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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 04:22

 

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Le_Cercle_des_deconnomistes.jpg

 

 

Après trente ans d’aveuglement, les politiques néolibérales nous ont conduits au désastre actuel. Bien qu’ayant perdu toute crédibilité, celles-ci continuent à imprégner la pensée de nombreux experts économiques, des décideurs politiques de droite et de gauche ainsi que la majorité des éditorialistes.

 

Les économistes orthodoxes encombrent les grands médias pour parler de la soi-disant « crise de la dette » ou de l’austérité imposée au peuple, conséquence des turpitudes des marchés financiers.

 

Cependant, loin des micros et des caméras, une pensée économique foisonnante est produite par de nombreux économistes hétérodoxes.

 

Les Rencontres Déconnomiques leur donnent la parole dans une initiative citoyenne pour ouvrir un espace de débat et pour explorer des voies alternatives :

 

• Le désarmement des marchés financiers

• La réorientation du système bancaire

• La réforme fiscale

• Le renouveau des services publics

• La refonte des traités européens pour mettre fin à la concurrence fiscale et sociale

• La relance des investissements publics pour organiser la transition écologique.

 

La première édition des Rencontres Déconnomiques sera essentiellement studieuse mais grâce à la diversité résolue de la programmation, elle sera aussi joyeuse, festive, créative et un peu taquine.

 

Le Cercle des Déconnomistes

 

Que dire de plus, si ce n’est que cela se passe à Aix en Provence du 6 au 8 juillet 2012 !

 

Pour en savoir plus : http://www.deconnomistes.org/

 

Pour le programme complet cliquez ICI.

 

DH

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 04:13

 

En Allemagne, comme en France les sociaux démocrates rentrent dans le rang... C'était à craindre. Dommage...

 

DH

 


A l’instar de François Hollande, le SPD fait du Merkel

Samedi 30 Juin 2012 /  Céline Meneses


Ils l’avaient acté jeudi 21 Juin avec Madame Merkel. Ils l’ont fait ce vendredi 29 Juin.


Sous prétexte d’avancées pour la croissance qui n’en sont pas, 93 députés du SPD (équivalent allemand du PS) sur 146 ont voté pour le Pacte budgétaire Merkozy. Seuls 23 d’entre eux ont voté contre. Nous les saluons.


Sans surprise, les députés du SPD ont aussi très majoritairement voté pour le Mécanisme européen de stabilité: 128 voix pour et seulement 8 voix contre.


Seuls les députés de Die Linke (équivalent du Front de Gauche) ont unanimement voté contre ces deux traités qui condamnent les peuples à l’austérité et instaure le droit pour l’Allemagne et la France de décider seules du sort des Etats en difficulté.


Le Parti de Gauche dénonce la forfaiture des sociaux-démocrates allemands. Elle annonce le vote à venir des députés PS français. La validation du Pacte budgétaire par François Hollande  à l’issue du Sommet européen l’annonce tout autant.


Le Parti de Gauche salue ses camarades de Die Linke et les félicite pour la campagne qu’ils ont menée contre ces traités.

En France, l’heure est à la bataille contre le Pacte Merkozy et pour obtenir un référendum.
Ni Merkozy, Ni Merkhollande ! Non à l’austérité !


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 03:51

 


 

 

 

 

http://www.maximoi200.com/images/cartes/vacances02.jpg

 

Enfin presque !!!

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Chronique du dimanche
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 03:56


L’embellie ne va pas durer longtemps, si HOLLANDE poursuit sa politique d’austérité… Comme déjà évoqué, si la gauche se « râte », le coup d’après sera terrible…

 

DH

 


Non à l’austérité qu’elle vienne de droite comme de “gauche” !

 

Vendredi 29 Juin 2012      /   Eric Coquerel



Le gouvernement Ayrault vient de révéler les décisions, niées la semaine dernière par François Hollande. 

 

our compenser les futures embauches dans l’éducation, la police et la justice, le gouvernement serre la vis de tous les autres ministères.

 

Ce sont 2 fonctionnaires partant à la retraite sur 3 qui ne seront plus remplacés et des budgets de fonctionnement considérablement rognés. Ce qu’il reste de l’état social en prend ainsi un coup. Cette comptabilité mortifère ne prend aucunement en compte les besoins des citoyens.

 

A quelle logique répond cette politique ? Au respect de la règle d’or des 3% de déficit imposée par le Traité de Lisbonne.

 

Le gouvernement socialiste préfère ainsi rassurer des marchés à l’appétit insatiable que défendre l’intérêt général.

 

Cette politique nous mènera à la récession généralisée aussi sûrement qu’elle a conduit à la défaite les gouvernements socialistes de Papandréou ou Zapatero.

Nous ne serons jamais solidaires d’une telle logique. Elle renforce la nécessité d’un Front de Gauche clairement autonome de la majorité gouvernementale.

 

D’où qu’elle vienne le Parti de Gauche s’opposera dans les mois à venir à l’austérité.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 22:44

 

L’Agence de sureté nucléaire (ASN) a présenté le 28 juin 2012 un rapport sur la sureté nucléaire en France : Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2011 : « il y aura un avant et un après Fukushima »

 

En tant qu’Ingénieur, il est positif que l’on tienne compte de l’expérience pour améliorer la sécurité de nos centrales. Je trouve positif que l’on considère qu’il y a un avant et un après Fukushima.

 

Vu autrement cependant, sachant que l’on nous a dit pendant des années que nos centrales sont les plus sûres du monde, que rien ne peut arriver, cela n’est qu’à moitié rassurant…

 

A suivre…

 

DH

 

Pour en savoir plus :

 

http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Rapport-de-l-ASN-2011-il-y-aura-un-avant-et-un-apres-Fukushima

 

 

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 04:59


 

On s'en préoccupe quand de la planète, après le business ?


DH

 


De Rio plus 20 à Rio moins 20

 

Mardi 26 Juin 2012 / Mathieu AGISTINI

 
342377 logo-de-la-conference-rio-20

 

À Rio de Janeiro se déroulait sous l’égide de l’ONU, du 20 au 22 juin derniers, et vingt ans après une première conférence, le nouveau Sommet international pour la Terre, dit de Rio+20. La Conférence de 1992 avait permis d’adopter un texte qui fut le point de départ de nombreux programmes internationaux et conventions. 110 chefs d’États et 178 pays y étaient représentés. En sont directement issus les programmes d’action « d’Agenda 21 », la déclaration sur l’environnement et le développement, celle sur les principes concernant les forêts, la convention cadre sur les changements climatiques qui aboutira au protocole de Kyoto, celle sur la diversité biologique, et enfin sur la lutte contre la désertification.

 

Quand les multinationales prennent les rênes

 

L’enjeu était de taille vingt ans après. La maison brûle et les responsables politiques avaient la responsabilité historique de mettre en place les outils et les mesures nécessaires pour lutter contre la catastrophe écologique. Deux questions étaient notamment à l’ordre du jour : la place de l’économie verte et la question du cadre institutionnel international pour le développement durable.


Le texte final justifie les attaques des mouvements sociaux contre lui. Car c’est un coup de théâtre auquel nous avons assisté pendant la Conférence internationale. Les travaux préparatoires avaient pris fin avec de nombreux désaccords, marquant des reculs très importants par rapport aux engagements internationaux déjà existants. À ce moment là, seul le Brésil, en tant qu’organisateur, avait les clefs en main pour proposer un nouveau texte de synthèse. Tout le monde attendait ce document pour le discuter avant l’arrivée des chefs d’États. Mais celui-ci, plutôt que d’être présenté aux pays de l’ONU l’a été … au G20 qui se réunissait en même temps au Mexique !

 

 

Cela a marqué un tournant dans les négociations. La totalité des revendications des lobbys industriels, pétroliers et financiers a alors été intégrée au texte et notamment celles du BASD (Business action for sustainable development) et du Pacte Mondial des entreprises.

 

Le cas de l’eau est emblématique : les États-Unis, le Canada, la Turquie, le Brésil et la Chine, ont tout fait pour que ne soit pas mentionné le droit universel de l’accès à l’eau. Le chapitre sur la sécurité alimentaire est lui aussi extrêmement inquiétant : la résolution de la crise alimentaire passera selon le texte par l’accès aux marchés et aux produits financiers. Le développement d’une agriculture paysanne et vivrière est à peine mentionné. C’est le secteur privé et la dérégulation qui joueront le rôle central afin «  d’atteindre le développement durable » et les partenariats public-privé en seront un « important outil ». Plus globalement, c’est la prédominance donnée aux mécanismes de marché pour réguler l’environnement et allouer les ressources vers le développement durable qui est encore étendue. Ainsi les « nouvelles sources de financement » sont régulièrement évoquées comme dans le chapitre portant sur le changement climatique. On comprend facilement ce qu’il y a derrière : le marché carbone et les nouveaux actifs financiers et produits dérivés. C’est la financiarisation et la privatisation de l’environnement qui est mise en place.   

L’économie verte sera capitaliste et productiviste

 

Une très grande partie de la discussion a donc tourné autour de la question de l’économie verte. Pour les mouvements sociaux, tout l’enjeu était d’atteindre une définition qui soit au service des peuples, de l’intérêt général et de la soutenabilité écologique. Si le rôle des ONG est reconnu, nous sommes, pour le reste, très loin du compte.  Outre la financiarisation, les pays du Nord ont refusé les principes fondateurs de la déclaration de 1992 : principe de pollueurs-payeurs, responsabilité commune mais différenciée entre pays développés et pays en développement, principe de précaution. L’exploitation des ressources naturelles est consacrée comme un des moteurs de la croissance, de la prospérité économique de la planète et consacre le mode de production capitaliste.

 

Aucune mention ou prise en compte réelle n’est faite des conséquences des pénuries ou de l’extractivisme sur la santé des populations. Enfin, une place centrale est donnée à l’OMC et à la dérégulation des marchés, pendant que toutes les mesures de restrictions du libéralisme sont condamnées. À l’inverse, plus aucune référence à la justice sociale et environnementale n’est faite dans le texte et aucun engagement n’est pris sur les taxes sur les transactions financières ou sur l’énergie pour financer la transition vers des sociétés justes socialement et soutenables écologiquement.

 

Hollande aura beau regretter qu’il n’y ait pas eu tel ou tel élément, le fait qu’il salue une avancée montre à quel point il a fait siennes les exigences des entreprises. Le texte est limpide : l’économie verte est l’un des outils permettant le développement durable « au même titre que d’autres approches et visions » de nos modes de consommation et de production.


Au final, sans engagements prescriptifs, encore moins contraignants, sans dates réelles de mises en œuvre ou de moyens, rien dans ce texte n’est en mesure de donner satisfaction aux peuples qui avaient bataillé pour un changement radical de l’économie mondiale. L’idée de l’Organisation Mondiale de l’Environnement est repoussée et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement aura tout au plus des compétences élargies. Plus inquiétant encore est la place que prennent les entreprises et les lobbys financiers au sein de l’ONU. Beaucoup disent que les processus multilatéraux ont été enterrés avec ce Sommet pour la Terre qui a vu les accords particuliers d’État à État prendre le dessus. La Chine est allée jusqu’à profiter de sa présence au Brésil pour signer avec lui un accord stratégique de coopération sur l’exploitation énergétique et forestière.

 

La capitulation en règle des responsables politiques à laquelle nous avons assisté à Rio rend plus que jamais nécessaire une révolution citoyenne qui permette notamment de renverser les alliances actuelles pour donner toute sa place aux mouvements sociaux et écologiques. Le Parti de Gauche ne se reconnaît pas dans cet accord qui considère la Nature comme un capital à gérer et soutient, aux côtés des mouvements sociaux, les droits universels d’accès à l’eau, à la souveraineté alimentaire, la reconnaissance des droits sociaux pour tous, la nécessité de changer notre mode de production et une économie au service de l’Humain d’abord, et non assujettie aux logiques de profit.


Mathieu Agostini

 

 

Un Sommet des peuples pour la justice sociale et écologique

Du 15 au 23 juin se déroulait, en écho au Sommet de la Terre, le Sommet des peuples qui réunissait à Rio les mouvements sociaux et écologiques de la planète. C’est notre camarade Christophe Ventura, Secrétaire National à l’international qui nous y représentait pour débattre avec les différentes organisations présentes ou encore rencontrer des dirigeants de l’Alba.

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 03:21


 

Analyse des premières mesures du gouvernement de François HOLLANDE. Rien n’est simple, mais à ne pas vouloir « changer le système », on le subit…

 

DH

 


 

Derrière le SMIC... par le Parti de Gauche

 

Mardi 26 Juin 2012

 

 

Une hausse de salaires de 12 %. C’est en moyenne celle dont ont bénéficié cette année les grands banquiers américains et européens. Comment ne pas voir que l’évolution des salaires est l’expression d’un rapport de forces ! Aucune loi économique implacable n’impose donc au gouvernement Ayrault de mégoter sur la hausse du SMIC. Elle ne dépassera pas 5 % disait-il avant les élections législatives. Sitôt le scrutin passé, on apprend que le SMIC pourrait n’augmenter que de la moitié de ce chiffre. Cela ferait moins de 30 euros par mois pour un smicard (le plus souvent une smicarde) à temps plein. De toute façon c’est aux partenaires sociaux d’en discuter, ce qui sera fait lors du sommet social de juin avait aussi expliqué le candidat François Hollande en réponse à la proposition du Front de Gauche de porter le SMIC à 1 700 euros bruts. Finalement l’annonce sera faite sans concertation. C’est logique puisque le montant du SMIC est une prérogative gouvernementale comme nous l’avons maintes fois expliqué. Cela l’est aussi car les syndicats de salariés n’auraient jamais accepté de cosigner une progression aussi minime. Souvenons-nous qu’une fois élu même le RPR Jacques Chirac avait augmenté le SMIC de 4 % !

 

Si le salaire exprime un rapport de forces cela signifie donc que la victoire du PS aux législatives n’a pas suffi pour renverser celui-ci en faveur des salariés. Pour qu’il en soit autrement, il faudrait que le nouveau gouvernement se donne les moyens d’affronter efficacement la finance. La rigueur salariale fait en effet partie des critères économiques imposés par le capital financier, notamment à travers la coordination des politiques économiques européennes, quand bien même l’objectif de celles-ci n’était au départ que la réduction des dépenses publiques.

 

Il faudrait donc que le pouvoir politique reprenne le pas sur la finance. C’est possible en établissant un contrôle démocratique de la banque centrale. Ce serait l’arme fatale. Car toutes les banques privées dépendent de la banque centrale et aucun spéculateur ne peut lui résister dans la mesure où elle dispose de liquidités par nature illimitées puisqu’elle peut émettre souverainement de la monnaie. Pour y parvenir et nous libérer ainsi du joug de la finance, il faudrait assumer sans mollir une confrontation avec Merkel mais aussi, avec les sociaux-démocrates allemands qui soutiennent l’indépendance de la BCE, cette disposition imbécile des traités européens. De tout cela François Hollande n’a pas voulu. Il avait prévenu le pays donc il n’y a pas de surprise. Il risque en revanche d’y en avoir en grand nombre lorsque la majorité de nos concitoyens constateront les conséquences concrètes de ce choix initial.

 

Parmi celles-ci se trouvent les politiques d’austérité qui se préparent pour la rentrée. Un séminaire gouvernemental s’est tenu ce lundi. Vu les délais de sa préparation on se doute que les mesures d’économie qu’il a discutées était dans les tuyaux avant même que les nouveaux ministres ne prennent possession des lieux. Dès lors il ne faudra pas s’étonner de retrouver dans les mesures bientôt mises en œuvre des éléments de continuité avec la politique du précédent gouvernement. Le détail devra être scruté. Quelle traduction concrète par exemple à cette phrase du communiqué final : « Les dépenses sociales seront maîtrisées ». Dès la semaine dernière j’écrivais que le moteur de la nouvelle période serait la contradiction entre l’attente de changement exprimée dans les urnes et la politique qui découle de ce cadre institutionnel inchangé. Nous voilà sans tarder dans le dur.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 04:47


Il y a encore du chemin à parcourir pour que la question environnementale devienne une priorité pour nos « grands gouvernants ». Espérons, qu’il ne sera pas trop tard pour nos petits-enfants…


DH
 


 

Du local au global, reconquérir les biens communs

 

Publié le 25 juin 2012 par Attac France

  

Conférence des Nations unies à Rio

 

La Conférence officielle de Rio+20 s'est terminée par l'adoption d'une déclaration marquée par son extrême faiblesse. Sans engagement prescriptif, encore moins contraignant, sans date de mise en œuvre, cette déclaration n'impose en rien un changement de paradigme pour construire « le futur que nous voulons ». L'engagement volontaire de chaque Etat à mettre en œuvre les dispositions évoquées prime. Seule ouverture vers la continuation d’un processus multilatéral, la définition d'Objectifs du développement durable (ODD) dont se félicitent les négociateurs. Mais ils sont pauvrement définis, comportent des régressions sur les droits des populations et seront plombés par l’absence de limites données à la prédation des ressources.

 

La soumission des États aux exigences de la finance globale est entérinée par ce texte. Toujours pas d'engagement sur des taxes internationales sur les transactions financières ou sur l'énergie en mesure de financer la transition vers des sociétés justes socialement et soutenables sur le plan écologique. La « croissance » économique, terme repris près de trente fois dans le texte, reste l'horizon indépassable, sans qu'aucune limite ne soit fixée ; plus aucune référence n'est faite à la « justice environnementale ». Aucune régulation sérieuse des agissements du secteur privé n'est prévue, uniquement des engagements volontaires. Par contre, les exigences portées par les différents groupes de pression du secteur privé, tels que le BASD (Business action for sustainable development) très actif lors de Rio + 20 au sein du Pacte Mondial des entreprises (Global compact), sont elles bien intégrées au texte. De nombreuses ONG ont dénoncé le texte, exigeant de ne pas y être associées et dénoncent la mainmise des entreprises sur le processus onusien (voir la campagne Libérons l’ONU de l’influence des entreprises (1).

 

Le Sommet des peuples, qui s'est tenu toute la semaine et a rassemblée plusieurs dizaines de milliers de citoyen-en-s autour d'ateliers thématiques puis d'Assemblées plénières, a été une réussite : populaire, mobilisateur, un espace d'expression des luttes et de convergences. Il s'est clôturé hier par une déclaration finale qui se prononce clairement contre l'économie verte comprise comme une nouvelle phase du capitalisme financier étendu à la nature et “pour la garantie d'une série de droits humains et de la nature, pour la solidarité et le respect des cosmovisions et croyances des peuples, comme par exemple la défense du “buen vivir” comme forme d'existence en harmonie avec la nature qui présuppose une transition juste qui doit être construite avec les travailleurs et les peuples ”. Elle marque une volonté de construire des alliances entre toutes les populations affectées et donne une feuille de route aux organisations et mouvements des sociétés civiles : du local au global, reconquérir les biens communs.

 

 

Rio, 24 juin 2012.



 

(1) Pour plus d’information : http://www.amisdelaterre.org/liberons-onu

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 03:37


Les ministres EELV vont commencer à avaler leurs premières couleuvres. C’est vrai qu’un ministre cela ferme sa g… ou ça démissionne…

 

Au-delà, le remplacement « opportun » de la Ministre de l’écologie qui suspendait le permis de Shell en Guyane, est un très mauvais signe donné à la question environnementale. Il faut rappeler qu’elle ne s’y opposait pas, mais voulait revoir le code minier et les conditions de forage…

 

Au fait, comme quoi le Parti de Gauche a une dimension écologique et environnementale, Nicolas HULOT a annoncé qu’il avait voté Jean-Luc MELENCHON au premier tour de la Présidentielle. Il avait plus confiance en lui qu’envers « ses amis » d’EELV ? Il n’était pas effrayé par la planification écologique, telle qu’elle a été développée pendant la campagne…

 

A suivre !

 

DH

 

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Relance des forages en Guyane : écolo à Rio, permis à Paris ?!

 

Jeudi 21 Juin 2012 /   Corinne Morel-Darleux



En plein Sommet sur le climat à Rio, on apprend avec stupeur par dépêche AFP que les forages exploratoires de la compagnie pétrolière Shell vont reprendre en Guyane. Cette annonce est tombée hier soir, au moment même où le Président Hollande était à Rio. 

 

Le préfet de Guyane aurait reçu (de qui ?) l’autorisation et donc signé les arrêtés préfectoraux permettant la relance de cette campagne d’exploration par 6000 mètres de fond dans les eaux guyanaises. Et ce, alors que mercredi dernier, la ministre de l’Écologie Nicole Bricq avait parlé d’une suspension du permis de Shell. Alors que le gouvernement il y a 8 jours énonçait lui-même que les risques d’impact écologique n’avaient pas été étudiés correctement, ces conséquences catastrophiques de la pollution sur les activités économiques existantes, pêche et tourisme, qui font vivre la Guyane !


Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, co-présidents du Parti de Gauche, avaient d’ailleurs interpellé le président de la République, François Hollande, sur ce dossier lorsqu’ils ont été reçus à l’Elysée le 5 juin.Il ne peut y avoir un discours écolo à Rio, extractiviste à Paris. Ou bien est ce là la fameuse "économie verte" qu’essayent de nous vendre ces grands de ce monde ? 


Nous attendons un démenti ferme de la part du gouvernement. A défaut, nous aurons la confirmation qu’une fois de plus les intérêts économiques priment sur l’Humain et la préservation de ses conditions de vie sur Terre. 


Le Parti de Gauche défend la constitution d’un Pôle public de l’énergie pour une véritable transition énergétique, à rebours de la fuite en avant climatique que constitue l’extraction d’énergies fossiles toujours plus profond, toujours plus dangereuse, pour toujours plus de profits.


Le Parti de Gauche s’inquiète de ce qui serait, si le permis est avéré, un deuxième renoncement pour ce qui est de l’environnement après la remise en cause des engagements sur les non expulsions à Notre Dame des Landes. L’écologie serait-elle à ranger au rang des accessoires de campagne électorale vites oubliés une fois les élections terminées ?

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 02:01

 


 

 

C'est l'été et c'est ma lecture actuellement et cela cadre avec la rubrique du dimanche

 

DH

 

 

http://www.magazine-litteraire.com/content/system/media/fargues.jpg

 

 

La bourgeoisie de gauche, les trentenaires, les roitelets du show business et la classe moyenne blanche : d’un livre à l’autre, Nicolas Fargues ausculte ces catégories et leur époque, avec une bonne dose d’autodérision.

 

Dans Le Roman de l’été, il observe les habitants d’une ville côtière à l’heure des vacances. Voici donc John, Parisien bobo qui tente d’écrire un roman sur sa terrasse ; son voisin Jean, qui n’ose pas lui demander la permission de percer une fenêtre dans son mur pour voir la mer ; sa fille Mary et son insupportable petit ami Hubert ; le fils de Jean, Frédéric, chargé d’encadrer de jeunes banlieusards dans un stage de parapente... Une myriade de personnages secondaires complète la galerie et permet à Fargues de retrouver ses thèmes fétiches : le narcissisme (John), l’arrogance des branchés (Hubert), la jalousie de classe (Jean), le conflit Paris-province (John et Jean), les préjugés et antipréjugés raciaux (Frédéric). La malice de l’auteur pourra agacer, de même que son style relâché.

 

Reste que ses portraits savoureux et les faux airs de comédie de moeurs estivale qu’il donne à son texte font mouche.

 

http://www.magazine-litteraire.com/content/critique-fiction%20/article?id=19914

 

 

 



 

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