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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 08:28

Serge DASSAULT se fout vraiment du monde en jouant l'ultralibéral. Sa société DASSAULT n'existe que grâce à l'Etat français et à l'Armée de l'Air !

 

C'est facile de jouer les grands libéraux avec l'argent de l'Etat...

 

Les leçons de morale du copain de Sarkozy sont scandaleuses.

 

Au passage, c'est le même qui en tant que maire a mis sa ville au bord de la faillite, et qui s'en son père perpétue les campagnes électorales avec les billets de banque largement distribués...

 

 

 

DH


 

 

Serge Dassault invente l'hypra libéralisme (*)

 

Jul 10, 2008 16:24:00 GMT


Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s'est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires... Autant d'institutions qu'il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?


«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l'industriel et député UMP n'a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».


 


Serge Dassault invité de la matinale d'iTélé


«Les 35 heures, c'est le cancer de la France», répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu'il voit également les grèves comme des métastases : «pourquoi on fait la grève ? interroge le patron. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce qu'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l'entreprise ?» Car Dassault est formel : «c'est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l'actionnaire.»


Le rêve de Dassault : pas de fonctionnaires, pas de grèves, pas de syndicats et pas de CDI


Sarkozy lui-même n'est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est «paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures...», le pôvre !

 
Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s'il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies «dès le premier jour.» Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : «Il faut que les entreprises soient libres d'embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n'en ont pas.» Les fonctionnaires ? Ce n'est pas 30000 qu'il faut virer selon lui mais «40000, 50000... [Le Président] n'a qu'à faire ce qu'il faut sans en parler.» D'ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : «à quoi ça sert d'avoir des activités nationales ?»

 
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c'est le modèle américain... Un modèle actuellement en pleine santé, n'est-ce pas ?


(*) http://www.netvibes.com/lecafedemarianne#CAFE_WIFI



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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 09:08

Le gouvernement pour résoudre le problème du logement social a trouvé 2 idées géniales. La première c'est de « virer » ceux qui habitent dans les logements sociaux et qui dépasseraient les plafonds de ressources, la deuxième en remettant en cause la loi SRU  qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes...

 

 

Pour le 1er point, cela pourrait se comprendre à condition qu'il y ait une offre dans le secteur privé acceptable. Avec une telle démarche, cela va mettre à la rue des familles, qui sont à la limite du seuil. D'autres, vont peut - être trouver un logement dans le secteur privé, mais à quel prix ? A l'heure des problèmes de pouvoir d'achat, cela va mettre en grande difficulté de nombreuses familles.

 

Ne plus rendre obligatoire les 20% de logements sociaux, va rendre service à de nombreuses communes et à leurs maires, en laissant dans la rue des familles...

 

Le journal La Provence a diffusé récemment la liste des communes qui ne respectent pas la loi SRU. Le constat est édifiant, dans un département qui a des problèmes de logements. Cela concerne des Maires de Droite comme de Gauche. Un candidat PS n'avait - il pas déclarer qu'il préférait payer des amendes, plutôt que de construire du logement social ?

 

Si les communes ne remplissent pas leurs obligations, les citoyens en recherche de logement se retournent dans les communes qui ont des logements sociaux comme à Vitrolles. Mais évidemment, La ville ne peut pas répondre à toutes les attentes. La solution n'est pas de construire plus à Vitrolles, ce serait trop facile,  mais dans les communes ou manifestement, il n'y a aucun ou très peu d'efforts de fait. Les files d'attentes sont plus grandes dans les villes ou potentiellement il y a des appartements, même si en définitive, très peu se libèrent chaque année. Il n'y a pas de file d'attente dans les villes où il n'y a pas d'appartements sociaux, ou très peu... Allez consulter la liste d'attente de Neuilly, vous serez surpris !

 

A suivre...

 

Quelques chiffres des Bouches du Rhône :

 

  1. Ceyreste : 0 %
  2. La Bouilladisse : 0 %
  3. Peypin : 0,5 %
  4. Pélissanne : 2,3 %
  5. Cabriés : 2,6 %
  6. Allauch : 2,9 %
  7. Barbentane : 3,4 %
  8. Fuveau : 3,6 %
  9. Géménos : 3,6 %
  10. Les Pennes Mirabeau : 3,7 %
  11. Venelles : 3,8 %
  12. Eguilles : 4%
  13. Eyrargues : 4%
  14. Mimet : 4,3 %
  15. Roquevaire : 5,1
  16. Gignac : 5,3 %
  17. Simiane : 5,3 %
  18. Bouc Bel Air : 5,5 %
  19. Grans 5,8 %
  20. Auriol : 6,6 %
  21. Plan de Cuques : 7,6 %
  22. Rognac : 8 %
  23. Gréasque : 8,5 %
  24. Rognonas : 8,6 %
  25. Meyreuil : 10,2 %
  26. Châteauneuf les Martigues : 10,5 %
  27. Marignane : 12,4 %
  28. Septèmes Les vallons : 13,6 %
  29. Chateaurenard : 13,8 %
  30. Arles : 19 %
  31. Marseille : 19 %
  32. Aix en Provence : 19,1 %

 

Pour en savoir plus, lire la suite...

 

DH

 


 

 

 

Logement: «Christine Boutin se tire une balle dans le pied»

 

http://www.liberation.fr/actualite/societe/338278.FR.php

 

 

Le projet de loi sur le logement dévoilé hier par la ministre du Logement prévoit notamment d'assouplir les règles fixées par la loi «solidarité renouvellement urbain» (SRU), qui impose aux villes 20% de logements sociaux. Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation abbé Pierre, accuse Christine Boutin de revenir sur ses engagements.

 

Recueilli par Cordélia Bonal

 

Comment accueillez-vous le projet de loi de Christine Boutin ?

 

 Dans l'ensemble nous aurions plutôt salué ce projet qui va dans le bon sens bien qu'il manque d'ambition eu égard à l'ampleur des besoins. Mais nous sommes déçus et choqués par le chiffon rouge qu'elle agite en proposant de prendre en compte l'intégration de l'accession sociale à la propriété dans les 20% de logements sociaux prévus par la loi SRU.

 

En revenant sur les critères de la loi SRU, Christine Boutin se tire une balle dans le pied à double titre. D'abord elle revient sur ses engagements, puisque qu'elle s'était engagée publiquement en février à ne pas toucher à ces 20%. Surtout, elle facilite la tâche des maires des communes qui font le moins d'efforts. Elle encourage ces mauvais élèves en leur disant: «Vous pouvez prendre le haut du panier pour rattraper votre retard». Autrement dit, cela revient à limiter les places destinées aux ménages les plus modestes.

 

C'est un très mauvais message, à contresens du discours qu'elle tient depuis des mois. La ministre rouvre la boîte de Pandore alors qu'elle dispose déjà de suffisamment d'outils pour inciter l'accession sociale à la propriété.

 

La ministre souligne les progrès réalisés depuis 2005 par les communes qui jusqu'alors ne respectaient pas la loi SRU. Vous partagez son optimisme ?

 

Sur 730 communes qui étaient reconnues «mauvaises élèves», 400 ont effectivement rattrapé leur retard. Mais 330 communes, soit 45%, ne respectent toujours pas la loi. Comment peut-on s'en contenter, six ans après la promulgation de la loi? Il y a une inflexion, certes, mais bien trop modeste.

 

Pourtant, cette loi commence à porter ses fruits, elle constitue aujourd'hui le moteur de la création du logement social. Ces trois dernières années, 90.000 logements sociaux ont été créés grâce à elle.

 

Et aujourd'hui la ministre veut en changer les règles en cours de route.

 

Voyez-vous tout de même des points positifs dans ce projet de loi ?

 

Il y a des avancées, comme la réhabilitation des quartiers anciens dans les centres-villes ou l'obligation pour les organismes HLM de relancer les constructions. Mais ces points positifs vont vite être masqués dans le débat public par la focalisation sur la loi SRU.

 

Concernant le droit au logement opposable institué en janvier, il y a à la fois moins de demandes que ce à quoi on pouvait s'attendre et très peu de dossiers qui aboutissent. Comment l'expliquez-vous ?

 

Outre le problème évident du manque de construction de logement pour satisfaire les demandes, c'est avant tout un problème de communication. Du côté des demandeurs, nombreux sont ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement de cette loi, qui sont découragés par la constitution du dossier, ou qui craignent de se voir attribuer un logement certes salubre mais trop éloigné de leur travail ou du centre-ville.

 

Du côté des collectivités, on n'informe pas assez la population, peut-être par crainte d'être débordé par les demandes. Bref, il y a une auto-censure générale.

 

Actuellement, 50% des dossiers sont refusés pas les comités d'évaluation.

 

Parfois le refus est justifié, mais en général la commission juge que le dossier n'est tout simplement pas prioritaire parmi les prioritaires. On pare au plus urgent. Résultat, depuis le 1er janvier, moins de 1000 foyers ont eu accès à un logement en France grâce au droit opposable.

 

Les autres ne font que remonter dans la file d'attente. Le droit au logement opposable, les gens n'y croiront vraiment que lorsqu'ils auront en poche les clés du logement qu'on leur promet.

 

Sur le même sujet   

 

           

 

    * Le gouvernement va réaménager les contraintes des quotas de HLM

      <http://www.liberation.fr/actualite/societe/338168.FR.php>

    * «Mettre à niveau le parc ancien en centre-ville»

      <http://www.liberation.fr/actualite/societe/338162.FR.php>

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 08:25

Belle leçon de démocratie de Nicolas SARKOZY. On ne fait pas voter le peuple, parce que le peuple se trompe...

 

 

DH

 


 

 

 

Pour Sarkozy, l'Europe est l'affaire des élus, pas des électeurs

 

 

Au cours de sa conférence face aux eurodéputés à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a évoqué sa « conception » de la construction européenne : « les règlements européens sont l'affaire du Parlement et pas celle du référendum. » Un choix qu'il dit assumer

dans un cadre «démocratique. »

 

« Je considère que les règlements européens sont l'affaire du Parlement et pas celle du référendum. C'est un choix que j'ai assumé dans un cadre démocratique. » C'est ainsi que Nicolas Sarkozy s'est expliqué sur le traité de Lisbonne, soulignant le fait qu'il s'était engagé à ne pas faire voter le texte européen avant son élection et l'avait clairement

affiché durant la campagne.

 

« Si ce n'est pas Lisbonne, c'est Nice. Et Nice, c'est l'Europe à 25 !, a continué le Président Français. En Europe on ne fait pas de chantage ! » Sans faire de chantage, donc, il a évoqué ce qui nous attend en cas de rejet du traité de Lisbonne : une Europe à plusieurs vitesses, la suspension des négociations avec la Croatie...

 

Des boucs émissaires, des menaces... A ceux qui en doutaient encore, Nicolas Sarkozy le confirme : il présidera le Conseil européen avec la même violence qu'il a présidé la France.

 

Jeudi 10 Juillet 2008 - 10:41

Sylvain Lapoix

 

(*) http://www.marianne2.fr/Pour-Sarkozy,-l-Europe-est-l-affaire-des-elus,-pas-des-electeurs_a89089.html?preaction=nl&id=5906953&idnl=25488&

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Published by Didier HACQUART - dans Traité de Lisbonne
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 08:18

Il est extrêmement choquant que le Président de la République intervienne aussi régulièrement dans les instances de l'UMP. N'est - il pas le Président de tous les français. Il ne me semble pas que ses prédécesseurs le faisaient aussi régulièrement.

 

 

Qui plus est lors de ces interventions, il se pose plus en leader de l'UMP que comme Président. J'en tiens pour preuve sa récente déclaration sur les grèves. C'est du discours du « bar du commerce », et totalement indigne d'un Président  de la République. En regardant la vidéo de cette intervention, cela me fait penser à un petit garçon qui a fait une bonne blague. Mais à traiter par le mépris, de smillions de français, le retour de bâton risque d'être sévère.

 

Pour illustrer mes propos, j'ai trouvé intéressant l'article de l'HUMANITE. La vidéo est à voir...

 

DH

 



Sarkozy le fanfaron (*)

 

Comment faire un discours d’une heure, ne parler presque que de l’Europe, dire deux phrases sur la France et provoquer par celles-ci une avalanche de réactions ? Simple : il faut s’appeler Nicolas Sarkozy.

 

Contrairement aux apparences, le conseil national de l’UMP était bien consacré à l’Europe : José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen en étaient les invités d’honneur. Pourtant, le discours-fleuve de Nicolas Sarkozy a surtout retenu l’attention par sa conclusion : une violente provocation contre les syndicats.

 

Le président français a en effet déclaré que « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », déclenchant évidemment une cascade de rires parmi ses groupies enthousiastes. On croyait presque revoir le Sarkozy candidat de l’UMP.

 

Face à cette banderille, les réactions des syndicats ont été vives : pour Gérard Aschieri, dirigeant de la FSU, le principal syndicat d’enseignants, cela relève de «  la fanfaronnade de tribune ». Il n’attend pas « du président de la République qu’il joue les matamores », et y voit surtout une « provocation », tout comme Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui conseille dès lors au président d’être « plus prudent ». François Chérèque, le leader de la CFDT, regrette lui la « vision archaïque du syndicalisme » du président de la République, en rejetant la « mesure de l’efficacité d’un gouvernement au nombre de grèves ». Au-delà de la provocation, Maryse Dumas, l’une des secrétaires confédérales de la CGT, y voit une sorte de diversion : «  le président de la République fait une opération diversion parce qu’il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit ».

 

Les réactions des politiques ont été tout aussi sèches : Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a déclaré sur RTL hier avoir « bien compris comme tout le monde qu’il s’agissait d’une provocation, de ce qu’on appelle chez moi une fanfaronnade », ajoutant qu’« on peut regretter d’ailleurs » que Nicolas Sarkozy « n’ait pas compris que désormais président de la République, sa parole a une certaine portée ». François Bayrou l’a rejoint sur BFM TV, expliquant que « quand on a humilié dans la même semaine l’armée, la télévision publique et les organisations syndicales, ça fait beaucoup pour quelqu’un dont la mission est de rassembler son peuple. » Il a alors ajouté que «  quand on ne rassemble pas les Français et qu’on est président de la République, on n’accomplit pas son travail ». Pour le chef de file du Mouvement démocrate, « les principes de la République sont en jeu, c’est plus grave ». Le Parti communiste a quant à lui dénoncé à travers un communiqué «  cette nouvelle attaque contre les salariés » qui ne fait que « confirmer le manque total de crédibilité du discours présidentiel sur le progrès social ». Les propos de Sarkozy, selon le PCF, entérinent le fait que «  le président de la République est bien le président d’un camp contre l’autre, celui du patronat contre les salariés ».

 

Comme souvent, le tour de magie employé par le président de la République pour faire disparaître ses ennuis est de se créer un adversaire et de porter une charge contre lui. Au choix, l’Europe, la télévision publique, l’assurance maladie, les 35 heures, la laïcité, les ports, etc… La liste est longue. Mais la magie reste de la magie, et ce n’est pas en décrétant la transparence des grèves que le discours deviendra réalité : ainsi, le 18 juin, et malgré une légère diminution, c’étaient encore 500 000 personnes qui battaient le pavé contre la réforme des retraites et contre la volonté de l’exécutif de casser les 35 heures.

 

De manière générale, la France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, notamment dans l’enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d’autres secteurs. Si ces mouvements d’une ampleur variable n’ont en général pas fait reculer le gouvernement sur les grandes lignes de ses plans d’économies, celui-ci a toutefois été

amené l’an dernier à faire adopter d’importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites par exemple, et même à abandonner certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis. Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d’alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation, notamment en région parisienne.

 

Sarkozy le prestidigitateur tente donc de faire disparaître les grèves et autres mouvements sociaux. Qu’il se méfie toutefois de ne pas se tromper de formule magique, car, comme l’a bien dit Julien Dray : « Rira bien qui rira le dernier ».

 

*Guillaume Daudin pour Humanite.fr*

 

(*) http:www.humanite.frSarkozy-le-fanfaron

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 08:36

Le nucléaire, l'énergie propre et sans danger gérée en toute transparence... Sauf que la réalité est tout autre, et l'incident de Tricastin nous le rappelle.

 

 

En regardant les infos, j'avais été étonné par le peu de sens critique des journalistes. On nous explique en début de reportage que l'incident est arrivé le matin. Ensuite, on nous parle du maitre nageur qui a réagit promptement et qui a fait évacuer « de suite » les baigneurs dans un étang avoisinant. Bizarre ces nageurs matinaux, à moins qu'ils n'aient été prévenus que bien plus tard...

 

Le nucléaire n'est pas une énergie propre ni anodine. A l'heure où Sarkozy lance un second réacteur EPR, beaucoup de questions se posent. Il manque en France un véritable débat démocratique sur toutes ces questions...

 

Pour compléter l'information, il y a notamment le communiqué du réseau « sortir du nucléaire ».

 

A suivre...

 

DH

 


 

 

 

Réseau "Sortir du nucléaire"


Voir les reportages TV sur : http://videos.sortirdunucleaire.org/

 

 


- L'ASN aurait-elle attendu dans l'espoir que l'affaire puisse être étouffée ?


Dans ses déclarations, l'ASN met en cause, à juste titre, l'entreprise Socatri-AREVA : cette dernière a attendu de longues heures entre lundi soir et mardi matin avant d'avertir l'ASN, pensant peut-être pouvoir cacher l'existence même de la fuite d'uranium.
 
Mais l'ASN est elle aussi coupable de rétention d'informations pendant plusieurs heures.
 
Ainsi, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, reconnaît que "l'ASN a été prévenue vers 07H30 le matin" mais il ajoute que "l'exploitant a pris la mesure de l'importance du rejet vers midi" (cf dépêches agences de presse), comme si la mission de l'ASN n'était pas de prendre elle-même conscience des risques et de prendre immédiatement les décisions qui s'imposent. Ce n'est donc qu'en début d'après midi que l'alerte a été donnée.


L'ASN a donc délibérément choisi de ne pas informer les autorités (préfectures, etc), perdant ainsi 5 heures d'autant plus précieuses que c'est en tout début de matinée, au moment les radios sont très écoutées, qu'il était possible d'avertir efficacement les citoyens afin qu'ils ne se baignent pas ou ne boivent pas dans la journée.

 
 
Pourquoi l'ASN a-t-elle perdu ces heures précieuses ? Pourquoi cette mise en danger délibérée de la population ? L'ASN a-t-elle attendu dans l'espoir que l'affaire puisse être étouffée ? L'ASN n'aurait ensuite donnée l'alerte qu'après avoir compris que l'ampleur du rejet le rendrait tôt ou tard détectable par des organismes indépendants comme la Criirad.

  
En tout état de cause, s'il est évident que la Socatri-AREVA est coupable, il en est certainement de même pour l'ASN dont les responsabilités doivent être établies et sanctionnées.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à participer à un Rassemblement antinucléaire européen samedi 12 juillet à Paris (14h pl de la République). Les animations auront lieu dès le matin sur la place de la République, et un Colloque international se tiendra à 20h avec de nombreux invités d'Europe... et d'au delà.

Voir aussi les autres communiqués de presse sur ce sujet sur :

 

 


Le Dauphiné Libéré - 10 juillet 2008

 


« Une communication incohérente »

 


Le maire de Bollène, commune sur laquelle est installée l'usine Socatri, ne dissimule pas sa colère. « Je ne veux pas envenimer la situation, mais je suis très troublée par ce que nous venons de vivre, lâche Marie-Claude Bompard. Je n'ai eu qu'un contact avec le directeur de cabinet du préfet, mardi vers 13h 30 et depuis, malgré nos appels, plus rien. Silence radio  ! La mairie a fait ce qu'elle pouvait, mais elle n'a été ni informée valablement, ni épaulée par la préfecture. »


Guère d'éléments précis

 


Hier après-midi, quarante élus et employés communaux ont distribué une lettre d'information à tous les habitants de la cité, « parce que, même avec guère d'éléments précis, il fallait clarifier la situation, préciser par exemple quels quartiers étaient concernés et ceux qui ne l'étaient pas. » Mme Bompard met en cause « l'incohérence totale de la communication préfectorale » qui a abouti, selon elle, à semer la confusion, y compris chez les médias européens, et qui démontre que « les citoyens bollénois ont été traités comme s'ils étaient peu de chose... »


Plus soft, Jean-Pierre Lambertin admet avoir été ému par les délais de réaction de la préfecture. « On aurait dû avoir l'information, au moins l'essentiel, plus tôt. » Le président du syndicat Rhône-Aygues-Ouvèze, Guy Penne, apporte de l'eau au moulin des sceptiques : « Nous avons été mal informés », reconnaît-il en évoquant des informations assez brouillonnes, sinon contradictoires.


Le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, a-t-il eu vent de ces dysfonctionnements ? En attendant les résultats de l'inspection de l'autorité de sûreté nucléaire qui devrait se rendre sur place aujourd'hui, il se fait menaçant : « Toutes les conclusions devront être tirées, notamment en terme d'éventuelles suites pénales et administratives ».
 
EN BREF


Quelle heure, au juste ?

 


Anticipation

 


Le parapluie ouvert

 


Rencontre avec la CRIIRAD

 

 


 

 

 

Libération.fr - 9 juillet 2008

 

 



D'après vous, les mesures de précaution adoptées par les autorités sont-elles suffisantes?

 

 

Une équipe de notre laboratoire est en ce moment sur le site du Tricastin pour faire des prélèvements. On va également déposer plainte contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales d'Areva. On ne peut pas tolérer une telle passivité des autorités de contrôle. Et puis, ce n'est pas la première fois que l'on note des disfonctionnements inquiétants sur ce site, ce n'est pas la première fois. On va être particulièrement vigilant sur la durée pour s'assurer  que l'exploitant du site traite les pollutions dans les sols et les sédiments.C'est un petit peu mieux que les autres fois. Mais, il reste des incertitudes, en particulier sur le moment précis de l'accident. Il y a un flou. Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s'était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Mais, selon l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, le débordement de la cuve remonte à lundi soir vers 23 heures. Si l'IRSN a raison, les mesures de protection et d'information de la population ont été prises trop tard pour être efficaces.

Que comptez-vous faire à présent ?
L'exploitant a revu ses chiffres à la baisse: le rejet ne serait plus de 360 kg mais de 75kg. Il n'empêche. Sur la base de ces nouvelles données, la quantité d'uranium rejetée reste très importante, 27 fois supérieure à la limite annuelle autorisée. Car, pour faire simple, l'exploitant est autorisé à rejeter chaque année 72 millions de becquerels d'uranium- une unité de mesure de radioactivité. Et bien lors de l'incident, 2 milliards de becquerels ont été rejetés! Mais ce n'est pas tout. Il y a aussi un problème de concentration radioactive. Lors de l'incident, l'uranium a été rejeté en partie sur le sol et dans la rivière la Gaffière. Ce qui est strictement interdit car il n'y a aucune garantie de dilution. Résultat, la limite réglementaire a été pulvérisée avec une concentration de plus de 300 000 Becquerels par litre au lieu de 50 Bq/l.
Rejet d'uranium à Tricastin : «La limite réglementaire a été pulvérisée»

La passivité des autorités de contrôle est intolérable, estime Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, et responsable du laboratoire d'analyse de la CRIIRAD <http://www.criirad.org/>  (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité). Cet organisme indépendant a été créé en 1986 au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, avec pour ambition de contrôler et d'informer les populations sur les pollutions radioactives et les risques liés au nucléaire.
 
Faut-il s'alarmer des quantités d'uranium rejetées lors de l'incident sur le site de Tricastin ?
Après ce qu'il considère comme « un avertissement sans frais », André-Yves Beck, adjoint au maire de Bollène, souhaite rencontrer dès que possible la CRIIRAD afin d'avoir le maximum de renseignements. « Car on peut être pris de doutes... »Maurice Sabatier, maire de Lamotte-du-Rhône observe que « la préfecture a ouvert le parapluie. » L'employé municipal, rôdé à la manoeuvre avec les inondations, est passé dans les 165 foyers du village pour prévenir les habitants. Cette situation conforte M. Sabatier dans sa volonté de ne jamais relier le lac de Lamotte (qui devrait accueillir dans l'avenir une base de ski nautique) à la mayre Boucharde, affluent de la Gaffière, ainsi que certains le souhaiteraient.Le maire de Lapalud raconte : « par mesure de précaution, nous avions anticipé en prévenant en début d'après-midi de lundi les cinquante à soixante personnes habitant à l'est de la voie ferrée, au plus près de l'usine, et ayant des forages. Puis nous nous sommes servis du listing des inondations pour alerter toutes celles du village susceptibles d'utiliser l'eau d'un puits. Environ 300 personnes ont été contactées par téléphone ou directement par la police municipale. Et cela s'est relativement bien passé. »L'heure précise à laquelle s'est produite la fuite, à l'intérieur des bâtiments de Socatri, donne lieu à interprétation : alors que les communiqués de la préfecture stipulaient 6h 30 du matin, la "note d'information" de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire indiquait de son côté "le 7 juillet à 23 heures. "Avec les moyens du bord, la commune a averti les populations des secteurs concernés par la distribution de tracts et la mise en service du serveur vocal Antibia, mis au point dans le cadre d'une procédure d'urgence en cas de risque majeur. « Tout le monde, environ 800 personnes, a été averti avant 20 heures et nous avons continué à répondre aux appels jusqu'à 22 heures. »
Officiellement, les dernières mesures et analyses des rivières, des plans d'eau et des nappes phréatiques sont rassurantes, mais pas pour la Criirad ni pour le réseau "Sortir du nucléaire" qui portent des accusations graves, tant sur la fuite elle-même que sur l'attitude d'Areva NC soupçonnée de "rétention délibérée d'information".

« Les citoyens bollénois ont été traités comme s'ils étaient peu de chose... »
Du côté des élus des communes directement concernées, tous prévenus entre 13h 15 et 13h 30 mardi, la gestion de l'affaire prend une tournure polémique sur un autre plan, celui de la communication. Manque d'informations, de réactivité et de précision, manque de soutien de la part des services de l'État...

FUITE D'URANIUM À BOLLÈNE http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=communiques
- Areva a tardé à avertir l'ASN, mais celle-ci a ensuite perdu plusieurs heures précieuses
Fuite d'uranium au Tricastin : pourquoi l'Autorité de sûreté nucléaire a-t-elle attendu plusieurs heures avant de donner l'alerte ?Communiqué de presse du jeudi 10 juillet 2008
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 08:08

Congrès du PS 2008 à Reims, clarifions les lignes...


Le congrès du PS est en marche avec la 1ère phase des contributions. Ensuite viendra le temps des motions. J'engage les militants du PS à lire ces documents. Il est essentiel que chacun sache qui défend quoi, et quel modèle de société il nous est proposé. Nous devons avoir des réponses sans ambigüité sur différents points comme l'Europe, les retraites, les 35 heures, la solidarité, l'emploi, le chômage, le logement, etc.


L'autre face de la phase des contributions, c'est la mise en place des rapports de force.


Ainsi qu'elle n'a pas été la surprise, quoique, de voir que Gérard COLLOMB, le Maire de Lyon qui présente une contribution, « La ligne claire » avec Jean - Noel GUERINI, le patron des Bouches du Rhône soutient en fait Ségolène ROYAL. En soi, c'est évidemment tout à fait respectable, et la « ligne claire » c'est effectivement l'annoncer...


Je pense que cela éclairera les militants du 13, qui n'avait peut pas perçu cette démarche derrière les propos de Jean- Noël GUERINI ?...


Mais au fait, pourquoi une contribution, si c'est pour rejoindre demain Ségolène ROYAL, et d'ores et déjà l'annoncer ? C'est pas clair...


A suivre,...


DH



Nouvel Obs.fr :


Téléphone rouge : Gérard Collomb rassure Royal


La question tarabuste les socialistes à l'approche du prochain congrès : pour qui roulent le Marseillais Jean-Noël Guérini et le Lyonnais Gérard Collomb, auteurs d'une contribution baptisée «La ligne claire» ? Réponse du maire de Lyon à un émissaire du camp Royal : «Je suis toujours avec Ségolène...»

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 07:32

L'Europe dans la mondialisation, un débat entre spécialistes, à l'écart des citoyens.

 

 

 

Le site http://euromonde2015.eu dédié au rapport EuroMonde2015, une stratégie européenne pour la mondialisation, est accessible depuis le mois de juin dans la perspective e la présidence française du Conseil de l'Union Européenne.

 

On y apprend qu'une mission « l'Europe dans la mondialisation » a été confiée à l'avocat Laurent Cohen-Tanugi par les Ministres Christine Lagarde et Xavier Bertrand. Et qu'un rapport a été rendu public en avril, qui invite la France à soutenir « les orientations proposées par le Commission et entérinées par le Conseil européen pour le cycle 2008-2010 ». Peu de français en ont été informés (*).

 

Et c'est comme cela que l'on s'étonne que les français rejettent cette Europe là !

 

Le rapport, nous rappelle que nombre de décisions comme « au hasard », l'allongement de l'âge de la retraite de 5 ans en Europe, a été entériné en 2002, par le gouvernement français (CHIRAC/JOSPIN) dans le cadre de la « stratégie de Lisbonne ».. Ainsi en France, toutes les discussions et pseudos négociations sur le sujet ne sont que des « pantalonnades », puisque le gouvernement s'efforce de tenir cet engagement. C'est pourquoi, François FILLON, sans négociation, impose le passage à 41 ans de cotisations, après avoir imposé en 2003, le passage de 37,5 à 40 ans pour les fonctionnaires.

 

A la lecture du rapport, on voit bien la dérive libérale de l'Europe où l'économie prime sur les hommes et les femmes. L'ouverture au marché des services publics, une plus grande « flexibilité » du marché du travail, etc. sont les moyens trouvés pour faire face à la mondialisation ! Par ailleurs, tout n'est pas négatif dans le rapport, mais on s'aperçoit que les objectifs de Lisbonne en termes d'investissements pour la recherche et Développement, ne sont pas tenus. Or, la R&D c'est l'avenir d'un pays...

 

Même si le rapport est un peu aride, il est à parcourir, pour mieux comprendre, ce qui va nous « tomber » dessus dans les mois à venir...

 

DH

 

 

 

 

(*) Politis n°1009 du 3 juillet 2008

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 08:31

Jean-Luc Mélenchon revient sur la libération d'Ingrid Bétencourt. Sa réflexion et ses connaissances sur l'Amérique du Sud sont d'un plus grand apport que la réflexion incongrue et déplacée de Ségolène ROYAL en ramenant le débat à la la politique politicienne... La réaction de tous bords ne s'est d'ailleurs pas fait attendre.


Plus intéressant donc, la leçon colombienne...


A méditer, DH


 

LECON COLOMBIENNE


La libération d'Ingrid Bétancourt, pour laquelle nous nous sommes battus, ne doit pas faire passer sous silence la nature du régime d'Alvaro Uribe, son lien avec les milices paramilitaires, avec les narco trafiquants, le rôle des Etats Unis dans la région. Nous publions ici une note de JL Mélenchon sur le sujet.


Je vais évoquer la libération d'Ingrid Betancourt. Je crois que pour une fois il y a quelque chose d'authentique dans le soulagement que tout un chacun éprouve en sachant cette femme bouleversante désormais libre. Les tonnes de pathos qui se déversent sur le sujet n'y sont pour rien. On devine que la scène de bondieuseries, sur le tarmac à son arrivée, organisée par les récupérateurs religieux ne me suggérait aussi que de l'exaspération. Bien sur je comprends parfaitement l'intensité du sentiment religieux chez les croyants et la part que la foi prend dans leur capacité de résistance et de cicatrisation. Mais cette mise en scène m'a choqué. Cela ne change rien pourtant au fond de ce que nous ressentons tous. La libération d'Ingrid Betancourt soulève en nous quelque chose de fondamental qui déchaine notre empathie. Il s'agit du gout quasi physique de la liberté. Car la détention d'otage comme stratégie de combat est une barbarie qui poursuit comme un cauchemar personnel quiconque y a réfléchi un instant.


LA BARBARIE ORDINAIRE
 

Cette barbarie nous l'avons mesurée après avoir lu ce qu'a été la détention du journaliste Jean-Paul Kaufman ou de Florence Aubenas. Et les témoignages des premiers otages libérés en Colombie étaient si effrayants ! La pire des images qui nous a fait sentir si violemment de quoi il s'agissait est celle où on la voyait assise, décharnée et comme vaincue par le désespoir de la séquestration, sur ce banc dans la jungle. Les seules images à quoi je puisse comparer l'angoisse que celles-ci dégageaient sont celles que l'on voit parfois montrant des détenus de Guantanamo, yeux bandés pieds et poings enchainés, déplacés, parfois sur un brancard roulant, par les bourreaux américains qui les torturent à longueur de journée. Bien sur les deux scènes ne sont pas comparables. Celles qui impliquent les Etats-Unis sont bien plus effrayantes puisqu'il s'agit d'une violence d'état appuyée sur une loi qui autorise la torture et la détention arbitraire dans des prisons secrètes ou hors sol réparties dans le monde entier. 40 000 personnes sont ainsi détenues selon la tribune du journaliste Edwy Plenel publiée par l'hebdomadaire « Marianne ». Cette barbarie banalisée par son usage sous toutes les bannières ne se banalise pourtant pas dans nos sentiments. Au contraire notre vigilance s'accroit en dépit du nombre des images qui semble la rendre ordinaire.


LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS
 

Donc cela ne minimise pas pour autant la condamnation absolue qu'il faut prononcer contre les méthodes des FARC non seulement à propos de la prise d'otage mais d'une façon plus générale à propos de sa stratégie de lutte armée à cet instant de l'histoire de l'Amérique du sud. Si, par improbable une telle stratégie venait à vaincre, quel genre de pouvoir pourrait-elle engendrer sinon une extension et une institutionnalisation des méthodes qui l'aurait fait naitre. La fin ne justifie pas les moyens. En politique et dans la lutte socialiste, la leçon du siècle précédent est que toute la fin est dans le moyen. Léon Trotski écrit dans ses mémoires qu'il ne voulut pas du pouvoir qu'il aurait pu prendre avec l'armée rouge dont il était le chef parce que le pouvoir ainsi conquis n'aurait pas été différent de celui qu'il combattait.. En leur temps, les jeunes gens de ma sorte tiquaient et pour une fois notre maitre à penser nous semblait bien angélique. Mais nous avons été contemporains de faits qui démontrèrent mille fois le sens concret indépassable de ce qui paraissait d'abord être une simple abstraction morale.


URIBE RESTE UN PION DANS UN JEU QUI LE DEPASSE
 

Ce que j'écris à cet instant à propos des FARC ne me fait pas du tout perdre de vue la nature du pouvoir d'Alvaro Uribe, le président voyou de la Colombie, ni ses propres liens avec les narco trafiquants et les assassins des milices para militaires d'extrême droite. Je sais aussi que l'épisode actuel doit se lire dans l'ensemble des faits qui impliquent toute la géostratégie régionale des Etats-Unis, dont Alvaro Uribe est le pion numéro un et dont les cibles essentielles ne sont pas dans la jungle colombienne mais au Venezuela et dans les pays de la vague démocratique comme Paraguay, Equateur et ainsi de suite. De ce point de vue il est mille fois détestable de lire les commentaires qui constatent, avec une feinte résignation, qu'il semblerait bien que la stratégie de la force soit préférable à celle de la négociation en pareil cas. Ces commentaires font comme s'il s'agissait d'une affaire criminelle de droit commun opposant un gang de méchants à une police de gentils. Car il est totalement absurde de perdre de vue que, quoique l'on pense des méthodes des FARC, et on vient de lire ma condamnation argumentée à leur sujet, que le conflit colombien demeure de nature politique. Et donc on doit s'interroger sur ce que peut être la sortie politique de la crise en Colombie, d'un point de vue progressiste. Cela ne consiste certainement pas à tresser des lauriers aux militaires colombiens qui n'ont pas hésité il y a quelques mois à bombarder l'Equateur voisin pour continuer leur combat contre les Farc, inaugurant ainsi un « droit de suite » dont tout le monde sait dans la région quel prétexte il peut être pour tous les débordements d'ingérences. C'est, depuis l'origine du lancement du plan cocaïne impulsé par les Etats-Unis à partir de la Colombie, la hantise de toutes les gauches latinos américaines de ce secteur.


LA SOLUTION C'EST LA DEMOCRATIE
 

En Colombie, la solution ce n'est certainement pas plus qu'ailleurs la social démocratie déchue qui s'y trouve. Le « Parti Libéral » colombien, membre de l'internationale socialiste, a déjà montré qu'il méritait assez bien son nom pour n'être rien d'autre qu'un lamentable leurre confortant le pouvoir conservateur à poigne. Dans le genre du parti Démocrate italien qui a permis l'écrasante victoire de Berlusconi. Suivez mon regard en France. Mais en Colombie, sur ce plan, il y a du neuf. L'autre gauche a su, en se rassemblant, marquer un point décisif. Aux dernières élections législatives, elle a formé un front, le « pole démocratique ». Et ce front a réuni le double des voix du parti libéral social démocrate, atteignant les 25%. Il existe donc en Colombie une alternative de gauche en plein essor. A terme, d'une façon ou d'une autre, en continuité avec ce qui se passe partout ailleurs en Amérique latine, elle menace le pion américain qu'est le gouvernement colombien. La propagande mondiale va donc très vite poser ses pions en ordre. Valoriser Uribe, pointe essentielle du dispositif nord américain, valoriser le rôle politique positif de l'armée colombienne, « modernisée et démocratisée » selon certains observateurs évidemment tout a fait neutre. Au cas où... On sait que Uribe veut un référendum pour pouvoir se présenter une troisième fois aux élections présidentielles ce qu'interdit aujourd'hui la constitution colombienne. C'est ce qu'avait voulu faire Chavez. On se souvient que cela déclencha une vague de propagande obscène contre la prétendue tentative de Chavez de briguer la « présidence à vie ». On note le silence assourdissant des mêmes quand c'est Uribe qui le tente... C'est dire ce que valent certaines indignations et certains journalistes qui les portent en bandoulière comme l'ancien guérillero meurtrier repenti, Paolo Paranagua du journal « Le Monde », qui en a fait son gagne pain entre Miami et cocktails d'ambassade. Ceux là on déjà titré que le gouvernement vénézuélien « se dit satisfait » par le dénouement pour Ingrid Betancourt. Ca devait être encore trop de mansuétude. Le lendemain le correspondant du journal « sur place », écrivant depuis Rio de Janeiro ( !) comme le précise sa dépêche publiée dans « Le Monde » de samedi (comme si quelqu'un commentait la politique française depuis Stokholm) , ajoute donc le fiel au fiel pour noter que Chavez "a mis vingt heures avant de se réjouir", contrairement à ce qu'écrivait son propre journal la veille... Et "d'analyser" comme un "coup dur pour Caracas" la libération d'Ingrid Betancourt. Ce genre de manipulations nous enseigne que la joie pure qui étreint certains organes de presse inclut des aspects qui ne peuvent échapper qu'aux naïfs. Dés lors notre devoir, à gauche, est d'être vigilant et d'ouvrir les douches froides qui s'imposent à propos du triomphe d'Alvaro Uribe. Nous ne gagnerons rien à justifier ses méthodes au motif que nous condamnons celles des FARC. Là non plus, certaines fin louable ne valent pas quitus pour tous moyens. Notre choix est celui de la lutte démocratique et du règne du suffrage universel. Il nous faut protéger politiquement les chances de la solution que représente le « pôle démocratique ». C'est pourquoi il faut rappeler que sans la mobilisation des français, gauche et droite d'ailleurs réunies sur ce sujet, Ingrid Betancourt ne serait pas libre. Ce qu'elle dit elle-même. Alvaro Uribe n'est pas notre héros du seul fait que la libération d'Ingrid Betancourt était notre combat.


Jean Luc Mélenchon


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 13:43

La libération d'Ingrid Bétancourt, fait la une de l'actualité. Plutôt que de rentrer dans différentes polémique, je pense qu'un peu d'humanité dans un mode parfois machiavélique, fait du bien. Florence Aubenas, était toute qualifiée pour parler d'Ingrid Bétencourt.

 

A méditer.

 

DH

 


 

 

«Je vous aime, vous êtes mon sang...»


Ingrid en apesanteur


A Paris, les premiers pas de femme libre de la Franco-Colombienne à travers le regard d'une autre ex-otage

 

Dans un petit salon de l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Ingrid Betancourt sont seuls, en silence, au milieu de la pièce. Elle paraît flotter, comme en apesanteur, au milieu de cette folie qu'a provoquée son arrivée en France.


Nous ne nous étions jamais vues. Elle me prend les mains. Me dit : «J'ai suivi votre libération à la radio pendant que j'étais encore là-bas. Je me suis sentie très, très contente. C'était merveilleux.» Elle a un sourire doux, la mise soignée, l'exquis savoir-vivre de ces maîtresses de maison capables de trouver en toute circonstance le mot pour chacun. J'ai attendu ce moment-là très longtemps. Je m'entends lui répondre : «Votre libération aussi m'a beaucoup...» Et commence un invraisemblable assaut d'amabilités entre ex-otages : «Cela a dû être terrible...», «Non, je vous assure, pas tant que pour vous...», «Je vous en prie, laissez-moi vous dire...». Nous nous serrons les mains, sans nous quitter des yeux, avec la sensation de vivre une scène cocasse et absurde, à laquelle pourtant aucune de nous n'arrive à s'échapper.


Ingrid Betancourt est déjà repartie vers sa troisième conférence de la journée, après celle de l'aéroport («Je vous aime, vous êtes mon sang. Je suis à vous, vous êtes à moi»), puis celle du salon de l'Elysée («Dans la jungle, j'ai appris à des jeunes gens analphabètes à chanter «la Marseillaise»»). Cette fois, elle est assise à la tribune, au milieu de sa famille, toujours disposée dans le même ordre autour d'elle, un clan de femmes pour l'essentiel, mère, sœur, fille, nièce qui tournent vers la salle le même visage à l'ovale pur, les mêmes cheveux lisses noués bas sur la nuque, la même peau aux reflets mats qui accroche la lumière sur le méplat du front et des pommettes. Mélanie, Yolanda, Astrid, Anastasia : en six ans de concerts et de manifestations, on a appris à les voir s'avancer sur le devant de la scène avec la même audace tranquille et raconter les pires douleurs d'une voix posée, où chantent les intonations apprises dans les meilleurs collèges. La pièce manquante est là : Ingrid.

 

En France, en une demi-journée, les rumeurs l'ont déjà créditée du ministère de l'Ecologie, d'une candidature aux élections européennes, de la Légion d'honneur et du prix Nobel de la Paix. Elle accueille chaque suggestion comme la plus naturelle au monde, habitée depuis toujours par la conviction d'avoir un destin, en candidate à la présidentielle colombienne dans le sillage de son père ou en captive de la jungle, à l'image de son beau-père : «J'ai été élevée en France, où j'ai été très marquée par les récits de la Seconde Guerre mondiale. Mon beau- père a été prisonnier cinq ans. J'y ai pensé souvent, avant et pendant.» Elle y a vu un signe du ciel et un exemple sur terre. Elle n'a, dit-elle, aucune ambition ni projet personnel : seulement «vouloir servir», là où les autres ont besoin d'elle.


Dans le public à l'Elysée, Adair Lamprea s'est placé au milieu du tout premier rang. Organisateur de la tournée électorale où Ingrid betancourt fut enlevée en 2002, retenu avec elle une journée par les Farc avant d'être relâché, il s'est réfugié en France. Il n'ose pas s'approcher de l'estrade, prise d'assaut par des centaines d'invités. C'est plus facile au fond pour ceux qui ne la connaissaient pas, ils n'ont pas cette peur de se retrouver face à quelqu'un qui serait devenu une étrangère. Adair Lamprea fait du bruit, tape des pieds. Ingrid Betancourt le remarque enfin, s'interrompt pour le saluer. Ils n'échangent pas deux mots, mais, comme pour se convaincre, Adair n'en finit plus de répéter : «Elle est restée la même. Il n'est pas né, celui qui la changera.» Les images se superposent, les meetings d'hier, les discours d'aujourd'hui. «Devant le micro, ici, je crois la voir reprendre la campagne, où elle l'avait laissée.»


Dans les comités de soutien, personne ou presque ne savait qui elle était «avant». La plupart d'entre eux n'ont jamais milité, ne connaissent de la Colombie que ce qu'ils ont appris depuis. Leur jeunesse est frappante, on dirait une bande d'enfants, qui ont l'âge de ceux d'Ingrid Betancourt. Ils sont si nombreux qu'il leur a fallu tirer au sort les accréditations pour qui irait l'accueillir. L'un d'eux n'a même pas songé à regarder s'il était reçu au bac. «Je suis trop occupé à découvrir qui est Ingrid Betancourt. Je n'avais pas réalisé à quel point elle est une femme politique, une pro. Elle était partie pour faire un discours fleuve, comme Fidel Castro. Sarkozy a dû la couper. A l'Elysée, on la sent à l'aise, dans son monde.» Fabrice Delloye, le père de ses enfants, a toujours œuvré dans l'ombre : «Les gens ne se rendent pas toujours compte qu'elle a douze ans de politique derrière elle. Elle assure.»
Ingrid Betancourt veut écrire un livre, ou bien deux, ou même trois sur ses convictions, la politique, son enlèvement, et la forêt comme un mur vert par-dessus sa tête. Et puis aussi une pièce de théâtre pour dire les autres choses, «celles qu'on ne peut pas expliquer facilement et qui concernent l'âme humaine», quand on la plonge dans certaines situations. Elle y a pensé souvent pendant ces jours sans fin, jouant et rejouant des actes entiers dans sa tête, affinant jusqu'aux détails de mise en scène. Cela lui tenait compagnie, intensément. N'est-ce pas une bonne idée ? Dans l'assistance, des centaines de regards sont tournés vers elle, émerveillés, prêts à applaudir tout ce qu'elle dira. Elle se fige. Semble un instant deviner que, théâtre ou pas, nul n'entreverra peut-être jamais ce qu'elle a découvert là-bas de l'espèce humaine, qu'elle voudrait tant faire comprendre, mais qui restera sans doute pour elle son infracassable solitude.


Le tourbillon du triomphe la reprend.


Elle veut habiter Bogota pour sa mère, Paris pour un de ses fils, Bruxelles pour l'autre, New York pour sa fille. Un film aussi est déjà en projet sur sa libération, avec 14 autres otages. Elle ne peut pas croire que l'opération ait été une comédie. «Une intimité se crée entre le bourreau et le torturé. Dans l'hélicoptère, celui qui nous avait martyrisés pendant quatre ans, César, était à terre, menotte. Je pouvais voir le rictus de sa bouche. Il avait honte. Il avait peur. Je ne pense pas que quelqu'un qui joue un rôle ou bien qui a reçu une rançon puisse se comporter comme cela.» Cela fait six ans qu'elle s'est préparée à ce jour où elle sortirait. Elle sait tout, mot à mot. Le coup de fil à sa mère par exemple : une nuit, dans un rêve, elle s'est vue s'enfuir à travers la jungle, arriver dans un village, trouver un téléphone. Elle compose le numéro, sa mère répond : «Qui parle ? Astrid ?» Astrid est sa soeur. «Non, c'est moi, Ingrid.» Elle le crie, mais sa mère répète : «Astrid ? Astrid ?» Et Ingrid se réveille, enchaînée à un arbre, comme toutes les nuits. Quand elle a été délivrée, l'autre semaine, elle a téléphoné à sa mère. Dans le combiné, elle a entendu : «Qui est-ce ? Astrid ?»


A Bristol, dans le Connecticut, Joséphine Rosano vient de revoir Marc, son fils, un des trois Américains kidnappés en Colombie, puis libéré en même temps qu'Ingrid Betancourt. Aux Etats-Unis, les autorités avaient imposé aux familles de se taire. De leur côté, les associations d'aide aux otages n'ont jamais voulu s'occuper de ces trois Yankees, anciens marines, suspectés de faire partie des services spéciaux américains. Sur la petite station aux ondes courtes, qu'écoutent les séquestrés pour avoir des nouvelles de leurs proches, ces trois-là n'ont reçu aucun message en cinq ans. «Je ne pensais pas possible de se sentir à ce point abandonné du monde», a dit un des Américains.


Dans l'oubli et l'opprobre, Joséphine Rosano a été la seule à chercher son fils. Elle vient d'avoir le droit de le voir une heure : il est toujours retenu sur une base militaire américaine. Il dit que pour se venger les Farc humilieront sans doute un peu plus leurs captifs en les obligeant à marcher dans la forêt, enchaînés avec des colliers, comme des chiens. La presse n'a pas été autorisée à lui poser de question.


Sur son portable, Joséphine Rosano appelle le comité de soutien à Paris. «Nous ? On va s'en sortir. Je voulais surtout des nouvelles d'Ingrid. Est-ce qu'elle va bien au moins ?»


Devant l'Hôtel de Ville de Paris, Ingrid Betancourt débute sa quatrième conférence du jour. «Vous êtes ma famille. Je vous aime autant que vous m aimez. Je suis fière d'être française.» Elle ira en Colombie délivrer les autres otages, à Lourdes où elle a «rendez-vous avec la Vierge», à Rome pour voir le pape. Ses enfants lui ont gentiment fait remarquer qu'elle parlait trop de religion, mais elle ne peut plus s'en empêcher : cela fait partie d'elle désormais. Sur la place de l'Hôtel de Ville, Ingrid Betancourt veut raconter une histoire. Tout le monde ne demande que ça. «Quand on est en captivité, on pense à beaucoup de choses un petit peu sottes. A un moment, je craignais de ne plus être de ce monde, mais je détestais l'idée d'être enterrée dans la jungle. Je ne voulais pas rester dans cet endroit qui me persécutait tant.» Elle marque un temps. Puis lance : «Je me suis dit que c'est en France que je voudrais mourir.» Il y a un grand silence sur la place. Les gens se regardent. Elle sourit. Elle a l'air très loin, ailleurs. La communication paraît suspendue. Les gens se dispersent. Elle dit qu'elle est fatiguée. Elle se sent trembler. Elle regarde autour d'elle et se demande si elle saura encore parler aux êtres humains.

 

 

Florence Aubenas


Le Nouvel Observateur.fr

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 06:41

35 heures : Le MEDEF en rêvait, Sarkozy et l'UMP l'ont fait !



Avec le passage de 218 jours à 235 jours pour le forfait jours, c'est le retour au début du siècle dernier pour les salariés.


Un forfait annuel de 235 jours, c'est  une année pleine de 365 jours de laquelle on retire les 25 jours de congés, les 104 samedis et  dimanches  et le 1er mai !


En clair, il faudra choisir entre travailler un jour férié (Lundi de Pentecôte, Jeudi de l'ascension, noël, etc.) ou un samedi ou un dimanche, car les jours fériés seront désormais travaillés !


Si le forfait jours ne concerne que les cadres, n'oublions pas que la loi permettra de l'étendre aux non-cadres. Ce sont donc des millions de salariés qui sont concernés.


Le Forfait Jours, par principe c'est de ne pas compter les heures, et seul le temps de repos de 11 heures entre 2 vacations est réglementé, soit des journées de 13 heures !

 

Certains rétorqueront, que les jours au-delà des 218 jours seront payés à 110 %. Certes oui, pour les salariés en place, mais pour ceux qui se feront embauchés demain, les jeunes en particulier. Ce sera « tel salaire » pour 235 jours et c'est tout, et dans beaucoup d'entreprises ce sera le même que celui d'aujourd'hui pour 218 jours. J'en fais le pari !


La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l'avait rêvée, la majorité UMP de Sarkozy est  en train de la réaliser.

 

Le vrai visage de Sarkozy, c'est la régression sociale et le retour au XIXème siècle  avec des journées de 13 heures, et la fin des jours fériés...

 

Il est urgent de réagir pour un autre modèle de société !

 

 

DH

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