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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 05:24

Pierre STAMBUL du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix  a donné récemment une conférence à Marseille.


Son intervention circule sur Internet, car elle doit être partagée.


Le conflit de Gaza n'est pas toujours simple à comprendre, et les responsabilités sont nombreuses et partagées. Il n'en demeure pas moins, que Pierre STAMBUL apporte un autre éclairage, et permet de mieux appréhender et comprendre certaines choses.


Dans le cadre du collectif Vitrollais de défense du peuple de Gaza, nous allons essayer de la faire venir à Vitrolles, avec un autre intervenant.


A méditer...


DH



Pourquoi y a-t-il la guerre à Gaza ? À cause du sionisme.


Introduction au débat sur cette idéologie



À Marseille le 15 janvier 2009


Pierre Stambul (Bureau National de l'Ujfp).



La guerre sanglante que l'armée israélienne mène à Gaza n'est pas venue de nulle part. Tzipi Livni a prévenu tous les partis politiques sionistes 48 heures avant l'agression et tous l'ont approuvée, y compris le Meretz (la gauche sioniste). Le mouvement « La Paix Maintenant » et les écrivains dits « de gauche » (mais farouchement sionistes) Amos Oz, Avraham Yehoshua et David Grossman ont aussi approuvé l'invasion en prônant peu après une trêve. Tous partagent le point de vue officiel en Israël : pour eux, le Hamas est un monstre infréquentable contre lequel le droit de tuer va de soi, même s'il y a des « dommages collatéraux ».


Des Israéliens juifs anticolonialistes s'opposent à la guerre. Ils témoignent et manifestent quotidiennement avec un grand courage. Ils ne représentent qu'une petite minorité (il paraît que 95% des Israéliens juifs étaient d'accord avec la perspective d'attaquer le Hamas) mais leur importance et leur influence dépassent leur nombre. Tous sont non sionistes ou antisionistes. Ils sont les seuls à comprendre la nature du crime commis à Gaza : crime de guerre et crime contre l'humanité. Il faudra bien qu'on en finisse avec l'impunité de cet Etat-voyou. Cela passera par le boycott d'Israël tant que durera l'occupation et par le jugement des criminels de guerre.


Une idéologie totalitaire


En Israël, tout est sioniste. L'identité, la mentalité, l'histoire enseignée, les médias, les lois, l'air que l'on respire. Personne ne peut échapper à cette idéologie qui s'insinue partout. Au nom de cette idéologie, 60 ans après la création de l'Etat d'Israël, la moitié des Bédouins du Néguev vivent dans des bidonvilles sans route, ni eau, ni électricité, ni maison en dur, parce que l'Etat Juif ne reconnaît pas leurs villages et leurs actes de propriété. Entre Méditerranée et Jourdain, il y a environ 5 millions de Palestiniens et 5 millions et demi de Juifs. À cause du sionisme, les premiers n'ont aucun droit. Ils sont soit bombardés et massacrés, soit occupés, soit des sous citoyens dans leur propre pays. L'apartheid s'est installé.


Dans l'histoire multiple et diverse du judaïsme, le sionisme a fait irruption, il y a un peu plus d'un siècle et il a la prétention aujourd'hui de s'imposer à tous les Juifs. Si on le critique et qu'on n'est pas juif, on est forcément antisémite. Si on est juif, alors on est un « traître qui a la haine de soi ». Et si on est palestinien, le sionisme délivre un droit de tuer, pour la bonne cause bien sûr, la sacro-sainte « sécurité d'Israël ».


Il n'en a pas toujours été ainsi. En 1948, tous les grands noms du judaïsme américain avec en tête Albert Einstein et Hannah Arendt signent une adresse au président Truman lui enjoignant d'arrêter ou d'expulser le terroriste Menahem Begin qui vient de massacrer 200 villageois à Deir Yassine. Aux yeux du monde, le judaïsme à l'époque, c'est Rosa Luxembourg, Freud, Kafka, Einstein, Arendt. Toutes étaient non croyant-e-s et non sionistes comme la majorité des 6 millions de morts du génocide nazi. Comment est-on arrivé à cette inversion qui fait que les valeurs de fascistes (je ne trouve pas d'autre mot) comme Begin, Shamir, Liberman , Sharon se sont imposées et sont devenues celles des criminels Olmert, Perès, Barak, Livni ...ou celles d'un grand nombre de dirigeants communautaires en France.


Cette mutation est incompréhensible si on n'examine pas ce qu'est le sionisme : à la fois un nationalisme, une forme de colonialisme, un messianisme qui a fabriqué un « homme juif nouveau ». Et une idéologie devenue ultra militariste, ayant fabriqué un pays devenu la tête de pont de l'impérialisme au Proche-Orient. Une idéologie affirmant offrir un « havre de paix » aux Juifs. Avec à la clé une instrumentalisation du génocide nazi et de l'antisémitisme.


Une histoire falsifiée


Les sionistes ont fabriqué une histoire fantastique du judaïsme. Alors que la grande majorité des premiers sionistes étaient non-croyants et souvent très hostiles aux religieux, ils sont allés chercher dans la Bible toutes les « justifications » au projet colonial qu'ils étaient en train d'inventer.

 
Depuis des dizaines d'années, il y a consensus chez les archéologues et les spécialistes de l'histoire antique (lire « La Bible Dévoilée » de Finkelstein et Silberman chez Bayard). Les épisodes d'Abraham et de Moïse sont totalement légendaires. Mais, ce qui est plus important, la conquête de Canaan par Josué est totalement légendaire. Ce texte qui est une véritable apologie du nettoyage ethnique et du massacre de « l'autre » n'a aucune réalité historique. C'est pourtant lui qui sert de base « historique » à l'installation des colons en Cisjordanie et aux partisans de l'expulsion des Palestiniens (la moitié de la société israélienne y est favorable). Il n'y a aucune trace archéologique de l'existence du royaume unifié de David et Salomon. À l'époque, Jérusalem était un village. Il est très probable que le royaume d'Israël (détruit par les Assyriens) et celui de Juda (détruit par les Babyloniens) aient toujours été des entités distinctes. Et il est surtout avéré que, pendant toute l'antiquité des peuples différents, des langues différentes et des religions différentes ont cohabité sur cette terre qui était un véritable carrefour. Les sionistes qui affirment que c'est la terre du peuple juif et que l'Etat d'Israël est une reconstitution du « royaume unifié » ont entériné une légende religieuse à laquelle ils ne croyaient pas eux-mêmes.


Dans la théorie sioniste, le peuple juif a été expulsé de sa terre au moment de la guerre menée par Titus et de la destruction du temple. Il aurait vécu 2000 ans en exil dans des conditions épouvantables jusqu'à ce que le sionisme lui permette de retourner dans son pays.


Or cette théorie est une affabulation. Dans « Comment le peuple juif fut inventé » (chez Fayard), Shlomo Sand montre, documents à l'appui, qu'il n'y a eu ni exil ni retour. Au moment de la destruction du temple, il y avait déjà des Juifs à Babylone, Alexandrie, Rome, en Espagne ...Après la défaite face aux Romains, c'est la religion qui s'est dispersée, pas le peuple. Donc les descendants des Hébreux sont essentiellement les Palestiniens. Ben Gourion en était d'ailleurs persuadé et il a d'abord songé à les intégrer au projet sioniste.


Pendant plusieurs siècles dans l'empire Romain puis dans d'autres régions, la religion juive a été prosélyte. Les Juifs ont formé un pourcentage notable des habitants de l'empire romain. De nombreuses conversions ont eu lieu plus tard chez les Berbères d'Afrique du Nord puis chez les Khazars (une tribu turque ayant établi un empire entre Caspienne et Mer Noire). Bref les Juifs d'aujourd'hui seraient majoritairement descendants de convertis. Quant au retour, à plusieurs reprises, les Juifs auront l'occasion de s'installer à Jérusalem et ils préfèreront aller à Bagdad, Alexandrie ou Salonique. Il n'y a pas de « race » juive et (d'après Sand) même pas de « peuple » juif. La théorie sioniste de l'exil et du retour est complètement une construction idéologique.


Les sionistes ont instrumentalisé l'épisode de Massada. Après la prise de Jérusalem par Titus, des Juifs révoltés sont assiégés par les Romains dans la citadelle de Massada au-dessus de la Mer Morte et ils préfèrent le suicide à la reddition. D'où le complexe de Massada : « personne n'aime les Juifs, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et ils sont menacés en permanence de destruction ». En réalité, les révoltés de Massada étaient des fanatiques religieux (les zélotes) qui ont commencé par massacrer les Juifs qui acceptaient le mélange avec les autres peuples de la région et la souveraineté romaine.


Diaspora et antisémitisme.


Pour les sionistes, la diaspora (=dispersion) est une parenthèse qui se serait terminée avec la fondation de l'Etat d'Israël. C'est faux : la diaspora est le centre de l'histoire des différents judaïsmes. C'est le lieu où la religion s'est structurée. C'est là que les différentes langues juives (judéo-arabe, ladino, yiddish) se sont développées. Le sionisme s'est acharné à faire disparaître les langues, les traditions et les cultures des différentes communautés juives de la diaspora. La plupart des Israéliens ont des noms et des prénoms qui n'ont rien à voir avec ceux de leurs ancêtres. L'Hébreu s'est imposé, la culture israélienne a fonctionné comme un effaceur du passé. Pour fabriquer l'Israélien nouveau, il a fallu « tuer » le Juif (le cosmopolite, le minoritaire, le dispersé). La plupart des Israéliens ignorent tout de leur histoire. Cette absence de mémoire, remplacée par une mémoire falsifiée est une des explications de leur indifférence à « l'autre ».


Le sionisme décrit la vie en diaspora comme une suite ininterrompue de persécutions et de malheurs qui auraient pris fin avec la création d'Israël. Avec l'idée que le mélange ou l'égalité des droits entre Juifs et Non Juifs est impossible et que les Juifs ne peuvent vivre qu'entre eux dans un Etat juif.


Il y a là une vision réductrice. La persécution des Juifs commence sous l'empereur Constantin (IVe siècle ap JC) quand le christianisme devient religion officielle. Cet antijudaïsme chrétien a des origines multiples : le christianisme est issu du judaïsme, les 2 religions ont longtemps été en concurrence, l'accusation de « déicide » est centrale chez les Chrétiens. Les Juifs subiront de très nombreuses expulsions (la plus importante étant l'Espagne en 1492), de grands massacres (croisades, Ukraine), un enfermement et une discrimination systématiques. Mais il y a eu aussi des périodes plus fastes marquées par une vie culturelle intense. Les sionistes essaient de montrer que les Musulmans ont toujours été les ennemis des Juifs. C'est faux : le statut de « dhimmi » n'est certes pas la citoyenneté, mais il a assuré aux Juifs une paix relative qui n'a rien à voir avec les persécutions chrétiennes.


C'est paradoxalement l'Emancipation des Juifs européens (qui commence au XVIIIe siècle en Allemagne et en France) qui provoque la transformation de l'antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. Le Juif personnifie l'obstacle à la construction d'Etats-nations ethniquement purs. Il devient le bouc émissaire de tous les nationalismes. C'est le consensus antisémite en Europe qui permettra le génocide nazi.

Le sionisme contre l'Emancipation.


Vers 1900, une dizaine de millions de Juifs vivent en Europe de l'Est. Ils parlent le Yiddish. Les transformations sociales les ont massivement prolétarisés. Une grande partie d'entre eux abandonne la religion et se tourne vers les idées socialistes. Pour beaucoup, la révolution, en émancipant les prolétaires, résoudra la question de l'antisémitisme. Si les principaux partis révolutionnaires mettent entre parenthèse la « question juive », le Bund, parti révolutionnaire juif, propose dans le cadre de la Révolution, une « autonomie culturelle » des Juifs là où ils vivent.


C'est à cette époque qu'apparaît le sionisme. Il se présente au départ comme une version juive des différents nationalismes (qui mèneront à la boucherie de 1914 et au nazisme) avec l'équation simple : un peuple = un état. Problème : s'il y a à l'évidence un peuple Yiddish entre Baltique et Mer Noire, ce peuple a peu à voir avec les Juifs marocains, irakiens ou yéménites. Les sionistes inventent donc le peuple et l'exil. Alors que le Bund crée des milices d'autodéfense contre les pogromistes, les sionistes considèrent que l'antisémitisme est inévitable, qu'il est inutile de le combattre et que la seule solution est la fuite vers le futur Etat Juif. Ils tournent délibérément le dos à toute idée d'égalité, d'émancipation, de citoyenneté, de mélange. Peu avant sa mort, Herzl rencontre un des pires ministres antisémites du tsar en lui expliquant que sionistes et tsaristes ont des intérêts communs : faire partir un maximum de Juifs. Le pogrom  de Kichinev ou l'Affaire Dreyfus sont utilisés pour convaincre que tout combat en Europe est inutile. L'Affaire Dreyfus a pourtant montré que l'antisémitisme concernait toute la société et que la victoire des forces de progrès était possible.


Les sionistes, très souvent laïques voire athées, s'emparent du texte biblique et décident de s'installer en Palestine. C'est le fameux mensonge fondateur de Zangwill (« une terre sans peuple pour un peuple sans terre »). Leur installation commence donc par la négation de l'existence du peuple palestinien. Du coup, ils fabriquent une histoire de la Palestine, où paraît-il les Juifs auraient vécu sans interruption depuis 4000 ans. C'est bien sûr faux. Après la dernière révolte juive contre les Romains (Bar Kochba), il y a très peu de Juifs en Palestine, la population étant devenue chrétienne puis musulmane. Vers 1900, les Juifs forment 4% de la population en Palestine, ce qui est la même proportion que dans les pays voisins. Ils sont majoritairement arrivés au XVIIIe siècle, sont très bien intégrés et sont contre toute idée d'Etat Juif.


Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, les sionistes seront très minoritaires parmi les Juifs. Ceux qui émigrent pour fuir la misère ou l'antisémitisme partent très majoritairement vers les Etats-Unis ou l'Europe occidentale. Toutes les élections qui ont lieu en Pologne ou en Lituanie dans les ghettos montrent que les partis sionistes sont minoritaires. En 1939, il n'y a que 3% de la population juive mondiale qui est partie en Palestine.


Le sionisme n'est pas au départ religieux. Le courant religieux sioniste (celui du rabbin Kook) sera au départ très faible, les religieux étant majoritairement sceptiques, voire très hostiles au sionisme. Ils considèrent que l'Etat Juif se substituent au Messie. Il faudra attendre 1967 avec l'émergence du courant national-religieux pour voir l'horrible synthèse entre colonialisme et intégrisme.


Du colonialisme au nettoyage ethnique.


Les sionistes sont arrivés en Palestine avec le même complexe de supériorité vis-à-vis des autochtones et le même comportement que les colonialistes de l'époque. Il s'agissait d'accaparer le maximum de terre et de repousser, confiner, domestiquer le peuple qui vivait là. Au musée de la ville israélienne de Hadera, il y a une grande photo avec la légende : « Moshé X, fondateur de Hadera ». Autour de l'individu en question, il y a une quinzaine de Palestiniens, mais les fondateurs du musée n'ont même pas vu qu'ils existaient. Tout sera bon pour acquérir des terres. L'argent qui sert à « arroser » quelques féodaux et à valoriser les terres mais aussi la force. La déclaration Balfour marque la complicité entre le sionisme et l'impérialisme. Pour Balfour qui partage les préjugés antisémites de l'époque, c'est un coup double : faire partir les Juifs d'Europe et assurer une présence européenne au Moyen-Orient où l'empire ottoman s'est effondré.


Quand les Palestiniens réalisent que l'immigration juive a pour projet d'établir un Etat juif et de les déposséder de leur propre pays, ils se révoltent (1929, 1936) et c'est l'armée britannique qui les écrase. Pendant toute cette période, les sionistes construisent un véritable appareil d'état et ils sont totalement absents de la lutte contre la montée du nazisme. Pire, l'aile droite du sionisme dont le chef de file est Jabotinski, s'inspire directement des idées fascistes (il a vécu en Italie et admirait Mussolini) pour proposer dès 1930 l'expulsion des Palestiniens au-delà du Jourdain. Le groupe Stern d'Itzhak Shamir (futur premier ministre d'Israël) avait une telle conscience du génocide nazi qu'il assassinera des soldats britanniques jusqu'en 1942 et tentera de négocier avec les Nazis.


Les sionistes ont joué un rôle confidentiel dans la résistance juive au nazisme qui a été principalement communiste ou bundiste. Et pourtant, c'est le génocide (qui a tué la moitié des Juifs européens et a fait définitivement disparaître le Yiddishland) qui va permettre la fondation d'Israël.


Les Européens, les Américains et les Soviétiques se rallient dès 1945 à l'idée d'un Etat Juif. Ils vont faire payer au peuple palestinien pour un crime européen (l'antisémitisme et le génocide) dans lequel il n'a pas le début d'une responsabilité.


On sait de façon sûre, les nouveaux historiens israéliens (surtout Ilan Pappé) ayant confirmé ce que les Palestiniens ont toujours dit, que l'expulsion de 800000 Palestiniens en 1948 était préméditée. Ce nettoyage ethnique (la Naqba) est un crime et aucune paix ne pourra être signée sans la reconnaissance de ce crime qu'il faudra, d'une façon ou d'une autre, « réparer ». Or, pour le sionisme, cette reconnaissance est une négation du projet fondateur et de la prétendue légitimité de ce projet. Dans le film sioniste « Décryptage », Ehud Barak interviewé le dit : « j'aurais voulu qu'Arafat reconnaisse la légitimité du sionisme ». Bref il aurait voulu sa capitulation. On est au cœur du problème. Le sionisme est bien un obstacle à la paix.


Ajoutons puisque aujourd'hui le Hamas est accusé de terrorisme que le terrorisme sioniste pendant la guerre de 48 a été bien réel avec l'Irgoun et le groupe Stern (mais la Haganah, armée officielle occupait les zones « nettoyées » par les terroristes). De Deir Yassine à l'attentat contre l'hôtel King David ou à l'assassinat du comte Bernadotte, on voit que les auteurs de ces crimes sont devenus plus tard Premiers ministres. Et aujourd'hui, on découvre que Tzipi Livni qui a travaillé dans les services secrets est la responsable d'un attentat anti-palestinien à Rome.



La politique du fait accompli et l'instrumentalisation du génocide.


Après 1948, les sionistes ont accéléré la stratégie qui leur avait si bien réussi en se faisant reconnaître par l'ONU sur des frontières qui n'avaient plus rien à voir avec celles du plan de partage : la stratégie du fait accompli. Dès 1949, les terres et les propriétés des Palestiniens chassés sont confisquées. Alors qu'Israël a dû reconnaître dans les conventions d'armistice de 1949 le droit au retour des Palestiniens, ce droit va immédiatement être nié et même présenté comme une revendication inacceptable mettant en question l'existence d'Israël.
En 1948, il y a moins d'un million de Juif dans le nouvel état. Tout va être mis en route pour provoquer partout l'émigration. Sionisme et antisémitisme vont devenir complémentaires, le second alimentant le premier et le premier cherchant à provoquer le second quand l'émigration se tarit. L'arrivée d'un million de Juifs du monde arabe est le résultat conjoint d'une propagande très intense pour les arracher de pays où ils vivaient depuis des siècles et de l'attitude de la plupart des gouvernements arabes ravis de ces départs. Pour les Juifs venus des pays de l'Est, la persistance d'un antisémitisme d'état a provoqué une rupture avec le communisme (qui avait la sympathie d'un très grand nombre de Juifs) et l'émigration vers Israël.


Le fait accompli va prendre un tour nouveau en 1967. On sait maintenant que les menaces de Nasser ont été un prétexte. La guerre, l'annexion et la colonisation étaient programmées. L'annexion (par vote de la Knesset) de Jérusalem Est a lieu dès 1967. Elle sera suivie de celle du Golan. Ne disposant pas du « personnel » pour créer des colonies, les travaillistes au pouvoir vont littéralement créer le courant national-religieux (qui représente aujourd'hui 1/4 de la population) en leur offrant des colonies. C'est Ygal Allon (réputé être « de gauche ») qui est à l'origine de cette colonisation. 500000 Israéliens vivent aujourd'hui dans les territoires conquis en 1967 et tout a été fait pour faire disparaître la « ligne verte » et rendre l'annexion définitive.


Le sionisme a eu au départ une attitude ambiguë vis-à-vis du génocide. Les rescapés ont été très mal reçus en Israël (aujourd'hui, beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté). On opposait leur prétendue résignation à l'Israélien fier de lui qui défrichait, se battait et « transformait le désert en jardin ». Mais très rapidement, le gouvernement a vu le parti à tirer du génocide. D'où la création du musée Yad Vashem, l'arrestation et l'exécution d'Eichmann. Plus tard le « devoir de mémoire » est devenu obligatoire.


Aujourd'hui, ce devoir est devenu une horreur. Il y a d'abord l'idée que les Juifs ont été, sont et seront toujours des victimes. Les Israéliens ont « peur de ne plus avoir peur », ça les obligerait à examiner l'impasse meurtrière dans laquelle ils se trouvent. Quand les dirigeants israéliens ont négocié avec les Palestiniens, le seul sujet qu'ils voulaient traiter, c'était la sécurité de l'occupant. Pour eux, le « peuple élu », c'est celui qui a tous les droits. Les sionistes célèbrent les quatre Israéliens tués par les Qassams du Hamas et se moquent totalement des 1000 morts de Gaza. Israël est le pays (après la Turquie) où il y a le plus de négationnistes du génocide arménien, le seul génocide valable étant celui des Juifs. Couramment on présente les Palestiniens comme les héritiers du Nazisme. Arafat a été qualifié de « nouvel Hitler » et Begin a dit en 1982 en lançant ses troupes sur Beyrouth « qu'il avait l'impression d'attaquer le bunker d'Hitler ». Sharon a déclaré lors du 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz que cela prouvait que « les Juifs ne pouvaient se défendre que par eux-mêmes », bref que tout était permis. Pour les rescapés et leurs descendants (dont je suis), cette instrumentalisation est obscène.


Le sionisme prétendait apporter un « havre de paix » aux Juifs persécutés. Il a fabriqué un projet criminel pour les Palestiniens mais suicidaire pour les Israéliens et même pour les Juifs. S'il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c'est Israël et il en sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra.


Israël est devenu un pays odieusement militariste. On dit d'ailleurs que ce n'est pas un pays doté d'une armée mais « une armée dotée d'un état ». D'ailleurs la plupart des dirigeants politiques viennent de l'armée ou des services secrets. Et Israël est devenu une tête de pont de l'Occident au Moyen-Orient dans le cadre du « choc des civilisations ». Ce pays incarne l'Occident face aux « barbares ». D'où le « permis de tuer » à Gaza qui a été octroyé.



Le sionisme a gommé les différences idéologiques


Les différents gouvernements d'Union Nationale en Israël ou le fait qu'en France, le CRIF soutienne inconditionnellement toute politique israélienne montrent qu'il n'y a aucune différence entre sionistes de droite et sionistes « de gauche ». Les premiers ont toujours été « sincères ». Ils sont depuis 70 ans pour le nettoyage ethnique et l'expulsion des Palestiniens. Les seconds ont fait la même chose mais sans oser l'avouer. La « gauche » sioniste était au pouvoir au moment de tous les crimes commis par la Palestine : la Naqba, la colonisation, la construction du mur de l'Apartheid. Jamais les sionistes n'ont accepté les Palestiniens comme des égaux. Le processus d'Oslo a échoué parce que tous les courants sionistes exigeaient une capitulation des Palestiniens, une renonciation à tous leurs droits, l'acceptation de bantoustans éclatés qu'on aurait baptisé Etat palestinien.


Il n'y a pas de sionisme à visage humain. Le crime commis à Gaza et l'indifférence en Israël face à ce crime en sont une preuve supplémentaire. La paix fondée sur l'égalité des droits et la justice passera par une « désionisation » d'Israël, une rupture avec cette fuite en avant criminelle. Le sionisme a rendu plus que malade la société israélienne devenue autiste et complice de crimes.


Alors, nous dira-t-on, vous autres antisionistes, vous êtes pour la destruction de l'Etat d'Israël ? Ne mélangeons pas les choses. Les Israéliens juifs (5 millions et demi de personnes) forment aujourd'hui un peuple et ils resteront. Mais aucune paix n'est envisageable sans une égalité totale, politique et économique entre les peuples de la région. Quelle que soit la solution envisagée (un ou deux états), cela devra être les sociétés de tous leurs citoyens. Donc oui l'existence d'un « Etat Juif » (Etat Français, ça sonne mal et ça rappelle de mauvais souvenirs, n'est-ce pas ?) où les Non Juifs sont des sous citoyens est un cauchemar. Un Etat ne peut pas être à la fois juif et démocratique, c'est une contradiction. La paix passe par le respect de la citoyenneté de tous et par celui des droits humains fondamentaux.


Le sionisme est une idéologie criminelle. Et c'est une catastrophe pour le judaïsme quel que soit le sens qu'on donne à ce terme. En mélangeant sciemment juif et sioniste et en assimilant toute critique d'Israël à l'antisémitisme, les sionistes transforment « l'antiisraélisme » (selon la formule d'Edgar Morin) en antijudaïsme. Ils se comportent en véritables pyromanes. Il est temps que la parenthèse sioniste se referme.


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Published by Didier HACQUART - dans Mobilisation pour GAZA
27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 05:12


Un nouveau site web pour le Parti de Gauche 13


Le parti de Gauche dans les bouches du Rhône a ouvert son nouveau site internet !


Vous y retrouverez un lien direct avec le site national, et une multitude d'informations sur le Parti de Gauche dans les Bouches du Rhône et dans chaque comité de circonscription.


http://13.lepartidegauche.fr


Bon surf web et à vos souris...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 05:56



Le comité de défense de la Sécurité Sociale « Vitrolles, Marignane, Saint-Victoret » organise le 31 janvier à Vitrolles une réunion publique. A cette occasion, le comité invite tous les professionnels de santé à venir débattre.


La sécurité sociale est à défendre. C'est un bien commun et une richesse que beaucoup de pays nous envient. Elle est aujourd'hui menacée, mais rien n'est jamais inéluctable.


Bien évidemment, même modestement le Parti de Gauche sur Vitrolles est partie prenante de ce comité de défense.


DH



Madame, monsieur,


En qualité de médecin, ou professionnel de santé vous intervenez activement dans le système de santé.


Vous connaissez les difficultés rencontrées par la sécurité sociale pour continuer d'assurer à la population une protection sociale de qualité.


Les seules propositions avancées  par le gouvernement consistent à réduire pour les assurés le niveau des prestations et d'augmenter leur contribution financière conduisant à terme à l'instauration d'une médecine à plusieurs vitesses et la transformation de la sécu en système assurantiel..

.

Aujourd'hui les groupes financiers en attaquant les principes même de la sécu entendent faire de la santé un secteur marchand comme un autre en achetant les cliniques, en souhaitant mettre la main sur la distribution des médicaments et l'activité des laboratoires contestant le rôle et l'activité actuelle des officines pharmaceutiques et des biologistes.


L'hôpital est gravement menacé dans ses activités par le système de la TAA et la concurrence biaisée avec les cliniques à but lucratif.


La réalité est que nombre de nos concitoyens sont écartés du système de soins par manque de moyens et par  la pratique qui tend à se généraliser des dépassements d'honoraires.


Les questions de  rémunération normale des praticiens et personnels de santé est posée ainsi que leur localisation et leur insuffisance en nombre.


D'autres solutions de gestion et de financement de la sécurité sociale sont avancées par d'autres. Elles sont largement passées sous silence par les média et donc méconnues du grand public.


Pour le secteur de Vitrolles, Marignane, Saint-Victoret a été créé un comité de défense de la sécu regroupant partis politiques (PCF, PS, Parti de Gauche), organisations syndicales CGT, FSU), associations (Vive les services publics)  et particuliers. Il demeure bien entendu ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Il a à  son actif plusieurs réunions publiques. Son objectif est de sensibiliser nos concitoyens à la nécessité du maintien d'un système de soins échappant au secteur marchand et de faire connaître les autres solutions de financement garantissant une sécurité sociale basée sur la solidarité nationale bénéficiant à tous indépendamment de leurs revenus.


La dernière réunion du comité, en présence d'un représentant des pharmaciens, a permis de dégager de nombreuses convergences autour des valeurs de solidarité que représente la sécu.


Le comité propose de tenir une réunion en direction des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, dentistes, biologistes, infirmières, kiné...) permettant d'échanger à partir des situations particulières de chacun.


Nous avons fixé cette réunion au samedi 31 janvier à 14 h 30 à la Maison de quartier de la Frescoule près de Fontblanche à Vitrolles pour permettre au maximum d'y participer.



Le comité de défense de la sécurité sociale



Pour tout contact, cliquez ICI.






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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 05:50




Suite aux évènements de GAZA, un collectif Vitrollais a été créé. C'est la suite de l'action menée le 11 janvier dernier sur le marché de Vitrolles. Ce collectif réunit associations, syndicats et partis politiques. Nous envisageons une réunion publique dans les prochaines semaines.

 

Les bombardements ont cessé sur Gaza. Pour autant, rien n'est réglé, et la mobilisation reste nécessaire.

 

A suivre...

 

DH

 



Communiqué de presse                                            Vitrolles le 20 janvier  2009



Collectif vitrollais de solidarité

avec le peuple palestinien.

  


Le bilan de l'intervention israélienne dans la bande de Gaza, des chiffres qui effraient:


- 1315 morts palestiniens, dont 410 enfants et 100 femmes.

-  5300 blessés palestiniens

-  10 militaires et trois civiles israéliens tués.

-  4100 maisons détruites.

-  17000 maisons endommagées.


Après un premier rassemblement sur le marché de Vitrolles, un collectif de solidarité avec le peuple palestinien s'est constitué.


Une réunion publique d'information et de solidarité sera organisée très prochainement à Vitrolles. Le collectif souhaite apporter une aide concrète au peuple palestinien à travers différentes initiatives.

 

Membres du collectif: Fédération MRAP 13 - LDH - Union Locale CFDT - PCF - NPA - Parti de Gauche - Vitrolles Vraiment à Gauche


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 05:50



 

 

Le Parti de Gauche a été lancé en novembre 2008. Il compte déjà plus de 4000 adhérents, c'est à la fois peu et beaucoup pour un parti qui a moins de 3 mois d'existence, sachant que les adhésions arrivent tous les jours.

 

Dans les Bouches du Rhône, un collectif provisoire d'organisation du « PG13 », auquel j'appartiens, s'est mis en place dès novembre. Une première réunion s'est tenue à Vitrolles le 21 novembre.

 

Le 29 novembre se tenait le meeting de lancement à St - Ouen. J'y étais !

 

Nous avons organisé une réunion publique à Gardanne le 12 décembre qui a réuni près de 200 personnes.

 

Plusieurs comités ont été créés à Marseille, Aix en Provence, Gardanne - 10ème circonscription, Aubagne, Istres  / Martigues 13ème circonscription, Vitrolles - 12ème circonscription, Tarascon « Nord du 13 ».

 

Le Parti de Gauche s'est impliqué dans les manifestations pour « arrêter le massacre à Gaza »  à Marseille, Aix, Vitrolles, Istres, Martigues.

 

Au-delà et plus particulièrement à Vitrolles, nous avons mené une première campagne d'affichage, sans oublier notre soutien aux collectifs de défense des services publics, et de la sécurité sociale. Le Parti de Gauche sur Vitrolles participe au collectif qui se met en place pour soutenir les palestiniens de Gaza.

 

Les 30, 31 et 1er février se tiendra le 1er congrès du Parti de Gauche. Il sera suivi d'un second à l'automne prochain après les élections européennes.

 

Les élections européennes constituent le premier enjeu électoral, avec la constitution « d'un front de Gauche ».

 

Ce 1er congrès, congrès fondateur, planchera sur les orientations politiques du Parti de Gauche.

 

Pour mieux nous connaitre, je vous propose de lire le texte d'orientation qui sera en débat. Ce n'est qu'un texte d'orientation, mais déjà pour moi il tranche avec les motions et textes du PS que j'ai pu connaitre par le passé. Pour une fois, je me retrouve pleinement dans l'orientation politique de mon parti. Ce qui me parait intéressant, c'est aussi l'apport de nouvelles personnes issues d'autres cercles que le PS. C'est notamment le cas, et pas seulement, pour la question écologique et environnementale. Par rapport aux positions que j'ai toujours pris à sujet sur ce blog, ce n'est pas pour me déplaire !

 

Un parti politique, ce sont des orientations, des hommes et des femmes et des actes concrets.

 

A vous de juger, et si la démarche vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter !

 

DH

 

A lire :

 

Le Texte d'orientation politique

 

Note sur les élections européennes

 

Texte préparatoire au forum écologique du Parti de Gauche

 

 


Le Parti de Gauche, le nouveau parti qui monte...
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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 05:29




J'aime bien Bernard Maris, économiste, professeur d'université, par ailleurs Oncle Bernard dans Charlie Hebdo, et chroniqueur sur France Inter, i-télévision et autres.

 

J'en ai parlé régulièrement sur ce blog.

 

J'ai bien aimé sa rubrique d'hier matin sur France Inter.

 

Quand comprendrons - nous que nous vivons dans un monde fini et que les ressources ne sont pas infinies ?

 

C'est une vraie question, dont la réponse oblige à remettre en cause beaucoup de nos principes, y compris en termes de logique économique...

 

A suivre,

 

DH

 


Limites de la croissance économique: la revanche de Meadows

 
 
Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Lors de la parution de son rapport sur les limites de la croissance, en 1972, Meadows était la risée de ses confrères économistes. Aujourd'hui, il est considéré comme un visionnaire et vient même de recevoir un prix. La crise a fait au moins un heureux.


Le professeur Meadows vient de remporter le « Japan Prize », l'un des prix scientifiques les plus prestigieux, pour un ouvrage qu'il a dirigé en 1972. Soit... 37 ans plus tard. Le rapport du professeur Meadows s'appelait « Les limites à la croissance » et il a été traduit en France sous le titre « Halte à la croissance ! » En effet le professeur Meadows, et les autres, proposaient, tout simplement, une croissance zéro. Meadows n'est pas si vieux que ça, il a 66 ans. Il a été prof au prestigieux Mit, Massachussets Institute of Technologie. Moi qui ai fréquenté les milieux économiques, je n'ai jamais vu autant de ricanements, je veux dire autour de Meadows et de son rapport. Meadows était un gauchiste au pire, un idéaliste au mieux, un ennemi du progrès, un amateur des cavernes et de la viande boucanée, un ennemi du Sud et des pauvres qui ne demandaient qu'à se développer ou à s'enrichir etc. etc.


Son rapport reposait sur une hypothèse infiniment simple. Les ressources sont limitées : le pétrole, le charbon, l'eau, l'uranium, les forêts, n'existent pas à profusion. Or la population humaine semble devoir croître indéfiniment. Et les besoins de la population humaine croissent encore plus vite que la population elle-même. Rien de commun entre les besoins de l'Américain moyen et les besoins du Bushiman ou du Pygmée lambda. Donc l'humanité va se heurter de façon dramatique au mur de la rareté. Cqfd. Stop à la croissance, vive la croissance zéro, arrêtons tout.


Meadows et Malthus avaient seulement raison trop tôt


Ce qui faisait ricaner les économistes. Ils s'esclaffaient, même. Ah ! ah ! Tout ce que dit Meadows, Malthus le disait déjà, Malthus le pasteur de l'apocalypse économique. Il disait ça en 1800, dans son « Essai sur le principe de population » et nous sommes en 1972, ah-ah ! Car Malthus, pas plus que ce pauvre Meadows, n'avait prévu une chose : la hausse des rendements ! L'incroyable progrès de la productivité qui fait que le quintal de blé produit par cent paysans en 1800 est produit par un seul paysan aujourd'hui. Et les économistes de rire.


En réalité, il n'y a pas de quoi rire. Malthus et Meadows ont simplement eu raison trop tôt. Le mur de la rareté approche, et nous allons nous heurter contre lui. Nous avons eu quelques prémisses de la crise des matières premières, la crise de l'eau est proche, les déchets commencent à envahir le monde, et la technique, hélas, n'a pas que des effets positifs. La technique peut être maléfique. A suivre.




Retrouvez la chronique de Bernard Maris du lundi au jeudi à 6h50 sur France Inter.


Jeudi 22 Janvier 2009 - 09:16


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 05:30


L'ancien maire de Vitrolles Catherine MEGRET (1997-2002) se faisait protéger par un garde du garde aux activités suspectes...


Bon, aujourd'hui, on s'en « fout » un peu, car la page Mégret à Vitrolles est tournée depuis maintenant 6 ans, mais quand même.


De toute façon, il n'était pas banal qu'un Maire d'une modeste ville de 35000 habitants ait un garde du corps, mais c'était Vitrolles à l'époque, et depuis 2002, le Maire n'a aucun besoin d'un garde du corps...


Comme je suis régulièrement interrogé de la France entière au sujet de personnages qui ont sévi à Vitrolles, et qui tentent de se refaire une virginité dans d'autres régions, en essayant de cacher leur passé, c'est pourquoi je publie cet article qui rentre dans l'histoire de Vitrolles...


DH

 


Un vaste trafic de drogue jugé en février 2009 à Poitiers



Quinze personnes, dont une jeune femme, seront jugées par la cour d'assises spéciale, accusées de trafic de stupéfiants en bande organisée.


Comme souvent en matière de stupéfiant, la grosse affaire qui va occuper pendant cinq jours la cour d'assises de la Vienne du 9 au 13 février est partie d'un simple renseignement recueilli par les gendarmes de la brigade de recherches : le dénommé Cyril Servant, un Poitevin d'une trentaine d'années, serait mêlé à un vaste trafic d'héroïne et de cocaïne entre les Pays-Bas et Poitiers, via la Belgique.


Les écoutes téléphoniques de Servant permettent aux enquêteurs de découvrir qu'il est en relation avec une poignée de « vieux chevaux » du trafic de stup mais aussi de trafiquants de sa génération. Le point de livraison de la drogue : le parking de l'hôpital de Saint-Herblain, près de Nantes. C'est là que, le 22 mars 2006, quatre hommes tombent dans la souricière tendue par la police. Celui qui conduit la voiture (où les gendarmes trouvent 30 kg de cannabis, de l'héroïne, de la cocaïne) est Alain Cler, 43 ans, ancien garde du corps de la mairesse MNR de Vitrolles, Catherine Mégret.
 
L'argent de la drogue blanchi dans les Deux-Sèvres ?

 
Malgré cette quadruple interpellation, les écoutes démontrent que le trafic se poursuit. Tayeb Kassa, un Parisien, et l'ami de sa fille Mélissa, soupçonnés d'être les fournisseurs de Servant, doivent se rendre en Belgique. Pris en filature, ils sont interpellés par les gendarmes à Thouars le 4 avril avec près d'un kg de cocaïne, autant d'héroïne et près de 2.000 comprimés d'ecstasy. Dans la foulée, les arrestations se succèdent : les Poitevins Cyril Servant et Damien Lige, accusés d'être à la fois des trafiquants et les principaux clients de Kassa tombent le 4 avril.


Les deux « correspondants » bruxellois des trafiquants tombent à leur tour : Hervé Laporte se rend à la police et Michel Moinard, 64 ans, originaire de Vouneuil-sur-Vienne, se fait prendre par les policiers belges en août. Enfin, le 10 octobre, les gendarmes coincent Roland Chamard-Bois, dit « le gros », un Nantais de 67 ans désigné par Cler comme son grossiste. Chamard-Bois, qui est le seul dans ce dossier à nier toute implication, a passé plusieurs années en prison pour divers délits : on sait qu'il y a côtoyé plusieurs des protagonistes de ce trafic.

La fille de Tayeb Kassa sera elle aussi poursuivie devant la cour pour divers délits dont le blanchiment de l'argent récolté par ses père et concubin. Elle aurait notamment acquis pour 10.000 € un terrain à Pamproux, dans le Deux-Sèvres, payé en partie en liquide.


Enfin, manquera à l'appel Khaled Abdelhamid, alias « Milieu », ressortissant algérien, jamais retrouvé. On sait qu'il était logé à Bruxelles par la compagne de Moinard et qu'il effectuait régulièrement des voyages entre la Belgique et les Pays-Bas. Il sera pourivi pour le crime de trafic en bande organisée, tout comme Cler, Kassa, Laporte et Moinard. Les dix autres mis en cause seront jugés pour des délits connexes.


Vincent Buche


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Published by Didier HACQUART - dans L'action du FN et du MNR à Vitrolles
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 04:43



Le journal La Provence a fait un article intéressant sur l'avenir de la ville en termes d'urbanisme, et plus particulièrement sur l'avenir du plateau de Vitrolles.

 

Ce qui parait au travers de l'article et de s réponses apportées par le 1er adjoint, par ailleurs en charge de l'urbanisme, des velléités d'urbanisme sur le plateau de Vitrolles. Je rappelle, que cela avait été un point de tension entre moi avec d'autres élus et le Maire lors du 1er mandat. C'est aussi une des raisons de mon désaccord politique avec le maire Guy Obino, Ce dernier voulait un jour faire signer les futurs élus du second mandat, et donc les engager sur ce type de projets...

 

Le sujet malheureusement a été curieusement absent de la dernière campagne municipale de début 2008.  

 

Je ne crois pas à des projets modérés, « à petite échelle », et les nombreuses expériences à Vitrolles et ailleurs, démontrent que dès que le doigt est mis dans l'engrange...

 

Par ailleurs, je m'étais interrogé, il y a quelques semaines sur certaines nouvelles constructions sur la route qui mène du RD9 aux collets rouges...

 

Ce qui est intéressant dans l'article de La Provence, ce sont entre autres les interviews réalisées pour savoir si le personnes sont pour ou contre des constructions sur le plateau. Seules les personnes extérieures à Vitrolles sont pour des constructions, les vitrollais étant eux contre. Je pense que sur ce genre de sujet, qu'il faut mieux prendre en compte l'avis des seuls vitrollais, les premiers concernés par leur environnement.

 

Toujours est -il qu'un vrai débat est lancé, débat dont devront s'emparer les vitrollais pour l'avenir de leur ville !

 

A suivre !

 

DH

 


 

"La ville restera à taille humaine"

 

 

Selon le 1er adjoint, une urbanisation "à très petite échelle" n'est pas exclue en bordure du Plateau

 

Alors que la ville va être redessinée pour, au moins, les vingt prochaines années, dans le cadre de l'élaboration du Plan local d'urbanisme (Plu), une question est sur toutes les lèvres. Quel est l'avenir du Plateau ?

 

Sera-t-il en partie urbanisé comme cela avait été sérieusement envisagé dans les années 60 ?

 

Si les internautes de la provence.com ont tranché (ci-contre), les avis des Vitrollais que nous avons rencontrés dans la galerie marchande sont plus partagés (ci-dessous). Quant à la mairie, elle reste, par la voix de Jean-Claude Denjean, le 1er adjoint délégué à l'urbanisme, très prudente sur ce sujet hautement sensible. "On tient à conserver notre Plateau à l'état naturel. Ce site est protégé contre les appétits immobiliers par plusieurs dispositifs, comme le Plan d'intérêt général ou Natura 2000. On ne peut pas y faire n'importe quoi". Certes.

 

Mais des dérogations ont bien été accordées sur le site de Valbacol où le plateau technique de l'École nationale des officiers sapeurs-pompiers est sorti de terre... C'est d'ailleurs à cette occasion qu'un "deal" a été passé entre l'État et la mairie.

À savoir une réserve de 40 hectares qui pourrait revenir dans le giron de la Ville et devenir constructible. Des projets immobiliers sont-ils programmés sur ces 40 hectares, dont une dizaine sont situés autour du Stadium? "L'État reste pour l'instant propriétaire de ces terrains. Il y a des discussions pour les récupérer mais absolument rien n'a encore été décidé, affirme Jean-Claude Denjean. Et s'il y a un développement, ce serait en bordure de la RD 9, pas à l'intérieur des terres, et à très petite échelle".

 

Son discours est du même acabit pour ce qui concerne l'urbanisation générale de Vitrolles. "La ville restera à taille humaine. Il est hors de question de doubler la population comme cela avait été prévu il y a une quarantaine d'années. La ville ne dépassera jamais les 50000 habitants. C'est un engagement personnel. La philosophie, dans le cadre du Plan d'urbanisme, qui se fera en toute transparence, en concertation avec le public, est plutôt de redessiner la ville en évitant les erreurs qui ont été faites par le passé. Il n'est par exemple plus tolérable de voir des zones pavillonnaires côtoyer des zones industrielles!"

 

Les possibilités de développement sont de toute façon très minces. À part quelques friches, il n'y a plus de grands espaces à conquérir... En dehors du Plateau.

 

Par Laurent Alexandre ( lalexandre@laprovence-presse.fr )

 

Publié sur La Provence.fr le mardi 20 janvier 2009

 

 
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Published by Didier HACQUART - dans Vitrolles demain
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 05:53


Jean-Jacques PIETTE a sorti récemment un livre « le pouvoir pourquoi et comment ? ».


Bakchich.info en a fait une critique disponible sur le blog de Jean-Jacques PIETTE...


Il se trouve que c'est un socialiste, proche aujourd'hui de Jean-Luc Mélenchon, qui fait part de son expérience de dirigeant d'entreprise, mais aussi au sein du pouvoir politique.


Son analyse sur la crise me parait intéressante. Pour le livre, je devrai le recevoir dans les prochains jours, pour le lire et en reparler !


A suivre...


DH



Vendredi 2 janvier 2009




La crise: pourquoi, comment...et les suites possibles.

 

Une crise financière sans précédent par son ampleur a engendré une crise économique et sociale.

Jusqu’où cette crise globale entraînera les pays et les hommes et femmes du monde : vers davantage de régulation, des  États keynésiens et interventionnistes ? 
 
Vers plus de désordres avec des drames  politiques, la faim, le fascisme, des dictatures ?  Vers une prise de  conscience socialiste ?  La réponse  suppose d'abord  un diagnostic sur les fondements de cette crise.  
 
1/ Il faut  écarter  deux jugements  qui dominent  dans les réflexions publiques.

-Réduire l'explication  au développement des crédits subprimes,  montage sophistiqué  du marché immobilier américain. Cela n'aurait pas justifié les moyens mis en œuvre par les gouvernements. La crise est globale et succède à d’autres crises ayant déjà eu un caractère systémique. 
 
-Considérer que c'est la crise finale du capitalisme ?  Bien des crises ont marqué l’histoire de ce mode de production. Il s'en est toujours sorti et avec plus de forces. L’ampleur des moyens mis en œuvre par les gouvernements sous la houlette de conseillers issus du monde bancaire -partout- m'amène à penser que cette crise sera surmontée, au prix de bien des malheurs mais avec quelques prises de consciences (dangereuses parfois avec le populisme, bénéfiques parfois avec le socialisme en perspective).
 
Nous sommes dans une crise systémique de la finance globalisée plus forte que toutes celles qui précédèrent. Car la globalisation  est  le phénomène nouveau.  Elle concerne  les marchés monétaires et financiers, leur interpénétration mondiale, leur course à la croissance, leur combat contre les obstacles rencontrés. Les  grands groupes bancaires sont  au cœur de cette finance globale par les produits sophistiqués utilisés; leur influence est celle d’un oligopole exerçant ses pouvoirs non seulement sur les marchés de la finance dans le monde, mais aussi sur les régulateurs et les États.
 
Cet oligopole bancaire manœuvre actuellement pour conjurer la crise financière et pour éliminer les oppositions qui pourraient entraver sa logique visant à retrouver sa croissance en crédit et en produit dérivés (couverture de taux, de prix, de la spéculation, des marchés des changes ... transfert du risque de prêteur...). Il entend pouvoir continuer à diriger l'évolution des marchés pour des spéculateurs qu'il ne maîtrise pas forcément. Il veut faire croire qu'en conjurant la crise financière les crises économiques et sociales disparaîtront naturellement.

2/ La chronologie de la crise est éloquente de l'influence de l'oligopole :

-Des prêts à des ménages américains ont été titrisés (subprimes), ce qui est un transfert du risque du prêteur.
-Ces prêts commencent à être insolvables. Les emprunteurs vivent dans une société de consommation. Or la consommation n'est possible que si le pouvoir d'achat augmente (hausse des salaires et/ou redistribution fiscale) ou si le crédit crée ce pouvoir d'achat (le crédit à tout va se justifie si l'emprunteur reçoit à terme des rentrées nouvelles (salaires, promotion, redistribution). Le capitalisme bancaire a oublié ce principe de base est c'est le surendettement des ménages.

-Vient un véritable retournement du marché immobilier.

-Il est suivi d'une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis à la fin de l’année 2006.

-La crise des subprimes est connue du grand public en août 2007. L'insolvabilité de certains clients entraîne la dévalorisation des créances immobilières titrisées.
 
-Première réponse américaine : des injections de liquidité de la  banque centrale voire de ses consœurs auprès des banques. Cela ne donne aucun résultat  ; les marchés monétaires à court terme restent  bloqués.

-Pendant toute cette période le prix du baril de pétrole est à la hausse par simple spéculation sur une matière première dont on pense la demande toujours à la hausse.

-Deuxième réponse américaine : l'oligopole accepte la faillite de Lehman Brothers.  Et le politique suit. Cette faillite est suivie de la quasi faillite du plus grand assureur AIG. Et c'est le krach du"mardi noir de 2008". Paulson envisage d'abord le rachat des créances toxiques (cantonnement). Cela revient à  maintenir des spéculations sur les marchés dérivés. L'État est bien sous la coupe de l'oligopole. 

 -Toutefois nul ne croît plus à la croissance en témoigne la baisse du baril de pétrole qui tombe de 147 dollars à 40 dollars en six mois.
 
-Devant la réaction de l'opinion et l'élection d'Obama, le plan Paulson se transforme en un apport de fonds propres aux plus grandes banques. Ce plan reste inspiré par l'oligopole bancaire et dans son seul intérêt. Il ne remet pas en cause la pratique des produits dérivés.

-Mais la crise sort du secteur financier et touche les biens durables: l'automobile, l'immobilier... Car l'acheteur peut attendre contrairement aux biens de premières nécessités. Ceci reproduit ce qui s'était passé en 1929/1930. Or comme en 1930 la crise de la consommation de biens durables enclenche une montée du chômage qui va se propager à l'ensemble de l'économie.
 
-De fait la crise s'étend et touche l'Europe. Ici aussi les États s'organisent pour racheter les actions des plus grandes banques . Les plus petites seront rachetées par les premières ou feront faillites.

Cette intervention étant insuffisante, vient la phase des garanties d'Etat sur les crédits interbancaires, puis celle des garanties des dépôts.

Et tout ceci pour rien. La crise gagne l'opinion, crise de confiance. La crise gagne ce qu'on nomme un peu vite l'économie réelle. Des plans (G20, Europe, chaque pays...) sortent, se veulent keynésiens, sans l'être sauf peut-être en Angleterre. Des plans, des discours, des volontés d'intervenir sur l'investissement, rarement sur la consommation. Mais il n'y aucune commune mesure entre ce qui est fait pour les capitalistes des banques, et leurs actionnaires/clients spéculateurs et l'économie réelle. Et surtout il n'y a pas d'entente internationale pour revenir à une séparation des banques commerciales et des banques dites d'investissement. Donc silence sur les produits dérivés qui n'apportent rien à l'économie réelle.

Ne pas toucher, ne pas repenser les opérations de couverture (titrisation, couverture de change, de prix, de valeur boursière, de matières premières...) montre que l'oligopole et la spéculation sont les formes dominantes du capitalisme actuel. Sa financiarisation strictement spéculative  pénalise les bilans des entreprises produisant des biens. Cela montre qu'une prochaine crise financière est encore probable.

Entre temps récession et dépression, conséquences strictes de la spéculation se chevauchent et une crise sociale mondiale semble inévitable.

 

3- Il ne s'agissait donc que de maintenir l'oligopole bancaire et les techniques de couvertures.


Les réunions internationales de novembre et décembre 2008 déclinèrent une politique : la remise en marche, avec des variantes, du système financier international dans le sens souhaité  l'oligopole bancaire.


-Recapitalisation des banques avec des capitaux publics, d'abord en "cantonnant" les actifs toxiques.   


-Puis devant la crise du crédit et celle de l'économie réelle,  des tentatives non concertées d'apurement des actifs toxiques en certains pays.


-Dès lors aucun pays n'exclut la nationalisation de telle ou telle banque mais très peut vont au bout de ce que cela implique: le contrôle par le nouvel actionnaire (l'Etat) des activités de la banque. Au contraire on ne pense qu'à la future sortie ce faux actionnaire.


-On organise, sans se préoccuper de l'économie réelle, un appel aux marchés financiers. Cela  arrête la croissance, et organise ici ou là, la décroissance. La comparaison des sommes engagées pour sauver l'oligopole bancaire, avec celles qui viendront ensuite au secours des économies réelles est la démonstration que ce capitalisme financier est dominant.


-Partout le chômage se développe parce que le travail n'est pas perçu comme le facteur premier d'une économie et donc de sa relance. Pendant les Trente glorieuses "l'argent facile" déclenchait des hausses salariales. Aujourd'hui "l'argent-roi" engrange la spéculation, une inflation en quelque sorte du prix des actifs financiers (sans valeur ajoutée pour l'économie).


-On change en apparence la régulation internationale et nationale des banques quant aux agences de notation, quant aux règles comptables, quant aux rémunérations des dirigeants, peut-être quant aux hedges funds... Mais rien qui garantisse que ne se reproduise pas une nouvelle bulle financière;


-Parallèlement des liquidités ont été remises par les Banques Centrales sur les marchés. Et ces Banques Centrales tentent de tirer vers le bas les taux d'intérêt. Ces deux politiques  reviennent à créer les bases d'une nouvelle bulle financée par le crédit.


-Enfin et surtout il n'est pas question de revenir sur la  liberté des taux de change et celle des taux d'intérêt. Ce qui revient à maintenir la concentration de la finance et les pratiques spéculatives. Les fondements d'une nouvelle et future crise systémique sont donc bien réunis. 

        
 4- L'extension a la sphère de l'économie réelle et donc à la sphère sociale ne garantit pas le succès les politiques mises en oeuvre.  Des actions sociales peuvent paralyser le choix politique exclusivement favorables aux financiers. 


Une rupture brutale  est peu probable aujourd'hui en raison de l'absence de contre-pouvoir.  Mais elle peut surgir après une nouvelle crise systémique puisqu'on a maintenu les causes de sa reproduction. Le maintien d'un pouvoir d'achat artificiel par le crédit et celui des produits dérivés font que le salariat n'est pas  au coeur de la réponse à la crise généralisée actuelle. Cela peut entrainer une explosion sociale dans plusieurs pays suite à  la baisse du pouvoir d'achat, et un chômage de masse. Elle peut conduire à une opposition frontale à la finance (oligopole bancaire et spéculateurs) et  amener le populisme avec des formes totalitaires ou bien des replis nationalistes et des guerres en perspective.


5 - Une  réponse socialiste serait aussi possible (et pour moi souhaitable) avec des perspectives moins tristes que les deux réponses précédentes. 


La crise va engendrer des luttes sociales. C'est le moment pour le socialisme, ayant enfin une vision international, ayant  enfin pris conscience des conséquences de la globalisation financière, d'organiser une réponse fondée sur la démocratie comme moyen et le salariat comme facteur premier. 


Dès lors les nationalisations bancaires seraient conçues dans la durée et sous contrôle.


Dès lors une séparation des banques de dépôts et des banques d'affaires serait instituée, et ces dernières reviendraient à leur vrai  métier d'investisseurs à long terme dans l'économie réelle.


Le plein emploi et le pouvoir d'achat seraient l'objectif par une juste répartition du résultat de l'entreprise entre le profit, l'investissement et le salariat.


Parallèlement les Etats abaisseraient le taux de TVA, impôt injuste plus le revenu est bas, et moyen indirect d'accroître le pouvoir d'achat. Mais pour ne pas reproduire certaines erreurs les Etats se donneraient les moyens pour que cet accroissement du pouvoir d'achat soit dépensé vers les productions nationales.


Les Etats engagent une politique de grands travaux.


Le tout serait financé par l'imposition des grandes fortunes (revenus et profits) et une refonte de l'impôt des entreprises non créatrices de valeur ajoutée telle certains produits des banques.


La lutte contre la spéculation serait l'autre volet de cette politique: fin des couvertures à tout va (de taux, de prix, de change, de valeurs à terme, des prix alimentaires, de produits dérivés sans liens direct avec l'économie réelle). La seule régulation viserait  la réduction des grands déséquilibres et des inégalités.


Par ailleurs, des intégrations régionales seraient conçues aux plans du commerce, et de l'économie (avec si nécessaire des frontières) mais la plus importante serait sur le plan monétaire. Elle seule réglerait définitivement (utopie aujourd'hui?) la spéculation... en tous cas sur les taux d'intérêts et les taux de change.


Ce ne serait pas encore le socialisme dont on ignore encore le modèle de société. Mais ce serait un moment particulier  à durée limitée ou les socialistes ferait avancer le curseur vers le pouvoir du salariat. A ce propos  un mot sur les réflexions en cours sur cet autre modèle de production. De tout temps -même à l'époque du troc- l'économie de marché existe. La matière première et l'homme se rencontre pour produire et il faut ensuite vendre ou échanger ce produit. Simplement les formes de l'exploitation du travailleur sont différentes : esclavage, servage, salariat. Le prochain modèle de société sera toujours une économie de marché et il y aura toujours des travailleurs. Mais le travail de ces derniers ne devra plus être approprié par le profit. Est-ce possible ? Ce sera ma réflexion sur les mois qui viennent.


Le capitalisme (qui ne se confond pas avec l'économie de marché) qui n'est qu'un processus d'appropriation du travail n'est pas mort mais il pourrait s'éteindre à petit feu tant cette crise générale qui sera longue est opportune bien que (malheureusement) douloureuse pour le plus grand nombre.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 06:14




Rendez l'argent !



L'hebdo Marianne fait cette semaine un excellent dossier intitulé « rendez l'argent ! ».


Le sous titre est :


« Ils ont accumulé des revenus inouïs.


Ils bénéficient des milliards de l'Etat.


              Et s'ils en faisaient enfin profiter la société... »




Avant de revenir sur certains chiffres évoqués dans cet article, j'ai été « touché » par une intervention entendue sur RTL, un matin de la semaine dernière.


Il était question de la terrible malédiction qui touche les patrons qui sont soumis à leurs conseils d'administration. Un pauvre patron de banque expliquait que son salaire ne dépendait pas de lui, mais de son conseil d'administration. En conséquence de quoi, malgré les recommandations de modération de Sarkozy, il ne pouvait rien faire ! Il ne pouvait que subir les augmentations de salaires, les stocks options, la retraite chapeau, et différents « petits avantages »... La dernière phrase, il ne l'a pas prononcé, mais on pouvait la déduire... Le hic, c'est que le journaliste n'a en aucune manière contredit ce pauvre banquier ! J'écoutais par erreur RTL, et je ne le ferai plus...


De qui se moque - t - on ? Pour illustrer le propos, je reprendrai quelques chiffres...


Savez-vous qu'en 2008, les banques BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole vont dégager 9 milliards de profit ?


Savez vous que l'Etat, c'est-à-dire nous, vient de prêter 10 milliards d'€ à ces mêmes banques ?


Pour la seule banque BNP Paribas, savez-vous que sur la période 2003 - 2007, que la banque a dégagé 30 milliards de bénéfice, dont 16,5 redistribués aux actionnaires ?


Savez - vous que pour sauver l'Ecureuil et sa filiale NATIXIS, que l'état a englouti 1 milliard d'€ ? Savez - vous par ailleurs, que l'Ecureuil s'apprête à verser 400 millions d'€ de dividendes à ses actionnaires ?


Les entreprises du CAC40 devraient afficher à fin 2008, environ 95 milliards d'€ de bénéfices nets. Total reversera 5 milliards de dividendes à ses actionnaires.  MITTAL reversera environ 5 milliards, dont 2 à 3 pour la famille MITTAL, alors que le groupe supprime 6000 emplois en Europe dont 1400  en France... Pour sauver le site de Grandange, il fallait investir 20 à 30 millions d'€...


En 2008, EADS bien qu'en résultat négatif, avait réussi le tour de passe-passe de verser tout de même des dividendes aux actionnaires, si c'est possible en « piochant » dans sa trésorerie...


En 2009, les dividendes versés par les entreprises du CAC40 devrait avoisiner les 40 milliards d'€ soit un montant équivalent à 2007...


N'oublions pas Renault, entreprise du CAC40 qui prévoit de dégager 1,8 milliards de bénéfices et qui demande 2,5 milliards à l'Etat !


Etc.


A cela s'ajoute, comme évoqué précédemment, les salaires des hauts dirigeants qui ne connaissent pas la crise, alors que pour certains d'entre eux, pas tous, ils sont largement responsables des dérives du système, en y ayant contribué largement...


Tenir de tels propos, il y a quelques mois, vous qualifiait ipso facto de « gauchiste arriéré » qui n'avait rien compris à « la mondialisation », au « monde dans lequel nous vivions », aux « réalités économiques » (?), etc.


Comme l'évoquait, un camarade, lors d'une réunion du Parti de Gauche récemment, la crise va au moins nous faciliter le travail pédagogique sur tous ces sujets...


Je dis souvent, que l'économie n'est pas une science, mais relève de choix politiques. Cela s'illustre totalement aujourd'hui avec les milliards qui existent et que l'on ne veut pas toucher, de peur par exemple d'effrayer les actionnaires (dixit Christine LAGARDE !), et ceux que l'on trouve pour sauver un système alors que dans le même temps, il n'y a pas de sous, (les caisses sont vides, dixit François FILLON) pour la sécurité sociale, les retraites, La Poste, etc.


Les français au bout d'un moment ne sont pas dupes. Il ne faut pas s'étonner que la colère monte. Cela peut mal finir...



A suivre...


DH





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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE