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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 04:32





Dans la continuité de la déclaration du Bureau National du Parti de Gauche.


A suivre, l'aventure ne fait que commencer...


DH

 



Savoir se dépasser

 

Mardi, 16 Juin 2009 François DELAPIERRE


Le Conseil national du Parti de Gauche de dimanche l'a confirmé. Le PG veut continuer le Front de Gauche pour ouvrir une issue positive à la crise. Bataille globale : le Front de Gauche est un fait électoral, il doit aussi être un fait social et culturel. Par exemple en lançant des chantiers programmatiques ouverts à tous. Tel est le souhait de ses composantes et l'attente de ses soutiens.


Mais si le Front de Gauche ne doit pas être seulement une réalité électorale, il doit aussi en être une. La méthode qu'il dessine est la « révolution par les urnes ». Chaque élection particulière qui se présente renvoie donc à une stratégie globale. Pensée au-delà de sa spécificité locale, elle devient un moment précieux d'éducation politique. A Mantes-la-Jolie et Aix-en-Provence toute l'autre gauche se rassemble enfin : PCF, PG, NPA, Alternatifs, Verts de gauche, associations locales....


Mais à Hénin-Beaumont, où le PG ne compte hélas pas d'adhérent, la gauche s'affronte sur six listes dont une comprend le Modem. Irresponsable !


Ensuite viendront les régionales. L'étape est très rude pour le Front de Gauche. Nous voulons y participer comme une force cohérente et autonome. Mais cette autonomie doit être conquise. Car ce sont les têtes de liste qui décident des alliances entre les deux tours.


Le PG ne se laissera pas entraîner dans la stratégie d'alliance à la carte revendiquée par Rousset, président de la région Aquitaine, un œil sur la calculette, l'autre sur la courbe de santé du Modem.


Si le PS n'y met pas bon ordre, ce que pour l'heure il ne veut ni ne peut faire, cela veut dire présenter des listes autonomes de l'autre gauche. Et affronter la barre fatidique des 5 voire des 10% requis pour fusionner ou se maintenir. Cet objectif est à la portée de l'autre gauche.


Il implique que le Front de Gauche se renforce et s'élargisse. Il comporte aussi une exigence pour nous-mêmes : continuer la vigoureuse croissance de nos premiers mois. Le Front de Gauche a besoin d'un Parti de Gauche plus fort. En cela la portée de notre prochain Congrès fondateur nous dépasse. C'est pourquoi nous sommes prêts à le co-organiser avec tous ceux qui le souhaitent.
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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 04:22




Putain, la retraite à 67 ans, il y va fort Hortefeux !



Brice Hortefeux nonchalamment lance le débat de la retraite à 67 ans. Ma foi, fort du soutien des français qui majoritairement soutiennent l'UMP et Sarkozy, comme l'a montré le scrutin du 7 juin, il aurait tord de se gêner !


J'avoue que tout cela me met vraiment en colère, et encore une fois, les français vont se rappeler ce qu'est la politique de Sarkozy, qui plus est lorsqu'on le renforce par une élection. Ceux qui se sont abstenus le 7 juin, doivent méditer aujourd'hui leur choix...


Nous avons certainement notre part de responsabilité au Front de Gauche, car nous n'avons pas su convaincre suffisamment. Certes, mais tout de même...


Je rappelle que la retraite, c'est un choix de société qui ne doit pas se traiter uniquement sous l'angle économique. C'est un vrai sujet politique de choix dans quelle société nous voulons vivre, et quelle place nous voulons réserver aux séniors ! La finalité de la vie est - elle de travailler jusqu'à 67 ans ?


Ensuite, il faut arrêter l'hypocrisie ! Allonger l'âge de la retraite à 67 ans, c'est aussi faire en sorte que les salariés contraints ou non arrêtent leur activité bien avant pour réduire le montant de leur retraite à payer... C'est le retour, qui a déjà commencé des retraités pauvres. Vive la Droite...



DH

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 04:58




Il m'arrive d'intervenir sur le site internet de La Provence, en fonction des sujets qui y sont traités.


Je l'ai ainsi fait récemment, suite à une interview de Guy Obino, Maire de Vitrolles, dans laquelle il intervient sur la Communauté de Communes du Pays d'Aix (CPA).


En effet, suite à l'invalidation des élections municipales, une partielle est organisée. Nombre de Maires PS de la CPA, semblent regretter cette invalidation, et finalement se satisfaisait de Maryse Joissains, Maire UMP d'Aix comme Présidente de la CPA. A priori c'était aussi le cas du Maire de Vitrolles, PS en 2002, sans étiquette en 2008.


Si l'élection partielle concerne en priorité nos amis Aixois, il n'en demeure pas moins que cette élection revêt un caractère particulier notamment vis-à-vis de la CPA. C'était le sens de mes messages sur le site de La Provence.


DH



Vitrolles, l'élection partielle d'Aix en Provence et la CPA


Le principe de fonctionnement actuel des communautés de commune pose un véritable problème de démocratie.

En effet les électeurs votent pour les élus de leur communes, alors que de plus en plus de décisions se prennent au niveau de la CPA, sans que les électeurs désignent les élus qui y siègent, ni ne maitrise en fait la majorité qui s'y dégage. Pour nous, tout dépend quasiment de la couleur politique de la ville d'AIX.

En clair, les décisions qui sont prises à la CPA dans les intérêts des Vitrolles dépendent pour une part du choix des électeurs Aixois. Est-ce normal ?

C'est par exemple pourquoi nous seront les derniers à bénéficier du tri sélectif à Vitrolles, alors que nous le payons depuis plusieurs années.

Le fonctionnement des communautés de commune conduit donc effectivement à une gestion consensuelle où « on ne ferait pas de politique » comme à l'habitude de le dire notre Maire. Cela explique aussi la réaction d'un certain nombre de maires, dits de Gauche et rapportés LelioAzelio à propos de l'annulation de l'élection.

Mais faire croire que l'ont ne fait pas de politique à la communauté de commune est une hérésie et c'est mentir aux citoyens. Les choix faits en termes d'aménagement de la CPA, d'investissements, de fixation de taxes professionnelles et autres ont forcément une connotation politique et un impact réel sur la vie des Vitrollais !

Faire croire que Maryse JOISSAINS de l'UMP, ou un Maire de Gauche, voire autre, c'est la même chose, c'est contribuer à l'idée du « tous pareils », que la politique ne sert à rien, etc. C'est contribuer à des taux d'abstentions toujours plus massifs, d'élections en élections.


Didier HACQUART
Parti de Gauche Vitrolles /12ème des BdR




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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 06:37

Pour le Parti de Gauche, le Front de Gauche, cela continue et ne s’arrété pas à l’élection Européenne du 7 juin !

 

A suivre à Vitrolles, dans les Bouches du Rhône et en France...

 

DH


Déclaration du Bureau national du Parti de Gauche


Jeudi, 11 Juin 2009


Le 7 juin, dans les urnes, l'Union Européenne est devenue un désert de la démocratie. Les milieux populaires s'en sont auto-exclus par une abstention presque totale. Les élites sociales la dominent presque sans partage. Du coup, ce qui va déjà mal ira encore plus mal.


La droite l'emporte quasiment partout en Europe. En France, toutes listes confondues, elle est majoritaire en voix. Il faut regarder cette réalité en face. La droite a la main au moment même où sévit une crise historique du capitalisme. C'est vrai dans toute l'Europe. Le Parlement européen sera ainsi le plus à droite depuis sa création en 1979.


Les partis sociaux-démocrates dominants à gauche en Europe portent la principale responsabilité de ce désastre. Face aux partis de droite, ils n'offrent aucune alternative. Aux mieux proposent-ils la régulation du capitalisme financier. Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn comme horizon. « Non merci » ont répondu les salariés dans tous les pays, délaissant une partie qui semblait jouée d'avance entre pareil et même. Tous les modèles sociaux-démocrates sont en déroute. En Italie, pays des primaires, la défaite est sans appel. En Grande-Bretagne, pays du « parti unique à gauche », le Labour, l'effondrement est historique. C'est donc un problème d'orientation politique qui est posé à la social-démocratie en Europe. Le Parti socialiste en France peut-il en tirer les conséquences ? Va-t-il renoncer à son alignement sur le PSE ? Va-t-il enfin renoncer à cogérer le Parlement européen avec la droite à travers le groupe du PSE ? Le Parti de Gauche appelle solennellement le Parti socialiste à changer d'orientation en rompant ses liens avec la droite européenne et les politiques libérales qu'ils impliquent.


Enfin, on note le résultat élevé de l'autre gauche. Au sein de celle-ci le Front de Gauche a été le plus convaincant et obtient 6,5% des voix. Il apportera 5 élus au groupe de la Gauche Unitaire Européenne (3 dans le mandat précédent alors que le nombre de députés européens élus en France a baissé). Le résultat montre aussi qu'unie l'autre gauche aurait changé le paysage politique de l'élection. Nous aurions obtenu 12 élus au lieu de 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA et LO. Nous aurions privé le FN de son siège dans l'Est, battu Le Pen dans le Sud-Est et Hortefeux dans le Centre. Nous aurions produit un bouleversement politique majeur. Si nous nous unissons celui-ci est toujours à notre portée.


Face à la crise politique qui grossit et à l'échec de la ligne démocrate épousée par le Parti socialiste, le Front de Gauche est la seule stratégie permettant de construire une nouvelle majorité populaire pour gouverner la France au service de l'intérêt général et non des intérêts particuliers des privilégiés de la finance.


Le Parti de Gauche propose donc de continuer et renforcer le Front de Gauche. Il s'adresse au PCF, à Gauche Unitaire, à République et Socialisme, à tous les membres des comités d'initiative et de soutien qui ont participé au Front de Gauche pour changer d'Europe pour leur proposer un Front de Gauche permanent, présent dans les luttes et dans toutes les élections, des régionales de 2010 aux présidentielles et législatives de 2012, ainsi que lors des élections partielles qui se dérouleront d'ici là. Il adresse cette proposition à toute l'autre gauche, notamment au NPA, aux Alternatifs, à Alterekolo et au MRC. Cette unité serait décisive pour impliquer les citoyens et plus particulièrement les classes populaires dans le combat politique pour une alternative. Elle permettrait la constitution d'un véritable Front Populaire. Elle faciliterait l'élaboration de l'alternative au capitalisme rendue plus urgente que jamais par la catastrophe écologique et la crise économique, sociale et politique actuelle.


Sur le terrain européen, le Parti de Gauche propose que le Front de Gauche s'implique dans la bataille décisive contre la ratification du traité de Lisbonne qui se jouera notamment lors du nouveau referendum prévu en Irlande à l'automne prochain. Par la voix de ses députés européens, il proposera des mesures urgentes face à la crise qui s'aggrave.


Face aux attaques de la droite en France, le Parti de Gauche propose de mener dès la rentrée des campagnes unitaires du Front de Gauche. Celles-ci pourraient porter sur les questions sociales, en s'appuyant sur les contenus des 3 projets de lois déposés par les députés PCF et PG au printemps, écologiques, et sur la défense des libertés. Le Parti de Gauche propose également de prendre des initiatives communes de soutien aux luttes et de s'engager dans l'élaboration de propositions programmatiques alternatives.


Dans la perspective des prochaines élections régionales, le Parti de Gauche propose d'ouvrir des discussions sur les changements politiques à opérer dans la gestion des régions. Il constate que le PS et les Verts abordent cette échéance avec une stratégie d'alliances à la carte. Dans ces conditions, il se prononce pour la constitution de listes du Front de Gauche, autonomes et ouvertes à toute l'autre gauche. De telles listes pourraient prendre la tête de la gauche et faire élire de nouveaux gouvernements pour nos régions. Si elles n'y parvenaient pas, elles se mobiliseraient évidemment pour battre la droite au deuxième tour. Elles seraient bien sûr disposées pour cela à fusionner avec la liste de gauche arrivée en tête si les conditions politiques le permettent, notamment si celle-ci ne comprend pas de représentants du Modem, car on ne peut vouloir incarner une alternative au système en s'alliant avec ses partisans.



Pour le Parti de Gauche,
Le Front de Gauche continue
Uni dans la rue comme dans les urnes
Lors de toutes les élections à venir, partielles ou générales, régionales ou nationales

Afin de bâtir une alternative majoritaire et gouvernementale à ce système en faillite




(*) http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/730-declaration-du-bureau-national-du-parti-de-gauche



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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 06:19




A force d'être impliqué dans la vie politique et associative, on finit par être sollicité parfois par des détours complexes par différentes cercles et associations. Ainsi, sur recommandation de Paul QUILES, j'ai été convié par « les Amis de Jean Jaurès en Provence » à leur Assemblée Générale de Châteauneuf Les Martigues...


Cela a une certaine cohérence avec la maxime en tête de ce blog, et le sens de l'action de l'association à laquelle j'appartiens et que présidait Jean-Luc Mélenchon avant la création du Parti de Gauche : « Pour la République Sociale », issue de la pensée de Jean-Jaurès.


N'ayant pas vocation à trop vouloir me disperser, je rejoindrai certainement cette association, avec pourquoi pas la mise en place d'un relais Vitrollais ?


Lors de cette AG, un adhérent Robert nous a remis un petit fascicule sur le programme du Conseil National de la Résistance. L'idée est que cela pourra faire l'objet d'une conférence de l'association en question dans les mois à venir.


Au-delà, même si j'en ai déjà parlé sur ce blog notamment et pas seulement à l'occasion du 60ème anniversaire, il n'est pas inutile d'y revenir en effet. Ce programme, la seconde partie tout du moins, (MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE)  est d'une terrible actualité, à l'heure ou les libéraux tentent de tout remettre en cause, sans parler des libertés, des médias, des droits des travailleurs, l'éducation, la culture, etc.


Il est important de rappeler à tous, que nos retraites, la sécurité sociale, etc. ne sont pas un don du ciel, et ont toujours existé. Ce sont le résultat de luttes au sens propre comme au sens figuré. Il est important que les nouvelles générations s'imprègnent de cela, pour qu'elles s'engagent à leur tout à mieux défendre nos acquis sociaux, qui fondent les bases mêmes de notre société en France.


A relire et à méditer...


DH





Programme du Conseil national de la Résistance


Conseil National de la Résistance


15 mars 1944




Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n'a pas d'autre raison d'être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.


Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n'est, en effet, qu'en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l'image de sa grandeur et la preuve de son unité.


Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s'unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d'action immédiate contre l'oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D'ACTION IMMÉDIATE


Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l'oppresseur hitlérien poursuit avec l'aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d'un million de prisonniers, par la déportation d'ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l'emprisonnement de 300.000 Français et par l'exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.


Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l'armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d'abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l'avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l'envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.


Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l'espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l'Europe, a placés dans leur volonté d'abattre l'Allemagne nazie, par le déclenchement d'opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l'épreuve décisive.


Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu'il mette tout en œuvre afin d'obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d'ailleurs ne peuvent pas se contenter d'une attitude passive dans l'attente d'une aide extérieure, mais qu'ils veulent faire la guerre, qu'ils veulent et qu'ils doivent développer leur résistance armée contre l'envahisseur et contre l'oppresseur.


Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu'après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l'offensive des Français contre l'ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.


Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l'ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l'union des patrons et des ouvriers, l'échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l'appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l'armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu'il doit poursuivre et accroître cette lutte.


En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Déclarent que c'est seulement par l'organisation, l'intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l'union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l'a dit le Général De Gaulle, de l'insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l'autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d'assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.


Ils ont l'espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l'état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l'aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l'ennemi commun, ainsi que l'a démontré l'exemple glorieux des patriotes corses.


Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l'armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.


Pour mobiliser les ressources immenses d'énergie du peuple français, pour les diriger vers l'action salvatrice dans l'union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D'inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d'entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n'existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.


Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l'autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d'action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.


Le but des ces comités sera, à l'échelon communal, local et d'entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l'ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l'assistance active à l'égard des patriotes sous l'impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d'entraîner les Français qu'ils auront su grouper à l'action armée pour la Libération.


Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation imposées par l'ennemi, de l'extérieur et de l'intérieur.


Ces comités devront :


1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l'ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;


2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;


3) Développer l'esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;


4) Développer, d'une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d'autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;


5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d'obtenir l'augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l'ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d'alimentation, de chauffage et d'habillement ;


6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;


7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d'installations industrielles pour le compte de l'ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l'ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;


8) Défendre à l'intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l'Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.


Tout en luttant de cette façon et grâce à l'appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d'entreprises devront en outre :


a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l'Intérieur par l'accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;


b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l'encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l'ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l'établissement effectif de l'autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l'autorité et la discipline doivent être respectées par tous.


Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l'état major national des Forces Françaises de l'Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :


1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l'ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d'armes et de munitions afin d'en pourvoir les patriotes encore désarmés ;


2) Faire distribuer les dépôts d'armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l'avenir immédiat ;


3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l'échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d'efficacité ;


4) Coordonner l'action militaire avec l'action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d'appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d'empêcher les réquisitions de vivres et d'installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l'occupant provisoire.


Ainsi, par l'application des décisions du présent programme d'action commune, se fera, dans l'action, l'union étroite de tous les patriotes, sans distinction d'opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l'insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.


Ainsi, par l'effort et les sacrifices de tous, sera avancée l'heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d'immenses richesses pourront être préservées.


Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d'entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.


II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE


Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu'ils sont décidés à rester unis après la libération :


1) Afin d'établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l'indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;


2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l'éviction dans le domaine de l'administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l'ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;


3) Afin d'exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l'établissement d'un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d'occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l'armistice par les gouvernements de l'axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;


4) Afin d'assurer :


- l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;


- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;


- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'Etat, des puissances d'argent et des influences étrangères ;


- la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;


- l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;


- le respect de la personne humaine ;


- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;


5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :


a) Sur le plan économique :


l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;


- une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des Etats fascistes ;


- l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;


- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;


- le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;


- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.


b) Sur le plan social :


- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;


- un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;


- la garantie du pouvoir d'achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;


- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;


- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;


- la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;


- l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance conte les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ;


- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;


- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.


c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.


d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.


Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l'efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.


Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l'action gouvernementale.


L'union des représentants de la Résistance pour l'action dans le présent et dans l'avenir, dans l'intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l'ennemi.


En avant donc, dans l'union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !


En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !


LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE


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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 06:11




Le collectif Vitrollais de défense de la Sécurité sociale a son site internet depuis quelques semaines, il est animé par Paul qui est aussi mon voisin !


http://cdsecu.20minutes-blogs.fr/


DH

 



Pour en savoir plus sur le collectif :


Dimanche 15 juin 2008


Vitrolles: Défense de la Sécurité Sociale, la santé n'est pas à vendre


Lundi 26 janvier 2009

Comité de défense de la Sécurité Sociale à Vitrolles


Jeudi 16 avril 2009

La sécurité sociale fait son cinéma à Vitrolles !

 

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 05:58



Et dire que l'UMP est sortie vainqueur des urnes dimanche dernier, renforçant Sarkozy pour faire « des réformes » !...

 

Encore une fois, il est dommage que certaines choses sortent un peu tard, et que surtout elles restent confidentielles ou dans les cercles d'initiés. Combien de fonctionnaires territoriaux sont-ils conscients de ce qui se trame ? Combien sont-ils allés à la pêche comme beaucoup d'autres dimanche dernier, avec une « bonne » raison pour ne pas voter ?

 

Ce que je condamne, ce n'est pas leur abstention, mais le déni démocratique dans cette élection, et l'impossibilité de débats sur la question européenne dans les grands médias.

 

Il n'en demeure pas moins que nos élus Parti de Gauche, PCF réunis dans le Front de Gauche à l'Assemblée Nationale, au Sénat et au parlement Européen doivent continuer leur travail pour « faire sortir  l'info des cénacles où elle est trop souvent cantonnée... Je ne m'avance guère en pensant que l'on peut compter sur eux.

 

DH

  


 

La fin des fonctionnaires territoriaux ?

 

Déposée par 87 députés de droite, une proposition de loi (1) vise à en finir avec le statut des agents territoriaux, en instituant la liberté de recruter pour les collectivités.

 

L'initiative est passée presque inaperçue. Elle pourrait pourtant être une des régressions majeures de la législature. Quatre-vingt-sept députés UMP, Nouveau Centre et villieristes ont déposé le 21 janvier dernier une proposition de loi « instituant la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ». Dans sa brutalité, cette proposition nous ramène plus de vingt ans en arrière. Elle prévoit de transformer la règle en exception. Le recrutement de fonctionnaires sur concours ne serait maintenu que pour les agents effectuant « les missions régaliennes », état civil ou police. « Pour les autres fonctions, le recours au contrat de travail de droit commun deviendra la règle », propose le texte.

 

Dans « une période économique difficile », soutient l'exposé des motifs, « les collectivités territoriales dont les besoins de recrutement sont permanents, ne peuvent engager de contractuels qu'au terme d'une longue procédure ». L'argument est éculé. « Rendre les personnels éjectables à tout moment serait donc une réponse à celles et ceux qui sont en quête d'emploi ? » rétorque Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics. En réalité, les collectivités territoriales disposent déjà très largement de la « souplesse de gestion des compétences de leurs personnels » que revendique la proposition des 87 députés. « Le nombre de contractuels ou de titulaires à temps non complet représente aujourd'hui le tiers des personnels territoriaux », fait remarquer Baptiste Talbot. Il note qu'en 2005, 34 % des recrutements dans les collectivités se sont faits sur la base des concours et 42 % par contrat.

 

Le même mécanisme que France Telecom

 

Au-delà de la précarité renforcée des emplois, c'est le principe même du service public qui est en cause. Car la première motivation du statut protecteur dont bénéficient les fonctionnaires n'est pas un privilège social. Il est la garantie de l'indépendance des agents des services publics vis-à-vis du pouvoir politique. Et seule cette indépendance peut permettre l'égalité de traitement des usagers. Qui plus est dans les collectivités locales où les salariés sont en proximité étroite avec les élus. « La contractualisation des emplois publics ouvre la voie au clientélisme, à l'arbitraire et aux pressions politiques », s'indigne Didier Rosez, secrétaire général des personnels publics et de santé FO.

 

Pour les 87 parlementaires, la liberté de recrutement s'appliquerait à partir du 1er janvier 2010. Un délai d'une année serait laissé au personnel en place pour choisir entre statut et contrat. À défaut de choix, les agents seraient maintenus sous contrat. C'est le même mécanisme qui a été appliqué à La Poste et à France Télécom lorsqu'on a ouvert leurs missions de services publics au marché. N'est-ce pas le même objectif qui est finalement visé ?

 

Cette initiative parlementaire se perdra-t-elle dans les sables comme bon nombre d'autres ? Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale y voit « la négation même du statut de la fonction publique », et l'ensemble de ses membres, représentant des employeurs territoriaux (y compris ceux de la droite) et des personnels, ont exprimé leur « émotion ». Son président, le député socialiste Bernard Derosier, qui préside conseil général du Nord, minimise le risque, estimant que de tels textes apparaissent souvent sans déboucher sur une loi.

 

Pas une initiative isolée

 

Pour le député communiste Patrick Braouezec, par contre, « l'affaire doit être prise très au sérieux car une proposition déposée par 87 députés de la majorité présidentielle, ce n'est pas une initiative isolée ». D'autant plus que, parmi les signataires, se trouvent Georges Tron, secrétaire national de l'UMP en charge de la Fonction publique, Jacques Alain Benisti, très impliqué sur les dossiers relatifs à la fonction publique, ou Michel Diefenbacher, auteur d'un rapport sur l'intéressement dans la fonction publique. Une deuxième raison nourrit l'inquiétude. La réforme de l'Assemblée nationale offre plus de liberté aux parlementaires pour proposer des lois. « Ce serait un bon moyen pour Nicolas Sarkozy de faire passer ses réformes les plus régressives en se dédouanant sur le Parlement », estime Patrick Braouezec.

 

Cette affaire inquiète d'autant plus qu'elle intervient dans un contexte d'attaque généralisée contre le service public. Nicolas Sarkozy, dans son discours de Nantes en 2007, avait donné le « la » : « Je suis convaincu que, pour certains emplois de la fonction publique, il serait souhaitable qu'on laisse le choix aux nouveaux entrants entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré. »

 

Depuis, le gouvernement a entrepris une réforme en profondeur de l'État avec la révision générale de politiques publiques, il introduit une organisation du travail fondée sur la culture du résultat et la mise en concurrence des salariés, il individualise les rémunérations et impose une cure drastique aux effectifs en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux. La proposition de loi des 87 députés s'inscrit en cohérence avec ces objectifs et donne aux fonctionnaires une raison supplémentaire de participer samedi prochain aux manifestations unitaires.

 

 

Olivier Mayer, L'humanité.fr

 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 05:27


Comme le disait un camarade, merci André, nous avons assisté à une campagne ou dans les médias, tout pouvait se dire sans aucune contradiction des journalistes. Les hommes et femmes politiques pouvaient mentir allégrement sans que rien ne se passe. Nous avons un vrai problème de démocratie.

 

Ceci dit, les faits rattrapent la réalité, mais après le scrutin du 7 juin. C’est le sens du billet de Patrick Le Hyaric dans l’Humanité, notre nouveau député Européen du Front de Gauche en Ile de France.

 

Nous avons essayé d’expliquer. Notre message n’a pas toujours été bien reçu, mais il ne nous a pas été facile de la délivrer. Iil n’est pas toujours arrivé aux destinataires !

 

Sarkozy et son gouvernement ont caché la vérité et minimisé la crise, pour ne « pas affoler le bon peuple ». Les chiffres catastrophiques sortent « comme par hasard » le lendemain de l’élection. Comme les français ont « massivement soutenu » le Président, il considère qu’il peut poursuivre les réformes demandées par les français… Bonjour les dégâts…

 

J’avoue que parfois c’est décourageant de se battre à armes très inégales contre un système. C’est démoralisant de voir que cela marche et qu’il est trop facile de tomber dans la combine. Mais bon il faut y croire et j’y croie !

 

A suivre.


DH

 


La tromperie, par Patrick Le Hyaric, (*)

 

Il n'aura fallu que quelques heures après la fermeture des bureaux de vote pour que le gouvernement de droite, présenté triomphant du scrutin européen, nous révèle enfin ce qu'il a caché durant toute la campagne des élections européennes : une récession historique avec une chute du produit intérieur brut, « plus grave que prévue », selon Mme Lagarde, qui jusque-là nous répétait, semaine après semaine, qu'elle entrevoyait une sortie de crise.


Cela va se traduire dans les semaines à venir par des centaines de milliers de suppressions d'emplois supplémentaires. Il est envisagé la suppression de 600 000 emplois.


Voilà le dramatique résultat de cette Europe ultralibérale, qui, il y a encore quarante-huit heures, nous était présentée par les forces de droite comme étant censée nous protéger.


Nous avions alerté, il y a quelques jours, dans ces colonnes (*)  mêmes des néfastes plans gardés secrets dans les cartons gouvernementaux pour être ressortis au lendemain du scrutin européen.


Nous ne croyions pas si bien dire ! En vérité, le pouvoir de droite prépare l'opinion à une nouvelle phase de super-austérité en matière de pouvoir d'achat, de protection sociale, de destruction d'emplois pour combler l'aggravation des déficits publics qu'il crée en multipliant les cadeaux aux riches tout en refusant d'augmenter les salaires et de prendre des dispositions pour bloquer les plans de licenciements. C'est sans doute la raison pour laquelle aucun véritable débat sérieux et contradictoire, argument contre argument, projet contre projet, n'a été organisé durant toute la campagne électorale. Nous appelons les populations à ne pas se laisser faire.


Nous réaffirmons avec force que les lois proposées par les groupes - communiste et du Parti de Gauche, le 28 mai dernier, contre les plans de licenciements, pour l'augmentation des salaires, la défense des services publics sont plus que jamais d'actualité. L'argent public qui a été mis à la disposition des banques doit d'urgence servir à financer des prêts aux entreprises qui en ont besoin pour aider au développement des investissements productifs, à la mise en place de sécurisation professionnelle de l'emploi et de la formation et à aider à l'augmentation du pouvoir d'achat. Il devient impératif d'abroger le dispositif du bouclier fiscal. Au contraire, les populations ont besoin d'urgence d'un bouclier social.


Dans ce cadre, l'enjeu d'une nouvelle répartition des richesses produites par le travail qui doivent revenir à la rémunération de celui-ci est plus que jamais d'actualité. Il est possible d'augmenter tous les bas salaires dans le cadre d'un SMIC à 1 600 euros en France, ainsi que l'augmentation de 250 à 300 euros des salaires dans toute l'Union européenne.


Les salariés, les chômeurs, les retraités n'ont pas à payer la crise du capitalisme. Au contraire, répondre à leurs aspirations légitimes serait un atout pour sortir de cette crise. Les mobilisations syndicales de samedi prochain doivent le rappeler avec force au pouvoir.



(*) Directeur de l'Humanité et Député Européen du Front de Gauche


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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:30




De la difficulté d'assumer son passé au FN et chez Mégret



Sur ce blog, j'ai retracé l'histoire politique de Vitrolles et notamment des années FN avec Catherine et Bruno MEGRET. Pour cela j'ai regroupé un certains nombres d'articles de presse disponibles sur Internet.


Pour la seconde fois, je suis sollicité par une personne proche de Bruno MEGRET dans ces années là et qui souhaite que son nom n'apparaisse plus. Dans les 2 cas, ce n'étaient pas des personnes ayant eu un rôle actif sur Vitrolles.


Je m'y plie sans problème dans la mesure où ces personnes ont, je suppose, tourné la page.


Je me pose simplement la question pourquoi ces personnes n'assument pas leur passé ?


Je crois que le sujet est sensible pour elles, car à chaque fois la demande est assortie de menaces. Mais bon...


DH

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 04:06


Le Front de Gauche, c’était la stratégie de l’Union des forces de Gauche. Et si cette union avait été étendue jusqu’au NPA, cela aurait « plus qu’un coup politique », mais un vraiment changement de la donne à Gauche.

 

On ne refait pas l'histoire, mais nous construisons l'avenir, alors c'est à méditer pour la suite…

 

DH     

 



Analyse des résultats : un regret  (1)

 

Et si le Front de Gauche avait réunit l'ensemble de l'autre gauche jusqu'au NPA ?


Les scores, le nombre de sièges pour l'autre gauche et aussi le rapport de forces au sein de la gauche auraient été non seulement renforcés, mais nous serions parvenus à changer le paysage politique.


Dans chacune des circonscriptions si nous avions fait liste commune, nous pouvons estimer que nous serions parvenus :


Nord : 2 élus au lieu de 1


Est : 1 élu au lieu de 0 mais surtout nous aurions privé le FN de leur siège


Ouest : 1 élu au lieu de 0 ce qui aurait privé l'UMP d'un siège


Ile de France : 2 élus au lieu de 1 là encore au détriment de l'UMP


Sud Ouest : 2 élus au lieu de 1 et dans cette circonscription nous aurions pu représenter la 3e force politique...


Sud Est : 2 élus au lieu d'1 et surtout nous aurions privé Le Pen de sa réélection


Centre : 1 élu au lieu de 0 en prenant le 3e siège de l'UMP qui est revenu à Hortefeux... Symboliquement cela n'aurait pas été inutile.


Dom Tom : pas de changement 1 élu


Ensemble nous aurions pu avoir 12 élus au lieu des 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA, être en position d'offrir une réelle alternative à la gauche qui pantoufle... (2)


Bien sûr toute extrapolation est toujours difficile à faire mais tout de même cela doit nous inciter à poursuivre la politique de la main tendue vis à vis du NPA. Pour reconstruire la gauche en France il faut l'union de l'autre gauche.  Mesurons également que ce rassemblement aurait permis de laminer le FN. D'ailleurs, en Europe, si nous assistons à la montée de l'extrême droite dans un certain nombre de pays, c'est toujours là où il n'existe pas d'alternative crédible de l'autre gauche.

 


(1) Mardi, 09 Juin 2009 par Pascale Le Néouannic


(2) Résultats du 7 juin : UMP : 30, PS : 14, Europe Ecologie : 14 , MODEM : 6 , Front de Gauche : 5, FN : 3

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