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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 05:52

 

 

 


 

Pour les résultats du 1er tour, cliquez ICI.

Et encore une fois, bravo aux copains qui se sont battus dans un contexte difficile !

DH

 



Elections municipales 2ème tour

du 19 juillet 2009.

Déclaration de la liste Aix à Gauche.



Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont voté pour notre liste.Seule véritable liste d'union des forces de gauche, syndicalistes, associatives et citoyennes, elle est le socle sur lequel les luttes contre la droite et la politique de Sarkozy et pour le rassemblement s'appuieront.


Cette élection, en plein week-end du 14 juillet est un déni de démocratie qui a conduit à près de 56% d'abstention. Il est clair que la gauche sort affaiblie de ce scrutin. L'alliance avec le MoDem réalisée par la liste « Tous ensemble pour Aix » non seulement n'était pas nécessaire mais est dangereuse pour l'avenir. Le seul discours « anti-Joissains », même de la part de responsables de droite ne fait pas une politique de gauche.


Madame Joissains rassemble la droite la plus dure et la plus réactionnaire. Elle est la représentante de la politique de Sarkozy, c'est pour cela qu'il faut combattre cette droite.


Nous avons mené une campagne populaire, intense et digne. Nous avons été les seuls à porter clairement une orientation et des propositions de gauche dans cette élection.


Dans la diversité de notre liste nous nous sommes mobilisés pour un projet qui s'attaque aux inégalités et aux conséquences locales de la politique de la droite et de sa mise en œuvre. Partout, et en particulier dans les quartiers populaires, nous avons constaté les dégâts causés par le manque de démocratie et par une gestion de la ville qui accentue inégalités sociales et environnementales.


Dès demain nous continuerons dans les luttes et dans les débats à porter ce courant clairement de gauche qui veut rassembler et se mettre au service de la population aixoise.


Nous avons été clairs et responsables et nous entendons le rester en particulier par le respect des paroles données et des engagements pris vis-à-vis des électeurs.

Nous sommes mobilisés dans le combat contre la politique de Sarkozy, de la droite en général et du MEDEF.


A Aix, sur des questions nationales ou locales nous poursuivrons dans ce sens, pour défendre au quotidien, l'ambition d'une ville solidaire.


Dans cette situation, les électrices et les électeurs, face à l'importance de l'enjeu de ce 2ème tour, déciderons en toute conscience de leur vote.




Aix-en-Provence, le 13-07-09.
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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 06:09



 

Liberté - Egalité - fraternité

 

 

Ce 14 juillet c'est l'occasion de rappeler ce qui est inscrit sur le fronton de nos mairies :

 

LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE

 

Que tous ceux qui vont célébrer cette journée, à commencer par Sarko 1er s'en rappellent...

 

DH


 

 

L'aspiration à l'égalité revient en force (*)


En ce 14 juillet, et à quelques semaines du 220e anniversaire de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les valeurs égalitaires sont remises en selle.

  

« Une société égalitaire, c'est le contraire d'une société de liberté et de responsabilité », lançait Nicolas Sarkozy le 24 mars dernier, lors d'un déplacement à Saint-Quentin. Mais plus récemment, à Versailles, le chef de l'État a ajusté sa vision, déclarant que « pour atteindre l'égalité, il faudra savoir donner plus à ceux qui ont moins ». S'il semble ainsi avoir pris conscience du caractère incontournable, politiquement décisif en période de crise, de la référence à l'égalité, il n'est évidemment pas question pour lui de rompre avec les fondamentaux du libéralisme.

La suite de son propos en témoigne : « il faudra savoir compenser les handicaps de ceux auxquels la vie a donné d'emblée moins de chance de réussir qu'à tous les autres. Il ne faut pas le faire sur des critères ethniques. (...) Il faut le faire sur des critères sociaux. » Ainsi, toute visée redistributive se devrait d'avoir pour toile de fond non l'égalité des individus concrets, mais celle des chances, qui appréhende la société comme une grande loterie.

 

L'égalité des chances ouvre aussi, n'en déplaise au chef de l'État qui redécouvre les « critères sociaux » le temps d'un discours, sur la discrimination positive et les logiques de quotas. Plutôt que de renforcer en tant que telles les zones d'éducation prioritaire (ZEP), on donne ainsi la priorité à des expériences comme les « quotas ZEP » de Science-Po. Et que dire du récent rapport proposant un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises ? Cette proposition vise-t-elle à faire progresser l'égalité entre homme et femme ou, plus prosaïquement, à égaliser formellement l'accès au club de celles et ceux qui tirent profit d'un système social inégalitaire ? « Il n'y a aucune contradiction entre la perpétuation des élites et leur diversification : on s'efforce de les diversifier pour les légitimer, pas pour les faire disparaître », tranche l'universitaire américain Walter Benn Michaels, auteur d'un petit livre paru récemment, la Diversité contre l'égalité (1).

 

Reste que les inégalités sociales se croisent évidemment avec les inégalités de genre : aujourd'hui en France, les femmes perçoivent des salaires inférieurs d'environ 21 % à ceux des hommes. Et le racisme peut être structurel, comme en témoigne la perpétuation d'une économie de type colonial dans les Antilles. Les formes d'inégalités sont multiples, mais celle des revenus revient au cœur du débat public. Début 2009, l'affaire des stock-options de Daniel Bouton, alors PDG de la Société générale, a inauguré le scandale des revenus des grands patrons. En tenant compte uniquement des salaires, les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 80 et 270 années de SMIC (2). Des chiffres qui donnent l'aspect d'une provocation au fatalisme grinçant d'Ernest-Antoine Seillière, ancien patron des patrons, lequel déclarait, dans le cadre d'un dossier du JDD du 29 mars consacré au « divorce » entre les Français et les « super-riches » : « Nous passons d'un monde où triomphait la liberté à un monde où domine l'égalité. »

 

       De l’égalité redistributrice à l’appropriation sociale

 

Pour que l’égalité domine vraiment, il faudrait peut-être, justement, que la liberté triomphe, non pas la fausse liberté du maître de forge, bien dépendant de ceux qui travaillent pour lui, mais celle de se réaliser soi-même. Cela implique de passer du refus de l’inégalité à l’offensive pour une égalité positive. N’était-ce pas déjà le souci de Marx, opposant, dans sa Critique du programme de Gotha, la logique « à travail égal, salaire égal » d’une société « portant encore les stigmates de l’ancienne société capitaliste » à celle de la société communiste réalisée : « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » ? Les luttes pour la « récupération des biens communs », selon l’intitulé du manifeste adopté au Forum altermondialiste de Belem, partent concrètement de cette aspiration à l’appropriation commune, qui se développe dans le monde, notamment en Amérique latine. Début 2009, la Bolivie a adopté par référendum une nouvelle Constitution, dans laquelle certaines ressources, en particulier l’eau, sont considérées comme des biens non privatisables. C’est là le couronnement de plusieurs années de luttes populaires contre des multinationales comme Bechtel, qui utilisaient leur situation de monopole dans certaines régions pour imposer des hausses de tarifs vertigineuses, excluant de fait toute une partie de la population de l’accès à l’eau.


Qui dit bien commun dit gestion publique, partout et y compris en France, où l’INSEE a récemment présenté une étude soulignant que les « transferts en nature » réalisés par les services publics (santé, éducation, logement social…) concourent pour plus de deux tiers (69 %) à la réduction des inégalités (3). Loin d’être une valeur abstraite, l’égalité avance en s’appuyant sur les acquis des luttes sociales, cœur battant de toute démocratie véritable.

 

Parler égalité, c’est parler démocratie

 

Comme à chaque Fête nationale, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 va revenir inspirer les acteurs du débat politique. De ce texte fondateur, on retient généralement une proclamation de portée universelle : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Il ne s’agit cependant que du début de l’article premier, qui se poursuit en stipulant que « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Ainsi, l’égalité est dissociée de « l’égalitarisme » qui effraie tant la droite, et en même temps rapportée à l’idée d’un intérêt général. Mais la question de savoir qui est habilité à définir l’intérêt général ou l’utilité commune n’est pas tranchée. Ce n’est qu’avec la révolution de 1848 que disparaît le suffrage censitaire, qui subordonnait le droit de vote aux ressources. Et encore, dès 1850, une dose de ce suffrage est rétablie, par une loi conditionnant le droit de vote à trois ans de résidence continue dans une même commune. Ainsi, les migrants, petits paysans en exode vers les villes, sont d’emblée exclus, ainsi que les ouvriers précaires.


Parler égalité, c’est donc nécessairement parler
démocratie – égale liberté d’intervenir dans les affaires publiques du pays où l’on vit et travaille ainsi que droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés qui produisent les richesses dans les entreprises. Où en sommes-nous aujourd’hui de ce combat émancipateur ?


Laurent Etre

 

(1) La Diversité contre l’égalité, Walter Benn Michaels. Éditions Raisons d’agir, 2009,

(2) Observatoire des inégalités

(3) Portrait social de la France 2008, INSEE.

 

(*) L’humanité.fr du 13/07/09

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 05:31





Petite réflexion d'avant les vacances, suite...


Pour le boycott des « caisses sans caissières »

à Vitrolles !




Il y a quelques jours, je m'insurgeais contre les factures par courriel qui suppriment des lettres et à terme des emplois de facteurs.


Dans un autre domaine, sachant que cela n'apporte encore une fois aucun plus pour les consommateurs que nous sommes, je propose de boycotter les nouvelles « caisses sans caissières » implantées récemment dans notre grande surface favorite à Vitrolles ! Encore une fois ce sont des emplois qui disparaissent, ce qui diminue le cout de main d'œuvre, sans que les prix diminuent eu plus grand bénéfice des actionnaires...


Nous vivons une drôle d'époque, mais rien n'est inéluctable...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Boycott Caisses automatiques
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 22:16






Résultats définitifs du 1er tour de l'élection partielle d'Aix en Provence du 12 juillet 2009



Maryse Joissains (UMP, NC, Nouvelle Gauche)  43,31%

 

Alexandre Medvedowsky (PS, MODEM) : 34,08%

 

Hervé Guerrera (Verts, Parti Occitan) : 11,31%

 

Stéphane Salord (Divers Droite) : 7,08%

 

Nathalie Leconte (PCF, Parti de Gauche, NPA) : 4,21%)


Je félicite mes camarades Aixois qui se sont bien battus dans un contexte plus que difficile...


A suivre !


DH

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 03:17





Tous à Aix pour Aix à gauche !!!!!!!!!!

 

 


Aujourd'hui, c'est le 1er tour des élections municipales partielles à Aix en Provence.


Amis Aixois, un front anti Joissains n'est pas un programme en soi. La seule liste pour changer la vie à Aix, c'est celle d'Aix à gauche avec mes camarades du Parti de Gauche, du PCF, du NPA, etc...


Il est important aujourd'hui d'envoyer un signe fort !


Alors, tous pour Aix à Gauche ...


DH


Pour en savoir plus :


http://didier-hacquart.over-blog.com/article-33165545.html


http://www.aixagauche.com/




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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 06:03


Le travail du dimanche revient sur le tapis avec nos chers Députés de UMP poussé par notre Sarko 1er

 

Je suis intervenu à plusieurs reprises suer ce sujet ces derniers mois :

- Travail le dimanche, parisot, code du travail et lien de subordination

Publié  il y a 6 mois, 2 commentaires reçus

 

- Travail du dimanche, suite


Publié  il y a 1 an, 14 commentaires reçus

 

- Non au dimanche travaillé, (sondage jdd ifop du 9 décembre 2007)


Publié  il y a 1 an, 48 commentaires reçus


L'approche d'aujourd'hui, comme d'hier, est totalement dogmatique. Qui plus est l'origine, n'est autre que notre zone de Plan de Campagne où le travail le dimanche est illégal, et que l'UMP cherche à légaliser.


Si dans d'autres domaines, nous nous livrerions à des actes illégaux, est-ce que l'UMP transformerait la loi ? Elle le fait pour Plan de Campagne sous la pression des lobbys


Pour autant, certes il peut être confortable de faire quelques courses le dimanche, mais est - ce bien utile dans le fond ? Ne pourrions - nous pas faire autrement ? Est-ce que nous nous en, porterions plus mal ? Pas si sûr...


A re-consulter le site : http://www.travail-dimanche.com/

 

Sans oublier la pétition : CLIQUEZ ICI

 

A lire les articles d’Alternatives Economiques et de l’Huma.

 

A suivre…

 

DH

 

 

NB : Au fait, notre cher élu UMP Vitrollais pourfendeur des 35 heures doit sans doute être pour le travail du dimanche ?



Travail du dimanche : acharnement thérapeutique

 

La nouvelle proposition de Richard Mallié se veut rassurante et plus équilibrée, mais le problème de fond demeure : elle renforce les inégalités entre salariés alors que son effet sur l'emploi, très limité voire nul, ne le justifie pas.


Présentée par le député UMP Richard Mallié, mercredi 8 juillet, la nouvelle proposition de loi sur l'ouverture des magasins le dimanche doit faire l'objet du vote à l'Assemblée le 15 juillet. C'est la deuxième tentative d'assouplir la réglementation actuelle : la première avait échoué en décembre dernier, face aux vives critiques de l'opposition et des syndicats, mais aussi à cause des désaccords au sein de la majorité présidentielle.


Il s'agit toujours d'étendre le champ des dérogations permanentes accordées dans les « communes touristiques ou thermales », ainsi que celui des dérogations temporaires, accordées par le préfet, dans les agglomérations de plus d'un million d'habitants, autrement dit Paris, Aix-Marseille et Lille. La nouvelle version du texte précise certes que « seuls les salariés ayant explicitement donné leur accord à leur employeur peuvent travailler le dimanche », et ajoute que le refus de travailler ne peut pas être un motif de refus d'embauche - des garanties plutôt symboliques dans un contexte de chômage de masse.


Surtout, ces garanties ne s'appliquent pas aux communes déclarées « touristiques ou thermales », où le travail du dimanche est reconnu en droit comme un besoin permanent, donc sans aucune compensation particulière pour les salariés, ni en termes de rémunération supplémentaire ni en termes de jours de récupération. C'est déjà le cas dans le droit actuel, mais uniquement pendant les périodes d'activités touristiques et exclusivement dans les établissements « qui mettent à disposition du public des biens et des services destinés à faciliter son accueil ou ses activités de détente ou de loisirs d'ordre sportif, récréatif ou culturel ». Or cette limitation est supprimée par la proposition... De plus, le gouvernement entend parallèlement étendre ces zones, et notamment faire de l'ensemble de Paris une « zone touristique ».


En matière de compensation salariale aussi, la situation est différente selon le type de dérogation. Dans les zones concernées par les dérogations administratives, accordées à durée limitée, le nouveau texte renvoie à un accord entre l'employeur et les délégués du personnel. Le doublement des salaires et le repos compensatoire pour les salariés concernés ne seront une obligation légale que lorsque le travail du dimanche sera mis en œuvre de façon unilatérale par l'employeur. Le texte s'inscrit ainsi dans la tendance qui veut donner un rôle accru au dialogue social au niveau des entreprises. Reste à savoir dans quelles conditions ces accords vont être négociés, à un moment où le rapport de force est particulièrement défavorable aux salariés, notamment dans des petites entreprises où ce dialogue social n'existe bien souvent pas.


Quoi qu'il en soit, la valeur du dialogue social n'est reconnue que dans le cas des dérogations administratives : aucun accord collectif n'est nécessaire dans les communes « touristiques ou thermales ». Ce qui crée sur le territoire une dualité de statuts et une forte inégalité entre salariés qui paraissent difficilement justifiables.

Quant au fond de l'affaire, les doutes restent les mêmes qu'en décembre dernier. Mesure phare voulue par Nicolas Sarkozy, qui en a fait un symbole de sa capacité d'aller « jusqu'au bout des réformes », l'ouverture généralisée des magasins le dimanche est justifiée au nom de la croissance et de l'emploi : il faudrait libérer l'économie, affirme-t-on, du poids d'une réglementation excessive. Pourtant, déjà en novembre dernier, une étude du Crédoc« que l'essentiel des ventes réalisées le dimanche corresponde au transfert de ventes initialement réalisées les autres jours de la semaine ». Avec un effet sur l'emploi quasiment nul. Alors que les effets négatifs pour la vie familiale, sociale, associative... d'une généralisation du travail du dimanche sont toujours une source d'inquiétude majeure pour tous ceux qui considèrent que la vie ne doit pas se résumer à consommer toujours plus et travailler toujours plus longtemps. soulignait que la mesure ne pouvait avoir qu'une très faible efficacité économique : dans un contexte où le pouvoir d'achat des Français n'augmente pas, le plus probable est


Alternatives Economiques.fr / Wojtek Kalinowski




La déréglementation du Code du travail deviendrait la norme


La proposition de loi sur le travail dominical est loin de garantir que les salariés qui travaillent le dimanche seront tous volontaires et payés double. Décryptage.


L'UMP, qui a fait du dimanche une affaire de principe, explique : « Le travail le dimanche est basé sur le volontariat ; les salariés (dans les zones où il est autorisé) sont payés le double, bénéficient du repos compensateur et d'un droit de retrait s'ils ne veulent plus travailler le dimanche. » Faux : le texte permet de généraliser le travail dominical dans des conditions très défavorables pour les salariés. Deux catégories de zones géographiques


Les communes et zones touristiques : la liste est fixée par le préfet sur proposition du maire. Tous les établissements de vente au détail (sauf les grandes surfaces alimentaires) situés dans ces zones pourront « de droit » faire travailler leur personnel le dimanche toute l'année. Jusqu'ici, ce n'était possible que pour les commerces ayant une activité liée au tourisme, et pendant la saison touristique. Le dimanche devient donc un jour de travail comme un autre, sans contrepartie en majoration de salarie ni récupération. Il existe environ 500 « zones touristiques », et un effet domino n'est pas à exclure : le quartier d'affaires de la Défense, avec son centre commercial des Quatre-Temps, est classé « zone touristique ». Rien n'empêche d'imaginer un sort similaire pour les quartiers des Halles à Paris ou de la Part-Dieu à Lyon.


Les « périmètres d'usage de consommation exceptionnel », ou PUCE : il s'agit d'« unités urbaines de plus de 1 million d'habitants », définies « au vu de circonstances particulières locales et d'usages de consommation de fin de semaine ». Traduction : « les agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille », mais pas Lyon, précise bizarrement l'exposé des motifs du texte, histoire de rassurer les députés UMP lyonnais très remontés sur la question. Ces zones sont délimitées par le préfet après consultation des communes concernées. Rien n'empêchera donc Lyon de devenir un jour un PUCE. Les autorisations d'ouverture seront accordées pour cinq ans, et non plus pour « une durée limitée  » (en pratique six mois) comme aujourd'hui.


Les salariés seront-ils payés double ? Rien ne le garantit. Dans les zones « touristiques ou thermales », le dimanche travaillé est un jour comme les autres, payé comme les autres, sauf accord plus favorable. Dans les zones « urbaines de consommation exceptionnelle », tout dépendra de la négociation. Pour ouvrir le dimanche, l'employeur devra avoir signé un accord collectif avec les salariés ou, à défaut, organisé un référendum dans l'entreprise. L'accord collectif devra fixer les « contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ». Mais le texte ne fixe pas de niveau minimum à cette contrepartie, qui peut demeurer symbolique. Un accord d'entreprise pourra-t-il prévoir des contreparties en salaire inférieures à ce qui est prévu par une convention collective ? Mystère. Le paiement double n'est garanti que dans un cas : si l'employeur prend une décision unilatérale qu'il devra valider par un référendum. L'employeur a donc intérêt à organiser une négociation, sur une base minimale... « Dans la réalité, ce doublement de la rémunération est un leurre, puisque les employeurs la compensent par des pressions sur les salaires le reste de l'année  », explique un salarié du BHV.


Ces majorations s'appliqueront-elles à tous ? Le groupe UMP à l'Assemblée a été très clair : c'est non. Le doublement du salaire ne concernera que les nouveaux salariés, pas ceux qui travaillent déjà le dimanche. La question se posera dans l'ameublement, où la convention collective ne prévoit pas le doublement du salaire.


Que des volontaires ? Le volontariat est loin d'être garanti par le texte. Dans les zones touristiques, les salariés seront obligés de travailler le dimanche si leur employeur le demande, sous peine de licenciement. Dans les PUCE, « seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit peuvent travailler le dimanche » ; une entreprise ne peut refuser d'embaucher quelqu'un parce qu'il ne veut pas travailler le dimanche ; le salarié « qui refuse de travailler le dimanche ne peut faire l'objet d'une mesure discriminatoire » ; le refus de travailler le dimanche « ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement  ». « Avec le lien de subordination, le volontariat n'existe pas », réagit Jean- Pierre Sorrento, militant CGT de Casino. « C'est un secteur où le personnel est massivement féminin, à temps partiel, et où les pressions sur les horaires, les récupérations ou les jours de congé sont monnaie courante ».


Existe-t-il un droit de retrait ? Non. L'accord collectif doit prévoir « les conditions dans lesquelles l'employeur prend en compte l'évolution de la situation personnelle des salariés privés de repos dominical ». On ne fait pas plus flou. En l'absence d'accord, l'employeur demande chaque année au salarié s'il souhaite « bénéficier d'une priorité  » pour occuper un emploi où il ne travaillera plus le dimanche. La seule obligation de l'employeur est donc de poser la question.


L'Humanité.fr / Lucy Bateman


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 05:26





Petite réflexion d'avant les vacances...


Contre les factures par courriel pour défendre

l'emploi des facteurs...




Il y a quelques temps, j'ai suivi avec les copains du Front de Gauche le conflit de La Poste à Vitrolles. Cela concernait les guichetiers, mais la stratégie de la poste est de s'attaquer à l'ensemble du secteur, en vue de la privatisation à venir...


Donc les facteurs seront aussi à plus ou moins court terme dans le collimateur. C'est déjà le cas avec un conflit très dur à Marseille.


Une des raisons invoquée est la baisse du courrier avec le développement des nouvelles technologies, d'internet et des e.mails...


Féru de nouvelles technologies, j'avoue avoir cédé un peu vite à des demandes de remplacement de courrier pour certaines factures par des mails. C'est une pratique courante désormais. Malheureusement cela contribue à la diminution du courrier et cela a un impact sur l'emploi de nos amis postiers ... 


Je fais aujourd'hui mon mea culpa, et j'engage chacun d'entre nous à réfléchir à ce problèmes et à ne pas se laisser convaincre du remplacement de nos factures par des e.mails...


En plus, cela ne nous rapporte rien, et tout le bénéfice est pour le prestataire, en détruisant au passage des emplois de postiers...


Nous vivons une drôle d'époque, mais rien n'est inéluctable...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 05:49




Après les Européennes, cela bouge à Gauche. Il y a d'abor dles réunions bilatérales Parti de Gauche- PCF, Parti de Gauche - NPA, NPA-PCF, etc.


Chaque Parti se remet en cause, analyse les résultats et fait des prospectives pour l'avenir de la Gauche. La démarche unitaire est le leitmotiv de chacun.


Tout aussi intéressant, est la démission de la Députée Verte Martine BILLARD, pour participer à la construction du  Parti de Gauche, et cela malgré le bon score d'Europe Ecologie. Elle en donne les raisons sur son blog. Une conférence de presse s'est tenue le 8 juin avec Jean - Luc Mélenchon...


A méditer...


DH...




Pourquoi je démissionne des Verts, par Martine BILLARD


J'ai décidé de démissionner aujourd'hui d'une organisation dont le projet n'a plus que de lointains rapports avec celui auquel j'avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :


1/ l'incompréhension des réalités du monde du travail


Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l'informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu'on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d'appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.


2/ un parti de plus en plus institutionnel


J'ai rejoint les Verts en 1993 pour l'écologie, le féminisme et la politique autrement. C'était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant. Ce n'est plus le cas aujourd'hui où tout débat véritable est étouffé au profit d'un seul objectif, obtenir le plus d'élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l'opportunisme.


La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s'étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d'Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d'éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional) restent lettre morte.


3/ l'effacement du clivage droite/gauche


J'ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C'est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkozy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d'être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c'est la droite dure et populiste qui occupe l'espace politique, et non le centre ou l'écologie.


J'ai été élue députée en 2002 sur la base d'une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l'ensemble des forces de gauche au second tour. J'ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).


Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu'aucune force de gauche n'est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l'échelle de la planète.


Mes convictions écologistes n'ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l'urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu'elle soit, sans que cela ne s'articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n'ont plus cette audace : d'un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d'accompagnement.


Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.


J'ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l'écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'œuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d'année.


Face à l'hégémonie de la droite en Europe, c'est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.


Martine Billard


Paris, le 8 juillet 2009




Martine Billard décide de quitter le parti des Verts

Mercredi, 08 Juillet 2009 /


Communiqué du Parti de Gauche

Martine BILLARD, députée de Paris, a annoncé ce jour, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, en présence de Jean Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche (PG), sa décision de quitter le parti des Verts et de co-organiser le Congrès fondateur du Parti de Gauche qui aura lieu en décembre.


Le Parti de Gauche se félicite de cet événement politique majeur et inédit.


Dès le meeting de lancement du PG le 29 novembre 2008, Jean Luc Mélenchon avait appelé les « écolos de gauche » à contribuer au projet du PG en plaçant l'écologie politique au cœur des orientations du Parti de Gauche et en consacrant son tout premier Forum à la planification écologique.


Face aux menaces que fait peser la droite sur la démocratie, la justice sociale et les libertés publiques, face aux urgences écologiques, face à la crise dans laquelle nous plonge le système capitaliste et à l'incapacité de la social-démocratie à y répondre, il faut une nouvelle gauche synthétisant les apports de l'écologie politique, du socialisme et de la république émancipatrice. Dans la crise de civilisation où se trouve l'humanité, la gauche doit se réinventer. Parti creuset, le Parti de Gauche veut être au service de ce dessein.


Dans ce cadre, le Parti de Gauche avait annoncé qu'il ouvrait le comité de co-organisation de son Congrès fondateur, chargé d'adopter son programme, qui se tiendra en décembre 2009, à toutes les forces et personnalités désireuses de travailler ensemble à l'émergence d'une alternative crédible, fondée sur un projet ambitieux et radical de rupture avec le capitalisme et la logique productiviste.


C'est donc cette main tendue que Martine Billard a accepté de saisir, en indiquant que « l'heure n'est pas au repli ni à la négation du clivage gauche-droite prônée par Europe Ecologie mais au regroupement de tous ceux qui n'acceptent pas la logique du système capitaliste et du productivisme. » Paul Aries, objecteur de croissance et directeur du Sarkophage, a indiqué suivre la même démarche.




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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 05:37




L'UMP et la journée de solidarité à Vitrolles, affligeant !


Dans la dernière livrée du journal municipal, Christian Borelli, élu UMP d'opposition revient dans sa tribune libre sur le conseil municipal d'avril et sur un point particulier qui concerne le personnel municipal, mais pas seulement !


En effet, l'élu UMP condamne la décision prise par la majorité municipale, pour les employés municipaux de la ville, au sujet du fameux jour de solidarité, institué par le gouvernement Raffarin en 2004. Rappelez-vous, le « brave » Raffarin voulait nous faire travailler le lundi de Pentecôte en solidarité pour nos ainés, quoique (*) ...


En fait, c'était simplement le début d'une véritable remise en cause des 35h00, avec en plus l'institution du travail gratuit...


Années après années, aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé, la quasi-totalité des employeurs sous une forme ou une autre ont amoindri l'effet de cette journée de solidarité. Elle a parfois totalement disparue, d'autres fois, elle est étalée sur l'année, comme à la ville de Vitrolles, mais plus personne ne travaille le Lundi de Pentecôte pour cette journée Raffarin. Christian Borelli doit d'ailleurs être le seul défenseur de cette mesure en France...


Il est donc important que les Vitrollais prennent connaissance de la position de Christian Borelli sur ce sujet.


- Les agents de la ville de Vitrolles dont il se moque ouvertement.


- Tous les salariés du privé et du public, victimes de la remise en cause des 35h00 par les amis UMP de Borelli, et dont il se réclame.


Enfin, mais c'est habituel chez lui, j'aime bien son insulte suprême de « socialo-communistes » avec son petit coté années 70... Pour le fun et pour donner une touche d'humour je vous conseille de regarder ci-après les Deschiens...


A suivre !!


DH


(*) Journée de solidarité: "700 millions se sont totalement évaporés", accuse Champvert


 



Journal Municipal de Vitrolles, n° 39 de juillet / Aout 2009


Tribune de Christian Borelli, Elu UMP


« Lors du conseil municipal d'avril, la municipalité a trouvé le moyen pour ne plus faire travailler les employés municipaux à l'occasion de la journée de solidarité destinée aux personnes âgées et aux handicapés.

 

Au lieu de choisir un autre jour pour remplacer le lundi de Pentecôte ou supprimer un jour de récupération, nos élus de la majorité ont décidé avec les syndicats que chaque employé municipal travaillera 2 minutes de plus par jour sur l'année !!! C'est-à-dire qu'il arrivera 30 secondes plus tôt le matin, prendra sa pause déjeuner à midi et 30 secondes, reprendra 30 secondes avant  14h et quittera son travail 30 secondes plus tard le soir, sachant qu'il n'existe pas de pointeuse dans aucun service de la Mairie pour vérifier. Véridique !

 

Voilà de quelle façon hypocrite les socialos-communistes répondent à une demande de solidarité et défendent le service PUBLIC. Et tous leurs élus trouvent cela normal.

 

Par contre le coût financier de cette journée sera, lui, bel et bien payé avec l'argent de nos impôts... Demandez donc vous aussi à votre employeur la même facilité et observez sa réaction. Quelle honte et quel manque de respect pour nos anciens et tous les Vitrollais. »    

 



 

 




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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 05:19


 



Hénin-Beaumont, le FN tenu en échec



En tant que Vitrollais, je me félicite de la victoire du divers Gauche Daniel DUQUENNE (52,38 %) contre le FN (47,62%)  à Hénin-Beaumont.


Hénin-Beaumont ne deviendra donc pas le Vitrolles Ch'ti ! (*)


Pour autant, le FN n'a pas fait un aussi bon score en frôlant même la victoire « par hasard » ». La responsabilité de la gauche locale et particulièrement du PS est totale. Ma copine Marie-Noëlle Lienemann avait même jetée l'éponge devant l'attitude du PS local et fédéral...


Il faut fêter la victoire, assurément, mais si la gauche ne se reprend pas dans cette ville, il n'y aura pas de deuxième chance.


Par contre, il est lamentable que le vainqueur ait été aspergé de gaz lacrymogène. Certains ne savent manifestement pas accepter la défaite ?


A suivre,


DH



(*) Voir aussi De Hénin-Beaumont à Vitrolles !





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