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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 06:09

Comme le rappelle Marie-Noëlle Lienemann, la Gauche du PS, c'est 20 à 25 % du parti si elle est unie. Je suis même convaincu qu'une vraie dynamique pourrait permettre d'aller au-delà.


Maintenant, il faut y aller et vite. Je plaide dans ce sens auprès de mes amis !


A suivre, DH


 

«Ce devrait être le temps de la gauche du PS»


Par Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne socialiste.



Députée européenne, représentante de l'aile gauche du Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann analyse les enjeux de l'université d'été de La Rochelle, dans neuf jours, et du congrès de Reims, en novembre.


Que vous inspirent les rapprochements de l'été au PS ?


Ce qui se passe au PS est assez sordide. Ces batailles d'appareil, c'est: «on prend les mêmes et on recommence» et «demain sera comme hier». Le jeu consiste à rebattre les cartes entre les mêmes mains. Nos dirigeants sont à côté de la plaque s'ils croient retrouver la confiance du peuple de gauche par une simple recomposition d'appareil.


Le PS ne souffre-t-il pas d'un déficit de leadership ?


Il y a une réalité que tout le monde élude : aucun des leaders du PS ne s'impose comme chef suffisamment crédible pour entraîner une majorité. Ce qui se prépare ce sont des coalitions avec, dans chaque bloc, une compétition entre ténors. Et ceux qui n'auront pas gagné, joueront à l'extérieur jusqu'à la présidentielle ! Bref, on risque de se retrouver dans la configuration qui nous a menés à la défaite.


Le PS peut-il encore se rénover ?


Deux perspectives peuvent apporter du neuf : que la gauche du PS soit l'axe de la future majorité et que le parti se dépasse au sein d'un nouveau grand parti de toute la gauche.


La gauche du PS peut-elle prétendre rassembler ?


Unie, elle fait 20 à 25 %. Soit un bon quart du parti. Elle pèse plus que chacun des leaders des autres courants. Elle dispose d'une légitimité politique : avec la fin du cycle néolibéral, c'est le moment d'être alternatif et de sortir de l'accompagnement. Ce devrait être le temps de la gauche. Beaucoup de nos fondamentaux sont d'actualité : qui a parlé de la taxe Tobin, de réguler les flux financiers, etc. ?


Mais vous n'avez pas de leader...


Ce n'est pas parce que la gauche du PS n'a pas de présidentiable affiché ou de pseudo-premier secrétaire autoproclamé qu'elle n'a pas d'existence politique. Ne pas avoir de chef fait aussi notre force puisque cela permet de coaliser sur une stratégie et une orientation. Dans nos rangs, Benoît Hamon pourrait être premier secrétaire, mais il n'y pense pas tous les jours en se rasant.


Qu'attendez-vous de La Rochelle ?


La Rochelle arrive à un moment clé. Ce que les gens attendent du Parti socialiste, c'est une opposition forte, capable de porter une alternative en fédérant toute la gauche, associative, militante et citoyenne. Sinon ce sera la fossilisation et l'échec.



Libération.fr: mercredi 20 août 2008


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 06:50

Etre de gauche ? Vision d'un homme de droite...



Un commentaire posé par un internaute à la suite de mon post précédent sur le congrès du PS, m'amène au post d'aujourd'hui !


« Pauvre petit socialiste brimé par Sarko et la régression économique, mais qui va en vacances au Canada. Aux armes citoyens même au mois d'Août, sus à Sarko ».


Je souhaite donc ma réponse faite à cette internaute et la développer.


En effet, je suis toujours étonné que l'on reproche à quelqu'un de gauche sa situation ? Par exemple aujourd'hui, mes vacances au Canada.


Quelqu'un de gauche n'aurait- il pas le droit de partir en vacance, d'avoir une maison, une voiture, etc. ? Est-ce réservé aux gens de droite ? Les gens de gauche, sont-il condamnés à vivre misérablement ?


A un certain niveau de revenu, devrions-nous automatiquement « être de droite » ? Cela me parait - être une vision bien caricaturale de la société.


Ceci dit, une telle réflexion en dit long et donc c'est quelque part reconnaître que Nicolas Sarkozy ne s'intéresse qu'à une partie de la population....


Cela ne reflète absolument pas la réalité, des ouvriers votent à droite, des cadres votent à gauche et réciproquement, toutes les analyses le prouvent. Ensuite, être de droite ou de gauche relève d'autres valeurs, et surtout d'une vision différente de la société. Ces valeurs, je pense que je les ai clairement exprimées sur ce blog. Je pense aussi les avoir exprimées dans mes actes dans mes actions tant politiques que syndicales.


Donc concrètement et n'en déplaise à cet internaute, j'assume totalement ma condition de cadre dans une grande entreprise, mes revenus, ma situation personnelle et mes vacances au canada tout en étant de gauche ! Contrairement à cet internaute, je souhaite que tout le monde puisse se payer des vacances au canada ou ailleurs, et pas seulement une frange de la population...


DH



PS : Je remercie tout de même cet internaute et tous ceux qui s'expriment sur ce blog au travers de commentaires contradictoires !

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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 06:24

Période de congés et congrès socialiste


J'avoue avoir un peu lâché l'actualité politique pendant mon petit séjour d'été au Québec. J'étais loin du congrès du PS et j'avais d'autres horizons à découvrir !


Au retour, j'ai pu lire quelques hebdos auxquels je suis abonné et dépouiller mes 500 courriels et plus ! Etant abonné internet au Monde, Marianne, Médiapart et autres, cela fait de la lecture. Je n'ai pas out lu non plus...


Pour revenir au congrès du PS qui va occuper les prochaines semaines, j'ai noté que les grandes manœuvres étaient en cours. Après les contributions, va venir le temps des motions.


Ainsi j'ai lu que Pierre Moscovici rejoint le rassemblement du groupe Manuel Valls, Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb. Dans le même temps il se rapprocherait aussi de Martine AUBRY ? Une déclaration commune Pierre Moscovici, Annaud Montebourg, Martine Aubry et Maryse Lebranchu est parue dans le Monde le 29 juillet.


A contrario, Michel Vauzelle quitterait ce même rassemblement « la ligne claire ».


40 élus, dont « beaucoup d'amis » de François Hollande  ayant signé différentes contributions ont cosigné un texte commun dans Libération la veille.


Les grandes manœuvres sont donc lancées...


Qu'en est - il de la gauche du parti ?


A priori, des rencontres se font. C'est positif. Pour un en savoir plus, je vous renvoie au site  de Gérard FILOCHE, et notamment à l'article « Pour une motion commune à Gauche du PS ».


Le congrès de Reims est important pour le Parti Socialiste, mais aussi pour l'avenir de la Gauche française, et par là-même des français. Le congrès de Reims doit être un congrès de clarification et pas un nouveau congrès de la synthèse molle qui ne mène à rien.  


Il y a un véritable enjeu pour la gauche du PS. En tant que signataire de contribution « Réinventer la gauche », je milite pour une motion de rassemblement des amis de Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann, Marc Dolez, Henri Emmanuelli et d'autres. Il y a urgence, car la droite du parti est elle en cours d'unification...


A suivre...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 06:10

Le Québec et le réchauffement climatique...

 

 

 

Comme je l'ai annoncé sur ce blog, je suis allé en vacances au Québec. Je reviens à nouveau sur ce point pour livrer une nouvelle réflexion.

 

La météo cet été à été exceptionnellement exécrable avec de très fortes précipitations. Malgré cela nous avons pu réaliser notre programme et profiter du pays !

 

Pour illustrer, « normalement » il fait 35 à 40 °C à Montréal en été, alors que lors de notre passage il faisait à peine 20°C et il pleuvait quasiment tous les jours.

 

Les fortes précipitations de l'été ont conduit à de gros problèmes d'inondations dans quasiment toutes la province avec des ponts éboulés, des routes détruites, des habitants qui se retrouvaient isolés, etc. Cet été « pourri » fait l'objet de beaucoup de plaisanteries dans les émissions de radios et de télé, etc.

 

Mais en discutant avec les québécois il y a une réelle crainte des conséquences du réchauffement climatique. Cette crainte se pose aussi dans la région de Tadussac avec l'impression des locaux, qu'il y a moins de baleines dans le St Laurent que les années précédentes.

 

Les québécois, en raison certainement des conditions climatiques qu'ils connaissent avec des passages de -40°C l'hiver à +40 °C l'été à Montréal par exemple, sont très sensibles aux conditions météorologiques et à leurs évolutions. Il y a une chaine télé dédiée à la météo, et cela revient beaucoup dans leurs journaux télévisés. Si désormais après le froid et la neige (Il tombe par exemple 4 mètres de neige l'hiver à Montréal), les québécois subissent les fortes pluies l'été avec peu de soleil et de ciel bleu, la vie va finir par être vraiment dure...

 

En France, le réchauffement climatique reste encore une notion vague, même si elle est devenue à la mode. Nous ne ressentons pas encore vraiment les dérèglements, même si nous avons parfois des hivers « bizarres » et des étés un peu différents que par le passé.

 

Je ne suis pas spécialiste pour analyser exactement ce qui se passe. Mais il est clair et c'est maintenant reconnu, qu'il se passe quelque chose. Malheureusement la prise de conscience des « grands responsables » est un peu tardive, malgré les alertes des spécialistes et des écologistes depuis de très nombreuses années. En fonction de la situation géographique des uns et des autres, le ressenti est plus ou moins forts, ainsi que la nécessité de l'action. Au Canada, cela semble être une réalité.

 

Le réchauffement climatique est le défi majeur de l'humanité dans les prochaines décennies. Cela va obliger le monde à revoir ses modèles et changer ses priorités... La finance, la rentabilité à court terme, etc. ont-elles encore un sens, si la planète court à sa perte ? C'est là un sujet déjà largement évoqué aussi sur ce blog ces derniers mois...

 

DH

  


 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 06:11

Retour de congés...

 

 

 

L'avantage entre autres avec un voyage de plusieurs jours à l'étranger, c'est que cela permet de faire un véritable « break » avec l'actualité.

 

Pendant 3 semaines au Canada j'ai eu le temps de penser à autre chose qu'à la politique, ce qui n'a pas déplu à ma petite famille ! Ce furent aussi 3 semaines sans internet, sans journaux et sans Nicolas S. J'ai simplement déniché le Nouvel Obs et le Canard Enchainé...

 

 En quelques mots, je dirai que la Canada est un pays immense qui vaut le coup d'être visité ! La belle province du Québec est fantastique avec une réelle diversité. Mon voyage m'a permis d'approcher les ours noirs très nombreux en liberté dans les forets (parc de la Mauricie, Lac St Jean, le zoo de ST Félicien, etc.). Je n'oublie pas le spectacle magnifique des baleines dans l'estuaire du St Laurent. Aux Escoumins, ou nous étions, il est tout de même large de plus de 25 kilomètres, avec une température de l'eau à 4 °C... C'est un peu frais pour se baigner, mais entendre le souffle des baleines (petits rorquals et rorquals communs) de sa terrasse, les voir passer à quelques dizaines de mètres du chalet (la profondeur du St Laurent atteint très rapidement les plus de 100 mètres de profondeur), les côtoyer de très très près en kayak de mer sont des souvenirs inounbliables. Je n'oublie pas aussi les nombreux bélougas aperçus et qui sont venus jouer autour de notre bateau pneumatique lors d'une sortie « en mer »...

 

Sur un autre plan, nous avons testé l'hébergement dans les cités universitaires à Toronto (Oakville) et Montréal. C'est une façon de se loger économique. Les Cités U sont d'autre niveau de celles de nos universités en France. Le jour où nos Cités Universitaires en France s'ouvriront à la location de leurs chambres l'été aux touristes, on pourra penser que de gros efforts auront été faits pour les remettre à niveau ! Bon, c'est vrai, ma réflexion est un peu politique...

 

Ce qui est frappant aussi au Québec, c'est la défense de la langue française bien plus importante et forte que chez nous. Cela va pour l'anecdotique du classique « panneau Stop » remplacé par le « panneau Arrêt ». Mais cette défense de la langue française, est vraiment une volonté de défendre l'identité culturelle du Québec, dans un environnement anglophone, tant au Canada dans les autres provinces, et vis-à-vis du voisin américain. Il n'en demeure pas moins, que les québécois sont influencés par la culture américaine.

 

Cette défense de la langue française devrait nous faire réfléchir, alors que chez nous, nous sommes envahis par les anglicismes. Je pense que nous cédons un peu trop facilement à la langue anglaise. C'est très souvent un vrai combat dans le milieu professionnel, etc.

 

Comme je dérive encore sur la politique, on ne se refait pas, j'arrête pour aujourd'hui !

 

A suivre,

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:54

A l'heure ou paraitront ces quelques lignes, je serai quelque part au dessus de l'Atlantique entre Montréal et Vitrolles !


Cela sonnera la fin prochaine des vacances, avec plein d'images et de souvenirs de la « belle province ».


A bientôt de nouveau en direct sur le blog !...


DH

 


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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 07:32

PRS revient sur Barack OBAMA. Si sa victoire est souhaitée et souhaitable, il ne faut cependant pas sombrer dans l'angélisme.


C'est l'occasion aussi de revenir sur le traité transatlantique tel qu'évoqué dans la contribution de Trait d'UNION dans le cadre du congrès du PS.


A méditer...


DH


Obama : pas d'angélisme !


On entend souvent dire en réponse à notre refus d'un grand marché transtlantique que notre intransigeance vis-à-vis de l'Europe américaine serait compréhensible à la limite sous Bush mais n'aurait plus aucun sens si Obama était élu président en novembre prochain. Nous sommes parfois carrément accusés de paranoïa anti-américaine ! Hélas, autant les critiques qui nous sont adressées sont d'une naïveté et d'une superficialité atterrante, autant notre point de vue est fondé sur des arguments extrêmement solides.


Bien sûr la victoire d'Obama serait un mieux pour les Etats-Unis et pour le monde. Mais hélas elle ne changerait pas tout. Car il existe des logiques nationales qui s'imposent aux présidents américains quels qu'ils soient. Attention donc à l'angélisme. Dans le passé déjà, la victoire électorale du démocrate John Kennedy n'a pas mis fin à la guerre du Vietnam : le nouveau président a choisi au contraire d'envoyer de nouvelles troupes.


Qu'il soit démocrate ou républicain, tout président américain se doit d'agir pour préserver l'hégémonie américaine dans le monde. C'est parfaitement compréhensible et totalement incontournable. Si les Etats-Unis perdaient leur statut de puissance dominante, cela aurait de lourdes conséquences pour le peuple américain. Par exemple la perte du statut monétaire privilégié du dollar entraînerait une baisse très importante de niveau de vie ainsi que l'obligation d'augmenter très lourdement les impôts ou encore de réduire fortement les dépenses de l'Etat. Quel président s'y risquerait ? Sans compter que la perte du statut de puissance dominante est psychologiquement très douloureuse pour tout peuple, quel qu'il soit. Les intérêts dominants aux Etats-Unis attendent tout particulièrement d'Obama qu'il renforce du pays dans le monde. Le candidat démocrate est en effet le favori de Wall Street et a recueilli deux fois plus de dons auprès des milieux financiers américains que le républicain Mc Cain (8 millions de dollars contre 4 : cf la Tribune).


Or sur quoi repose aujourd'hui l'hégémonie américaine qu'Obama se devra de protéger voire de renforcer ? Elle repose désormais principalement sur la suprématie militaire du pays. La force industrielle des Etats-Unis ? Elle a été largement détruite par les délocalisations vers l'Asie. Ce sont des choix qu'il est très difficile d'inverser. Autant les délocalisations sont rapides et « faciles », autant la réindustrialisation face aux nouveaux concurrents asiatiques serait difficile et prendrait beaucoup de temps. La puissance financière des Etats-Unis ? Elle repose sur une fragilité fondamentale. Les Etats-Unis sont l'un des pays les plus endettés du Monde (sa dette a été multipliée par 10 ces 10 dernières années). Alors qu'en 1945, les Etats-Unis avaient les moyens d'aider l'Europe ou le Japon à se reconstruire, et donc d'obtenir en contrepartie leur alignement dans le « camp occidental», ce sont eux désormais qui dépendent des capitaux étrangers, notamment ceux des puissances pétrolières et de la Chine. Si demain la Chine arrêtait de financer le déficit budgétaire américain, la monnaie américaine s'effondrerait purement et simplement. Les Etats-Unis sont donc devenus financièrement dépendants des puissances émergentes qui seront bientôt en position de contester son hégémonie. Le contrôle des matières premières ? Les USA souffrent d'une forte dépendance au pétrole. Avant 1971, le pays était autosuffisant en hydrocarbures, en 2007, ils doivent importer 60% de leur consommation. Les technologies d'avenir ? L'avance américaine a dramatiquement fondu. Elle n'est décisive et durable que dans le domaine de l'industrie militaire (et peut-être dans celui des OGM, mais ceux-ci sont largement contestés). On voit que dans tous les domaines essentiels pour asseoir l'hégémonie d'un pays, la suprématie américaine est battue en brèche. Tous sauf un : la puissance militaire.


En matière militaire, la domination des Etats-Unis est non seulement incontestable, elle est même sans précédent dans l'histoire de l'Humanité. Alors que les Etats-Unis ne comptent quasiment aucune nation ennemie dans le monde, leurs dépenses militaires sont égales à celles de tous les autres pays du monde réunis. Si l'on ajoute les dépenses de leurs alliés, on atteint le total pharamineux de 83% des budgets militaires mondiaux. Le budget militaire américain s'élève à 730 milliards de dollars, en comparaison celui de la Russie atteint 70 milliards, celui de la Chine est entre 100 et 120 milliards.


Une masse considérable de militaires, fonctionnaires du Pentagone, intérêts industriels et financiers vivent de ce budget. Donnons quelques chiffres. 735 bases militaires officielles dans le monde (sans compter les bases secrètes), réparties sur 130 pays et 5 continents. 288 627 soldats stationnés hors du sol national, sans compter 221 700 militaires sur le terrain en Irak et Afghanistan. Chiffre auquel il faut ajouter au moins 100 000 mercenaires, surtout en Irak. Soient 600 000 hommes à l'étranger ! En comparaison, les troupes françaises à l'étranger représentent environ 15 000 hommes, celles de la Grande-Bretagne 40 000 hommes, celles de la Chine... 0 ! et celles de la Russie quasiment rien également (quelques effectifs marginaux en Géorgie et dans le Caucase). Et tout ceci sans compter le renseignement : 45 milliards de dollars, 100 000 hommes.


Qui peut croire un instant que Barack Obama, si tant est qu'il en ait la volonté, aurait les moyens de prendre de front ces intérêts considérables sur le plan humain et financier ? Et surtout pour quel projet ? Il n'existe à court terme aucune stratégie de puissance crédible pour les Etats-Unis en dehors de la valorisation de leur suprématie militaire. Bien sûr les Etats-Unis auront à l'avenir toute leur place dans un monde polycentrique. Mais cela veut dire qu'ils doivent renoncer à leur suprématie. Et il n'y a aucune raison qu'ils y renoncent d'eux-mêmes s'ils peuvent l'éviter. Il faudra donc que la communauté internationale -et tout particulièrement l'Europe- se donne les moyens -pacifiques- de leur imposer un nouvel ordre du monde dans lequel ils ne seront plus qu'une grande puissance parmi plusieurs autres.


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 09:35

Plus longtemps, plus flexible, moins cher
 
Travailler plus longtemps (65 ans et plus, 65 heures par semaine comme vient de la voter l'Europe), être plus flexible (jour, nuit, samedis, dimanches, etc.) et forcément moins cher( vous comprenez, la concurrence chinoise, etc.), tels sont les rêves du MEDEF, mis en oeuvre progressivement par l'équipe de Nicolas SARKOZY.
 
Plus longtemps, plus flexible, moins cher, c'est le modèle de société vers lequel nous amène la droite aujourd'hui.
 
Michel HUSSON, chercheur à l'IRES, nous livre une analyse détaillée et pertinente de ce projet de société...
 
A méditer, en cette période de farniente. Profitez - en, cela ne va pas durer !!!
 
DH
 

 

Par Michel Husson, chercheur à l'IRES

 

Travailler plus pour gagner plus : on connaît la chanson. Mais cet hymne à la valeur travail ne peut durablement escamoter la réalité d'un projet cohérent de régression sociale qui vise à dévaluer le travail, et non à le revaloriser. C'est pourquoi la tactique de Nicolas Sarkozy a de bonnes chances de conduire à un effet boomerang.

Voir en ligne :
Raisons d'agir

Un texte issu du numéro 3 de la revue Savoir/agir, (possibilité de
commander ce numéro en ligne)


 

Plus longtemps ...


L'une des premières mesures gouvernementales a porté sur les heures supplémentaires qui sont dorénavant en grande partie exonérées de cotisations sociales et défiscalisées. Ce choix repose sur un postulat selon lequel il faut « augmenter le gâteau » avant d'en augmenter les parts, donc travailler plus, etc. Mais rien ne garantit que l'augmentation du « gâteau » conduise à une augmentation de toutes les parts : aux États-Unis, les bénéfices de la croissance sont captés par 10 % de la population. Ensuite, il ne suffit pas de vouloir travailler plus pour pouvoir le faire, et les contre-exemples sont faciles à trouver : femmes contraintes au temps partiel ou seniors dont l'âge de départ à la retraite est constamment reculé sans que cela améliore leur accès à l'emploi. Le discours sur la revalorisation du travail conduit en pratique à faire le procès des salariés, insuffisamment corvéables, et pour cela accusés d'être les seuls responsables de notre supposé « déclin ».

 

L'accès aux heures supplémentaires n'a aucun rapport avec la volonté du salarié de travailler plus, puisqu'il relève exclusivement du choix de l'employeur, qui va dépendre de toute une série de facteurs : taille et secteur de l'entreprise, état du carnet de commandes, organisation du temps de travail (annualisé ou non) sans oublier le rapport de forces local. Les bénéfices de cette mesure seront donc distribués à l'aveuglette et renforceront les inégalités. Les plus bas salaires perdront une partie de la prime pour l'emploi et ne bénéficieront pas de baisse d'impôt sur le revenu si leur ménage n'en paie pas. Quant aux femmes à temps partiel, leurs heures complémentaires seront moins revalorisées ; elles ne pourront pas plus qu'avant accéder à un temps plein, et seront un peu plus confinées dans la pauvreté salariale ou dans un rôle de salaire d'appoint.

 

La loi sur les heures supplémentaires était une première revanche sur les 35 heures. Elle a été rapidement suivie d'une seconde, qui permet la « monétarisation » des journées de RTT, autrement dit l'échange de temps libre contre plus de travail salarié. Malgré les dénégations gouvernementales, on voit bien que ces « aménagements successifs » conduisent à une perte de substance de la durée légale du travail. Dès lors que les heures supplémentaires sont subventionnées et ne coûtent pas plus cher que les autres, et que la durée annuelle du travail peut être étendue avec le rachat des jours de RTT, que reste-t-il en effet des 35 heures ? La volte-face de Nicolas Sarkozy déclarant un jour qu'il souhaite les supprimer, et le lendemain qu'il est pour leur maintien, est une simple question d'opportunité tactique. Car on connaît déjà la prochaine étape qui consistera à étendre la possibilité pour des accords de branche, voire d'entreprise, de déroger à ce qui reste de durée légale du travail.

 

Or les modalités du passage aux 35 heures ont permis de compenser l'augmentation du salaire horaire par une considérable intensification du travail. La tendance à l'allongement de la durée du travail va alors à l'encontre des aspirations de nombreux salariés qui n'ont pas envie de travailler encore plus.

 

... plus flexible ...

 

Il faudra non seulement travailler plus longtemps, mais aussi travailler plus flexible. En ce domaine, les projets du Medef vont très loin. Ils visent à faire de la force de travail une marchandise comme les autres, qu'on achète et qu'on vend quand on en a besoin. Bref, il faudrait n'avoir à payer le salarié que durant les périodes où il produit de la valeur. L'idéal serait donc une durée du travail parfaitement élastique et une totale liberté de licenciement que le patronat est prêt à acheter moyennant le paiement d'une taxe libératoire, forcément modique.

 

C'est par rapport à ces ambitions extrêmes qu'il faut évaluer l'accord du 11 janvier sur la modernisation du marché du travail. Cet accord est faussement symétrique, dans la mesure où les concessions à la flexibilité sont immédiates tandis que les contreparties en termes de sécurité sont minces et souvent reportées à des négociations ultérieures. Les nouveaux droits garantis aux salariés se résument à la « portabilité » du droit individuel à la formation et au maintien pendant quelques mois des couvertures complémentaires santé et prévoyance de leur ancienne entreprise. L'accord institue une « indemnité de rupture interprofessionnelle unique » (au minimum un cinquième de salaire mensuel par année d'ancienneté, à partir d'un an dans l'entreprise au lieu de deux) mais, en contrepartie, la durée de la période d'essai est allongée.

 

En matière de flexibilité, l'accord introduit de redoutables innovations. Avec la « rupture conventionnelle », le salarié et l'employeur pourront « convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail », ce qui permettra aux employeurs, moyennant indemnité, d'échapper à tout recours auprès des prud'hommes. Un nouveau contrat de travail, baptisé « contrat à durée déterminée à terme incertain » (de 18 à 36 mois) et réservé aux ingénieurs et cadres, est institué à titre expérimental.

 

Au total, cet accord conduit à une évaluation ambivalente. C'est un succès pour le gouvernement : il a piégé les syndicats en les menaçant d'une loi encore plus dure et a remporté une victoire politique en démontrant sa capacité à obtenir directement des concessions grâce à une prétendue négociation sociale. L'accord contient plusieurs bombes à retardement : il renvoie à des accords de branche ou d'entreprise le soin de régler les questions encore ouvertes, et il en appelle à un contrôle renforcé des chômeurs - sous prétexte d'une meilleure indemnisation et de la portabilité des droits à la formation - et à un plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse.

 

Cependant, si les mesures vont dans le sens d'une flexibilisation accrue du marché du travail, on reste assez loin d'une « flexisécurité » à la française telle que la rêve le patronat. Si les licenciements « à l'amiable » protègent les patrons de recours aux prud'hommes, ils restent relativement coûteux ; le nouveau contrat, encore trop encadré à ses yeux, ne représente qu'un petit pas en direction du contrat « de mission » ou « de projet » cher au Medef. C'est pourquoi, malgré les risques qu'il comporte à terme, cet accord pourrait dans l'immédiat marquer un relatif point d'arrêt dans le processus de « réforme ».

 

... et finalement moins cher


L'une des premières décisions du « président du pouvoir d'achat » fut de ne pas donner de « coup de pouce » au Smic. Son projet en la matière n'est évidemment pas de revaloriser les bas salaires. Il vise à supprimer l'indexation automatique du Smic pour remettre sa gestion à un « comité de sages » et à obtenir qu'aucun des minima de branche ne soit inférieur au Smic pour pouvoir ensuite déconnecter leur évolution de toute référence interprofessionnelle.

 

Dans l'immédiat, c'est à travers les mesures sur le temps de travail que le gouvernement prétend favoriser la progression du pouvoir d'achat. Mais, encore une fois, il ne pourra s'agir que d'une progression individuelle et aléatoire du salaire qui évoluera différemment selon que le salarié travaille dans un grand groupe ou dans une petite entreprise, qu'il effectue ou non des heures supplémentaires, qu'il dispose ou non de journées de RTT, qu'il est un homme à temps plein ou une femme à temps partiel, qu'il est déjà à 35 heures ou encore à 39, qu'il est au forfait-heures ou non, annualisé ou non.

 

À terme, les salariés ont tout à y perdre. Pour commencer, les effets sur l'emploi vont être désastreux : 2008 devrait être marqué par un net ralentissement de la conjoncture et les mesures du gouvernement, qui reviennent à subventionner l'allongement de la durée du travail, vont inciter les entreprises à embaucher le moins possible.

 

En admettant même que la mesure fasse le plein, le gain de pouvoir d'achat global ne dépassera pas 0,3 % du revenu des ménages. Mais cette petite relance ne créera pas beaucoup d'emplois et sera engloutie par le ralentissement économique prévisible et l'accélération de l'inflation. Elle servira en outre de prétexte à un nouveau freinage de la masse salariale. Les patrons auront beau jeu de s'abriter derrière le fameux slogan : « Vous voulez gagner plus, eh bien travaillez plus ! » Ils se trouveront dans une position renforcée par l'individualisation et les divisions résultant de l'accès inégal des salariés à ces mesures. La négociation collective des salaires, qui souffrait déjà du développement des augmentations individualisées, sera un peu plus vidée de son contenu.

 

Le recours aux compléments salariaux (heures supplémentaires, jours de RTT, participation, intéressement et prime exonérée de cotisations) pourrait ainsi se substituer à une norme générale de progression salariale. Seul l'allongement de la durée individuelle du travail permettra effectivement à certains de gagner plus. Mais cela revient à poser que le salaire horaire doit rester bloqué. Dans ces conditions, les gains de productivité pourront être intégralement captés par les profits et la « part du gâteau » allant aux salariés baissera à nouveau. En d'autres termes, cette politique ne vise pas à revaloriser le travail, mais à le dévaluer.

 

Les apories du sarkozysme

 

Comment continuer à mener une telle politique tout en prétendant être le « président du pouvoir d'achat » ? La tactique de Nicolas Sarkozy consiste à enchaîner des réformes partielles dosées de manière à ne pas provoquer de riposte trop importante, mais qui, en se combinant les unes aux autres, conduisent à l'équivalent d'une rupture qualitative globale. Il lui faut donc avancer sur tous les terrains en même temps, et maintenir un rythme élevé dans l'introduction de ces réformes.

 

Ce schéma est d'ores et déjà en train de se déliter. Nicolas Sarkozy vient de reconnaître qu'il n'avait pas les moyens d'être le président du pouvoir d'achat : « s'agissant du pouvoir d'achat, qu'attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre ». En ne se donnant même plus la peine d'invoquer les mesures supposées favorables au pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy admet publiquement qu'il n'y croit pas. Une telle déclaration ne peut que conforter l'opinion des Français qui, dans leur majorité, à en croire les sondages, ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d'achat. Et cet aveu fait étrangement écho à celui de Lionel Jospin déclarant qu'il ne fallait pas « tout attendre de l'État ».

 

Toute la politique de Nicolas Sarkozy est fondée sur des postulats néo-libéraux qui vont assez vite se heurter à l'épreuve des faits. Le premier affirme que la faible progression du pouvoir d'achat résulte d'une législation trop contraignante de la durée du travail. Mais les réformes introduites en la matière n'auront, dans le meilleur des cas, qu'un effet partiel et limité sur le pouvoir d'achat. La grande majorité des salariés ne sera pas concernée, et dans les rares occasions où des salariés pourront « travailler plus pour gagner plus », ce sera au détriment de l'emploi, ce qui mettra à mal le second postulat.

 

La cause du chômage serait un encadrement trop strict du marché du travail. Mais ce postulat est théoriquement inconsistant : la flexibilité peut tout au plus accentuer les fluctuations de l'emploi en fonction de la conjoncture ou substituer des emplois précaires à des emplois standard. Mais elle ne peut en soi créer des emplois. Le faible contenu en flexibilité de l'accord arraché aux syndicats ne constituera même pas une incitation suffisante à l'accélération qualitative de la précarisation : à tout prendre, les patrons auront plutôt intérêt à recourir à l'allongement de la durée du travail. Mais ils seront peu nombreux à le faire, en raison de l'état de la conjoncture.

 

Reste la question budgétaire. Il est clair que le gouvernement a dans ses tiroirs des projets de réforme du financement de la protection sociale qu'il dévoilera après les municipales, sauf si celles-ci se traduisent par une défaite d'ampleur. TVA « sociale » ou non, augmentation de la CSG ou nouveau prélèvement, peu importe : il faudra d'une manière ou d'une autre compenser le « paquet fiscal » offert aux ménages les plus fortunés au tout début du quinquennat. Et cela ne pourra passer que par une nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat des salariés. La logique de classe est ici implacable : c'est sur eux que doit peser la charge des cadeaux fiscaux, de la crise immobilière, de l'euro surévalué et de la facture pétrolière. Un nouveau creusement du déficit budgétaire mettrait le gouvernement en porte-à-faux avec sa volonté de réduire l'État et, en dépit de ses déclarations jamais suivies d'effet, de se couler dans « le moule européen » au moment où il occupera la présidence de l'Union.

 

Si l'emploi stagne, si le pouvoir d'achat régresse, si la dette se gonfle, alors la logique d'ensemble du projet de Nicolas Sarkozy et son contenu de classe apparaîtront dans toute leur clarté. C'est de l'accumulation de ces faits d'expérience que peut alors naître « l'effet boomerang ». La « bulle Sarkozy » peut très bien se dégonfler aussi brutalement que les bulles boursières et sa crédibilité politique disparaître de manière irrémédiable. Le paradoxe de Nicolas Sarkozy se situe sans doute là : son projet est global, et même s'il avance par petites touches rapides, il est inévitable que le tableau d'ensemble apparaisse avant d'être achevé. Entre les mesures cosmétiques et la réalité perçue, la course de vitesse est donc engagée avec, en ligne de mire, le nécessaire « tous ensemble ».


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 07:44

Après Serge DASSAULT, voilà dans la série Gérard MULLIEZ le msytique...


Ceci dit, c'est vrai que lui, il peut remercier Jésus-Christ...


En fait, tout ne va pas si mal en France !


DH


Gérard Mulliez augmente le pouvoir d'achat (le sien)

 

A 77 ans, le patron du groupe Auchan, Gérard Mulliez, a pris la place de Bernard Arnault sur le trône des plus grandes fortunes professionnelles de France. La revanche de la grande distrib' sur le luxe?




«Toujours dépenser moins que ce que l'on gagne», c'est le secret du succès de Gérard Mulliez, patron des enseignes Auchan, devenu, cette année, selon le magazine Challenges, la première fortune de France. Avec une fortune estimée à 21 milliards d'euros, il détrône donc Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe LVMH.
Ce qui prouve que le pouvoir d'achat ne stagne pas pour tout le monde.

Le commerce de la France d'en bas contre celui de la France d'en haut


A quoi Mulliez doit-il cette première place tant convoitée? «Au bond de près de 30% des bénéfices de l'enseigne de grande distribution Auchan» écrit Challenges.
Signe des temps, outre les facteurs financiers - le groupe n'a pas été affecté par la crise financière - qui expliquent la montée en puissance du clan Mulliez, «le chassé-croisé à la tête du classement entre ces deux entrepreneurs illustre la revanche du commerce de la France d'en bas sur celui de la France d'en haut» comme le souligne sur son blog Bertrand Gobin auteur du livre Le secret des Mulliez.

Auchan : La bataille du discount


La grande distribution, gigantesque pourvoyeuse en biens de première nécessité, prend donc l'avantage sur le luxe, l'apparat et le faste. C'est la victoire de la marge arrière!


«L'un a choisi de vendre très cher à une petite élite des produits de grand luxe tandis que l'autre faisait le choix de discounter à grande échelle et pour le plus grand nombre les produits du quotidien. Mais quand il dit qu'il se bat pour le pouvoir d'achat des français, c'est d'abord une manière habile d'habiller un discours commercial. Mulliez se bat pour le discount» poursuit Bertrand Gobin.


Jésus au Medef ?


D'ordinaire peu prolixe quand il s'agit d'évoquer sa fortune -«le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit»Challenges, jugeant le journal coupable de trop parler d'argent...
aime-t-il à répéter-, Gérard Mulliez a quand même accepté de répondre à


Nul doute que l'homme soit sincère, quelques perles quand même: «L'argent, c'est fait pour développer des entreprises, pas pour consommer» ou encore «J'estime que le plus grand patron qui ait existé sur terre, c'est Jésus-Christ : son entreprise existe toujours.»


La vie Auchan, elle change la vie. Amen.


Jeudi 10 Juillet 2008 - 15:50

Régis Soubrouillard

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 08:26

Le sujet est polémique et dans tous les cas complexes. Je veux parler de Marina Petrella. C'est un sujet sur lequel je n'avais pas une idée ou position arrêtée. Mais à l'heure, où Nicolas SARKOZY, propose aux membres des FARC, l'asile politique en France, la question de Marina Petrella prend un autre relief.

 

 

En effet, que vaut la parole de la  France, et l'engagement de son Président de la République, si des années plus tard,  par un autre Président, dans un pays démocratique comme le notre, cette parole, est reniée ?  

 

Les membres du FARC tentés de venir en France devraient y réfléchir à deux fois...

 

Quelle est enfin, la cohérence entre vouloir accueillir des membres des FARC et extrader dans le même temps Marina Petrella ? Les faits et agissements des uns et des autres ne valent guère mieux.

 

A méditer...

 

DH

 

(*) Pour en savoir plus : http://www.paroledonnee.info/index.htm

 


 

 

 

Communiqué de presse

 

Mardi 8 juillet 2008

 

Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella  

 

Marina Petrella, une histoire française

 

Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella ont pris acte du fait que la campagne menée depuis 11 mois en sa faveur et la large prise de conscience de l'iniquité que représenterait son extradition ont amené ce matin monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à s'exprimer publiquement sur cette question d'une façon bien plus nuancée qu'il ne l'avait fait jusqu'à présent.

 

Quant au contenu de cette intervention, nous répondons :

 

Monsieur le président,

 

Vous semblez considérer que la situation actuelle de Marina Petrella relève des relations franco-italiennes.

 

Pourtant :

 

- C'est bien la France qui s'est engagée envers Marina Petrella en dépit des décisions de justice italiennes :

 

- En l'accueillant en 1993 ;

- En la régularisant en 1998 ;

- En la laissant vivre ici pendant 15 ans.

 

- C'est bien la France qui a retourné sa veste en l'arrêtant brutalement le 21 août dernier sur la base d'une demande italienne vieille de 15 ans ;

- C'est bien la France qui est responsable de son état de santé dramatique dû à une détention de 11 mois, d'autant plus insupportable qu'elle intervient près de 30 ans après les faits.

 

Vous dîtes estimer, monsieur le Président, qu'il serait souhaitable que votre homologue italien décide d'une grâce en raison de l'état de santé de Marina Petrella et de l'ancienneté des faits. Nous vous demandons donc d'être conséquent et de prendre les responsabilités qui sont les vôtres en qualité de Président de la République française :

 

- Prenez les dispositions nécessaires à une levée d'écrou immédiate ;

 

- Appliquez la clause humanitaire inscrite par la France dans la convention de 1957 régissant les conditions d'extradition de Marina Petrella ;

 

- Abrogez le décret d'extradition.

 

Et puisque vous soulignez que le temps écoulé constitue un délai déraisonnable pour appliquer la peine que Marina Petrella encourt, pointant ainsi du doigt ce refus d'amnistie long de 30 ans qui constitue l'anomalie italienne, il vous revient, monsieur le Président, d'intervenir dans votre sphère de souveraineté en procédant à un moratoire sur toutes les extraditions.

 

La vie de Marina Petrella dépend de vous : libérez la !



 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste