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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 06:06




Redécoupage électoral de la 12ème circonscription des Bouches du Rhône.



C'est parti pour le découpage électoral des circonscriptions. Ainsi la 12ème circonscription des Bouches du Rhône sera désormais composée des cantons de Vitrolles, Marignane et Châteauneuf-Cote Bleue.


La circonscription perd le canton de Berre (Berre, Rognac, St-Chamas).


Cette circonscription qui était plutôt à Gauche (Henri d'ATTILIO 1988-2002) était passée à Droite avec l'élection surprise d'Eric DIARD en 2002.


Il a été réélu au 1er tour en 2007, face à mon camarade Jean-Claude DENJEAN, l'ex 1er adjoint PS de Guy OBINO, « destitué » dans les conditions que l'on sait...


Avec le nouveau redécoupage, la position de l'UMP est assurément confortée dans notre circonscription...


Qu'à cela ne tienne nous nous battrons pour que la 12ème redevienne à Gauche !!!


On pourra s'interroger longuement sur ce redécoupage qui retire un canton plutôt à Gauche, mais cela serait faire un procès d'intention................  Quoique !...


DH



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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 05:56




Le collectif de défense de la Poste s'est mobilisé face à la suppression d'emplois sur la ville qui remet en cause à terme de service public, et un bureau de poste sur 3.


Aujourd'hui nous serons sur le marché pour distribuer le tract suivant. Le combat continue...


L'enjeu, c'est bien évidemment la privatisation de La Poste, j'y reviendrai prochainement.


DH




Des citoyens, le PCF, le Parti de Gauche, le NPA, le PS, la CGT membres du Comité de défense du service public de la Poste de Vitrolles




 Compte rendu du conflit de la Poste à Vitrolles

Après 12 jours de grève, le personnel a repris le travail, les dernières négociations ayant permis de récupérer un emploi.


C'est donc 3 emplois qui vont disparaître sur les 5 prévus initialement.


Nous ne pouvons pas nous en satisfaire : la situation tendue que nous connaissions dans le fonctionnement du service public va s'aggraver avec ces 3 suppressions d'emplois sur 20.


La Direction départementale de La Poste s'est fendue d'une rencontre avec les élus le lundi 29 juillet en mairie de Vitrolles.

 

Une délégation d'usagers a interpellé les représentants de la Poste avant leur entrée en Mairie pour leur faire part de leur vigilance à venir devant  les disfonctionnements que ne manquera pas de connaître le service public postal sur Vitrolles.


D'après ce que nous ont rapporté les élus de leur entrevue, la Direction s'est voulue rassurante quant au fonctionnement futur des bureaux et a tenté de justifier les pertes d'emplois par la nécessité de dégager des bénéfices dans le fonctionnement de La Poste.


La Direction persiste à considérer les « usagers » comme des « clients ». Il ne s'agit pas d'une simple question de vocabulaire.


A un usager on doit un service de qualité rendu par une institution dont la vocation première n'est pas le profit.


Un client est source de profit, la finalité première étant de dégager des dividendes au profit d'éventuels actionnaires.


Toute la restructuration actuelle de La Poste vise à mettre en place une activité d'entreprise « intéressante » financièrement en vue de faire le lit de la privatisation.

 Chacun comprendra que les capitaux privés sont à l'affut mais n'interviendront que s'ils sont assurés d'un retour sur investissement suffisant.


La direction de La poste a affirmé  aux élus vouloir maintenir l'activité des bureaux du Roucas et de La Frescoule avec toutefois un bémol d'importance concernant le Roucas: en cas de situation exceptionnelle (maladies, congés ...) un agent ne pourra rester seul pour des questions de sécurité (merci patron !) et le bureau devra fermer ponctuellement ;


Chacun aura compris que cette situation exceptionnelle risque de se produire régulièrement et que pour maintenir l'activité permanente du bureau, il faudrait  se la payer, par exemple par des renforts municipaux qui seraient à la charge de la mairie donc des contribuables. Toujours la même logique : le profit pour le privé , les pertes pour le public.


Une commission de suivi, à laquelle sera associée la municipalité sera mise en place pour faire le point au bout d'un an.


Nul besoin de dire que pour notre part, nous refusons ce scénario et que nous n'attendrons pas la commission du suivi pour organiser la riposte chaque fois que nécessaire. nous mènerons toute l'activité nécessaire locale, départementale et nationale pour nous opposer à tout changement du statut de La Poste.

 

Parmi ces actions le refus de fermetures inopinées des  bureaux du Roucas ou de Vitrolles sud et d'exiger les renforts suffisants pour leur activité permanente.


 

Quelques enseignements concernant le conflit : 


-   Des rapports nouveaux ont été créés entre le personnel et les usagers : plus de 2500 signatures de soutien en quelques jours. Relations nouvelles entre collectif, usagers et personnel. Organisation de la solidarité financière ( les grévistes verront leur salaire de juillet amputé d'un tiers.)


-   Intervention des usagers à l'appel du collectif avec le personnel, une première fois au bureau du Roucas (délégation d'usagers, personnel au 10ème jour du conflit) une seconde fois au bureau de La Frescoule en présence d'une délégation importante d'élu(e)s ceints de leur écharpe après que le personnel soit intervenu la veille dans une suspension de séance du conseil municipal et qu'une motion ait été votée à l'unanimité.


 Ces actions ont contraint la Direction à accepter l'ouverture de négociations.

A noter que les 2 fois nous avons du menacer d'empêcher physiquement le bureau de fonctionner (utilisation de cadres et d'agents embauchés de façon précaire sur qui les pressions sont faciles à exercer) pour qu'enfin des discussions s'ouvrent avec le personnel.


-   Il est à regretter toutefois la perte de temps dans la collaboration personnel-usagers pénalisante dans l'efficacité et le déroulement du conflit.


Quel avenir ?

La suppression de 3 emplois sera fatalement source d'aggravation des conditions de travail des personnels et de disfonctionnement du service public postal sur la ville.

Le collectif aura, avec le personnel, des contacts réguliers permettant de répondre de façon réactive rapide au mauvais fonctionnement des services et proposera aux usagers l'organisation des ripostes nécessaires pour l'exigence d'une qualité de service que nous sommes en droit d'attendre.


Pour ce faire, le collectif a besoin de se renforcer et de s'organiser pour permettre l'information la plus rapide et la plus efficace possible des Vitrollaises et Vitrollais.

Nous avons donc besoin de collecter adresses ( classiques et électroniques) de tou(tes)s  celles et ceux qui souhaitent garder un service postal public et de qualité.


Ces adresses sont à communiquer à : pradelpierre@wanadoo.fr ou à remettre à un militant du comité.


Avec la garantie aux usagers que ces adresses ne serviront que pour l'activité du comité de défense du service public de la Poste sauf indication expresse de leur part.


                                                                                                  Vitrolles le 5 juillet 2009


 

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 04:48



 

 

L'Huma a publié un excellent article sur les trucs et astuces pour fermer une usine. Je pense que cet un bon catalogue des pratiques qui sont à l'œuvre. Cette boite à outil doit être connue des salariés et des syndicalistes ! L'étant moi-même, la vigilance sur ces sujets doit être permanente...

 

A l'heure de la crise économique, qui est une réalité, il faut s'attacher à ce que les mesures prises n'aillent pas au-delà du nécessaire, et que la crise ne soit pas un prétexte. Vaste débat pour les équipes syndicales...

 

A suivre,


DH

 

  


 

 

Trucs et astuces pour fermer une usine

 

 

Planification de la non-rentabilité d'une usine, stratagèmes pour diminuer l'impact d'une grève... Les entreprises rivalisent d'ingéniosité pour mettre en oeuvre leurs restructurations.

 

« Les restructurations conjoncturelles ont cédé la place à des restructurations de compétitivité, dictées par une quête permanente de la performance. » Spécialiste des plans sociaux à la Reims Management School, Rachel Beaujolin-Bellet plante le décor : « Les restructurations sont à présent une méthode de gestion bien intégrée dans le management des entreprises. »

 

« Mais malgré cette banalisation, la loi continue d'exiger une justification économique aux licenciements, poursuit l'experte.

 

Depuis l'affaire Danone, les entreprises sont donc contraintes d'"habiller" leur décision, de construire un argumentaire pour éviter le tribunal et rendre les licenciements socialement acceptables. »

 

En ce moment, la crise fournit un argumentaire clés en main, et ouvre la voie à des restructurations radicales pouvant aller jusqu'à la fermeture de sites.

 

Mais ces opérations très sensibles sont toujours préparées dans la plus grande discrétion, parfois des années auparavant. La manière la plus simple de renforcer la « légitimité » d'un plan social est de mettre le site réellement en difficulté. Il existe ainsi tout un éventail de techniques qui permettent d'organiser en amont la non-rentabilité d'une usine, de l'asphyxier jusqu'à ce que la restructuration apparaisse comme inéluctable. « Dans ce cadre, les désinvestissements, les transferts de marge et les divers jeux d'écriture dans les comptes sont très courants », estime Rachel Beaujolin- Bellet. Après l'annonce d'une restructuration, d'autres méthodes peuvent également être mises en œuvre pour limiter l'impact d'une grève, comme la constitution de stocks ou la duplication de la production sur un autre site. Ces opérations sont complexes à réaliser, mais les risques sont limités pour les entreprises.

 

D'après une étude de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) publiée en 2005, la justice n'intervient que dans 4% des cas. Certes, les syndicats qui ont des doutes sur la pérennité d'un site peuvent aussi déclencher le « droit d'alerte ». « Mais cela ne marche quasiment jamais », déplore Rachel Beaujolin-Bellet. Reste ce que la chercheuse appelle « l'apprentissage collectif ». En effet, à force d'être confrontés à des plans sociaux brutaux, salariés et syndicalistes parviennent de plus en plus à dépister les manœuvres de leurs patrons.

 

DONNER LES COMMANDES À UNE AUTRE USINE

 

Cette méthode fonctionne à merveille dans toutes les entreprises où les commandes sont affectées aux sites en fonction de leurs coûts de production. Son principe est simple : c'est un cercle vicieux. Moins l'usine est rentable, moins la direction lui attribue de production. Et moins l'usine produit, moins elle est rentable. Tout cela semble parfaitement logique sur le papier, et hop, la direction n'a plus qu'à clouer le cercueil.

 

Selon un proche du dossier, « un tel système existait chez Areva, qui a fermé successivement ses sites de Saint-Ouen et Montrouge en 2006 et 2008 ». L'utilisation de cette technique a cependant causé quelques soucis au géant de l'énergie. En 2006, au moment où l'usine de Saint-Ouen a été privée de commande, se retrouvant ainsi en sous-activité, les autres usines d'Areva, incapables d'absorber le surplus de commandes, ont connu de gros problèmes de surcapacité. « En cessant d'attribuer des commandes au site de Saint-Ouen, la direction s'est loupée, estime l'expert. Car au moment de la fermeture de l'usine, elle s'est retrouvée avec des commandes sur les bras. Elle a finalement été obligée de créer au plus vite des capacités de production en Allemagne. La fermeture de Saint-Ouen est donc un véritable gâchis. » Une fois la production lancée en Allemagne, Areva n'a par contre eu aucun problème pour retirer des commandes au site de Montrouge, qui a été fermé à l'été 2008.

 

METTRE (BEAUCOUP) D'ARGENT DE CÔTÉ

 

 Le terme technique est « provisionner  ». Cette méthode, qui consiste à sortir de l'argent des comptes l'année précédant le plan social, présente un double avantage. D'abord, elle permet de financer la restructuration sans alourdir les comptes, grâce à l'argent mis de côté l'année d'avant. Ensuite, elle aide à faire apparaître la restructuration comme « légitime », dans la mesure où les résultats du dernier exercice sont grevés par la ponction.

 

Peugeot-Citroën a fait le coup en janvier 2009, au moment de la présentation de ses résultats 2008. Pour la première fois en dix ans, le groupe a affiché une perte nette de 343 millions d'euros. Sauf que le constructeur automobile, en réalité bénéficiaire, a lui-même créé ses pertes en provisionnant 917 millions d'euros pour l'année 2009. « C'est un jeu d'écriture qui vise à noircir le tableau pour pouvoir faire pression sur les salariés », estime Jean-Pierre Mercier délégué central CGT chez PSA. Quant à la somme provisionnée, « plus de 500 millions d'euros serviront à financer en 2009 les licenciements chez PSA et les fermetures de sites de sa filiale Faurecia ». En janvier, lors de la présentation des résultats de PSA, Isabelle Marey-Semper, la directrice financière, a lancé à la foule : « Nous aurions pu vous présenter des comptes beaucoup plus jolis mais nous ne l'avons pas fait. » En omettant de préciser que, pour une entreprise, il est parfois de très bon aloi d'avoir les compteurs dans le rouge. Surtout quand elle veut licencier juste après.

 

TRANSFÉRER LES PROFITS VERS D'AUTRES USINES

 

On l'appelle aussi le « transfert de marge ». C'est l'un des moyens les plus retors d'organiser la non-rentabilité d'un site, pour pouvoir mieux le fermer ensuite. Il consiste à donner les bénéfices d'une usine A à une usine site B, appartenant au même groupe. Pour ce faire, le site A vend à prix coûtant ses produits au site B. Ensuite, le site B vend ces produits sur le marché, à leur prix réel. C'est donc le site B qui réalise la marge bénéficiaire, tandis que le site A, bientôt promis à la fermeture, voit son chiffre d'affaires fondre à vue d'œil...

 

Le problème pour les salariés et les syndicats, c'est qu'un transfert de marge est le plus souvent impossible à prouver devant un tribunal. D'autant plus si l'entreprise a beaucoup de flux internes, que ce soit des transferts d'argent ou de marchandises. Car, dans ce cas, la direction peut encore plus facilement dissimuler le transfert de marge dans son bilan comptable. « Les résultats d'exercice sont un construit social. On peut en faire dix différents pour une seule entreprise », rappelle Rachel Beaujolin-Bellet, professeure à la Reims Management School.

 

NE JAMAIS AVOUER ET NIER EN BLOC JUSQU'AU JOUR J

 

C'est la règle d'or : ne jamais avouer qu'on prépare un plan social. Et, si les syndicats ont la puce à l'oreille, ne pas hésiter à mentir comme un arracheur de dents. De toute façon, ce n'est pas illégal. Champion toutes catégories du gros pipeau : les gérants de Michelin. Alors que, depuis le début de l'année, l'industrie du pneu est sinistrée - Continental, Goodyear, Pirelli : tout le monde y passe - la direction de la marque au Bibendum a continué de faire comme si de rien n'était. Une omerta qui a duré plusieurs mois, jusqu'à l'annonce à la mi-juin de 1 093 suppressions d'emplois... Et là encore il s'agissait d'une sornette, puisque les salariés ont réalisé mercredi dernier que la direction leur mijote en réalité un plan d'environ 3 000 suppressions d'emplois.

 

Mais une restructuration de cette ampleur est tout de même difficile à planquer sous le tapis. « Des nombreuses rumeurs couraient dans la boîte depuis le début de l'année », confirme Jérôme Lorton, secrétaire SUD du comité d'entreprise de Michelin. « Le 31 mars dernier, nous avons interpellé un des gérants, Jean-Dominique Sénart, qui nous a fait un grand numéro d'acteur. Il nous a dit qu'il ne comprenait pas, qu'il n'y avait pas de restructurations prévues en France. Le 15 mai, lors de l'assemblée générale des actionnaires, Michel Rollier, un autre gérant de Michelin, a continué à nier. » Pour le syndicaliste, pas de doute, l'objectif de la direction était « d'empêcher les employés de s'organiser à temps ».

 

DUPLIQUER LA PRODUCTION AVANT LA FERMETURE

 

On appelle ça « cloner une usine ». Avant la fermeture d'un site, la direction ouvre ailleurs une usine jumelle qui produira exactement la même chose et pourra ainsi prendre rapidement le relais. L'exemple récent le plus fameux est celui de l'usine de connectique Molex à Villemur- sur-Tarn (Haute-Garonne). Le 20 avril, les employés de Molex, en grève contre la fermeture de leur établissement, ont séquestré deux de leurs dirigeants. Une flambée de colère déclenchée par la découverte d'une note interne intitulée « Risque et sécurisation ». Anticipant un « risque fort de débrayage », la direction avait mis en place une production similaire aux États-Unis.

 

Depuis, les salariés ont mené leur enquête. « Cela fait trois ans que la direction prépare la fermeture et le clonage de la production, raconte José, employé depuis trente ans chez Molex. À partir de 2006, huit cadres ont photographié nos outils et recensé nos méthodes de travail. Depuis que nous avons découvert le pot-aux-roses, ces cadres n'ont pas remis les pieds à l'usine. Cela vaut probablement mieux pour eux. » Ainsi, alors que la fermeture n'aura lieu qu'en octobre, une usine américaine à Lincoln (Nebraska) produit déjà les mêmes pièces que l'usine de Villemur-sur-Tarn. Mais « cloner » une production, ce n'est pas si simple. On peut dupliquer les machines, reproduire les méthodes... mais pas le savoir- faire des ouvriers. « Les Américains ont quelques petits problèmes dans la réalisation des pièces », ironise Denis Parise, délégué CGT. D'après lui, « il y a déjà eu une cinquantaine de réclamations pour non-conformité ».

 

LAISSER VIEILLIR L'USINE ET DIMINUER LES INVESTISSEMENTS

 

Une technique bien rodée, mais lente à mettre en oeuvre. L'idée est de laisser vieillir les installations d'une usine et de diminuer les investissements, afin d'entraîner une chute progressive de son chiffre d'affaires.

 

Exemple : le site ArcelorMittal de Gandrange. Pour Alain Grenault, ancien directeur des installations, le plan social annoncé en 2008 a probablement été mûri dès 2005, date à laquelle ArcelorMittal a commencé à lui couper les vivres. « À l'époque, certaines décisions m'avaient semblé aberrantes. Elles trouvent un sens aujourd'hui, si l'on considère que le site était déjà condamné par la direction », explique le patron, évincé du groupe en 2005. « En 2003 et 2004, nous avions eu une bonne rentabilité, poursuit-il. Pourtant, peu après mon départ, certains investissements prévus pour le deuxième semestre 2005 n'ont jamais été réalisés. C'étaient des investissements lourds, vitaux pour la pérennité de Gandrange, qui comprenaient notamment le remplacement de deux des trois chaudières à vapeurs. Sans ces installations, qui permettent de fabriquer des aciers de qualité, le site s'est retrouvé contraint de produire des métaux courants. C'était suicidaire, car le haut de gamme était la seule voie de rentabilité pour le site. » Associé à une pyramide des âges très défavorable et à une perte des savoirs-faire due aux départs en retraite non remplacés, ce désinvestissement a ouvert la voie à la fermeture de l'aciérie en avril dernier.

 

FAIRE UN STOCK DE SECOURS EN PRÉVISION DE LA GRÈVE

 

Un grand classique. Il permet d'éviter à la direction d'éviter de se retrouver fort dépourvue lorsque la grève sera venue. Cette technique est beaucoup plus facile à mettre en œuvre que la duplication de la production, mais elle est moins discrète. Car quand les ventes chutent mais que la production reste stable, les employés commencent généralement à se poser des questions. C'est le cas des syndicats de l'usine Unilever à Compiègne (Oise), où sont embouteillés les shampooings Dove, Timotei et Sunsilk. « En février, nous avons constaté une baisse de 20 % des ventes, alors que les volumes produits n'ont baissé que de 5% à 10% », raconte Bruno Dauguet, délégué FO du site. « Le directeur nous a assuré qu'il ne faisait pas de réserves. Mais c'est très difficile de contrôler les dépôts, et de faire la différence entre le flux et le stock. » Chez Unilever, aucun nouveau plan social n'a encore été annoncé. Mais cela pourrait venir vite. « Après quatre PSE, on sent qu'un cinquième est en préparation. Une annonce pourrait même avoir lieu début juillet », révèle Raymond Beaujin, délégué syndical central FO.

 

LAISSER LE CONTRIBUABLE PAYER L'ADDITION

 

La plus sophistiquée de toutes les techniques : mettre volontairement un site en liquidation judiciaire. « C'est un procédé complètement immoral, estime Jacques Vaunois, avocat spécialisé dans le droit du travail. Car, quand une liquidation est prononcée, c'est la collectivité qui paye le plan social aux actionnaires. » Le principe est le suivant : une entreprise bénéficiaire possède une usine en difficulté. Plutôt que de tenter de la renflouer, l'entreprise peut déposer le bilan et laisser la justice prononcer le redressement, puis la liquidation judiciaire du site. Ce sont alors les contribuables qui payent salaires et indemnités aux salariés, via le fonds de garanties.

 

Des exemples ? Les deux repreneurs de l'usine Samsonite d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), condamnés le 8 juin pour avoir provoqué la liquidation de l'entreprise en détournant 2,5 millions d'euros. Ou, plus complexe, le cas de l'usine Klarius à Dreux (Eure-et-Loire). Cette entreprise de fabrication de pots d'échappement et de catalyseurs a été fermée au terme d'une procédure de liquidation judiciaire en octobre 2008. Un épisode douloureux pour le bassin d'emploi : près de 240 emplois ont été supprimés et un salarié s'est suicidé, expliquant dans une lettre qu'il ne supportait pas d'être licencié. Pas de problème en revanche pour le propriétaire du site. Car, depuis le 9 juin, Klarius est de retour sur le marché hexagonal. Carlos Pires, ancien chauffeur à Dreux, ne décolère pas : « Klarius nous expliquait que le marché français ne l'intéressait pas. Mais, en réalité, ils voulaient juste liquider la boîte pour mieux s'installer ailleurs. Ils ont gardé les clients et certains cadres du site de Dreux, et ils ont ouvert de nouveaux entrepôts pour réceptionner la marchandise produite en Angleterre. C'est une délocalisation cachée derrière une liquidation judiciaire ! »

 

 

Mehdi Fikri

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 05:53





Le Front de Gauche ne s'arrête pas le 7 juin 2009, après les élections européennes. L'idée même est de le prolonger et de l'élargir !!!


Ainsi le Parti de Gauche a rencontré le PCF puis le NPA. Voici le ler communiqué Parti de Gauche- NPA


A Vitrolles, c'est à construire sachant que différentes actions communes ont été menées avec le PCF sur la défense de la Poste, par exemple.


A suivre !


DH


 

 

Déclaration commune du NPA et du Parti de Gauche

 

Mardi, 30 Juin 2009

 

 

Déclaration commune du NPA et du PG à l'issue de leur rencontre du 30 juin 2009


La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :


Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.


Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.


Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.


Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.


Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.


Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.


Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.


Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.


Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.


Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.


Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.


A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.


Paris, le 30 juin.


Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono


Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 05:50





Le Front de Gauche ne s'arrête pas le 7 juin 2009, après les élections européennes. L'idée même est de le prolonger et de l'élargir !!!


Ainsi le Parti de Gauche a rencontré le PCF puis le NPA. Voici le 1er communiqué PCF-Parti de Gauche.


A Vitrolles, c'est déjà une réalité avec une volonté commune de prolonger l'action menée pour la campagne européenne.


A suivre !


DH


 

Compte rendu commun de la rencontre PCF / Parti de Gauche

 

Mardi, 30 Juin 2009 15:55

Deux délégations du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche conduites respectivement par Marie-Georges Buffet et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrées le 25 juin au siège du PG.


Il s'agissait de la première rencontre officielle entre les deux partis après les élections européennes. L'objet de la rencontre était de faire un bilan de ces élections, de la campagne du Front de Gauche, de ses résultats et de la poursuite à donner à cette dynamique.


Les deux partis ont souligné l'abstention massive des classes populaires et des jeunes dans cette élection, le recul en France et en Europe des forces qui se réclament de la sociale démocratie ou du social libéralisme, le résultat ambigu de la liste Europe Écologie qui a su capter la sensibilité aux questions écologiques mais sur une base voulant transcender le clivage gauche/droite.


Ils dénoncent l'attitude de Nicolas Sarkozy qui se réclame du résultat des élections pour se considérer légitime à poursuivre sa politique de fuite en avant dans un sens toujours plus libéral.


Les deux délégations ont porté une appréciation positive sur les résultats et la dynamique du Front de gauche et insisté sur la campagne militante qui l'a porté.


Le PCF et le Parti de Gauche disent leur volonté de poursuivre cette dynamique sans attendre.


Il s'agit de travailler sur des contenus alternatifs, tout en proposant des mobilisations contre les projets de la droite. Le Front de Gauche veut travailler à une alternative permettant un rassemblement majoritaire sur un véritable contenu alternatif aux orientations du pouvoir actuel, pour les élections à venir : régionales, présidentielle, législatives.


Une première réflexion s'est tenue sur les élections régionales.


Dans le prolongement des Européennes, le Parti de gauche a fait état des conclusions de son CN pour des listes autonomes de large rassemblement de l'autre gauche au premier tour. Ces listes auront pour ambition d'être en tête de la gauche à l'issue du premier tour, moyen le plus sûr pour faire des régions des « boucliers régionaux » capables à la fois de s'opposer à la politique de Sarkozy et de mettre en œuvre des mesures portant une logique de rupture avec la logique capitaliste et le productivisme. Au 2ème tour, hors tout accord avec le Modem, le PG a rappelé qu'il aurait pour préalable d'empêcher toute victoire de la droite.


Le parti communiste français a rappelé que dans le cadre de la poursuite et de l'élargissement de la démarche du front de gauche, il entendait tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, pour créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans, pour renforcer dans ces assemblées l'influence et l'autorité d'élues et d'élus au service de tels projets.


Afin d'inscrire la démarche du Front de gauche dès maintenant dans la durée, des rendez-vous sont déjà pris : le forum-débat «3 heures pour une alternative de gauche» le 3 juillet à la Mutualité, la fête de l'Humanité mais aussi des mobilisations unitaires sur les propositions de loi déposées conjointement contre les licenciements ou une loi demandant l'abrogation de la loi LRU que les deux partis entendent porter ensemble.


Les délégations étaient composées de :


PG : Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel, Alexis Corbière, Claude Debons, Helen Duclos-Gildas, Raquel Garrido, Danielle Simonet.


PCF : Marie-Georges Buffet, Patrice Bessac, Michel Laurent, Francis Parny

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 06:28




L'appel d'un Vitrollais, pour que Hénin Beaumont ne soit pas le Vitrolles Ch'ti !



Ces dernières semaines, on associe beaucoup la situation de Hénin-Beaumont avec Vitrolles. En tant que Vitrollais, je trouve cela un peu agaçant, pour plusieurs raisons.


Tout d'abord, l'ère Mégret, du FN, du MNR, c'est fini pour nous depuis 2002. Depuis, la ville a tourné la page et s'est notablement apaisée.


Vitrolles, depuis 7 ans ne fait plus la une de l'actualité, alors que c'était le cas entre 1997 et 2002. Vitrolles retournée dans le giron républicain, est redevenue une ville normale. Elle entend le rester !


C'est vrai que Vitrolles est l'expérience type de la gestion FN/MNR. A ce titre, les internautes intéressés peuvent retrouver l'histoire de Vitrolles dans ces années là sur ce blog. Si cela peut donner à réfléchir, c'est une excellente chose.

Histoire politique de Vitrolles

L'histoire politique de Vitrolles en vidéo


A Hénin-Beaumont, il n'est plus temps de refaire l'histoire du pourquoi, « on est arrivé là ». Les causes en sont certainement multiples, comme les responsabilités des uns et des autres, et particulièrement du PS. A Vitrolles, aussi, le FN n'est pas « arrivé par hasard ».


Pour autant, une gestion FN n'est pas une gestion neutre de la cité. A Vitrolles nous l'avons payé lourdement, avec une remise en cause du secteur associatif, culturel, sportif. Nous l'avons payé par une ville au bord de la mise sous - tutelle après 5 ans de gestion Mégrétiste. Nous l'avons payé par un patrimoine municipal en déliquescence, il « pleuvait dans les écoles » en 2002, faute d'entretien ! Etc., Etc.


A lors, chers habitants de Henin-Beaumont, vous avez mille raison de régler vos comptes avec certains politiques, mais sachez qu'il y a d'autres moyens de le faire qu'avec un bulletin de vote FN. Sinon, le réveil sera cruel, et il faudra du temps pour vous en remettre. A Vitrolles, nous l'avons payé cher ! Alors SVP, ne devenez pas le Vitrolles Ch'ti des années 97-2002, ayez le sursaut de Vitrolles en 2002 !



DH

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 05:41





Il n'y a pas de mal à se faire plaisir !


Je viens d'apprendre que mon blog a été choisi parmi des centaines, voire des milliers de blogs politiques (*), pour figurer sur le site suivant :


www.netvibes.com/actionscommunes



Et plus précisément :


http://www.netvibes.com/actionscommunes#Elus_locaux_%2F_regionaux


A suivre...


DH


(*) Over blog, mon, hébergeur en recense à lui seul  9469 !

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 06:13





Edvige n'est plus sur le devant de la scène. « Elle » n'est pas pour autant enterrée. La version 3 vient de sortir. Pour la LDH, c'est toujours non !!!!!!!!!!


Il faudra encore certainement se défendre, mais bon !



DH

Président de la LDH Vitrolles




Proposition de loi sur les fichiers de police : Edvige3.0, c'est toujours non

 

Communiqué commun


La Commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté le texte de la proposition de loi sur les fichiers de police, à l'initiative des députés Delphine Batho et Jacques-Alain Bénisti.


Entre autres mesures, la proposition de loi introduit une nouvelle version du fichier Edvige, ou « Edvige 3.0 », qui n'est pas plus acceptable que le fichier « Edvige 1.0 » ou sa proposition de remplacement par le ministère de l'Intérieur, Edvirsp ou « Edvige 2.0 ».


Confédération Générale du Travail (CGT) Collectif Contre l'Homophobie et pour l'égalité des droits (CCH) Fédération Syndicale Unitaire (FSU) Imaginons un réseau Internet Solidaire (IRIS) Ligue des droits de l'Homme (LDH) Syndicat de la Magistrature (SM) Fédération syndicale Solidaires


Le texte ignore l'immense mobilisation citoyenne contre ce fichier, et les organisations signataires, membres du Collectif « Non à Edvige », s'interrogent sur les raisons pour lesquelles le collectif n'a pas été auditionné, malgré sa demande. Pour le reste, en dépit de certaines avancées en vue de l'encadrement et la transparence des fichiers de police, cette proposition de loi demeure insuffisante en matière de contrôle démocratique et de respect des droits et libertés fondamentaux. Certaines de ses dispositions sont extrêmement contestables. Les organisations signataires s'insurgent contre la tendance globale, manifestée également dans cette proposition, qui consiste à étendre à la petite délinquance des méthodes et outils auparavant réservés aux crimes graves voire aux actes de terrorisme. Cette tendance conduit en outre au contrôle des populations, ainsi qu'à la criminalisation des activités syndicales et autres activités militantes. C'est exactement contre cette situation que se sont élevées plus de 220 000 personnes et près de 1 200 organisations signataires de l'appel « Non à Edvige ». Les organisations signataires contestent fortement les dispositions et tendances suivantes de la proposition de loi sur les fichiers de police :

 

- Titre Ier - Modifications de la loi Informatique et Libertés


La principale modification, soumettant à la loi la création de tout fichier de police, est une avancée certaine qui répond à une demande du collectif « Non à Edvige ». Toutefois, les organisations signataires considèrent qu'il faut aller plus loin.

Elles demandent le renforcement du caractère pluraliste et démocratique de la Cnil par le choix des cinq personnalités qualifiées sur proposition des syndicats et des associations de défense des droits de l'Homme. Elles souhaitent que les propositions de loi fassent l'objet d'un avis de la Cnil au même titre que les projets de loi. Pour les textes réglementaires, elles demandent le rétablissement de l'avis conforme du Conseil d'État en cas d'avis défavorable de la Cnil, et la publication de tous ces avis motivés. Elles demandent enfin que l'inclusion dans les fichiers de données sensibles, de données génétiques ou biométriques, ou d'une référence au NIR, relève également de la loi.

 

- Titre II - Contrôle des fichiers d'antécédents judiciaires


Les organisations signataires contestent en préalable que les fichiers de type Stic soient qualifiés de fichiers d'antécédents judiciaires, alors qu'il s'agit de fichiers de police utilisés notamment lors d'enquêtes préliminaires. Tout en notant quelques améliorations dans l'encadrement de ces fichiers, les organisations signataires demandent l'effacement des données dès lors que la procédure se solde par un non-lieu ou un classement sans suite. À défaut, il s'agirait d'établir et d'enregistrer une présomption de culpabilité inacceptable. Les organisations signataires demandent également l'extension du droit d'accès direct à ces fichiers à toute personne concernée, et pas uniquement les victimes, sachant que le contrôle de la Cnil a montré un nombre phénoménal d'erreurs dans le Stic et leurs conséquences pour les personnes, y compris pour de simples témoins et des victimes enregistrés comme « mis en cause ». Enfin, l'une des demandes principales des organisations signataires consiste à interdire l'inscription des mineurs dans de tels fichiers qui ne connaissent actuellement aucune limitation d'âge.

 

- Titre III - Fichiers d'information générale et d'enquêtes administratives


La proposition introduit un fichier de renseignement « Edvige 3.0 » qui demeure aussi inacceptable que ses précédentes versions. Il concerne toujours les enfants à partir de 13 ans. Mais cette proposition va plus loin encore qu'« Edvige 1.0 » et « Edvige 2.0 ».

Certes, elle distingue les finalités de renseignement et de police administrative en exigeant la séparation en fichiers différents, et les organisations signataires se félicitent de voir satisfaite l'une des demandes du collectif « Non à Edvige ». Mais la définition des personnes concernées par « Edvige 3.0 » introduit un mélange pervers des finalités de renseignement et de police judiciaire. En effet, les atteintes à la sécurité des personnes ou des biens, aussi largement définies, relèvent d'activités de police qui s'appuient déjà sur de nombreux fichiers et pour lesquelles un fichage de ressenti ne peut être considéré comme légitime. S'il était maintenu, le mélange entre les finalités de police et de renseignement conduirait à des atteintes intolérables aux droits fondamentaux, aux libertés, et à l'État de droit.

Les organisations signataires demandent le retour à la rédaction du décret de 1991, c'est-à-dire une limitation aux atteintes possibles à la sûreté de l'État ou à la sécurité publique, par le recours ou le soutien actif apporté à la violence. Cette rédaction ne devrait évidemment pas concerner les mineurs.


- Titre IV - Fichiers de rapprochements en matière délictuelle


Ces dispositions relatives à la délinquance dite à caractère sériel modifient la loi de 2003 sur la sécurité intérieure pour légaliser des fichiers et applications logicielles de police qui sont actuellement utilisés, parfois depuis 2006. Les mesures proposées visent à étendre à la petite et moyenne délinquance des méthodes et outils utilisés jusqu'ici pour l'élucidation de crimes ou délits sériels graves. Parmi les délits cités, « l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui », « les atteintes au respect dû aux morts », « la destruction ou la dégradation d'un bien appartenant à autrui » ou encore « la fausse alerte ». L'enregistrement de « signes physiques particuliers et objectifs comme éléments de signalement » comporte, dans le contexte de ces dispositions, un risque réel de « délit de faciès ».

Les mineurs sont concernés, à partir de l'âge de 13 ans, dès lors qu'il existe des « indices graves ou concordants » de leur participation à la commission du délit. Il n'y a pas de limitation d'âge pour les victimes. Les organisations signataires émettent des doutes sérieux sur la capacité de ces fichiers et applications à respecter les droits et libertés fondamentaux. Elles considèrent comme très contestable la proportionnalité et donc la légitimité et la légalité des mesures proposées eu égard aux objectifs affichés. C'est pourquoi elles rejettent le Titre IV dans son ensemble.


Titre V - Fnaeg


L'article unique de ce titre vise à restreindre le champ des prises d'empreintes génétiques, lorsqu'elles ne doivent pas donner lieu à inscription dans le fichier Fnaeg mais simplement permettre le rapprochement avec des données présentes dans ce fichier. Il s'agit d'un retour à une version antérieure à la loi de 2003 sur la sécurité intérieure.

Pour limitée qu'elle soit, cette modification est la bienvenue. Toutefois, les organisations signataires souhaitent que les finalités et l'utilisation du Fnaeg deviennent plus restrictives, dès lors que cette proposition de loi entend réviser les mesures relatives à ce fichier.


Pour les organisations signataires, ces restrictions doivent porter sur : la liste des crimes et délits visés par ce fichier, par un retour à la rédaction de la loi de 2001 sur la sécurité quotidienne ; la durée de conservation des données dans le Fnaeg ; et l'introduction d'un âge minimum pour la collecte d'empreintes génétiques.


Paris, le 19 juin 2009


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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 05:28

Madame Nadine MORANO, secrétaire d'Etat à la famille, veut remettre en cause les trimestres de cotisations accordées aux mères de famille (8 trimestres par enfant) ! Cela conduira à décaler l'âge des retraites des femmes... Cela s'appelle le progrès social suivant Sarkozy.

 

L'origine de cette affaire, beaucoup trop discrète à mon gout, vient du fait que la mesure appliquée jusqu'alors aux seules femmes a été jugée discriminatoire. Elle s'applique donc aujourd'hui aux hommes !

 

La solution la plus simple proposée par Madame Nadine MORANO, Secrétaire d'Etat à la famille, est donc de supprimer ce droit !

 

Vive l'ultralibéralisme à la mode Sarkozy, et après tout c'est dans la continuité de la retraite à 67 ans voire 70 ans...

 

C'est quand qu'on va où ? Comme disait Renaud...

 

DH

 



Retraites : Morano veut faire payer les mères de famille

 

Une proposition de Nadine Morano pourrait faire du bruit : le secrétaire d'Etat pourrait réformer, voire réduire, les deux ans de cotisation «offerts» par enfant aux mères de famille, au nom de l'égalité homme femme... mais avec de beaux avantages financiers pour les caisses !



La Sécu prend l'eau : son trou s'est élargi de 10,2 milliards cette année. Un trou si grand qu'il a amené Eric Wœrth à chercher tout ce qu'il pouvait pour le combler. Parmi les pistes d'économie, Nadine Morano pourrait bien gratter du côté des mères de famille : la secrétaire d'Etat a annoncé à l'occasion de la commission sur les compte de Sécurité sociale «une concertation avec les partenaires sociaux et les associations familiales sur l'évolution de la majoration de durée d'assurance de 2 ans par enfant.» Bref : la remise en cause de la prise en compte de l'impact de la grossesse pour les femmes, administrativement nommée «majoration de durée d'assurance pour enfant» ou MDA.


L'argument de fond : la jurisprudence en matière d'égalité homme-femme crée une brèche dans laquelle s'engouffrent de plus en plus de pères qui élèvent leurs enfants et voudraient, eux aussi, que leur retraite tienne compte de l'impact de leur vie de famille sur leur carrière. Seul couac : la jurisprudence européenne sur la question date de 2001 et à a été reprise par le Conseil d'Etat en 2002. Le gouvernement avait juste besoin d'un énorme déficit pour réaliser l'urgence de la réforme !


Eviter les procès...


L'arrêt Griesmar de la Cour de justice des Communautés européennes du 29 novembre 2001 entérinait le principe selon lequel les pères fonctionnaires ayant assuré l'éducation de leurs enfants pouvaient bénéficier des avantages des mères de famille en terme de retraite. Un avis confirmé par de nombreuses affaires dont, la plus récente, a mené «M. X» jusque devant la Cour de Cassation face au refus de la Caisse régionale d'assurance maladie des Pays de la Loire de prendre en compte le fait qu'il avait élevé ses six enfants. La Cour de Cassation lui ayant donné raison le 19 février 2009.


Bilan : une longue procédure, 2500€ d'amende et la reconnaissance des trimestres de bonus du bon M. X pour sa retraite. «Le nombre de ces plaintes se multiplie», assure-t-on au cabinet de la secrétaire d'Etat et, avec un déficit pareil, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) n'a guère les moyens de payer 2500€ de bonus à tous les pères qui revendiqueront l'égalité de traitement.


...en lésant les mères...

 

Seul problème : depuis 2001, la France n'a pas vraiment creusé l'affaire alors que les voisins ont, pour la plupart, réglé le problème. Le sixième rapport du Conseil d'orientation des retraites (Cor) énumère ainsi les systèmes voisins. Parmi les formules les plus efficaces et ouvertes, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada permettent aux hommes et femmes de «faire masse des droits acquis» dans l'éducation des enfants et de les partager également entre eux à la retraite.

Etrangement, ce système «à somme nulle» ne semble pas convaincre les Français, même si, selon un sondage du Credoc cité par l'enquête, 77% des personnes interrogées seraient pour le partage dans le couple des tâches... et des bénéfices ! Mais le souci tient plutôt à la modalité de réforme et à son coût. Selon le rapport du Cor, trois pistes sont ouvertes : étendre le bénéfice aux pères élevant seul leur enfant, le lier à l'accouchement ou à une interruption d'activité d'une durée minimale. Un concept bien loin des nouvelles idées sur l'Etat providence qui appelleraient plutôt à une prise en charge plus importante des femmes enceintes et de la petite enfance.


...et économiser quelques milliards au passage ?

 

Cependant, à moyen terme, l'hypothèse avancée est celle d'une réduction du montant des versements retraites pour un nombre de trimestres réduits ou d'un petit complément de retraite contre une cotisation normale. Bref : dans un cas, comme dans l'autre, les mères de famille paieront ! Et l'enveloppe n'est pas négligeable : en 2006, selon le Cor, ce bonus, ajouté aux majorations de pension pour trois enfants et plus et à l'assurance vieillesse des parents au foyer, pèse 7,5% des pensions de droit propre services par les régimes, soit la bagatelle de 13,7 milliards d'euros par an !

A imaginer que les «concertations» lancées par Morano amènent à une réduction ne serait-ce que d'un tiers des avantages actuels, ce serait plus de 4 milliards d'économisés par an pour l'assurance vieillesse ! Difficile de croire que Nadine Morano et Eric Wœrth, après avoir lancé la chasse aux faux arrêts maladies pour reboucher les trous, n'ait pas fait ce calcul utilitariste. Si jusqu'ici la jurisprudence n'avait pas effleuré le gouvernement français, la politique de déficit de Sarkozy oblige Bercy à chercher comment colmater les fuites. Et à plusieurs milliards d'euros d'économie par an, l'égalité homme femme devient une idée bien plus belle que l'aide aux mères de famille !


Marianne.fr Jeudi 25 Juin 2009

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 05:41


 


La campagne municipale d'Aix en Provence est lancée !

 

 


Le Parti de Gauche soutient bien évidemment la liste « Aix à Gauche » avec en 3ème position, Hélène LECACHEUX, membre du bureau National du parti de Gauche.


Pour en savoir plus sur la liste Aix à Gauche, il y a un site internet qui a été ouvert :


http://www.aixagauche.com/


Sans oublier facebook :


http://www.facebook.com/group.php?gid=98948521125


Pour suivre l'actualité aixoise, je conseille le site de La Provence :


http://www.laprovence.com/recherche.php?typeText=tous&textrecherche=municipales+aix



Lors de son assemblée Générale le 22 juin à Vitrolles, la motion suivant a été adoptée à l'unanimité :

 

 



L'Assemblée générale des militants du Parti de Gauche des Bouches du Rhône, réunie le 22 Juin à Vitrolles


- salue la démarche unitaire qui a permis l'élargissement de l'Union à Gauche pour les élections municipales partielles d'Aix en Provence avec la liste « Aix à Gauche » soutenue par le PCF, le PG, le NPA et des acteurs du mouvement social,


- constate et déplore que cette Union reste partielle et qu'elle devra encore s'élargir et se renforcer au-delà d'Aix en Provence et des échéances des 12 et 19 Juillet.


Cette Union est nécessaire pour présenter au peuple français une véritable alternative à gauche aux politiques conjointes du MODEM, de l'UMP et de N Sarkozy.


L'objectif de cette union est de mobiliser les citoyens pour transformer la société, de contribuer à inverser le rapport de forces entre le Capital et le Travail, de permettre un débat et une mobilisation pour un alter développement en réponse à l'urgence écologique.


C'est pour cela que le Parti de Gauche des Bouches du Rhône s'adresse à l'ensemble des forces de gauche agissant pour la transformation sociale dans notre département pour approfondir les échanges politiques et mener les actions nécessaires contre les attaques multiples que conduit le pouvoir tant en matière de libertés publiques, de questions sociales ou  de remise en cause des principes républicains.



A suivre !


DH

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