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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 06:03


 



Le grand débat actuellement de la droite contre la gauche, c'est la séquestration des patrons qui serait intolérable ! La Gauche, serait irresponsable en tolérant de tels agissements, etc. etc.


Il y a bien sûr plusieurs points de vue sur la question. En droit, et en république, de tels actes ne sont pas acceptables, et la loi doit être respectée.


Oui, mais il y a un autre point de vue. Où se place la réelle violence ? La violence c'est de séquestrer un patron, sachant que même si cela est désagréable, il n'y a aucune atteinte physique ? Ou alors la violence, c'est de voir son entreprise fermée du jour au lendemain, que l'on perd son emploi, ses espoirs, son avenir ? La violence, n'est pas la délocalisation se son entreprise pendant que les dirigeants se gavent de bonus, stocks options, retraites chapeaux en millions d'€ ?


La droite se veut moralisatrice et se place du coté de l'ordre et du droit.... Mais des puissants... Où est donc l'humain, la réalité de la vie ?


En préparant ce billet, j'ai trouvé une dépêche sur Internet que Sarkozy lui-même intervient sur le sujet. « Il ne laissera pas faire » !


Et bien banco Sarko, mais alors tu te dois être intraitable avec toutes les violences que subissent les salariés privés d'emplois. Tu dois être intraitable avec tous ces patrons qui s'en mettent plein les poches au mépris de leurs salariés. Tu dois être intraitable et revoir ton petit décret, envers les patrons des entreprises qui reçoivent des aides de l'Etat ?


Bon j'arrête, il est tard, je fatigue, car voilà que je compte sur Sarko pour sauver la France, et être le défenseur du faible contre les puissants...


A suivre !


DH


Si vous avez le courage, voilà le communiqué et même la vidéo de Lefebvre, le porte flingue de l'UMp et de Sarko 1er....

 



Incitation à la violence : carton rouge à l'opposition


Selon Frédéric Lefebvre, «  à force de courir derrière Monsieur Besancenot, qui n'est autre que la vitrine légale des casseurs, les responsables du PS et du Modem incitent à la violence dans notre pays ». « On ne peut pas excuser l'inexcusable comme ils le font chaque jour », a-t-il ajouté. La vidéo


« Quand on a une crise de cette ampleur dans notre pays, on travaille à l'unité nationale, on ne travaille pas à la division nationale. Or, aujourd'hui pour des raisons de pure politique politicienne, Mme Aubry, M. Bayrou, Mme Royal passent leurs journées à essayer de surfer sur les angoisses des Français pour essayer de se refaire une santé », a déploré Frédéric Lefebvre.


« A force de voir les partis politiques démocratiques avoir des attitudes non républicaines et tout excuser, on a cette montée de la violence chez un certain nombre d'individus généralement d'extrême gauche ou anarcho-libertaires qui profitent du climat d'excuse que ces partis politiques font régner aujourd'hui dans notre pays », a estimé Frédéric Lefebvre.


« Nous sommes le seul pays où les partis démocratiques, au lieu de condamner cette violence, ces actes de révolte, passent leur temps à les excuser » a-t-il conclu.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 05:54




Les libéraux fuient la campagne des Européennes



Pour le Front de Gauche, les élections européennes sont lancées ! Un certain nombre de réunions publiques ont déjà eu lieu ou sont déjà programmées. Pour la 12ème circonscription, il y a déjà eu Vitrolles le 29 mars, et sont programmées Berre le 15 avril et Gignac le 24 avril. Dans le tout le département les évènements de la sorte se multiplient.


Le lancement officiel avec les candidats du Front de Gauche a été donné le 8 avril à Marseille.


Il y a quelques temps j'expliquai que l'enjeu des ces élections étaient les abstentionnistes, sachant que l'UMP et le PS feront tout pour minimiser la campagne. Le PS fera de l'anti-sarko en évitant de trop parler d'Europe.


Dans le journal Siné Hebdo du 1er avril, je sais cela ne fait pas sérieux, j'ai trouvé un article intéressant d'Emmanuelle VEIL. Pour la petite histoire j'ai troqué Charlie Hebdo pour Siné Hebdo suite aux dérives de Philippe Val.


Elle se propose de suivre de près la campagne électorale des européennes. Elle a analysé les sites internet et de l'UMP sur les européennes.


Sur l'UMP, en effet, on ne trouve pas la moindre rubrique sur les élections européennes, qui, il faut le rappeler sont le 7 juin... En cherchant bien on finit part trouver  les têtes de liste UMP pour les grandes régions. Pour les autres candidats, il parait que nous les connaitrons le 7 juin, dixit Xavier Bertrand... Par contre les communiqués de Frédéric Lefebvre, il y a en a à la pelle !!! Il parait cependant d'après Siné-Hebdo, que l'UMP a discrètement annulé un gros meeting qui devait se tenir le 27 mars.


Pour le PS, il y a un site dédié. On y trouve le programme qui n'est autre que le manifesto ratifié par le PSE, dont il a déjà été question sur le blog. Par contre, il est excessivement difficile de trouver un agenda précis des grands évènements à venir.  Un important rassemblement est semble-t-il prévu à Lille le 24 avril et un autre à Marseille fin mai...


Les français ne doivent pas se laisser confisquer ce scrutin essentiel comme tout scrutin dans une démocratie. Les grands partis politiques s'en désintéressent pour des raisons différentes. Il n'est pas sur que les grands médias jouent le jeu pour intéresser les français à l'Europe. C'était le cas en 2005 et c'est grâce à la détermination des militants de divers horizons engagés dans la campagne du NON que le débat est arrivé sur le petit écran.


Pour le Front de Gauche, il faut parler de l'Europe, débattre, expliquer les enjeux, etc. L'Europe c'est tout à la fois loin et proche de notre quotidien.


Le Parti de Gauche, partie prenant du Front de Gauche y contribuera !


A suivre...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Election Européenne 2009
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 05:11



 


Après le 1er débat public à Vitrolles le 27mars dernier, voici le second dans la 12ème circonscription !


A vos agendas...


DH




À BERRE L'ÉTANG

invitation - débat


78 % de l'électorat de cette commune, 71 % de ce canton, comme 55 % des Français se sont prononcés contre le projet de constitution européenne lors du référendum du 29 Mai 2005.


Sans aucun respect pour ce vote citoyen, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Parti Socialiste le congrès réuni à Versailles à ratifié, approuvé cette constitution européenne ainsi rejetée par l'expression populaire.


Celle-ci, avec la libre circulation des capitaux, la destruction des services publics, le démantèlement des droits des salariés met à mal notre société confronté à une crise financière du capitalisme sans précédant dont nous devrions faire les frais. 


Tout ceci est intolérable ! Il est urgent de ne pas accorder notre suffrage à ceux qui ne l'ont pas respecté, à ceux qui n'ont pas respecté la volonté populaire lors des prochaines élections Européennes du 7 Juin 2009.


Changer d'Europe, un carton rouge doit leur être ainsi adresser. Le Front de Gauche veut engager une dynamique de reconquête démocratique, de progrès social, de justice et de paix, il compte sur le soutien populaire. Alors que la directive Bolkestein revient par la petite porte, que se joue-t-il vraiment au Parlement Européen, quelle Europe nous faut t'il, avec qui ? A cet effet, il invite largement citoyens, femmes et hommes de progrès, jeunes, syndicalistes... à venir et participer le


 

Mercredi 15 Avril à 18h30, à Berre l'Étang

Piscine Claude JOUVE, Débat public

Avec la participation de :

 

Christine MENDELSOHN bureau du parti de gauche Européen GUE, Conseil National du PCF.


Hélène LECACHEUX : Bureau National du Parti de Gauche.


Virginie CAVA : Caissière grande distribution à Vitrolles, Responsable nationale syndicale, Candidate sur les listes Européennes du   FRONT DE GAUCHE.


Didier HACQUART : Militant syndicaliste, secrétaire du Parti de Gauche 12ème Circonscription.


José CANALI : secrétaire de la section Est Étang de Berre, fédération Bouches du Rhône du PCF.


Personnalités : du monde associatif, syndical, politique et antilibéral de canton.


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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 06:09




 

En novembre 2008, je m'interrogeais sur le fonds d emplacement stratégique mis en place par Sarkozy et notamment son 1er bénéficiaire, la société DAHER.

 

Voir : http://didier-hacquart.over-blog.com/article-25076989.html

 

Qui plus est il faut lire le commentaire posé par un internaute sans doute proche de cette société.

 

Il se trouve que la revue POLITIS de cette semaine aborde le sujet du fonds stratégique d'investissement, transformé en « repaire d'amis du Président ».

 

Le cas de la société DAHER est cité.

 

Je ne fais pas une fixation sur cette entreprise qui ne cesse de prendre de l'importance dans le secteur Aéronautique. Mon interrogation initiale venait du fait qu'EADS, dont l'Etat est encore actionnaire même minoritaire, cédait la SOCATA de Tarbes à DAHER et que quasiment dans la foulée, l'Etat au travers du fameux fonds d'investissements accordait des fonds à cette société. Quelle est la cohérence ? Quel est le vrai schéma ?

 

A suivre...

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 05:38




Lancement de la campagne des européennes du Front de Gauche dans le Sud Est !



Le 8 avril 2009 à Marseille (18h00 Cours d'Estienne d'Orves) lancement de la campagne du front de Gauche dans la région grand Sud-Est avec les candidats.


Marie Christine VERGIAT, Féministe, altermondialiste, militante de l'égalité, de la citoyenneté et des droits" sera tête de liste dans le Sud Est.

 

Le camarade Claude DEBONS, ancien responsable syndical, secrétaire national du Parti de Gauche sera en 4ème position.


Olivia LEMOINE sera la représentante du Parti de Gauche des Bouches du Rhône sera numéro 21 sur la liste.


Enfin notre ville de Vitrolles sera représentée Virginie CAVA, caissière dans la grande distribution et responsable nationale syndicale et membre du PCF13.


Pour en savoir plus, cliquez ICI !


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 06:07




Remunicipalisation de la gestion de l'eau, pourquoi pas Vitrolles ?


Vendredi 3 avril, l'association Vitrolles Vraiment à Gauche organisait une réunion publique sur la gestion de l'eau dans les communes avec la participation de Michel Partage. Plusieurs camarades du Parti de Gauche sont membres de VVG, et le Parti de Gauche s'associé à la démarche.


Michel Partage est l'ancien Maire de Varage et à l'origine du fameux « Appel de Varage ». En fait il était à l'époque un précurseur de la remunicipalisation de la gestion de l'eau dans sa petite commune. Il en avait fait avec ses colistiers un enjeu de la campagne municipale de 2001.


Son principe de base était que l'eau est un droit pour tous, car l'eau est nécessaire à la vie !


Son combat années après années n'a pas été vain, et il a même dépassé nos frontières. Il a sillonné la France entière et même plus, faire partager ses convictions et son expérience locale.


La gestion de l'eau est depuis la révolution est de la responsabilité des communes. Années après années il s'avère que pour des raisons diverses, que les maires ont fait ce qu'on appelle des Délégations de Services Publics et ne gère donc plus en direct l'eau communale. C'est le cas à Vitrolles avec la SEM. Les DSP sont renouvelables périodiquement, occasion de passer à la remunicipalisation. D'après les éléments donnés, cela pourrait se faire en 2014 à Vitrolles.


Il faut aussi savoir qu'en France ce sont les grandes multinationales comme SUEZ, VEOLIA, etc. L'eau est un enjeu financier immense pour ces groupes...


La remunicipalisation de l'eau est devenue un enjeu pour les élus. Lors de la municipale de 2008 à Vitrolles, 2 listes, celle de VVG et celle du POI proposait dans son programme la remunicipalisation. La liste du Guy OBINO ne le proposait pas. Alors que je n'étais pas encore éjecté de la liste, et pour avoir un moment participé à un groupe de travail pour la préparation du programme du 2nd mandat, le débat existait au sein de quelques membres du PS Vitrollais. Mais il n'y a rien eu dans le programme, Guy Obino refusant à priori d'aller dans ce sens. J'étais moi-même signataire de l'appel de Varage...


La victoire de Michel Partage, c'est que si au début des années 2000, il fallait pour un Maire se justifier pour remunicipaliser, après plusieurs années de combat, les Maires aujourd'hui doivent se justifier sur le renouvellement de leurs DSP, et pourquoi ils refusent de remunicipaliser ! Aujourd'hui même Paris va remunicipaliser son eau.


La remuncipalisation de l'eau dépasse le clivage Gauche - Droite et des villes avec des Maires UMP, comme Castres et d'autres ont remunicipalisé la gestion de l'eau. Le Maire de Castres l'a fait pour des raisons pragmatiques car il a prouvé qu'ainsi, le prix de l'eau de sa ville allait baisser. Cela a été le cas, tout simplement par le fait qu'une ville n'a pas vocation à faire de juteux bénéfice sur l'eau qu'elle délivre à ses concitoyens !


La remunicipalisation peut prendre plusieurs formes. Gestion complète ou partielle avec sous-traitance de certaines activités. L'essentiel c'est que la commune maitrise la gestion de son eau, ce qui n'est plus le cas au fil des ans avec les DSP. Ainsi les villes sont complètement sous la coupe des grands groupes qui imposent leurs prix, sans que la commune soit en capacité de les contester...


Avant d'envisager un grand service public de l'eau qui supposerait une nationalisation en France de grands groupes, Michel Partage a une vision très pragmatique. Mais pourquoi, les 36 000 communes de France ne remunicipaliseraient pas leur gestion de l'eau ? Une fois, fait, il n'y aurait plus grand-chose à nationaliser, et cela ne couterait quasiment rien au contribuable. Il engage donc tous les politiques qui prônent un service public de l'eau  à le faire dans leur commune !


Michel partage défend aussi une autre idée. L'eau est un bien essentiel pour la vie. Sans eau, c'est la mort assurée. Pour vivre, il faut 40 litres d'eau par jour et par personne, soit 15 m3 par an. Il revendique que ces 15 m3 soient gratuits et que l'eau ne soit payante qu'au-delà avec une graduation en fonction de la consommation. Est -il normal que le  prix de l'eau soit le même pour simplement vivre en tant qu'être humain, pour remplir sa piscine ? C'est le cas en Belgique, et quel retard en France...

 

Voilà de vrais enjeux politiques tant au niveau local que national...

 

Pour en savoir plus, j'ai trouvé une vidéo sur internet de Michel Partage. C'est un journaliste de formation plein de convictions qui a été aspiré dans une formidable aventure qui part de son village natal pour conquérir l'Amérique du Sud, l'Afrique, et tout notre beau pays la France.

 

Le prochain évènement sera de « Varage à Paris », et si 2 villes aussi dissemblables l'ont fait, alors pourquoi pas les autres, et pour nous Vitrolles ?


A suivre...


DH






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Published by Didier HACQUART - dans Mon action d'Adjoint à la mairie de Vitrolles
4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 05:48






J'avais lu l'article qui suit dans Libé. Pris par autre chose, j'avais oublié de le conservé pour le blog ! Mons collègue Emile me l'a repassé et aujourd'hui je le diffuse.

 

En politique, le vocabulaire est important, et les mots ont un sens. C'est pourquoi pour faire passer dans les esprits, certains changent le vocabulaire, pour que ce soit plus acceptable.

 

Au 1er degré c'est amusant. Au second c'est carrément déprimant. Au troisième, on se fait bien avoir et la vigilance est sans cesse de mise... c'est pourquoi, il faut expliquer et expliquer, sans jamais se décourager à démonter les mécanismes qui se cachent derrière les mots paravent d'une idéologie, en l'occurrence aujourd'hui, l'ultralibérale...

 

DH

 

 


La crise, version faux cul, par Catherine Mallaval (1)

 

Mais non, on ne va pas tous finir chômeurs. On sera juste en recherche d'emploi. Nuance. D'ailleurs, on n'ira même pas pointer à l'ANPE, vu que maintenant (et depuis sa fusion avec l'Unédic) c'est au Pôle emploi qu'il faut toquer. Nettement plus chic. Là, ce n'est pas un boulot de croque-mort qu'on nous proposera. On dit désormais conseiller funéraire, ce qui est quand même moins rude. Elle est pas belle la vie en temps de crise ? De plus en plus. A en croire la palanquée de mots «cache-misère» dont on nous rebat les tympans.

 

«Ecrans de fumée». Grand collectionneur de termes «politiquement corrects» dont il a déjà fait un livre (2), le philologue Georges Lebouc avoue s'en mettre plein les poches ces temps-ci : «Magnifique, cette façon de tout positiver !, ironise-t-il. Manier l'euphémisme, c'est une tendance générale. Mais l'économie est vraiment un terrible domaine où tous les substituts aux vilains mots sont bons.» Le comble ? «Entendre parler en ce moment de potentiel de croissance là où il y a retard économique.» D'ailleurs, c'est décidé, son prochain bouquin sera consacré à la langue de bois.

 

Dans la même veine, Philippe Renève, économiste de formation, est chaud bouillant contre tous ces «écrans de fumée pour faire passer la pilule». Et d'épingler cette façon d'appeler les clodos des SDF (ben oui, ça sent meilleur), le code du travail un «frein à l'embauche» ou les allégements d'impôts pour les plus aisés «paquet fiscal» ou «bouclier fiscal». «Cela fait vingt ans que l'on évacue des mots pour ne plus appeler un chat un chat. Les remplacer par d'autres souvent venus du monde de l'entreprise et souvent d'inspiration libérale. Mais là, l'accélération est vertigineuse.» Total : cet ancien de la banque s'est fendu sur le site d'Agoravox d'un drolatique petit traité de sémantique libérale intitulé le Vocabulaire politiquement correct du XXIe siècle. (2)

 

Comment ça, c'est pas facile de s'y retrouver dans tous ces mots ? Forcément comme dit Lebouc, ces «mots ne sont pas issus du vulgum pecus», mais fabriqués par les politiques et les médias. Alors histoire de clore en beauté la grande semaine de la langue française organisée par le ministère de la Culture et de la Communication, petit cours de rattrapage du parler «positif» en quelques mots choisis (avec l'aide de Georges Lebouc). Avec en toile de fond cette citation de Platon (in la République) : «La perversion de la cité commence par la fraude des mots.»

 


 

Augmentation du temps de travail : aménagement du temps du travail.

 

Cadre de plus de 50 ans dont on ne sait pas comment se débarrasser : senior confirmé.

 

Chômeur : demandeur d'emploi, personne en cessation d'activité, personne en cessation de travail, personne mise en disponibilité ou en non-activité (dans l'administration).

 

Chute des valeurs boursières : léger recul, léger repli, tendance baissière.

 

Dégraissage : restructuration.

 

Délocalisation : implantation d'emplois à l'étranger.

 

Démolir : déconstruire.

 

Diminuer (les salaires) : réajuster à la baisse.

 

Employés et ouvriers : ressources humaines.

 

En faire davantage à moins nombreux : mutualiser (le travail)

 

Evasion fiscale : soustraction fiscale.

 

Faillite : cessation de paiements.

 

Famine : crise alimentaire aiguë, malnutrition, faible sécurité alimentaire.

 

Indigent : RMiste, personne vivant sous le seuil de pauvreté.

 

Licenciement : rééquilibrage de la masse salariale, dégraissage, restructuration, plan de sauvegarde de l'emploi.

 

Loi de la jungle : déréglementation.

 

Misère : précarité.

 

Pays plus pauvres que les pays pauvres : pays les moins avancés, P.M.A.

 

Peuple : vrais gens.

 

Privatiser : ouvrir le capital.

 

Retard économique : potentiel de croissance.

 

Salarié : collaborateur.

 

Stagnation (d'un pays riche) : croissance zéro.

 

Syndicalistes (ou patrons et syndicats) : partenaires sociaux.

 

Travail à la chaîne : lignes de production.

 

Travailler : valoriser ses compétences.

 

Virer (se faire) : bénéficier d'un reclassement.

 

(1) http://www.liberation.fr/vous/0101557263-la-crise-version-faux-cul

 

(2) Auteur de Parlez-vous le politiquement correct ?, Ed. Racine, 2007. (2) http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article =37168

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 05:22




Le professeur Bernard DEBRE a publié une tribune dans l'hebdo Marianne (reprise sur Marianne2.fr) intitulée « la loi Bachelot, une loi bavarde ». En fait uil s'agit en quelque sorte d'une critique de la loi Bachelot, Ministre UMP par un député UMP.


Mon collègue du Parti de Gauche, André Thomaso, secrétaire du comité du « Nord du département des BdR » a tenu à faire une réponse à Bernard DEBRE en remettant certaines pendules à l'heure.


Je vous livre son analyse. J'ai bien aimé les liens entre les actes et l'industrie pharmaceutique... C'est un dentiste ce qui explique une petite allusion « second degré »...


A méditer.


DH



Réponse à Bernard DEBRE


Etonnante critique de Mr. Bernard Debré, éminent médecin, mais aussi député UMP.


La particularité française est d'avoir de hauts plateaux techniques dans des grandes structures d'une part, et de petits hôpitaux mal dotés en matériel et en personnel d'autre part, nous dit-il en introduction. (une explication de la médecine à deux vitesses, d'après lui !!).


Il ne faut tout de même pas oublier, dans les petites structures de proximité, les cliniques privées, dont un grand nombre a été racheté par des fonds de pension, par le principe du LBO, que le député UMP ne doit pas ignorer.


Or, s'il y a une particularité du système de santé français, qui fait même son originalité, c'est qu'avec des fonds publics, il finance deux types d'exercice : l'un public, l'autre privé. Et c'est là le problème.


Madame Bachelot, comme ses prédécesseurs au Ministère de la Santé, se casse les dents (un problème de santé, là aussi), dans la recherche d'un équilibre budgétaire. Le Docteur Kouchner, son partenaire gouvernemental, disait, quand il était révolutionnaire, qu'il fallait supprimer le paiement à l'acte, que les économistes eux-mêmes qualifiaient d' « inflationniste ». Une façon pudique de faire comprendre qu'il incitait à faire des actes, à « travailler plus pour gagner plus » en quelque sorte. Les grands trusts pharmaceutiques avaient bien flairé la bonne affaire pour apprendre à prescrire plus pour gagner plus. Le pouvoir médical, cher Mr. Debré était déjà transféré dans les mains de ces habiles gestionnaires, à l'époque où votre père œuvrait à la tête d'un gouvernement, et ne se souciait nullement de cette dérive, tout comme nos instances professionnelles syndicales ou ordinales.


Dans une démarche médicale, il est courant de faire « l'historique de la maladie », pour affiner son diagnostic et appliquer le meilleur traitement possible. Quand l'exercice médical est affecté, il a droit aux mêmes attentions. Traiter du mal être hospitalier sans poser le problème de la globalité de l'exercice médical est tout simplement malhonnête.


Il est extraordinaire de lire dans ce même numéro de Marianne, comment certaines professions, dont les médecins, dégringolent dans l'échelle sociale.


Deux professions importantes, symbolisent bien la cupidité et la stupidité de ce système libéral : la médecine et l'agriculture ; qui, il y a quelques décennies, se sont prostituées, à des trusts pharmaceutiques pour les uns, à des centrales d'achats pour les autres. Elles auront réussies à décourager des jeunes générations qui auraient aimé les exercer. Merci pour elles. 


André THOMASO




La loi Bachelot, une loi bavarde (*)

 

Par Bernard Debré, urologue, chef de service à l'hôpital Cochin et député (UMP) de Paris. Pour qui, avec la création des nouveaux pôles soignants, le pouvoir médical est appelé à disparaître. Première victime? Le patient.


La particularité française est d'avoir un hôpital tous les 15 km. De grandes structures avec des plateaux techniques modernes, des médecins réputés, un savoir-faire coexistent avec de petits services mal équipés, des plateaux techniques de mauvais niveau, des chirurgiens en petit nombre et peu d'infirmières.


Voilà comment existe une médecine à deux vitesses. Avoir un hôpital en bas de chez soi n'est donc pas une sécurité. Il y a une différence fondamentale entre un petit hôpital mal équipé et un centre de haut niveau. De telles évidences ne sont malheureusement pas politiquement correctes, car un hôpital représente un gisement d'emploi extrêmement important pour une municipalité. Cependant, si nous voulons améliorer la qualité des soins, nous devons impérativement transformer un tiers de nos petits hôpitaux en établissements de moyen ou long séjour, et éventuellement en « centres d'urgence avancés » dépendants d'un hôpital-centre. C'est ce que veulent et feront les agences régionales de santé (ARS), c'est une bonne chose.


Le deuxième point est que nous « hospitalisons mal ». Mal car parfois trop longtemps, mal car certains qui ne devraient pas être hospitalisés le sont, mal car beaucoup de malades sont hypermédicalisés. Un grand nombre d'examens sont inutiles, de radios non lues car non nécessaires. Ce sont des « gisements » de productivité pour dépenser moins et soigner mieux. N'oublions pas que l'hôpital représente 52 % des dépenses de l'assurance maladie. Alors, quid de la loi Bachelot ?
Si les ARS font leur travail sans démagogie, nous obtiendrons vraisemblablement une carte sanitaire performante, tenant compte des nécessités de l'aménagement du territoire. Ce qui me frappe le plus, c'est la disparition quasi complète du pouvoir médical.

Bien entendu, Roselyne Bachelot comme certains de ses thuriféraires vont nous annoncer que les médecins ont plus de pouvoir qu'auparavant. Je prendrai deux exemples néanmoins.


1) Le directoire : il est présidé par le directeur nommé par l'ARS. Ce dernier va désigner et débarquer les autres membres du directoire (hormis le vice-président) s'ils sont en contradiction avec sa propre politique. Pour la première fois, on voit un conseil d'administration, car le directoire représente un conseil d'administration, dont le président nomme et renvoie les membres. C'est dire si les médecins membres du directoire auront un pouvoir important.


Quant au projet médical élaboré par la commission médicale d'établissement, il sera transmis au directoire pour avis. De fait, le directeur pourra faire seul ce qu'il aura envie de faire.


2) Le deuxième point qui me choque profondément, c'est la disparition des services. A leur place sont créés des pôles. Certes, ces derniers existent depuis fort longtemps, mais il ne s'agissait que d'éléments administratifs et en aucune façon soignants.


Comprenne qui pourra à un pôle d'ophtalmologie englobant la dermatologie ! Mon propre pôle à Cochin, à moi qui suis chef du service d'urologie, s'appelle le pôle de néonatalogie, car il est associé à la gynéco-obstétrique dans un hôpital voisin et la pédiatrie dans un autre hôpital encore. Vous imaginez la cohérence de tels pôles.


Les chefs de pôle nommés par le directeur dirigeront les projets médicaux. Les services auront disparu. Quels seront les interlocuteurs des malades ? Quel sera le pouvoir médical ? Cette loi va vraisemblablement réduire les dépenses de santé, ce qui est une bonne chose, mais le pouvoir médical disparaîtra totalement.


Concernant la médecine libérale, celle-ci n'en aura bientôt que le nom, sa gestion étant de plus en plus coercitive : si l'on suit certains amendements, les médecins devront bientôt s'installer là où il n'y en a pas, sans pouvoir s'installer là où ils sont suffisamment nombreux. Je ne voudrais pas allonger mon propos en disant que la loi Bachelot est une loi bavarde, mais elle interdit les cigarettes bonbons, s'attaque à la consommation déjà limitée du vin, oblige à consulter un généraliste pour voir un spécialiste même en cas d'urgence, ce qui à mon avis est une erreur fondamentale et vraisemblablement une source de dépenses pour la Sécurité sociale.


A titre de contre-exemple, la loi fondatrice de la médecine française préparée par mon grand-père et promulguée par mon père, installant les CHU et le temps plein hospitalier en 1958, tenait en une page et demie ! Voici près de 100 pages. Certains considèrent que les médecins y acquièrent une autonomie et un pouvoir. Ils mentent. Mais peut-être ont-ils raison néanmoins de dire que le pouvoir médical n'est plus d'actualité. On verra alors les médecins dirigés par des administratifs et des malades en permanence à la recherche d'un dialogue perdu. Peut-être aussi voudrait-on simplement supprimer les hôpitaux publics pour favoriser l'émergence des cliniques.


Bernard DEBRE / Vendredi 27 Mars 2009      


  (*) http://www.marianne2.fr/La-loi-Bachelot,-une-loi-bavarde_a177500.html


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 05:19




Contre une politique répressive il faut se mobiliser. En entant que Président de la LDH sur Vitrolles, je tiens à diffuser cet appel et à la mobilisation le 8 avril 2009 à Marseille.


DH

 



Appel à la mobilisation citoyenne

 

Objectif chiffré de reconduites à la frontière pour 2010 : 28 000

Objectif chiffré d'interpellations d'aidants pour 2010 : 5 500

 

(source : Loi de finances 2009)

 


Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Aujourd'hui, en France, il est devenu criminel d'accueillir, d'accompagner, ou seulement d'aider une personne en situation irrégulière.....


Le 18 février 2009, à 7 h 45 du matin, la police frappe à la porte une bénévole aux Restos du cœur et à l'association Terre d'errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d'habits pour les migrants qui errent autour de Calais dans l'espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers lui on dit : "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d'aide aux personnes en situation irrégulière".


L'interpellation le 16 février 2009 d'Hamid, un sans‐papier accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe‐Rouge, s'est transformée le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi, sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d'éventuels compagnons sans papiers. Dans le même cadre, Kamel un responsable de la communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.


Ces faits s'ajoutent à une liste déjà longue de militants associatifs ou de citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l'égard de migrants privés du droit au séjour. Alors demain, quels gestes du quotidien seront punis pour remplir les objectifs du Ministère de l'immigration ? Votre médecin sera‐t‐il interpelé pour avoir soigné un sans‐papier malade, ou votre facteur pour lui avoir distribué son courrier ? L'instituteur de vos enfants sera‐t‐il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents sont en situation irrégulière ?


Nous sommes tous concernés : parce qu' avant d'être « sans‐papiers », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.


Alors si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !


Mercredi 8 avril 2009, à 10h00, devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans‐papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » !



SOYEZ NOMBREUX A NOUS REJOINDRE !!!!


Premières Associations Partenaires : Emmaüs France / RESF / Fédération Entraide Protestante / Cimade / Comede / Gisti / FASTI / UNIOPSS / Secours Catholique / Ligue des Droits de l'Homme / SOS Racisme / Dom'Asile / Syndicat des Avocats de France

 

 


http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=18  Appel pour le droit à l'accueil inconditionnel

http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=16  Pétition "Nous aussi.."  



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Published by Didier HACQUART - dans LDH
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 06:22




Débat Public sur la gestion de l'Eau à Vitrolles

le 3 avril 2009


Le vendredi 3 avril à 18h30, salle du BARTAS à Vitrolles, l'association Vitrolles Vraiment à Gauche (*) organise un débat public sur la « gestion de l'eau » avec la présence de Michel Partage de l'association E.A.U.


- L'eau est un bien commun de l'humanité et elle ne doit faire l'objet d'aucune privatisation de fait


- L'eau est transmise de générations en générations et sa gestion doit être associée à une politique environnementale forte


- L'eau est un enjeu démocratique majeur et elle ne doit pas être livrée aux marchands, elle est le bein de la collectivité ;


En France, la plupart des communes ont choisi d'en confier la gestion à des sociétés privées qui réalisent des profits mirifiques. C'est le cas de Vitrolles.


A contrario, beaucoup de villes actuellement dont la ville de Paris au moins partiellement, reviennent sur cette gestion privée en remunicipalisant la gestion de l'eau, c qui conduit à des baisses considérables pour les habitants...


Le Parti de Gauche soutient cette initiative de débat public et sera représenté le 3 avril !




(*) Association issue de la liste « Vitrolles Vraiment à Gauche » candidate aux élections municipales de Vitrolles de mars 2008.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !