés à la réduction du temps de travail et aux RTT. 79% des salariés interrogés ne pensent pas à faire racheter par leur entreprise des jours de RTT ». C'est ce que démontre un sondage LH2 - Les Echos du 9 juin. C'est tout à fait logique. Et ce que veulent les salariés ce sont des augmentations de salaires.


Chacun sait bien que les heures supplémentaires sont aléatoires et soumises aux besoins de l'entreprise, et pas du salarié. Lorsque les charges augmentent, l'employeur peut faire faire des heures supplémentaires aux salariés, qui au passage, n'a pas le choix de les refuser. Cela peut aussi le dispenser d'augmenter les salaires car avec les heures sup, la feuille de paye augmente. Mais le jour où l'activité baisse, la feuille de paye aussi, et si entre temps, le salaire de base n'a pas ou peu augmenté, la pilule est amère...


Il ne faut pas oublier aussi, que le temps de travail journalier et hebdomadaire a un impact sur la santé. Mais c'est vrai qu'en allongeant dans le même temps le nombre d'annuités, cela permettra de résoudre le problème du financement des retraites. Gérard Filoche l'autre soir à Aix, s'interrogeait perfidement si l'augmentation de la durée de vie en France n'était pas liée à la retraite à 60 ans ? La faire passer à 65 ou 67 ans, comme le rêve Laurence Parisot, résoudra bien des problèmes en abaissant l'espérance de vie...Est-ce cela le sens de la vie et du progrès social ? Est-ce la société dans laquelle nous voulons vivre et faire vivre nos enfants ?


Ce qui me surprend par ailleurs, c'est que le gouvernement n'a pas un seul mot ni une seule action politique pour résoudre le chômage. La seul qu'il veut prendre, c'est celle de culpabiliser les chômeurs, avec son histoire « d'offre valable d'emploi»...


C'est pourquoi, notamment il faut se mobiliser le 17 juin 2008, pour faire reculer le gouvernement et s'opposer au modèle de société qu'il veut nous imposer !


Pour les Bouches du Rhône, le grand RDV est à :


10h30 à Marseille au Vieux - Port !

 


DH


A lire aussi…

 

Défense des 35h00 et des salaires par Gérard Filoche


100 ans de lois sur la durée du travail :


1900 : Loi Millerand, passage de 12 à 10 heures par jour en 4 ans

1936 : Durée légale fixée à 40 heures et création des congés payés

1937 : Premier décret permettant les heures supplémentaires

1956 : 3ème semaine de congés payés

1965 : 4ème semaine de congés payés

1981 : 39 heures et 5ème semaine de congés payés

1998-200 : 35 heures



(*) Chiffres Eurostat

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 06:24


Comité de défense de la Sécurité Sociale,
« la santé n'est pas à vendre

 

 

Comme annoncé il y a quelques jours, je rappelle que le Comité de Défense de la Sécurité appelle à un rassemblement le 15 juin 2008 devant la Mairie de Vitrolles à 10h30.

 

Venez nombreux !

 

Le comité de défense de la sécurité sociale est soutenu par des citoyens, le PC, PRS, l'Union Locale CGT, l'Union Locale FSU, l'association "Vive les Services Publics" (VSP), etc.

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI

 

DH







Pierre Pradel pendant son discours lors du rassemblement









 

Plusieurs élus ont répondu à l'appel avec Malek Mersali (PC), Cathy CAU (PC), Pascal BIANCO (PC), Pascale MORBELLI (PS), Michel RENAUDIN (PS) et Jean-François PAULUS ( Nouveau Centre)                                                                         
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:47

Pour une europe des peuples,

merci aux citoyens Irlandais !


Les Irlandais ont rejeté le traité européen de Lisbonne avec 53,4% de "non".


Cela prouve au moins que l'Europe ne peut pas se construire sans et surtout contre les peuples. L'Irlande était le seul pays où le peuple pouvait s'exprimer. Cela devrait faire réfléchir nos dirigeants ? Du moins je l'espère, sinon, nous avons du souci à nous faire.


Les autres pays, et en premier chef, la France « échaudée » avec le référendum de  2005, avait choisi le passage direct par le parlement... C'était la méthode Sarkozy, avec au passage l'arnaque du pseudo mini traité européen, qui n'était en fait que le même de 2005, comme l'a dit lui-même Valéry Giscard d'Estaing. Malheureusement, une partie des élus de Gauche et du PS, ont contribué à ce simulacre de démocratie.


Je salue les camarades de PRS, qui se sont impliqués dans la campagne électorale irlandaise. Maintenant, l'heure à la construction d'une véritable Europe des peuples...


A suivre...

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 06:31

La fête annuelle d'ATAC 13, c'est demain samedi 14 juin

 

Les comités locaux des Bouches du Rhône fêtent les 10 ans d'Attac le


Samedi 14 juin 2008 à partir de 14h
Parc de Valabre à GARDANNE,
D7 entre Luynes et Gardanne



Débats - concerts - stands associatifs - librairie - medias -
animations artistiques - buvette - restauration



Bons de soutien servant de tickets d'entrée à partir de 4€



 
DÉBAT  en trois parties :


Construire un monde solidaire, démocratique et écologique animé par des journalistes dont Bernard Langlois, fondateur de Politis  et avec la participation d'acteurs locaux des résistances et luttes.



16h15  : Pour un Monde Solidaire  


A partir de 3 thèmes : Crise financière et récession, Partage des richesses Nord/Nord  Migrations


Jean Pierre Cavalié, La Cimade

Julien Lusson, économiste

Dominique Plihon, président du conseil scientifique d'Attac France


16h30 : Pour un Monde Démocratique


A partir de 3 thèmes : Institutions, Média, Culture


Agnès Freschel, rédactrice de Zibeline

Myriam Khelfi , RESF

Roger Martelli, Fondation Copernic

Jean François Téaldi, Grand Reporter Audio Visuel public, Sr du Synd SNJ-CGT
 
20h15 : Pour un Monde Ecologique


A partir de 3 thèmes : Quel développement? Quelle consommation ? Partage des richesses Nord/Sud et Sud/Sud


Paul Ariès, politologue, écrivain, partisan de la décroissance

Geneviève Azam, membre du CA et du conseil scientifique d'Attac France

Catherine Levraud, ASEP (Asso Santé Environnement Provence)

Claude Quemar, président du CADTM



ANIMATIONS


14h00 : Atelier fresque-peinture, Etienne et Béatrix Decle


15h30 : Fanfare Fiera Brass, musique en cuivre véritable, classique et fantaisiste


16h30 : Contes autour du monde, Catherine Benoît


18h10 : Coulis Band, théâtre de rue autour de mai 68


18h30 : Batucada Cascara


19h15 : Apéro concert, Blue Stream, blues, chansons engagées


 
CONCERTS


22H30 :  Les Poulettes, 5 chanteuses musiciennes qui revisitent le répertoire (et créent le leur)


23h30 : Drunk Souls, rock n' reggae 100% made in Marseille


00h30 : Monalisa, rock énergique, pop, grunge, métal

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 06:34

La nouvelle est passée quasi inaperçue, ou d'où il ne me semble pas qu'elle est vraiment la une de l'actualité. Il s'agit de l'adoption par le Parlement d'une directive européenne sur la remise en cause de la mixité à l'école ! Tout du moins, cela est présenté comme tel.

 

La réalité est en fait tout autre, comme l'explique très bien la sénatrice PS Bariza Khiari. Au travers de l'adoption de cet article, c'est le vrai visage de Nicolas Sarkozy et de la politique qu'il entend mener, qui se dévoile un peu plus. Remettre en cause la mixité à l'école est une régression qui rentre dans la lignée de la remise en cause de l'Etat Laïque, auquel il s'est déjà attaqué.

 

Je suis surpris que cela n'est pas fait plus de bruit...

 

A suivre...

 

DH

 


 

La mixité à l'école en danger

 

Bariza Khiari Sénatrice PS d'Ile de France



Une fois de plus, l'Europe a bon dos. Au nom d'une prétendue directive européenne, le gouvernement français vient de faire adopter par le Parlement, dans un texte de loi destiné à lutter contre les discriminations, une disposition remettant en cause la mixité à l'école. Aucun ministre de l'éducation, aussi réactionnaire fût-il, n'aurait eu "l'audace" d'inscrire dans nos textes, ne serait-ce que par voie de circulaire, la possibilité d'organiser "des enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe" sans s'exposer à la foudre des organisations laïques et des syndicats de l'enseignement.


Les directives européennes, que nous avons à transposer dans notre droit national, sont pour la plupart d'inspiration libérale et il nous a souvent fallu batailler ferme pour préserver en France nos spécificités. Or, dans le cas qui nous occupe, l'Europe n'est pas en cause. Aucune des directives européennes à transposer dans ce texte ne touche au champ de l'enseignement, qui reste une compétence strictement nationale.


Dès lors, le gouvernement a menti au Parlement en affirmant, à la tribune de l'Assemblée, que cette dérogation à la mixité à l'école était une exigence de la Commission européenne et qu'on ne pouvait donc s'y soustraire. Au Sénat, tous les groupes parlementaires ainsi que la délégation aux droits des femmes étaient d'accord pour supprimer cette disposition. Or, contre toute attente, le 9 avril, lors de la discussion du texte en séance publique, le gouvernement a maintenu sa position, ordonnant à sa majorité de se plier. Cet épisode parlementaire en dit long sur la liberté de parole et d'amendement de la majorité et augure mal de la façon dont on entend donner plus de pouvoir au Parlement. Il révèle aussi l'influence grandissante des intégristes de tout poil au sein du pouvoir d'Etat.


La mixité est un acquis fragile. Parmi ses détracteurs, trois arguments sont invoqués. Le premier, d'ordre pédagogique, met en évidence le frein que peut constituer la mixité aux performances respectives des filles et des garçons. Le second, d'ordre social, souligne la montée des violences dans les établissements, et notamment des violences sexuelles. Le troisième, que l'on peut classer, faute de mieux, dans la catégorie "morale", déplore l'indécence qu'il y aurait à suivre, pour les garçons et les filles, des cours en commun. La délégation aux droits des femmes du Sénat s'était saisie de cette question en 2004. Elle avait conclu que les réponses aux problèmes soulevés se trouvaient non pas dans la ségrégation, mais dans la formation des enseignants, l'encadrement éducatif, le contenu des manuels scolaires et surtout dans la volonté politique d'accompagner les jeunes femmes dans des choix d'orientations professionnelles dont elles ont tendance à s'auto-exclure.
CONSERVATISME LIBÉRAL


Au-delà de la valeur émancipatrice de la mixité, l'apprentissage du vivre-ensemble commence dès l'école. C'est aussi à ce titre que la mixité est un principe à préserver. Cette remise en cause est une disposition sortie de nulle part et que personne n'a le courage de revendiquer. Rien ne permet d'expliquer la présence de cette mesure alors que tous les protagonistes du débat parlementaire souhaitaient la voir disparaître. Son adoption ne constitue pas un faux pas ou un cafouillage. Au contraire, cette attaque contre la mixité semble issue d'une volonté déterminée, mais non avouée. Elle s'inscrit dans le conservatisme libéral qui caractérise la pensée de M. Sarkozy.


Après avoir affirmé la supériorité du curé sur l'instituteur dans la transmission des valeurs ; après avoir voulu imposer les statistiques ethniques, instrument fort utile pour gommer la question sociale et renvoyer les causes de la délinquance à l'origine ; en donnant maintenant la possibilité de déroger au principe de mixité dans l'éducation, on s'en prend une fois de plus à notre modèle laïque et républicain.


Avec tant d'autres Européens fervents, j'ai combattu les dérives libérales et parfois conservatrices de l'Europe ; là, je ne laisserai pas dire que c'est la faute à Bruxelles ! Laïcité, égalité, mixité... ce continuum, socle de notre modèle républicain ne cesse de subir des attaques comme si, à la tête de l'Etat, on était en train de mettre en place les éléments d'une reconfessionnalisation de la société française.


Article paru dans l'édition du Monde du 23.04.08


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 05:55

Gérard Filoche est inspecteur du travail, membre du conseil scientifique d'ATTAC, et membre du Conseil National du PS. C'est un éminent spécialiste du droit du travail.

 

Pour ceux que cela intéresse, il sera à Aix en Provence jeudi 12 juin soir à l'IUFM. Ses interventions sont toujours passionnantes et pimentées de vécu.

 

Ce WE, il a sorti 3 communiqués au sujet du démantèlement des 35h00. C'est à lire avec attention avant la grande mobilisation prévue le 17 juin (à 10h30  Au Vieux - Port à Marseille pour les BdR).

 

DH


 

Défense des 35 h et des salaires par Gérard Filoche, inspecteur du travail


Communiqué n°1 samedi 7 juin 2008



Le projet de loi du gouvernement appelé "projet de loi sur le temps de travail" vise à baisser les salaires.

 
L'article 15-1 du projet a de quoi mettre en colère la France salariée entière : il vise toutes les clauses concernant les heures supplémentaires, elles devront être renégociées d'ici au 1er janvier 2010 de façon à supprimer les majorations et les repos compensateurs qui leur sont afférents.


Pareil pour l'article 16 (nouvel article L 3128-38) : la durée du travail de tout salarié peut être fixée sans accord collectif préalable par une convention individuelle de forfait en heures, sur la semaine ou le mois.

 
Les employeurs pourront ainsi ne plus payer les majorations des heures supplémentaires, la durée pourra être supérieure à 1607 h c'est à dire inclure les ex-heures supplémentaires. L'obligation de comptabiliser les heures sera supprimée, ainsi que les limites journalières et hebdomadaires.


Cette obligation de travailler plus se fera à salaire constant. Le nombre maximum de 218 jours pourra être dépassé dans le cadre du forfait jour, c'est-à-dire qu'il pourra être atteint 365 jours, moins 52 dimanches, 8 jours fériés, 5 semaines de congés payés, soit 275 jours sans enfreindre le droit du travail... Il sera possible de travailler 53 jours de plus sans hausse de salaire... Les clauses de garantie des articles L3121-42 à 44 + L 3121-51) seront supprimées.


Il y aura suppression de la justification économique de l'annualisation,  des durées maxima de 10 h et de 48 h, des programmations préalables dans un calendrier à l'année des périodes hautes et basses (article 17).


On revient au 19° siècle du point de vue des horaires et des soumissions des salariés à ceux ci. Le premier et plus important point c'est que cela se fera avec recul des salaires : alors que la France n'a jamais été aussi riche, l'attaque contre les 35 h est une attaque contre les salaires ! Le "président du pouvoir d'achat" veut baisser le pouvoir d'achat de millions de salariés ! Travailler plus, gagner moins.


Mobilisation le 17 juin ! Unité ! Rejetez l'ensemble du projet de loi !



Samedi 7 juin 2008



Communiqué n° 2 dimanche 8 juin 2008



Sarkozy-Fillon-Bertrand : Leurs tergiversations contre les 35 h vont toutes vers le même but, négocier les heures supplémentaires à la baisse, donc, aussi, les salaires.


Ils "démentent" encore une fois, de façon chaotique, les informations parues dans la presse (JDD) sur le projet de loi qui remettrait de facto en cause les salaires versés au delà de 35 h hebdomadaires.


Entre Bling-bling, Devedjian, Wauquiez, Fillon, Bertrand, la cacophonie est organisée pour masquer le but qui les anime au nom du Medef : baisser le taux des heures supplémentaires au delà de 35 h, faire travailler plus pour gagner encore moins...
Mais ce qu'ils ont donné comme projet de texte aux syndicats le 29 mai et ce qu'ils envisagent est clair : permettre de revenir en arrière sur la majoration de 25 % s'appliquant à toute heure de la semaine au delà de 35 h, revenir à 10 %... ou à 0 % ? Et même permettre de ne plus comptabiliser les heures pour ne plus les payer du tout, ce en toute légalité.


Donc baisser les salaires de ceux qui sont obligés par la volonté de leur employeur de travailler au delà de la durée légale.


Alors que la France est riche comme jamais, que les "caisses" sont archi-pleines,  que les profits sont immenses, que déjà des centaines de millions d'heures supplémentaires sont dissimulées, non déclarées, non majorées, carrément impayées, le pouvoir sarkoziste aux ordres du Medef souhaite aller encore plus loin dans l'exploitation des salariés, dans le recul de leurs droits, dans le pillage des fruits de leur travail, dans le recul du pouvoir d'achat.


Défendons les 35 h comme la prunelle de nos yeux car toute attaque contre elles est forcément une attaque contre les salaires.


Les 35 h, c'est une loi, les 35 h sont généralisées, 100 % des salariés en bénéficient : Smic et salaires sont mensualisés à 151 h 66, grilles de salaires, coefficients, niveaux et qualifications en dépendent. Les 35 h c'est une durée légale d'ordre public social qui respecte la santé, la vie personnelle, intime et sociale et à la fois fixe les salaires selon des règles communes.


Unité syndicale, manifestation le 17 juin, grève, lutte, résistance partout, dans toutes les entreprises pour les défendre et nos salaires avec.


Augmentez nos salaires : 10 euros de l'heure pour le Smic, 200 euros pour tous, 1500 euros mini mensuels pour 151 h 66 et 1600 h par an. Défense de la durée maxima d'ordre public social à 10 h par jour et 48 h par semaine (et même baisse à 9 h et à 44 h) Deux jours de repos consécutifs pour toutes et tous. 50 % de majoration pour chaque heure supplémentaire au delà de 35 h de façon à les rendre plus coûteuses que l'embauche. Un contingent annuel maxima autorisé ramené à 130 h et chaque heure au delà de ce contingent payée à 100 %.


Redistribuez les richesses fabriquées par les salariés, soit 93 % de la population active.



Dimanche 8 juin 2008



Communiqué n° 3 lundi 9 juin 2008



10 % ou 25 % ? : Comment MM Fillon et Sarkozy ont bloqué les salaires de 5 millions de salariés depuis 2005 et veulent les  re-baisser à nouveau :


La gauche avait prévu en 2002 que les heures supplémentaires, dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne seraient majorées provisoirement que de 10 % jusqu'au 1er janvier 2005 et qu'ensuite elles seraient toutes à 25 % dés la 36 ° heure de travail hebdomadaire.


Ce sont MM. Raffarin, Fillon et Sarkozy qui ont bloqué l'augmentation de salaire ainsi prévue le 1er janvier 2005 pour ceux auxquels l'employeur faisait faire des heures supplémentaires.


Dans les entreprises de moins de 20 salariés, il y a 5 millions de salariés : ceux-ci ont donc, lorsqu'ils travaillaient plus, perdu substantiellement du salaire entre le 1er janvier 2005 et le 1er octobre 2007 où MM Fillon et Sarkozy ont rétabli ce que la gauche avait prévu comme augmentation des majorations d'heures supp'.  


Mettons un salarié au Smic, qui aurait fait 180 h supp par an (le contingent annuel non soumis à autorisation) en 2005, 2006, et 2007, il aurait gagné environ 1260 euros nets de plus en ces trois années : si cela n'a pas été le cas, c'est la résultante des lois Fillon qui ont différé de trois ans le taux de majoration que la gauche avait voté et fixé. Concrètement 5 millions de salariés ont été privés de 2005 à 2007 de gagner ce qu'il était prévu qu'ils gagnent d'après la loi de la gauche.


Toute la campagne de M. Sarkozy étant axée sur « travailler plus » et les heures supplémentaires majorées, ils ne pouvaient faire autrement que de cesser ce blocage du salaire et de rétablir les 25 % de majoration pour tous les salariés dans toutes les entreprises qui travaillent au delà de 35 h.


Mais voilà que nos hypocrites, menteurs, faussement partisans de la « hausse du pouvoir d'achat », veulent en revenir sur cette petite majoration affectée à ceux qui « travaillent plus » et la ramener à 10 % voire 0 %... pour tous les salariés dans toutes les entreprises soit 16 millions de salariés potentiellement concernés. 


Ils se moquent vraiment des travailleurs, ils comptent sur des médias qui n'expliqueront pas ces manœuvres, ces reculs, ces mensonges.


Mais la vérité se fera jour et un mouvement d'ensemble sur les salaires se dessine :


Tous les travailleurs sont concernés, 10 euros de l'heure, Le Smic à 1500 euros, 200 euros d'augmentation pour tous, partagez les richesses, augmentez les salaires, cela fera aussi de l'argent dans les caisses de la Sécu et des retraites.


 

Lundi 9 juin 2008


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:19

L'indépendance « du politique » de la Banque Centrale Européenne (BCE) était un des enjeux du Traité Constitutionnel Européen de 2005.

 

Alors que la banque fédérale Américaine est loin d'être indépendante du pouvoir US, en Europe, nous lavons plus blanc que blanc, et nous nous tirons une balle dans le pied.


Grâce à la dernière initiative de Jean-Claude Trichet, nous avons eu droit à une augmentation de 10 $ du baril de pétrole !


Mais quant allons - nous en Europe, arrêter de marcher sur la tête ?

 

Petite remarque, qui n'a rien à voir quoique...

 

« On » se satisfait parfois en France par matraquage médiatique interposé d'avoir un dollar faible, car cela compense l'augmentation du pétrole. Sans cela le plein d'essence serait encore bien plus cher.


Mais savez - vous pourquoi, le baril ne cesse d'augmenter ?


Tout simplement car payé en dollar, monnaie de plus en plus faible et qui ne vaut plus grand chose, les pays producteurs pour compenser cette perte augmentent le prix en dollar ! En clair, il leur faut plus de dollars en main, pour compenser la baisse de la monnaie !


Entre l'œuf et la poule, on ne nous dit pas tout, comme dirait quelqu'un...


A méditer.

 

DH


 

TRES CHER JEAN-CLAUDE TRICHET !!!!!  


09.06.2008



Les déclarations du président de la Banque centrale européenne ont eu, la semaine dernière, l'effet contraire à celui souhaité. En annonçant pour les prochaines semaines une hausse de ses taux d'intérêt, la banque centrale européenne a provoqué une rechute du dollar contre l'euro, ce qui a eu pour conséquence de faire flamber le prix du brut. Les producteurs ont en effet voulu compenser la baisse de la devise dans laquelle est libellé le pétrole par une hausse des prix. Il est vrai que, pour eux, le dollar n'est plus la devise idéale. Il a perdu près de la moitié de sa valeur depuis 2000.


Du coup, l'annonce de Jean-Claude Trichet, et ses conséquences, remettent en cause le fondement de la doctrine de la BCE. Car en relevant ses taux, l'institut d'émission européen voulait contribuer à lutter contre son ennemi juré : l'inflation. Sur le plan de la doctrine économique, la décision est logique. Lorsque qu'une banque centrale monte ses taux, elle rend le crédit moins facile. Elle contribue alors à ralentir une machine productive qui avait tendance à s'emballer, et pousse donc les producteurs à la modération, ce qui contribue à juguler la hausse des prix.


Voila pour la théorie économique. Mais celle-ci n'est qu'une théorie. C'est à dire qu'elle fonctionne comme un tout, elle ne tient pas compte du fait qu'il puisse exister différentes zones économiques, qui "tournent" chacune à leur rythme.


Juguler l'inflation dans la zone euro ne sert à rien si l'inflation provient du fait que les ouvriers chinois obtiennent de meilleurs salaires ou que les producteurs de pétrole relèvent leurs prix.


Eux, sur leurs marchés, ne seront pas touchés par la baisse de l'activité européenne provoquée par la hausse des taux de la BCE. Alors que les consommateurs européens, et donc les entreprises européennes, le seront.


La conséquence de cette déclaration du "très, très cher" Monsieur Trichet ne s'est pas faite attendre : une hausse de 10 dollars du baril. ON l'appelle déjà la "hausse Trichet". C'est la plus forte hausse jamais enregistrée par le baril en un jour. Même en 1974, lors de ce qu'on appelle le premier choc pétrole, même dans les années 80, lors de ce qu'on appelle le second choc pétrolier, nous n'avions enregistré une telle hausse. Nous sommes donc bel et bien entrés, grâce à ce cher Monsieur Trichet, dans l'ère du Troisième choc pétrolier...


En 1980, par exemple, la configuration était la même que celle que nous connaissons. Le prix du baril était de 86 $ en moyenne (corrigés de l'inflation) et avait fortement grimpé en quelques années. Nous sommes aujourd'hui à 130 $ alors que le prix il y a dix ans, en 1998, était de 16 $ (corrigés de l'inflation)...


...

ERIC TREGUIER - CHALLENGES




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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 05:56

Un Comité de Défense de la Sécurité Sociale s'est mis en place sur Vitrolles Marignane et St Victoret. PRS Vitrolles s'est associé à la démarche.


Dimanche 8 juin, nous avions participé à une distribution sur le marché de Vitrolles. Un rassemblement devant l'Hôtel de Ville est prévu le 15 juin.


Voici le tract distribué.


DH




Comité de défense de la sécurité sociale (des citoyens, Union Locale CGT, PCF, PRS....) de Vitrolles, Marignane, St - Victoret

      

        

LA SANTE N'EST PAS A VENDRE

 

J'y pense et puis j'oublie...Voici donc


1/ QUELQUES PIQURES de RAPPEL  

                                                                                                                                                                                     

  • «La Sécurité Sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes» (ordonnance du 4 Octobre 1945, créant la Sécurité Sociale. Dans ce préambule, tous les mots comptent.

 

  • Le système est géré de façon paritaire par les travailleurs et par leurs employeurs;

 

  • Les cotisations des employeurs, appelées part patronale, ne sont pas une gentillesse, ni une largesse, mais un dû. Elles font partie intégrante de notre salaire.

 

 

En exonérer un employeur n'est pas anodin, surtout sans l'avis des travailleurs. Imaginons un instant quelle serait notre réaction si  en rentrant chez nous, nous trouvions un voisin en train de « piquer » nos meubles pour aménager sa résidence secondaire.

 

2/   Tordre le cou... aux idées reçues

 

Faire le tri entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Par exemple : 

 

- «La Secu est un gouffre. » C'est archi  FAUX !     

 

Il n'y a pas de TROU de la SECU, si l'on veut bien  se rappeler que l'Etat lui doit plus de 20 milliards d'euros (voir tableau 1 au verso)

 

Détournement, extorsion de fonds, pillage, racket...il n'y a pas de mots. L'Etat jouirait-il d'un droit permanent de spoliation ? Aurait-il le droit de renier sa signature ? C'est le fait du prince, comme au bon vieux temps !

 

- «  La protection sociale collective est trop chère. »   FAUX  là aussi !

 

Les coûts de gestion sont    inférieurs à ceux des mutuelles, et même très inférieurs à ceux des sociétés d'assurances.

 

- « Les cotisations sociales sont trop élevées. » Encore FAUX en grande partie selon le type d'entreprise (voir tableau 2 au verso)

 

3Des  SOLUTIONS , il y en a.

 

Nous avons besoin d' une sacrée mobilisation pour :

 

- Entamer un processus de REMBOURSEMENT des dettes de l'état et patronales   

                       

- Refuser le recours fallacieux et systématique aux exonérations !patronales. Un employeur exonéré, c'est un travailleur qui paie un peu plus.

 

- Faire avancer le choix de cotisations basées sur l'ensemble de la valeur ajoutée, incluant le profit. Dans ce parcours complet qu'est un produit fini (matière première, salaires et cotisations, commercialisation, profit et part d'investissement), les bénéfices réalisés sont taxés de façon trop symbolique. Ils gonflent exagérément le prix de revient pour aboutir aux profits scandaleux que nous connaissons

 

DISONS ENSEMBLE QUE CELA SUFFIT !

 


                                                                   

Tableau1                 Le casse du siècle

 

Le gouvernement et le patronat doivent à la sécu :

                  - Taxe sur les alcools                                           3,5 milliards d’euros

                  - Taxe sur le tabac                                                7,8  ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’

                  - Taxe sur les assurances auto                          1,2   ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’

                  - Taxe sur  les industries polluantes                  1,2    ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’

                  - Allége des cotisations non compensées       2,3    ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’

                  - TVA non remboursée aux hôpitaux                2       ‘ ‘’’’’’’’’’’’’’’’’

                  - Financement des régimes des non salariés

                    (avocats, notaires, dentistes, huissiers…)

                      par le régime des salariés.                              3        ‘ ‘’’’’’’’’’’’’’’’

                                                                                 soit : 21,4 milliards d’euros   

déficit annoncé 11,6 milliards d’euros (2005) budget sécu (2005) : 363,7 milliards d’euros




Tableau2


Système actuel de cotisations sociales     : Assises sur la seule masse salariale     

                                                                                                        

Entreprises réalisant d’énormes profits  avec peu de main d’œuvre : faibles cotisations     

 

Entreprises à forte main d’œuvre : fortes cotisations        

 

Avec nos propositions : Cotisations sur la Valeur Ajoutée englobant les profits

                                                                                                               

cotisations  augmenteraient  (entreprises de service ou fortement robotisées) 

 

cotisations diminueraient      (PME, PMI, petits commerçants et artisans)

 

Aujourd’hui les cotisations sont d’autant plus faibles que les salaires et l’emploi sont bas. C’est une pression inadmissible sur le niveau des salaires et l’emploi. D’où la proposition d’asseoir les cotisations sur l’ensemble de la Valeur Ajoutée (incluant les profits) permettant ainsi d’en finir avec le régime pervers des exonérations.

 



Aujourd'hui, une réalité inacceptable : l'accroissement des inégalités devant la maladie !


Plus on est riche, mieux on peut accéder à une médecine de qualité.


Pour les autres, c'est le choix   entre se soigner, se nourrir, s'habiller, se loger, se cultiver, profiter de repos et  de vacances.


Les plus démunis ont la CMU (scandaleusement et illégalement refusée par certains praticiens heureusement très minoritaires ne faisant pas honneur à leur profession).


Pour ceux qui malgré la faiblesse de leurs revenus ne peuvent bénéficier de la CMU c'est la quasi impossibilité de se soigner parce qu'étant sans mutuelle.

 

 

 

Participez au rassemblement


le Dimanche 15 juin  à  10  h 30

 

devant la mairie de  Vitrolles,


en demandant aux élus de soutenir notre démarche.


 


Rejoignez le comité de défense de la sécu : 06 89 40 14 68 

Courriel : pradelpierre@wanadoo.fr

 



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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 06:30

Et si l'Irlande dit NON au Traité de Lisbonne ?



Les Irlandais doivent voter le 22 juin pour approuver ou non le traité de Lisbonne. Contrairement à la France, les irlandais se prononceront par les urnes. Il faut se rappeler qu'en France, la démocratie a été bafouée. Le Traité de Lisbonne, n'est en fait que le Traité sur la Constitution Européenne rejeté en 2005 par une majorité de Français.


Nicolas Sarkozy n'a pas pris le risque de le représenter aux français et a préféré avec la complicité d'une partie de la gauche , se passer d'un référendum.


Il est « amusant » de voir les médias monter au créneau et dénoncer le vote des irlandais, d'autant que le NON gagne du terrain....


Les biens pensants du OUI dans les medias, fustigent en effet à nouveau les tenants du NON comme en 2005. C'est hallucinant et manifestement, ils n'ont toujours pas compris le vote des français en 2005... La panique règne dans les états-majors, car un Non irlandais pourrait remettre en cause le traité de Lisbonne...


 Et alors ? Quand comprendront -ils que ce n'est pas de cette Europe que veulent les citoyens ?


Je joins à cette note, le communiqué de Jean-Luc Mélenchon et la lettre de Marie-Noëlle LIENEMANN au Irlandais.



DH



Communiqué de presse de Jean-Luc Mélenchon,
sénateur de l'Essonne, membre du Bureau national du PS


"Si les Irlandais votent Non au traité de Lisbonne ils vengeront notre peuple de la forfaiture de Nicolas Sarkozy et de la trahison des parlementaires socialistes qui ont permis de faire passer le traité de Lisbonne sans référendum en France.

Une nouvelle fois il sera prouvé que cette Europe là n'est pas l'Europe des citoyens mais seulement celle des élites ivres du libéralisme dont le bilan et les méthodes finiront par enlever à tous la moindre envie d'Europe.

Les Irlandais ne peuvent pas bloquer définitivement le traité de Lisbonne. Mais ils peuvent ridiculiser ses auteurs et leurs méthodes d'enfumage des peuples."



Je vous invite aussi à lire sur le site de PRS le récit que François Delapierre, le délégué général de PRS, fait de sa participation à la campagne pour le Non en Irlande.




29 mai 2008

 

IL y a trois ans le non français, maintenant les Irlandais vont devoir voter !

 

 

Chers amis irlandais,


Je vous remercie de votre aimable invitation et regrette de ne pouvoir être des vôtres aujourd'hui.


J'aurais aimé pouvoir venir débattre avec vous ce 29 mai, trois ans, jours pour jours, après le vote NON de mes concitoyens au référendum sur le projet de constitution européenne et expliquer les raisons qui ont amené des européens convaincus, de gauche, membre du PS français à le refuser.


Nous sommes nombreux, à gauche, en Europe et tout particulièrement en France, à espérer que votre peuple votera NON au référendum sur le projet de traité de Lisbonne et que votre refus permettra  une réorientation profonde de la construction européenne.


D'abord, soyons clairs, ce traité ressemble comme deux gouttes d'eau à la constitution que les peuples français mais aussi néerlandais ont rejetée. Il est présenté différemment, mais le texte est à quelques nuances près identiques, en particulier sur les points majeurs qui avaient justifié  notre NON.


Nous refusons  de consolider une certaine idée  de la construction européenne, qui progressivement s'impose en s'éloignant des intentions des pères fondateurs de l'Europe, à savoir la constitution d'une vaste zone de libre échange, (sans pouvoir politique et sans  arbitrage démocratique, capable de réguler, d'agir sur l'économique, le social, la monnaie) et un espace de concurrence généralisée  qui au lieu d'organiser la solidarité entre les pays, les régions et entre les travailleurs, place comme valeur commune essentielle la  compétition permanente qui oppose les peuples plutôt que de les unir.


Nous n'acceptions pas de durablement installer l'omnipotence de la Banque centrale Européenne, la plus indépendante du monde, qui décide totalement seule de la politique monétaire, si importante pour notre industrie (surtout pour nos exportations) et notre économie. De surcroît nos n'acceptons pas que le mandat donné à la BCE soit quasi essentiellement la lutte contre l'inflation, négligeant complètement  la croissance et l'emploi. Nous voulions  la création d'un gouvernement économique européen capable de peser sur des décisions de la BCE et de mieux coordonner nos politiques au service de la croissance. Rien de tout cela ne s'y retrouve ! C'est même l'inverse !


Rien non plus sur les convergences sociales permettant progressivement une harmonisation, vers le haut, des standards sociaux de bases comme le salaire minimum. Rien contre le dumping social et fiscal au sein de l'Union. Le vote à l'unanimité sur la fiscalité constitue un blocage inacceptable ; Il condamne toute action  pour une juste répartition des richesses à laquelle la gauche est particulièrement attachée. Cette dissymétrie entre la reconnaissance du dogme de la « concurrence libre et non faussée » posée comme un  principe intangible et le refus de tout outil de régulation et de répartition  nous prépare un avenir inquiétant avec un accroissement des inégalités et de la pauvreté.


Le texte du traité accroit le libre échangisme sans règle entre l'Union Européenne et le reste du monde en durcissant dans un sens encore ultralibéral le traité de Rome. Il est ajouté (article 10A) au texte initial du traité à la fin de la phrase « l'union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements directs ainsi qu'à la réduction des barrières douanières » le mot  et « autres » ce qui revient à priver l'union de la possibilité de conditionner ses échanges au respect de normes environnementales sou sociales rigoureuses. Chacun voit bien, en particulier pour lutter contre le changement climatique ou dans la mise en place de réglementation pour les produits chimiques que cela constitue un frein considérable car sans ces exigences à nos frontières nos entreprises risquent de refuser des réglementations ambitieuses ou de délocaliser !


Même enjeux sur les services publics qui ne sont en rien défendus et risquent de disparaitre au profit de la concurrence généralisée, cela peut même de concerner la santé

 !
Il est clair que ce nouveau traité tourne le dos à toute perspective d'une Europe plus sociale, plus solidaire  et  n'accroit pas réellement la démocratisation des institutions permettant aux citoyens de l'Union de mieux se faire entendre.


Alors les Irlandais ont entre leurs mains la possibilité d'obliger les institutions européennes à repenser notre avenir commun en des termes nouveaux et un Non venu de votre pays exigerait sans doute que, dans nos Etats, la voix puisse à nouveau être donnée aux citoyens. Sinon les mêmes décideurs qui nous imposent depuis des années des choix anti sociaux et bureaucratiques pourront continuer à faire l'Europe sans les peuples et parfois contre eux.


                                          

Marie-Noëlle LIENEMANN

Députée Européenne

Ancienne Ministre
Membre de la direction du Parti Socialiste Français


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Published by Didier HACQUART - dans Traité de Lisbonne
7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 05:47

Gérard FILOCHE le Jeudi 12 juin 2008 à l'IUFM

d'Aix en Provence

 

   

 

 

Dans le cadre de « Mai 68 : une histoire à réinventer », les étudiants de l''IUFM célèbrent les 40 ans de mai 68. Dans ce cadre ils  organisent une  rencontre publique avec Gérard Filoche, militant politique et syndical, auteur de l'ouvrage "Mai 68 Histoire sans fin ; liquider mai 68 ? Même pas en rêve !"(Editions Jean-Claude Gaweswitch éditeur, 2007).

 

 

Jeudi 12 juin à 17h00

IUFM

2 avenue Jules Isaac

13100 Aix en Provence

 

 

Pour en savoir plus : cliquer ICI

 

 

Pour ceux qui ne connaissance pas Gérard Filoche, je vous conseille de venir l'écouter. C'est par ailleurs un excellent orateur et un véritable passionné. Par sa fonction d'inspecteur du travail, ses propos sont toujours étayés de la réalité vécue « sur le terrain » par les salariés.

 

Il est passé à Gardanne, récemment. Je l'ai raté, et je serai en principe présent le 12 mai !

 

DH

 

Gérard en pleine dédicace, avec votre serviteur !!!

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !