L'histoire politique


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH

Parti Socialiste

Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 20:33
 Article publié en décembre 2005

 

Après avoir défendu la contribution Trait d’Union, la logique conduisait à se retrouver dans la motion 2 défendue par Laurent FABIUS et Jean Luc MELENCHON. Il est clair que le rassemblement autour de Laurent FABIUS n’était pas simple, mais son positionnement politique lors du referendum sur la Constitution Européenne en faisait un candidat naturel pour défendre les couleurs du PS et de la Gauche du Non aux prochaines présidentielles. Il est le seul au PS à être en capacité de défendre la position des français exprimée le 29 mai dernier.

 

Ensuite est venue la synthèse du fameux congrès du Mans. Est-ce une bonne chose ou non ? Cette synthèse conduit forcément à un malaise chez nombre des militants socialistes…

 

Le contexte a certainement joué en faveur de la synthèse. Que n’aurions nous entendu si les socialistes n’avaient pas fait cette fameuse synthèse. Ceci dit elle a été faite mais qui y croit vraiment ? La clarification politique des orientations du PS sont - elles vraiment claires ? A voir une interview de Christophe CAMBADELIS, 2 jours après le congrès du Mans sur la chaîne LCP, manifestement nos amis n’avaient pas tous fait la synthèse sur le même texte !

 

Je pense qu’il va falloir attendre quelques temps pour voir comment les choses vont évoluer. Si on est positif, on peut dire que Laurent FABIUS a réussi à rester dans la course ce qui n’était pas gagné d’avance, avec la volonté des « majoritaires » de l’écarter. A priori, le vote du 29 mai a finalement été acté par les tenants de la motion 1, ce qui était loin d’être acquis. Les 54 % de militants socialistes qui ont voté NON au référendum le 29 Mai, ont peu être été pris en compte. Si on reste positif encore, il semble que François HOLLANDE pour arriver à la synthèse, se soit mis à mal quelques amis de sa motion lors de la « grande distribution » des postes !

 
Donc, pour le moment je reste un peu dans l’expectative, avec autour de moi, beaucoup de camarades, vrais militants qui ne renouvellerons pas leur carte en 2006…

Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 20:38
article publié en octobre 2005

 

Des militants socialistes Vitrollais

S’inscrivent dans le débat
 
Contribution Thématique
 
 
Premiers signataires :
 

Didier HACQUART Adjoint au Maire Vitrolles 13, Secrétaire du GSE National Aéronautique – Membre de la CNE, Pascale MORBELLI, Adjointe au Maire Vitrolles 13, Secrétaire Fédérale,  Mireille JOLLY Conseillère Municipale Vitrolles 13, Dominique TAGUELMINT, Conseillère Municipale Vitrolles 13, Robert TELLENE Vitrolles 13, Jean - Claude BERNARD Vitrolles 13, Gisèle BONGIANINO Vitrolles 13, Serge FABRE Vitrolles 13, Laurence CHAMPEAUX Vitrolles 13, Paul MONTOYA Vitrolles 13,  Henri JOLLY Vitrolles 13, Georges JOURDAN Vitrolles 13,…

 
 
A - 29 mai 2005, le message est clair !
 

Le 29 mai dernier, l’électorat de gauche a choisi majoritairement de voter NON au projet de Constitution Européenne.

 

Forts de notre expérience Vitrollaise, nous qui avons eu à faire face à la montée de l’Extrême- Droite, nous qui l’avons subit pendant plusieurs années à la Mairie de Vitrolles, nous qui avons lutté contre pour reprendre la Municipalité en 2002 et qui aujourd’hui travaillons à remettre sur pied une ville laminée par une gestion catastrophique, nous souhaitons contribuer au débat du prochain congrès !

 

En tant que Socialistes, il est de notre responsabilité d’entendre le peuple qui s’est exprimé et de renouer avec lui. Le déphasage entre le résultat du referendum et le vote en décembre des militants socialistes doit nous interpeller sur nos modes de fonctionnement internes et sur notre capacité à être au plus près des réelles préoccupations de nos concitoyens.

 

Le sens de notre action politique en tant que Socialistes doit donc être de répondre aux attentes des citoyens. Ces attentes sont simples et peuvent se résumer à « vivre décemment », c'est-à-dire « gagner sa vie, sans la perdre », pouvoir se loger, se soigner, et assurer un avenir à ses enfants. Sans l’accès à ces légitimes besoins de base que toute société dite « moderne » et digne de ce nom devrait offrir à ses concitoyens, l’accès au savoir, l’accès à la culture, l’accès à la société de loisirs, le lien social et la préservation de l’environnement deviennent des notions abstraites et lointaines.

 

Le débat sur le référendum sur la constitution a cristallisé notamment le décalage entre ce que vivent « les gens » au quotidien (recherche d’emploi, délocalisations, dégradation des conditions de travail, logements rares et trop chers, remise en cause de la retraite, remise en cause de la protection sociale, etc.) avec ce que font ou proposent les politiques.

 

Il appartient aujourd’hui aux Socialistes de redonner à la politique toute sa place. Les citoyens attendent d’elle des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations économiques, sociales et environnementales.

 

B - Sortir d’une logique de gestion et redonner du sens à la politique :

 

Pour y parvenir, il faut sortir d'une  logique de « maîtrise comptable » qui devient dans le monde où nous vivons le prisme déterminant de la pensée politique. Les Elus à tous les niveaux, sont hypnotisés par la gestion, assimilée à la « rigueur » et à « l’efficacité ». Plutôt que de débattre sur l’organisation de la cité, la démocratie, le bien – être de la population, les finalités de l’existence humaine, ou le bien commun, le débat porte sur le taux de croissance, le montant des déficits publics, le montant des prélèvements obligatoires, le montant des impôts, etc. La crise politique que nous connaissons actuellement vient aussi de là.

 

La contamination de la politique par la gestion conduit à bouleverser la hiérarchie des valeurs et du sens de l’action. Lorsque la société est conçue comme une entreprise qu’il convient de gérer, lorsque les critères de gestion l’emportent sur l’analyse politique, on assiste à une inversion entre les moyens et la finalité, entre le poids des normes financières et les missions politiques des institutions.

 

A partir du moment où les hommes politiques choisissent de gérer plutôt que de gouverner, ils se mettent dans un piège. En effet, comme des actionnaires mécontents de leur PDG qui n’offre pas une rentabilité suffisante, le citoyen - gestionnaire exige une rentabilité immédiate à son bulletin de vote. Si la performance est jugée médiocre, il rejette les hommes politiques jugés incompétents. L’idéologie gestionnaire tue en fait la politique. En préconisant une exigence de résultats et d’efficacité, elle déplace la politique sur le terrain de la performance et de la rentabilité. Les valeurs se perdent alors.

 

Les concepts de la gestion contaminent le discours politique. Le débat est surdéterminé par le prisme de la communication. L’élu doit se vendre comme un produit, le discours entrepreneurial se substitue au discours politique : le bon sens contre l’idéologie, le pragmatisme contre les convictions, l’efficacité contre les principes, l’action contre le discours. L’élu devrait alors se mettre au service du citoyen comme l’entreprise au service du client. Mais, lorsque le citoyen est traité comme un client, il devient plus exigeant, plus il va exiger son dû et traiter le système politique comme un bureau de réclamation qui doit être à son service.

 

Il est donc essentiel pour les Socialistes de revenir aux fondamentaux, et de redonner à la politique son rôle premier. Il faut revenir au cœur du politique qui est de se préoccuper d’abord et avant tout de ce qui favorise le « vivre ensemble ». C’est agir pour une société dans laquelle les individus ne sont pas considérés comme des travailleurs et des consommateurs mais avant tout comme des citoyens, c'est-à-dire des sujets agissant ensemble.

 

Il est urgent de sortir du piège qui soumet la politique aux lois de la gestion en détruisant ce qui son fondement même.

 

La démocratie se construit tous les jours par l’établissement de relations humaines. Construire des solidarités concrètes, rendre le monde moins injuste, pacifier les relations entre les hommes, combattre les incivilités, célébrer les vertus d’hospitalité, contribuer au bien commun, apprivoiser l’altérité, c’est dans l’action quotidienne de chacun que la démocratie peut se renforcer la politique retrouve sa crédibilité lorsqu’elle se met au service d’un projet de civilisation respectueux de la dignité et du bien – être de chaque concitoyen, attentif à l’environnement, aux droits de l’homme, à une répartition équilibrée des richesses produites.

 

C - La fin de notre modèle économique 

 

Par ailleurs, notre modèle économique n’est-il pas à l’aube d’atteindre ses limites ? En effet, notre modèle de développement basé sur une croissance ne conduit – il pas à notre perte ? Il devient urgent de prendre en compte la dimension environnementale au niveau de la planète avant que le modèle de croissance en vigueur ne nous conduise dans une impasse dont l’humanité aura du mal à se remettre. La fin prochaine du pétrole conduit à l’inadaptation du modèle de développement actuel basé sur la finance et le profit au détriment du bien - être de l’humanité.

 

Si les financiers s’imposent sur le court terme et l’accumulation de profits au détriment du reste, il est urgent pour les Socialistes de s’emparer de ce sujet pour proposer au niveau local, national, européen et mondial les pistes d’un autre modèle de société. Les politiques ne doivent pas sombrer dans une seule logique financière, sachant que le modèle actuel sur lequel par facilité ils s’appuient n’aura plus de sens à plus ou moins brève échéance.

 

De plus dès aujourd’hui que signifie réellement d’habiter dans un pays riche comme la France avec près de 2,7 millions de chômeurs, soit plus de 10% de la population active, plus de 1 000 000 de Rmistes, des milliers de sans logement, etc. ? Il est de la responsabilité des politiques, et des socialistes dans un programme de gouvernement de prendre en compte cette terrible réalité…

 

D – Penser global, agir local

 

Les exigences des concitoyens sont énormes. Face à l’attitude d’un Président de la République qui bafoue le vote des français et la nomination d’un gouvernement Sarkozy / Villepin qui a choisi clairement une ligne d’affrontement avec le peuple, il est urgent de créer à gauche les conditions d’un nouveau rassemblement. Il doit s’effectuer sans exclusive, dans une opposition à la droite libérale. Il doit se nourrir de l’engagement civique de milliers de citoyens qui ont tenu à exercer librement et massivement leur devoir républicain le 29 mai dernier.

 

Répondre aux exigences des citoyens, c’est aussi se positionner clairement sur :

 

Sur les rapports Nord – Sud, pour mettre en place une véritable politique de développement des pays qui profite réellement aux peuples. A ce titre nous devons notamment agir pour lutter contre le SIDA sur le principe que les vies en jeu ne doivent pas être l’objet de marchandage et de profits !

 
  • L’Europe. Le NON Socialiste était clairement Européen. Les Socialistes doivent reprendre le combat pour la mise en place d’une véritable Europe Sociale, une Europe des peuples et non une Europe des élites.
 
  • La laïcité, véritable rempart contre les obscurantismes, quels qu’ils soient ! Cela signifie aussi de revoir le financement des écoles privées.
 
  • Une politique de l’emploi non basée sur les « baisses de charges », « l’allégement du code du travail », la stigmatisation des chômeurs, etc., mais avec une véritable politique industrielle prenant en compte les enjeux du futur (fin du pétrole, environnement, etc.). Il faut sortir de la logique actuelle qui veut que les dépenses des entreprises (recherche, aides diverses, etc.) soient publiques et financées par les citoyens alors que les profits sont privés et réservés à quelques uns ! Notre politique de l’emploi doit lutter contre le travail précaire et le temps partiel non – choisi.
 
  • La loi sur les 35 heures et la question des revenus. La finalité n’est pas de doubler sa feuille de paye pour ceux qui ont un emploi en travaillant 70 heures par semaine au détriment de sa santé, sa vie familiale et sociale !
 
  • Une politique de logement active qui assure un toit à chacun. C’est un minimum !
 
  • Une politique d’Education basée sur le développement des connaissances et l’émancipation des citoyens, auxquels doit s’associer une politique culturelle. Au-delà, l’essentiel est de se donner les moyens de cette politique !
 
  • Sur la défense des services publics avec notamment, la renationalisation de services essentiels à la vie comme l’eau, l’énergie (EDF-GDF), etc.
 
  • Sur la loi FILLON sur les retraites : La finalité de la vie est – elle réellement de travailler jusqu’à 65 ans et plus ? Le dossier des retraites est l’exemple type de dossier qui ne peut pas être traité sous le seul angle économique, mais au contraire sous l’angle sociétal !
 
  • Sur la protection sociale de chaque citoyen (accès aux soins, revenu minimum, etc.)
 
  • Une politique environnementale garante de notre avenir à tous antinomique avec le tout industriel et le profit à court terme.
 
  • Etc.
 

Au niveau des communes et des communautés de communes, cela signifie de :

 
  • Respecter et faire respecter les normes actuelles en termes de logements sociaux en s’opposant au niveau des communautés de communes les villes « hautes gammes » au détriment des villes « bas de gamme ».La Loi existe, il faut la faire appliquer.
 
  • De même les communes, communautés de communes Départements, Région doivent favoriser le développement industriel et économique. Les aides doivent être associées de contre – partie en termes d’emplois, retombées économiques etc. Dans le cas contraire les aides doivent être remboursées par les entreprises.
 
  • Préserver l’environnement en s’opposant au développement de mégapoles urbaines destructrices de bien – être. Après l’ère du tout béton et du développement industriel anarchique, il est temps de revenir à des villes à taille humaine, non soumises à la pollution atmosphérique et sonore. Le cadre de vie est un élément essentiel.
 
  • Repenser le rôle et l’objectif des communes vis-à-vis des citoyens. Cela signifie une vraie démarche de concertation avec les citoyens. Cela signifie aussi de repenser le service public.
 
  • Etc.
 
E - Revoir nos institutions
 

Aujourd'hui, il nous faut avoir une réelle représentativité élective, elle doit correspondre à la population Française. Elle est nécessaire pour ouvrir le monde de la politique à tous, et que celle ci ne soit pas l'affaire de spécialistes, d’élites, mais celle des CITOYENS.

  

Sans présager de ce que pourrait être une nécessaire refonte des institutions avec une nécessaire « dose de proportionnelle » pour assurer une véritable représentativité, nous proposons le mandat unique avec un renouvellement et une limite d’âge fixée par le parlement.

 
1 - Statut de l’Elu

                                

Avoir un véritable statut de l'élu c’est doter la République des meilleures conditions d'exercice du mandat. C'est une garantie de démocratie. Cela a un coût, pour rompre avec le clientélisme, les affaires, les faux emplois. Il nous faut de la transparence.

 

Pour cela nous proposons

 
  • L’Indemnisation de tous des élus majoritaires et d'opposition
 
  • La possibilité aux élus de se mettre en disponibilité professionnelle sans perte de salaire, couvert par l'Etat       

                          

  • La reconnaissance des compétences acquises dans le cadre du mandat validée via la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).
 
  • De rendre obligatoire des cessions de formation auprès des élus sur la connaissance du statut de l'élu, des codes des collectivités, des élections des finances.
 
 
 
 
 4 - La parité :
 

Nous sommes le parti qui a le moins de représentantes élues, alors que nous avons initié "la parité". Si la parité est une réalité pour les scrutins de listes, nous devons l’appliquer de manière plus volontariste pour les scrutins uninominaux (Législatives, cantonales, etc.).

                                                                                                                        

5 -  Les étrangers :
 

Nous sommes politiquement engagés depuis des décennies à l'accès au vote des étrangers il faut l'appliquer dès maintenant. C'est combattre la xénophobie, les dérives communautaristes à caractère cultuel, qui mettent en danger le principe de laïcité  et celle de l'identité du citoyen.

 
  • Accès au vote des étrangers hors CEE / conditions de résidence sur le territoire
 
  • Accès à la représentativité élective dans les collectivités locales
  
 6 -  Les communautés de communes
   

C'est une nouvelle échelle dans les collectivités locales, dotée depuis la loi sur la décentralisation de nouvelles compétences. Elle est devenue une collectivité à part entière, agissant dans la vie des communes. Pour développer l'esprit communautaire et non celui du plus fort ou des négociations hors cadre, nous revendiquons une représentation des citoyens, élue au suffrage universel.

 
7 - Les représentants associatifs :
 

La vie associative est une exception française et constituante: "le droit de s'associer". Aujourd’hui elle est un axe majeur dans les apprentissages et l'accès à la citoyenneté. Elle est de plus en plus spécialisée, dotée de nouveaux moyens. Les collectivités délèguent des missions via des conventions.

 

Outre le fait que nous devons être soucieux de la bonne utilisation des deniers publics, si nous voulons que la vie associative puisse se développer il est nécessaire de valoriser le bénévolat, et de doter ceux ci d'un véritable statut de l’élu associatif.

 
  
Conclusion
 

            Enfin tous les socialistes doivent prendre la mesure de ce qui s’est passé le 29 mai dernier. Ce n’est pas en fustigeant les électeurs du Non que le PS pourra construire pour l’avenir. Au contraire c’est en répondant aux attentes des citoyens que le PS retrouvera toute sa place. Pour cela le PS doit revoir ses principes de fonctionnement pour ne plus se retrouver en total déphasage avec l’électorat comme cela s’est passé entre le vote des militants en décembre dernier et le résultat du référendum le 29 mai. Il est plus que nécessaire pour le PS d’être à l’écoute des citoyens du plus haut niveau jusqu’au niveau local…  -

 
 
Contacts :
 
didier.hacquart@wanadoo.fr                    
 
           pascale13127@aol.com
 
Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /2006 21:08

    Il y a 10 mourrait Francois MITTERRAND. Agé de 47 ans, mon premier vote pour la présidence de la République a été pour lui. Certes avec le recul, il est clair que le personnage était complexe, mais il est certain qu'il a marqué son époque et que je ne regrette pas mon vote d'un certain 10 mai 1981...

    Ma collègue Christiane SOUCHON, adjointe PS comme moi à Vitrolles, m'a fait la gentillesse de me proposer un de ses dessins de l'illustre François. Vous le trouverez donc sur le blog et je la remercie bien évidemment, même si sa modestie doit en souffrir...
Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 23:07

Stop au Contrat Première Embauche

Non à la précarité !


La droite solde l’emploi des jeunes.

Les contrats de travail pour tous les jeunes de moins de 26 ans   pourront être rompus à tout moment, sans motif, pendant deux ans,     par les patrons.

Les jeunes deviendront des salariés jetables et corvéables à merci.

Comment construire sa vie dans ces conditions ? Comment les jeunes
pourront-ils offrir les garanties d’un loyer pour se loger ou trouver un prêt
pour financer leurs études ?

Avec le CPE, l’horizon des jeunes c’est la précarité.

Douze ans après le SMIC-jeunes de Balladur (CIP), la droite récidive avec le CPE.

Hier stigmatisée par Sarkozy, aujourd’hui précarisée par Villepin, la jeunesse est méprisée par le gouvernement.

En juin, Villepin annonçait que le Contrat nouvelles embauches serait réservé aux entreprises de moins de 20 salariés. En janvier, il l’étend aux jeunes. Demain c’est tous les salariés qui seront sous le régime des contrats précaires.

Il faut faire reculer Villepin comme hier Balladur pour empêcher la droite de mettre fin au régime du CDI.


LE TRAVAIL PRÉCAIRE, CE N’EST PAS MIEUX
QUE RIEN, C’EST PIRE QUE TOUT !


Avec les syndicats, les mouvements de jeunesse et tous ceux qui refusent une société de précarité, mobilisons-nous pour faire reculer le gouvernement !

Tous à  Marseille le 7 février à 10h30 au Vieux Port pour faire reculer la Droite des CHIRAC, VILLEPIN et SARKOZY !



         
         
   
Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /2006 16:37



Sommet des partis de Gauche du 8 février 2006 : Commentaire de texte

 

Le sommet des gauches du 8 février a mieux fait que se tenir. Il s’est conclu par un relevé de décisions en tout point excellent. Celui-ci mérite largement d’être analysé, diffusé… et mis en œuvre.

 

Il faut se garder de la désinvolture médiatique habituelle sur tout ce qui est écrit, et résumer le sommet du 8 à une photo vite ensevelie par l’actualité. Au contraire, on devrait se livrer dans tous les foyers de la gauche à l’exercice méthodique du commentaire de texte. Cette excellente école d’éducation politique permettrait à chacun de se déterminer sur le fond. Pour nous, les trois points et le codicille de ce document final signé par 10 partis de gauche constituent un précieux viatique pour les semaines et les mois à venir. Jugez-en vous-mêmes…


Le premier point du relevé de décision est « une mobilisation unitaire contre la politique de l’emploi et le CPE sous la forme d’un tract, d’une pétition et de semaines d’action ».


Le fait que l’action contre le CPE apparaisse en tête de la résolution finale confirme que l’union des gauches est avant tout le résultat d’une mobilisation populaire. Sans la manifestation du 7 février, le sommet du, qui semblait encore annulé la semaine précédente, n’aurait sans doute pas eu lieu. C’est la pression du mouvement populaire naissant qui a fait réfléchir tout le monde, mettant les sectaires sur la défensive. Signe qui ne trompe pas : la LCR, après avoir dénoncé la « mascarade » du sommet et boycotté la rencontre, a voulu s’associer au tract et aux initiatives prises par les dix contre le CPE…


Mais ce point contient une autre idée précieuse. Le rôle de la gauche, c’est d’abord de mener campagne, d’éduquer, de mobiliser. Le combat politique se situe sur le terrain des consciences, de la bataille culturelle contre le modèle libéral dominant.

 

On retrouve ici le rôle historique des partis de gauche : celui d’éducateurs populaires, d’instituteurs du peuple, d’acteurs de l’émancipation citoyenne et pas seulement de machines à trier les candidats et à participer aux élections. Enfin on se souvient que pour faire reculer la droite et construire une alternative, il faut d’abord et avant tout un peuple éduqué et des citoyens motivés.


Deuxième point du relevé de décisions : la « mise en place d’une structure de liaison souple et ouverte pour riposter à la politique de la droite (et notamment sur Bolkestein, l’immigration et la politique économique et sociale …) ».


Il s’agit donc pour la gauche de riposter à la politique de la droite… C’est une évidence mais une incongruité pour tant de cercles bien-pensants qui ne cessent, comme l’a fait Bernard Kouchner récemment sur le CPE, de lui décerner des bons points. On est aussi très éloigné des formules de Lionel Jospin pendant la campagne référendaire selon lesquelles la gauche et la droite étaient, sur la question européenne, « compatibles ». Ou de celles des dirigeants de la majorité socialiste au Congrès de Dijon qui expliquaient qu’avant de s’opposer il fallait proposer.

 

 L’union des gauches se construit et se construira dans l’opposition à la droite. Elle appelle donc un contenu opposé à celui du néo-libéralisme au pouvoir. Résistance et alternative ne s’opposent pas. C’est un bloc.


La mise en place de cette structure montre aussi que le calendrier du combat de la gauche ne se réduit pas à un vote en 2007. C’est ici et maintenant qu’il faut construire la victoire contre la droite au lieu d’attendre passivement l’alternance. Enfin, le fait qu’elle soit « souple et ouverte » atteste du le choix décisif d’une union sans exclusives, à l’opposé des stratégies qui visent à diviser la gauche en plusieurs blocs inconciliables.


Troisième point du relevé de décisions : « un comité national sera mis en place dans les jours qui viennent pour organiser le débat avec les citoyennes et les citoyens sous forme de rencontres publiques sur l’ensemble des propositions alternatives pour 2007. »


C’est ici encore une innovation considérable. La gauche se pose enfin la question de la participation populaire au changement. C’était le trou noir de la gauche plurielle, le vice originel qui allait inexorablement l’emporter. Il est désormais en pleine lumière. Il charrie avec lui son lot de questions évacuées : la non-représentation du peuple populaire, le fonctionnement des institutions de la Cinquième République, la manière de gouverner lorsque l’on vaut changer la société… Bel arrière-plan pour les discussions qui seront organisées dans ce cadre, car c’est seulement en répondant à ces questions que l’on créera les conditions d’un rassemblement de la gauche sur un contenu programmatique commun.


Trois points, puis un codicille que voici : « Par ailleurs toutes les organisations ont apporté leur soutien aux faucheurs d’OGM condamnés lourdement. » Ca c’est mieux que pour la touche finale ! La gauche se souvient de son camp : ceux qui contestent l’ordre en place, les obstinés, les acharnés, les fortes têtes qui n’en démordent jamais. Quand on hésite sur le chemin à suivre, c’est une très bonne boussole.

Publié dans A Gauche - PRS le 5 février 2006

 
 
 
 
Rencontre des partis de gauche et écologistes :
 
Relevé de décisions
 


Réunis aujourd'hui, le 8 février 2006, à la Maison de la mutualité, le PRG, le PS, les Verts, le PCF, le MRC, les Alternatifs, Régions et peuples solidaires, Alternative citoyenne, le MARS, Convergence républicaine, unanimes, ont décidé :


- Une mobilisation unitaire contre la politique de l'emploi et le CPE sous la forme d'un tract, d'une pétition et de semaine d'action.


- Mise en place d'une structure de liaison souple et ouverte pour riposter à la politique de la droite (et notamment sur Bolkestein, l'immigration et la politique économique et sociale...)


- Un comité national sera mis en place dans les jours qui viennent pour organiser le débat avec les citoyennes et les citoyens sous forme de rencontres publiques sur l'ensemble des propositions alternatives pour 2007.



Par ailleurs toutes les organisations ont apporté leur soutien aux faucheurs d'OGM condamnés lourdement.



Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 00:00
La Section Socialiste de Vitrolles sur le WEB !
 
 

J’ai le plaisir de vous annoncer le nouveau blog  de la Section Socialiste de Vitrolles :

 
 

Le débat va encore s’enrichir sur notre Ville. Bon surf…

Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /2006 16:37


Déclaration commune de la gauche



Au terme de la conférence de presse du 31 mars 2006, les forces de gauche (Alternative citoyenne, Alternatifs, Gauche républicaine, Mars, MRC, PS, PCF, PRG, LCR, Régions et peuples solidaires, les Verts) se sont accordées sur une déclaration commune pour le retrait du CPE.


"Depuis deux mois, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Le mouvement gagne en ampleur : plus de 60 universités et établissements d’enseignement supérieur, des centaines de lycées sont en grève.


La journée d’action interprofessionnelle du 28 mars a été extrêmement importante. Près de 3 millions de personnes ont manifesté. Des arrêts de travail ont été constatés dans de nombreux secteurs.


Ce puissant mouvement populaire marque le refus d’une très large majorité de Français – jeunes, salariés, retraités – de la politique du gouvernement qui échoue sur l’emploi et ne propose comme seule perspective que la précarité.

Face à la détermination de la jeunesse et des organisations syndicales contre le CPE pour marquer un coup d’arrêt à la politique de la droite, il est clair que l’objectif de la majorité actuelle est d’aller vers le démantèlement du code du travail et la disparition du CDI.


Face au front uni de la jeunesse et des syndicats, le gouvernement continue sa stratégie de confrontation. L’obstination du gouvernement, les déclarations provocatrices à répétition des membres du gouvernement sont irresponsables et favorisent un climat délétère. L’exécutif fait prévaloir des intérêts particuliers et ses luttes internes sur l’intérêt du pays.


Les organisations de la gauche et des écologistes soutiennent l’objectif du mouvement social en cours : obtenir le retrait du CPE.


Le gouvernement doit répondre aux attentes de l’immense majorité des jeunes, des salariés, des citoyens.


Les organisations et partis politiques de gauche demandent solennellement à Jacques Chirac le retrait du CPE pour engager des négociations avec les syndicats puis revenir devant le Parlement. Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, il porterait une grave responsabilité en promulguant la loi. Ce serait un coup de force inacceptable.


Nous appelons tous les citoyennes et les citoyens à prendre part à la journée d’action, de manifestation et de grève du 4 avril et à toutes les initiatives qui suivront".

 

Paris le 31 Mars 2006

Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 23:27


Projet Socialiste 2007 :

Jean - Luc MELENCHON et

Arnaud MONTEBOURG

se sont abstenus…

 
 

A l’issue des longues discussions du 7 juin au Bureau National du PS pour finaliser le programme du futur candidat PS à la Présidentielle, Jean – Luc MELENCHON et Arnaud MONTEBOURG se sont abstenus. Ils étaient 4 avec François DELAPIERRE et Marianne LOUIS.

 
 
 

Au-delà des pseudos querelles entre candidats alimentées par les médias, se posent de réelles questions de fond sur la ligne politique du PS.

 
 
 

Le Parti Socialiste ne pourra plus faire le grand écart très longtemps entre l’accompagnement du libéralisme dans une sociale démocratie avec une alliance avec l’UDF, et une réelle remise en cause du système actuel ancré à gauche, et tourné vers le social et non plus seulement l’économie, la rentabilité, la finance, etc.

 
 
 

Pour éclairer le débat, je vous renvoie aux sites des 2 leaders du PS :

 
 
 

Jean – Luc MELENCHON :

 
 
 
 
 
 

Arnaud MONTEBOURG :

 
 
 
 
 
 
 
 
A suivre…
Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 18:40


Campagne de désignation du candidat socialiste à la Présidentielle, pourquoi je soutiens Laurent FABIUS ?

 
 
 

J’ai décidé d’apporter mon soutien à Laurent FABIUS dans le cadre de la désignation du candidat socialiste à la Présidentielle de 2007.

 

Ce choix n’est en fait que la continuité d’une démarche politique engagée ces dernières années.

 

2007 ne doit pas être un nouveau 2002 ! Encore une fois il est bon de rappeler deux évidences :

 

- Ce ne sont pas les sondages qui font une élection

 

- Dans une élection présidentielle, il y a 2 tours de scrutin

 

Je soutiens Laurent FABIUS, parce que cet un homme d’expérience qui a su tirer les leçons du passé et qui a évolué en prenant en compte l’évolution de la société et du monde dans lequel nous vivions.

 

Son expérience du pouvoir au plus haut niveau remonte sa nomination en tant que 1er ministre de François MITERRAND à 37,5ans. Il en a aujourd’hui 60.

 

C’est parce ce qu’il a évolué et muri dans sa réflexion politique que je le soutiens. Lors du référendum sur la constitution européenne, il a clairement milité pour le non, contre la majorité du PS. Son choix a été jugé opportuniste, mais chacun peut reconnaître qu’il n’avait pas choisi la voie la plus facile, lorsque le OUI était crédité d’un score de plus de 65%... Il ne s’était pas trompé dans son choix, les français ayant rejeté le TCE à 55%. Il avait bien compris, avant ses camarades, que l’Europe telle qu’elle se dessinait serait rejetée par les français. Il a compris avant les autres, qu’un autre modèle de société est attendu par les français.

 

N’en déplaise, à certains, l’Europe sera encore au cœur de la présidentielle de 2007…

 

Le débat sur la constitution européenne, a permis  l’échange et de retisser des liens avec « le reste de la gauche » qui s’étaient perdus au fil des années, et même parfois avant 2002. Ce n’est en rien négligeable pour le 1er tour des présidentielles que pour le second tour…

 

Laurent FABIUS, positionné pour le NON, n’a jamais traité évidemment les électeurs du NON pour des « gens qui n’avaient rien compris », « qui refusaient l’évidence », etc… Des mots bien plus durs ont été employés et laissent aujourd’hui évidemment des traces qui seront difficiles à effacer, quand on sait que des candidats à la candidature du PS, encore aujourd’hui en 2006, restent figés sur leur position et ne digèrent pas le NON au TCE…

 

Laurent FABIUS, au contraire qui n’ jamais fustigé les électeurs du OUI, cherche à rassembler les électeurs qui ont voté OUI, pour les mêmes raisons que la majorité des français qui a voté NON. Il cherche à rassembler ceux du OUI qui étaient conscients des manques et déficiences, du traité, mais qui étaient convaincus de pouvoir le faire évoluer « par l’intérieur »…

 

C’est une démarche autrement constructive et porteuse d’avenir…

 

Si Laurent FABIUS est désigné pour la présidentielle, cela signifie que les autres partis de Gauche devront se positionner par rapport à lui. Leurs réflexions et positionnements seront forcément différents par rapport à une autre candidature du PS. Evidemment rien ne sera simple, et chaque parti devra prendre ses responsabilités.

 
 

En conclusion, j’apporte mon soutien à Laurent FABIUS car c’est un homme d’expérience, qui a su évoluer pour se mettre en phase avec la réalité du monde d’aujourd’hui et qui est en capacité de réunir la gauche sur un programme de gauche !


Comité de soutien de Laurent FABIUS :

http://www.2007lagauche.net/?q=comiteinscription/inscription







Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /2006 12:21


Désignation du candidat PS à la présidentielle, ne nous faisons pas kidnapper notre conviction personnelle !

 
 

Le processus de désignation du candidat PS est en cours même si en cohérence avec le calendrier, les candidatures ne sont pas déposées. Ainsi si certaines sont encore incertaines comme celle de JOSPIN ou de Martine AUBRY, si des alliances peuvent se faire jour avec des désistements possibles, les medias nous rabâchent que le tour est joué, que le scrutin est plié, et qu’en 2007, nous aurons droit au match SARKOZY contre Ségolène ROYAL.

 

Le déchainement médiatique, et « les sondages » qui fonderaient l’opinion, désigneraient donc comme candidate Ségolène ROYAL pour le PS.

 

Encore une fois, ce sont les militants qui votent. Les militants ne doivent pas se faire kidnapper leur vote. Quand aux médias et aux sondages, il me semble que nous avons déjà donné !

 

Les médias, nous refont le coup du débat sur la constitution, et désignent donc à notre place le candidat et la candidate, que nous sommes sensés choisir. Pour « nous aider », les medias se gardent bien de diffuser ou de relater ce qui pourrait contrarier l’ascension de leur choix.

 

Heureusement, il reste de trop rares journaux comme POLITIS, qui ne rentrent pas dans ce jeu. Tout ne serait pas passé idéalement à La Rochelle, la semaine dernière, et le nom de la candidate préférée des français, ce qui ne signifie en rien qu’ils voteront pour elle, aurait été hué par les militants. L’évènement est totalement à la trappe.

 

Mon propos n’est pas de nuire à Ségolène ROYAL, pour le plaisir de nuire. Mon propos est d’expliquer aux militants que le choix n’est pas fait, et qu’ils ne doivent pas céder aux multiples pressions qui ne manqueront pas de venir dans les semaines à venir au niveau des sections, fédérations, etc. Rappelez – vous que pour « faire plaisir aux chefs », que le PS avait voté majoritairement pour le OUI au référendum sur la constitution, mettant en final le PS en total déphasage avec la réalité et le vote majoritaire pour le NON à Gauche…

 

Bonne lecture de l’edito de Michel SOUDAIS qui donne un autre éclairage de la réalité du PS.

 

Bonne lecture.

 

Le PS doute de Ségolène
 
Michel Soudais
 

Dans les rangs socialistes, le style très personnel de Ségolène Royal agace. Pour la première fois depuis son entrée en campagne, son nom a été hué à La Rochelle, où son refus de débattre de ses propositions avec les jeunes militants de son parti a été sévèrement commenté.

 

L’incident n’a guère été relaté. Il n’a pourtant rien d’anecdotique. Dimanche matin, à La Rochelle, le nom de Ségolène Royal a été hué et sifflé par une partie des 3 000 militants qui assistaient à la séance de clôture de l’université d’été du parti socialiste. Ce couac s’est produit quand Régine Joly, conseillère régionale de Poitou-Charentes, est intervenue pour dire son « plaisir de travailler avec Ségolène Royal ». Le brouhaha s’est fait plus fort encore quand cette candidate aux législatives a expliqué la raison de ce plaisir : la mise en place d’« une méthode originale, la démocratie participative », qui permet « de ne pas gaspiller l’argent public ». Juste avant, Catherine Quéré, vice-présidente de la Région, avait déjà souligné qu’il était « formidable » de travailler avec Ségolène Royal, louant sans retenue son action en faveur des lycées ou de l’accès à la contraception des jeunes filles. La publicité était excessive, et les protestations de la salle visaient sans doute moins la présidente de la Région Poitou-Charentes que la grossièreté du procédé qui consiste à utiliser la tribune de l’université d’été pour faire la promotion d’une candidate à l’investiture présidentielle. Néanmoins, pour la première fois depuis que les sondages la placent en tête des présidentiables, cette petite bronca traduit le doute qui affecte les socialistes.

 

Dans les rangs du PS, Ségolène Royal agace. Ce n’est pas d’hier que l’individualisme, les prises de position iconoclastes et l’attrait immodéré de la députée des Deux-Sèvres pour les médias et les magazines de la presse people irritent les responsables socialistes. Mais ces petits défauts lui étaient volontiers pardonnés tant qu’elle ne prétendait pas jouer les premiers rôles. Peu impliquée dans les débats d’idées qui agitent régulièrement le parti sur les sujets économiques, sociaux ou internationaux, muette dans les congrès, la compagne de François Hollande, à la tête d’aucun courant ni sensibilité, pouvait bien jouer sa partition en solo. La direction du PS trouvait même quelques avantages à la popularité de cette députée singulière, plusieurs fois ministre après être entrée dans la carrière comme conseillère à l’Élysée en 1981, qui s’est fait une spécialité des sujets de société habituellement délaissés par les politiques.

 

La situation a changé avec l’affirmation de son ambition présidentielle. D’abord incrédules, les dirigeants du PS ont ironisé sur l’apparition de cette candidature inattendue. Ils ont longtemps espéré un faux pas de la candidate et cru que sa bonne cote dans les médias et les sondages se dégonflerait à l’approche des échéances. Rien de tel ne s’est produit. Au contraire. Début avril, quand Ségolène Royal publie sur le blog de Désirs d’avenir la trame du premier chapitre de son livre-programme à paraître en été, les rédactions vantent l’audace et la modernité d’une démarche censée mettre à contribution les citoyens internautes, sans même se prononcer sur la succession de banalités et de lieux communs qui composent ce premier jet. La publication va se poursuivre à raison d’un chapitre tous les quinze jours, nous annonçait-on alors. Cinq mois plus tard, deux chapitres seulement ont été mis en ligne. La mystification a fait long feu, puisque rares sont les journaux qui ont fait état de ce retard. Quant à l’ouvrage en question, il ne devrait sortir en librairie qu’en... novembre. « Après la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle qu’elle qu’en soit l’issue », précise le Journal du dimanche (20 août), qui a discrètement annoncé ce report. Secondairement, ce journal indiquait qu’une de ses journalistes avait collaboré à la rédaction de cet essai qui aura pour titre Désirs d’avenir. On a connu méthode plus audacieuse. Et on a vu des hommes et des femmes politiques épinglés « en baisse » dans les hebdomadaires pour moins que ça. Pas Ségolène, qui reste intouchable quoi qu’elle fasse. Côté sondages, ni les hommages répétés à Tony Blair, ni les propos tenus à Bondy sur l’insécurité n’ont entamé le crédit de la présidente de Poitou-Charentes. Pas même son long silence sur la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban. Et quand, le 1er août, elle s’exprime enfin en souhaitant l’intervention de personnalités « qui pèsent au niveau international, des autorités morales » telles que Bill Clinton, pour obtenir un cessez-le-feu et « renouer le fil du dialogue », cette stupéfiante vision du monde n’affecte en rien sa crédibilité dans l’opinion.


À cinq semaines du dépôt des candidatures à la désignation du candidat qui représentera les socialistes à l’élection présidentielle, sa course en tête dans les sondages et sa bonne cote dans les médias créent une pression sur les adhérents. Comment pourraient-ils ne pas investir une personnalité si populaire ? Comment refuser l’onction à cette candidate présentée par les instituts d’opinion comme la seule capable de battre Nicolas Sarkozy ?

 

La question est devenue urgente. Quel que soit le candidat qu’ils soutiennent, ceux qui n’ont pas rallié le blanc panache du royalisme craignent, pour des raisons diverses, que la favorite des sondages, une fois désignée, fasse perdre son camp. Avec des nuances, ils sont persuadés que le malentendu sur lequel prospère sa popularité se dissipera immanquablement ; que son discours est en décalage avec les grandes attentes des électeurs potentiels de la gauche ; ou qu’elle accélérera la crise du PS, suscitant un possible éclatement, etc. Dimanche, le président de l’université d’été du PS, Jean-Christophe Cambadélis, par ailleurs lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, a ainsi invité le PS à se méfier des engouements de l’opinion « en quête d’un bonheur immédiat », qui pourraient finalement « faire turbuler le système ». D’autres ne sont pas loin de penser, comme Alexis Dalem, corédacteur en chef de la Revue socialiste, et auteur dans le Monde du 26 août d’une tribune remarquée sur « le péril Royal », qu’elle est « la candidate rêvée de la droite et de Nicolas Sarkozy ».

 
Lire la suite dans Politis n° 915
Par Didier HACQUART - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Images aléatoires

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés