L'histoire politique


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH

Industrie Aéronautique

Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 21:14


Le Groupe des Socialistes des Entreprises Aéronautiques organise un colloque sur l’avenir pour l’Aéronautique en France et en Europe.
 
Être socialiste d’entreprise, c’est aussi réfléchir sur l’avenir du secteur dans lequel nous intervenons !
 
L’invitation est ouverte à tous les socialistes et sympathisants intéressés par le sujet.
 
 
DH
 
                                                     
 
INVITATION
 

Rencontre Socialiste

 
 
 

Quel Avenir pour L’Aéronautique

en France et en Europe ?

 
 
 
8 Novembre 2006 de 18h à 21H00
 REPORTE AU 29 NOVEMBRE 2006

 
Salle M. T. Eyquem,
 

Parti Socialiste, 10 rue de Solferino, Paris 7ème

 

 
 
Introduction :
 
 
 

Cette « rencontre socialiste » est destinée à contribuer au positionnement du Parti Socialiste sur les problèmes du secteur aéronautique.

 
 
 
                                                 Programme
 
 
 

18h00 - Ouverture : accueil des participants et présentation de la rencontre : Alain VIDALIES, secrétaire national aux entreprises / Jean - Paul CLAVIER, secrétaire du GSEN Aéronautique.

 
 
1. Contexte politique pour l’Aéronautique civile et de Défense.
 
 

18h15 Pierre COHEN, Député PS, Rôle de l’Europe, de l’Etat et des Régions.

 
18H30 Les perspectives pour la défense : Émile  BLANC, ancien Directeur Général de L’Armement sous le gouvernement de Pierre MAUROY :quelle place pour l’industrie nationale et européenne de l’armement en aéronautique, face à la puissance de l’industrie américaine ?
 

19h00 : Table ronde-débat sur ces deux présentations : modérateur (AD) Didier HACQUART, Émile BLANCYan GALLUT, P. DUCOURTPaul QUILES, Jean-Pierre MASSERET

 
 
 2. Contexte industriel
 
 

19h30 : Sont invités des représentants des industries aéronautiques :

 
 

François COURTOT (SAFRAN), d’EADS à confirmer, Jean BESSE (SAFRAN), BAYLE (MBDA) à confirmer

 
 

20h00 : Table ronde-débat sur ces deux présentations : modérateur (AD) Roger LOPEZ, Émile BLANC, Yan GALLUT, P. DUCOURT, Paul QUILES, Jean – Pierre MASSERET

   
20H30 Conclusions tirées par Alain VIDALIES
 
 

Clôture de la rencontre par le premier secrétaire du PS,  François  HOLLANDE

 
 
2OH45 – Pot de l’amitié.



Pour en savoir plus, le blog du secteur entreprise du PS :

http://entreprises.parti-socialiste.fr/






 
 
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /2007 07:32



Je n’ai pas l’habitude de parler de mon entreprise sur ce blog. Mais aujourd’hui la situation est très grave. Je me contenterai dans un premier temps de la position exprimée par Jean PIERSON, ancien patron d’AIRBUS qui livre une analyse tout à fait pertinente de la situation. Cet article est suivi de la prise de position du bureau national du Parti Socialiste.

 

Il est urgent que les politiques de Gauche s’emparent du dossier pour ne pas voir se démanteler, un fleuron de l’industrie française et européenne. Au-delà c’est la volonté ou non d’une politique industrielle qui est en jeu et de l’implication de l’état, pour ne pas laisser seul le marché gouverner. Il ne faut pas oublier que la finalité du plan POWER 08 est une réorganisation du modèle industriel d'AIRBUS pour améliorer la rentabilité pour les actionnaires. Sinon comment expliquer qu'un problème de câblage électrique dans l'usine AIRBUS de HAMBOURG en Allemagne, conduise à 10000 suppressions d'emplois et des cessions de sites industriels ? Le problème du câblage est réel, mais sert aujourd'hui de prétexte...

 
A méditer.
 
DH
 

AIRBUS : Le cri d’alarme de l’ancien Président

Jean PIERSON (*)

 
 

Aux commandes d'Airbus de 1985 à 1998, Jean Pierson, qui a largement participé au succès de l'avionneur européen, au point d'en faire le grand rival de l'américain Boeing, faisant passer la part de marché de 17 % à 40 % et élargissant la gamme de la famille, donne un point de vue sans complaisance sur la crise qui secoue le groupe franco-allemand, maison mère d'Airbus.

 

Etes-vous surpris par le blocage des Allemands sur la répartition des tâches pour l'Airbus A350 et le lancement du plan de restructuration « Power 8 » ?

 

Non, parce que chaque fois qu'il y a eu dans l'histoire d'Airbus le lancement d'un avion ou le partage de difficultés, les Allemands ont toujours saisi ces occasions pour négocier afin d'augmenter leurs parts de travail que cela soit au plan quantitatif et surtout qualitatif. Je ne connais pas le plan de réduction des dépenses actuel mais je connais Louis Gallois. Je ne doute pas que ce plan soit à la fois sérieux et raisonnable au plan industriel et social et qu'il est également équilibré. Mais que les Allemands profitent de cette négociation pour remettre en cause les choses comme dans le passé et arracher des avantages nouveaux ne me surprend pas.

 

J'ai connu le lancement de l'A320, en 198 4-1985, un appareil qui reprenait le partage du travail des modèles précédents (A300, A310) c'est-à-dire les voilures pour la Grande-Bretagne, les empennages pour l'Espagne, le tronçon central pour Saint-Nazaire et Nantes, le cockpit et la chaîne à Toulouse et l'aménagement commercial et les morceaux de fuselage en Allemagne. A l'époque, les Allemands ont réclamé en plus les commandes de vol électriques dans lesquels ils n'avaient aucune compétence alors que l'Aerospatiale en avait démarré l'expérimentation sur le Concorde ! J'ai dû m'y opposer vigoureusement et pour sortir de l'impasse, car ils refusaient le lancement de l'avion dont ils n'étaient pas demandeurs parce que la Lufthansa n'en voulait pas (on voit ce qu'il est advenu du succès commercial de l'appareil), il a fallu leur concéder l'équipement des cases de trains principales fabriquées jusque-là à Saint-Nazaire. Ils ont par la suite obtenu l'assemblage de l'A321 à Hambourg alors que la cadence de production de l'A320, de l'ordre de 6 appareils par mois, ne nécessitait pas une seconde chaîne en faisant monter le dossier au niveau politique du président français et du chancelier de l'époque. Finalement, nous avons reçu l'ordre d'en haut d'accepter ces exigences. Cela ne finira jamais ! A chaque rendez-vous, les Allemands continuent la même tactique.

 
Là, Airbus n'a jamais connu une telle crise...
 

Les règles de fonctionnement n'ont plus rien à voir depuis la « privatisation » de l'Aerospatiale dans le giron Lagardère en 1998 et la création d'EADS, société à 50-50 entre les Français et les Allemands, ce qui ne reflète pas au passage la valeur technique et économique des deux sociétés qui aurait dû plutôt être à 60-40 en faveur des Français. A partir du moment où on enfante une entité industrielle déséquilibrée avec parité industrielle et cogouvernance, on récolte ce que l'on a aujourd'hui. A l'époque du groupement d'intérêt économique (GIE), il y avait certes des discussions byzantines mais, in fine, un partenaire, indépendamment de ses parts d'actionnaire, quand il était seul et isolé dans le cas des Allemands face aux Anglais, aux Espagnols et aux Français autour de la même table, il ne tenait pas longtemps. Aujourd'hui, on est dans un face- à-face malsain. C'est toute l'équation de l'avenir d'EADS qui fait rire tout le monde industriel aéronautique.

 

J'ajoute que l'affaire du retard de deux ans de l'A380 ne serait jamais arriv> ée dans le cadre du GIE car il y avait une gouvernance et des compétences tant au niveau des partenaires que d'Airbus Industrie qui ne sont plus là aujourd'hui. En plus, si les Allemands s'étaient obstinés après les alertes qu'ils auraient reçues du système sur leurs retards dans les câblages, ils auraient eu une punition financière. Car le système prévoyait que celui qui mettait en retard un programme payait 80 % des débours financiers qu'il créait. Les Britanniques l'ont d'ailleurs expérimenté, dans le passé, lors d'une grève qui a touché leurs usines.

 

Dans le système actuel, il n'y a plus d'incitation. Tout va dans la poubelle que l'on partage à 50-50. Actuellement, il y a à Toulouse entre 1.000 et 1.500 Allemands sur la chaîne A380 qui sont là pour rattraper les erreurs commises à Hambourg. Tous ces frais sont partagés ! Dans le cadre du GIE, cela aurait été à la seule charge des Allemands.

 
Comment voyez-vous la suite des événements ?
 

Ce système ne peut pas perdurer. EADS est une société qui est dans le mur. Je ne vois pas qui va accepter de faire des concessions. On ne peut pas rester dans cette rivalité franco-allemande, cette ambiance délétère et ce système ingouvernable ! Il y a deux solutions possibles. La première consiste à revenir en arrière, où chacun reprend ses billes. Les Allemands et les Français recréent leurs sociétés respectives et on travaille comme avant sur la base de coopérations comme cela existait avant, que ce soit dans les hélicoptères, les missiles, etc., tantôt avec les Britanniques, tantôt avec les Allemands, les Espagnols, les Italiens au gré des choix des sociétés. Cette voie suscite beaucoup de questions et de difficultés.

 

La seconde solution, celle par laquelle il faut commencer, passe par la dilution de l'actionnariat actuel pour permettre la sortie de Lagardère et de DaimlerChrysler qui n'ont plus rien à faire dans l'aéronautique et la recherche de partenaires financiers nationaux ou internationaux de façon à tendre vers une société où la gouvernance serait normale comme chez Boeing ou BAE Systems. Il n'y a pas d'autres solutions. La situation actuelle est vouée à l'échec. Les clients vont d'abord perdre patience puis confiance. Qui, dans le monde, sauf à vouloir tirer des avantages technologiques, va vouloir travailler avec EADS en coopération avec un tel système de décision ? Certainement pas les Américains qui sont pourtant les numéros un dans le monde. On s'est mis dans un face-à-face avec des Allemands qui n'ont aucune politique en matière de Défense et dans un système où personne ne capitulera pour lâcher la gouvernance. Les Allemands n'acceptent pas que chez Airbus il y ait une moindre parcelle de plus, côté français, à la fois sur le plan humain, financier, industriel et technologique.

 

(*) Les Echos 22/02/2007

 
 
 

Communiqué du Bureau national du PS (20/02/07)

 

Plan POWER 8 chez AIRBUS

 
 

Le Parti socialiste s’insurge contre l’annonce des 10 000 suppressions d’emplois et des possibles cessions d’établissements dans le groupe Airbus, dans le cadre du plan Power 8.

 

Les savoir-faire accumulés depuis 35 ans par les salariés du secteur, à Airbus, mais aussi chez ses sous-traitants, sur les différents territoires, sont la principale richesse de l’entreprise et doivent être préservés à tout prix.

 

Depuis plusieurs années, la logique financière à l’œuvre s’est traduite par une stratégie d’externalisation, de sous-traitance et maintenant de délocalisations, qui a fragilisé l’entreprise. La relance d’Airbus doit reposer sur une politique industrielle claire, à la dimension européenne affirmée fermement soutenue par les États partenaires d’Airbus.


De ce point de vue, les déclarations résignées des différents ministres et conseillers du candidat UMP ne peuvent que laisser augurer du pire. Il est, par exemple, totalement inadmissible que François Fillon déclare que “les gouvernements ne doivent pas trop se mêler de l’organisation industrielle d’Airbus”, à l’opposé de la position adoptée par les responsables politiques allemands.

 

Le Parti socialiste considère au contraire que c’est l’engagement sans réserve des Etats européens, autour de l’axe franco-allemand, qui seul peut à nouveau faire le succès et la force d’Airbus. Il appelle à renforcer la présence des Etats dans le capital d’EADS pour redonner de la visibilité et de la stabilité à la maison mère d’Airbus.

http://entreprises.parti-socialiste.fr/2007/02/20/plan-power-8-chez-airbus/

Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 16:05

Le plan POWER 08 doit finalement être dévoilé demain mercredi 28 février 2007. Les premières informations parues dans la presse allemande et relyée par la presse française sont inquiétantes. Heureusement, que Jacques CHIRAC  a négocié l’équité pour le dossier AIRBUS avec Angéla MERKEL, vendredi dernier, sinon que deviendrait AIRBUS en France !
 
Le dossier AIRBUS est très important pour l’économie française, mais n’est pas pris au sérieux en France par nos gouvernants actuels, alors que les politiques allemands se mobilisent et obtiennent manifestement des résultats.
 
Le PS se mobilise sur ce dossier essentiel. Vous trouverez les premières annonces parues dans Le Monde d’aujourd’hui, le communique du secteur entreprise du PS, et l’intervention de Jean Marc AYRAULT.
 
A suivre. Ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu, mais aussi la politique industrielle de la France pour les années à venir.
 
DH

        Un baise main qui coute cher à l'industrie aéronautique française...
 
Airbus devrait supprimer 4 200 emplois en France et 3 500 en Allemagne
 
LEMONDE.FR avec AFP | 27.02.07

'avionneur européen Airbus va supprimer trois mille cinq cents emplois en Allemagne et quatre mille deux cents en France dans le cadre de son plan de restructuration "Power 8" entériné lundi 26 février, annonce, mardi, le quotidien allemand Die Welt sur son site Internet, citant des sources proches de l'entreprise. Airbus compte vingt et un mille salariés en Allemagne et vingt-deux mille en France.
 
La répartition de la production entre la France et l'Allemagne devrait rester inchangée pour l'avion géant A380, malgré les lourdeurs et dysfonctionnements constatés. Selon les informations du journal allemand, le futur long-courrier A350 sera produit pour l'essentiel en France, même si la construction du fuselage sera du ressort de l'Allemagne, ainsi que la technologie de la fibre carbone. L'Allemagne obtiendra, en revanche, la construction intégrale du moyen-courrier A320 et de son successeur, poursuit le Welt Online.
 
AU MOINS CINQ USINES SERAIENT VENDUES
 
La télévision publique ARD rapportait, elle, lundi soir, que sur les seize usines d'Airbus en Europe, au moins cinq allaient être externalisées, dont les sites allemands de Varel et Nordenham. Ces usines doivent être reprises par des investisseurs et continuer à produire pour Airbus, mais elles seront mises en concurrence avec d'autres sites, en Russie, en Chine ou en Inde, par exemple.
 
Le conseil d'administration d'EADS, maison mère d'Airbus, a donné, lundi, son feu vert "à l'unanimité" à "Power 8", qui doit permettre de générer 2,1 milliards de bénéfice d'exploitation par an. La validation et l'annonce de ce plan, initialement prévues il y a une semaine, avaient été repoussées à la dernière minute en raison d'un désaccord franco-allemand sur la répartition des efforts. Berlin, craignant d'être désavantagé, a multiplié ces dernières semaines les appels à l'équité. Lors d'une rencontre informelle vendredi, Angela Merkel et Jacques Chirac ont exclu tout licenciement sec chez Airbus.
 

Le PS demande un débat au Parlement sur Airbus et Alcatel-Lucent
 
Les présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat, respectivement Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ont écrit mardi au premier ministre afin qu'il convoque le Parlement en vue d'une déclaration du gouvernement suivie d'un débat "sur la politique industrielle de la France".

Jean-Marc Ayrault a fait état d'une situation "particulièrement grave" : "Alcatel-Lucent qui annonce un plan de suppressions d'emplois très important et le dossier Airbus qui est d'autant plus significatif que l'Etat est actionnaire à hauteur de 15 %."  Alors que "des milliers de familles sont aujourd'hui menacées dans différents sites", il a accusé le gouvernement et le candidat de l'UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, "de ne rien faire et de ne rien dire". Et de demander "un débat", "que soient confrontés les points de vue" , et, concernant Airbus, que "l'Etat actionnaire prenne toutes ses responsabilités", et "que la plus grande transparence soit faite". - (Avec Reuters)
 
 
 
La droite et les plans sociaux, l’impuissance revendiquée
 
Le Parti socialiste déplore la cacophonie au sein du gouvernement et de la majorité, alors que se joue l’avenir de deux des fleurons de l’industrie française et européenne : Airbus et Alcatel-Lucent.
 
Qui croire, quand d’un côté, le Premier Ministre feint d’afficher une posture volontariste, expliquant à qui l’écoute encore que “l’Etat jouera tout son rôle” pour qu’il n’y ait pas de licenciements secs ? Alors que de l’autre côté, le Ministre de l’Intérieur - candidat à la Présidence de la République et ses portes paroles n’ont de cesse de prendre le contre-pied de cette position.
 
Nicolas Sarkozy a ainsi expliqué, ce matin, que tout cela “n’est pas de la responsabilité d’un homme politique” après que François Fillon a déclaré la semaine dernière que “les gouvernements ne doivent pas trop se mêler de l’organisation industrielle d’Airbus”.
 
Le Parti socialiste s’inquiète des menaces qu’une telle attitude fait peser sur les emplois et les savoirs faire accumulés, qui font la richesse de ces entreprises, comme du pays. Il dénonce particulièrement l’attitude de la direction du groupe Alcatel-Lucent qui persiste aveuglément dans sa course au profit immédiat et à la rémunération des actionnaires.
 
Le Parti socialiste regrette notamment qu’en choisissant de supprimer les dispositions protectrices contenues dans la loi de modernisation sociale, la droite de Messieurs Sarkozy et Bayrou ait ainsi choisi de se priver des instruments de protection des salariés qu’avait mis en place le gouvernement Jospin.
 
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 11:05

La candidate Socialiste et le PS prend position sur AIRBUS et le plan de restructuration POWER 8. Enfin, nous entendons parler de politique industrielle, d’implication de l’état, et de problème de parité € / $ à traiter par la Banque Centrale Européenne.
 
Cela tranche avec le "baisemain" de CHIRAC à MERKEL, et un plan accepté par l’UMP de SARKOZY, qui conduit au démantèlement de l’entreprise en France.
 
DH
 
Si elle est élue, Ségolène Royal demandera la suspension" du plan de restructuration d'Airbus
 
Ségolène Royal a affirmé mercredi que si elle est élue à la présidence de la République, elle demandera la "suspension" de la restructuration d'Airbus et acceptera que l'Etat remette de l'argent dans l'entreprise.
 
"Je remets à plat l'ensemble de la gestion de l'entreprise, je demande une suspension, un moratoire" et "je travaille pour qu'il y ait une concertation et un accord avec Angela Merkel", la chancelière allemande, a-t-elle expliqué sur iTélé.

"Je pense qu'il faut que l'Etat remette au pot, mais sur la base d'un projet industriel franco-allemand solide", a-t-elle ajouté, interrogée sur une éventuelle recapitalisation de l'avionneur européen.

"C'est en associant nos efforts au niveau de l'Europe qu'on peut sortir Airbus de la crise", a-t-elle insisté, dénonçant notamment la direction bicéphale de l'entreprise.

Elle a souligné que la réforme de la Banque centrale européenne (BCE) qu'elle préconise pourrait contribuer à donner de la stabilité à Airbus, qui a fortement pâti de la faiblesse du dollar.

Selon une source proche du dossier, le plan "Power 8" d'Airbus, qui sera présenté mercredi, prévoit la suppression d'environ 10.000 emplois, dont quelque 4.300 en France, 3.900 en Allemagne, jusqu'à 1.500 en Grande-Bretagne et 500 en Espagne.
 
Associated Press 28/02/2007
 
 


Communiqué du Bureau national du parti Socialiste
 
Le Parti socialiste s’insurge contre l’annonce de 4200 suppressions d’emplois et de la cession des établissements de Saint-Nazaire et Méaulte prévue par le groupe Airbus, dans le cadre du plan Power 8.
 
Depuis plusieurs années, la logique financière à l’œuvre s’est traduite par une stratégie d’externalisation, de sous-traitance et maintenant de délocalisations, qui a fragilisé l’entreprise, déjà lourdement pénalisée par la parité euro-dollar. La relance d’Airbus doit reposer sur une politique industrielle claire, à la dimension européenne affirmée fermement soutenue par les États partenaires d’Airbus.
 
Le Parti socialiste considère qu’il est essentiel de renforcer la présence des Etats dans le capital d’EADS pour redonner de la visibilité et de la stabilité à la maison mère d’Airbus et ne pas fragiliser l’avenir du groupe.
 
L’État français doit donc prendre ses responsabilités et se substituer au désengagement des acteurs privés ce qui constituerait la meilleure garantie que cette entreprise ne soit pas à terme démantelée.
 
Le Parti socialiste dénonce la suppression par la droite des dispositions de la loi de modernisation sociale, qui laisse aujourd’hui les salariés sans réels moyens de défense.
 
Il déplore de ce point de vue les prises de positions résignées du candidat SARKOZY et de ses porte-parole qui théorisent l’impuissance de l’État et la suprématie des actionnaires privés au sein du groupe.
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 08:14


Je vous communique 2 articles de
Jean - Luc MELENCHON sur la situation d’AIRBUS. Jean – Luc a saisi l’importance du sujet, et son analyse sur la situation est pertinente et éclairée.
 
 
 
L’enjeu c’est aujourd’hui la survie de l’entreprise. Mais au travers d’AIRBUS, c’est la politique industrielle de la France, la politique de recherche, le rôle de l’Etat, l’emploi,  les déclocalisations, le rôle de la BCE (parité € / $), le rôle de l’Europe (avances remboursables) par rapport aux Etats-Unis (politique de l’OMC) qui sont autant de sujets éminemment politiques qui viennent sur le devant de la scène politique.
 
 
 
A suivre.
 
 
 
DH






AIRBUS redécollera !








 
 
 
LA CATASTROPHE A AIRBUS NE TOMBE PAS DU CIEL (*)
 
 
 

L'affaire d'Airbus est une caricature. Un dossier de propagande clef en main pour apprenti anti-capitaliste de base. N'était le désastre humain inouï et la destruction d'intelligence concrète qu'il signifie à l'heure à laquelle j'écris ces lignes amères, on rirait de l'avidité farcesque des dirigeants gloutons et prédateurs qui ont amené une des plus belles réussite de l'Etat entrepreneur, jacobin et colbertiste au désastre grâce au passage obligé par la case "gros profits tout de suite".

 
 
 

Lisez la communication prétentieuse et bouffie d'EADS qualifiant de "légitimes" les "attentes des actionnaires" en matière de rentabilité de l'entreprise et plaçant publiquement cette préoccupation au poste de commande et vous aurez compris que le désastre ne fait que commencer. Car la rentabilité dont il est question ce n'est pas celle de l'équilibre des comptes mais le prélèvement d'un 15% de rente sur la bête, chaque année, à l'heure où l'on tond les coupons, selon les "standards" (dixit EADS) désormais exigés de l'industrie par le marché boursier.

 
 
 

L'Etat "mal placé pour gérer", "trop lourd à l'heure de la mondialisation réactive" et dont "ce n'est pas la vocation de produire des avions", avait pourtant porté l'entreprise au numéro un mondial de son secteur contre la toute puissance américaine. Pour cela la bureaucratie d'Etat avait mobilisé tout l'argent public nécessaire sous forme d'avances remboursables à long terme. Et permis, entre autres, de révolutionner la technique de construction des avions (soudage au laser et matériaux composites) et de leur fonctionnement (commande électrique inventée dans le Concorde et industrialisée par Airbus). On voit que ça ne pouvait plus durer.

 
 
 

Lire la suite

 
 
 
 
 
AIRBUS DU GOULAG JACOBIN AU PARADIS LIBERAL (*)
 
 
 
 
 
 

J'ai été aussi assez content de lire dans la presse les réactions des dirigeants socialistes, et notamment de Ségolène Royal, sur un registre de résistance au plan prévu par EADS. Je pense que c'est important de le constater. En fin de note je parle de la réaction de Sarkozy.

 
 
 

On voit bien sur ce dossier la ligne de partage. Je prends le pari que le commentaire verbeux de Sarkozy répétant les refrains fétiches de la résignation néo libérale sur ce dossier aura un retentissement au moins aussi assassin que l'avait été la malheureuse phrase de Lionel Jospin avec les LU à Evry.

 
 
 

Je prends le pari que le volontarisme de Ségolène Royal, son étatisme et son appel aux ressources de la puissance publique fut elle régionale face à l'inertie de l'Etat UMP lui vaudront un très sérieux bonus.

 
 
 

A juste titre. Vu de ma tour d'observation, ceci fera davantage que bien des shows télévisés. Bref, je considère que c'est une confirmation d'un possible retour du débat de la présidentielle sur les questions de fond, à belles distances des grotesques pantalonnades qui ont surchargé la scène publique ces derniers temps. Bien mené, bien expliqué cet épisode de solidarité dans la lutte avec les travailleurs les plus hautement qualifiés pour une des productions industrielles les plus moderne de notre temps, peut faire prendre la colle qui réuni les français dans les épreuves et tout faire aller l'énergie dans le bon sens, de droite à gauche, de la résignation bavarde à l'action audacieuse. EADS peut aussi être le procès public du bilan du libéralisme en France.

 
 
 
 
 
 

(*) Par Jean – Luc MELECHON

Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 08:30


Tout et son contraire, en fonction de son interlocuteur. En l’espace de quelques jours, Nicolas SARKOZY change de position sur AIRBUS. Hier c’était un problème d’actionnaires, aujourd’hui c’est à l’état de s’engager. Quelle crédibilité accorder à un syndicat qui dit tout et son contraire en l’espace de quelques jours, sachant que son avis évolue en fonction de la proportion que prend l’évènement en l’occurrence AIRBUS dans les médias ?

Par ailleurs, si aujourd'hui SARKOZY est pour une recapitalisation d'EADS, Son ami Thierry BRETON, Ministre de l'économie du gouvernement auquel il appartient, prône exactement le contraire.

Dans tous les cas cela fait désordre, et ressemble à une certaine panique...

 
 
 
A suivre…
 
 
 
DH
 
 
 

La "versatilité" de Nicolas Sarkozy sur Airbus (*)

 
 
 

Jack Lang a jugé "inquiétante" la "versatilité" de Nicolas Sarkozy dans le dossier Airbus. Son attitude "met en cause sa crédibilité présidentielle, a déclaré le conseiller de la candidate socialiste, Ségolène Royal, dans un communiqué, lundi 5 mars. En quelques jours, le même personnage change son fusil d'épaule"

 
 
 

"Le même, qui expliquait qu'il ne saurait être question de favoriser l'intervention de l'Etat et, qu'au contraire, il fallait au plus vite confier Airbus à un partenariat privé, annonce aujourd'hui qu'il serait favorable à une recapitalisation publique", écrit-il.

 
 
 

Lundi à Toulouse, M. Sarkozy a affirmé que "le rôle de l'Etat est essentiel" et que s'il était président de la République et qu'Airbus avait besoin d'une augmentation de capital, il serait "prêt à le faire".

 
 
 

Mercredi dernier, il avait estimé que "les Etats" ne sont pas "les actionnaires industriels les plus avisés". Le lendemain, il avait affirmé qu'il n'était "pas décidé à laisser tomber" Airbus. Ces derniers jours, l'UMP a critiqué les propos de Ségolène Royal, qui a adopté une attitude très volontariste sur la crise d'Airbus, affirmant que "l'Etat non seulement peut mais doit faire".

 
 
 

 

M. Sarkozy a réaffirmé lundi soir que l'Etat devait "accompagner l'augmentation du capital" d'Airbus

 
 
 

Invité lundi soir du 19-20 de France 3, Nicolas Sarkozy a aussi précisé qu'il pensait nécessaire de "renégocier le pacte d'actionnaires", de "trouver un partenaire financier privé qui remette de l'argent", de "trouver un opérateur industriel" pour diriger l'entreprise.

 
 
 

"Il faut un véritable actionnaire qui soit le patron industriel de l'entreprise, qui détermine un management, où on arrête de faire la parité franco-allemande. On prend simplement les meilleurs pour prendre les meilleures décisions", a argumenté le candidat de l'UMP.

 
 
 

"Tout les gens sérieux reconnaissent qu'il faut un plan et les modalités de ce plan, elles sont discutables et sont négociables, et je veux m'assurer que la répartition des tâches entre les Allemands et les Français sont faites sur une base d'équité. L'aéronautique c'est quand même la spécialité française", a-t-il ajouté. - (Avec AFP)

 
 
 
 
 

(*) LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.07 | 19h54 

Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 09:34

Dans quel monde vivons – nous ? Quel gâchis et quel scandale ? Il est temps de revoir le système…
 
DH

 
AIRBUS, LAGARDERE, disparu en plein vol (*)
 
« Arnaud LAGARDERE ? Ah oui, c’est le copresident d’EADS, le type qui ne rappelle jamais quant on lui laisse un message sur son portable. Après tout, ce n’est pas grave. Je ne suis qu’un de ses banquiers et je voulais simplement lui parler de l’avenir d’AIRBUS. », cette réflexion amère d’un financier parisien résume bien les propos qui se tiennent dans les déjeuners en ville réunissant les vedettes du CAC40.
 
Alors que tous les candidats à l’élection présidentielle multiplient les propositions pour éviter qu’AIRBUS ne se crashe en bout de piste, LAGARDERE refuse de s’exprimer publiquement, bien qu’il copréside le conseil de surveillance d’EADS depuis 4 ans. Ces derniers mois, l’avenir du Racing Club de France l’a visiblement plus préoccupé que les suppressions d’emplois chez AIRBUS….
 
Cette disparition d’Arnaud LAGARDERE est d’autant plus surprenante que, de l’autre coté du Rhin, les dirigeants de Daimler - Chrysler, l’autre coactionnaire privé d’EADS, multiplient les déclarations, proposent des solutions pour « réviser » le pacte d’actionnaires qui lient Français et Allemands, et envisagent les moyens qui pourraient permettre à EADS et à AIRBUS de trouver de nouvelles sources de financement. Quant à Louis GALLOIS, qui a succédé en catastrophe au protégé de Chirac, Noël FORGEARD, piqué les doigts dans la confiture des stocks options, il se retrouve seul pour défendre son plan d’économies et de réduction d’emplois Power8.
 
En mars 2003, à la suite du décès de son père, Jean – Luc, Arnaud LAGARDERE avait hérité de 15% du capital d’EADS et de la cogérance de la société. Depuis cette époque, il ne cesse de répéter même en public, que l’aéronautique ne le passionne guère. En revanche, il y a quelque chose qui le passionne vraiment : la plus –value qu’il va encaisser le jour où il parviendra à vendre sa participation dans EADS et AIRBUS. Quand en 1999 EADS a été créé, sous le gouvernement de JOSPIN, l’apport en actif du groupe LAGARDERE a été estimé à 120 millions d’euros.
 
En avril 2006, alors que le cours est évidemment au plus haut, et avant que les retards de l’A380 ne soient officiellement annoncés, Arnaud vend la moitié de ses actions EADS avec à la clé un chèque de 2 milliards d’euros. Lorsque, il y a 3 mois, les difficultés d’EADS et d’AIRBUS deviennent évidentes, une question se pose immédiatement : le groupe Lagardère, fort de ces 2 milliards d’euros, est – il prêt à une augmentation de capital ? Réponse : il n’en est pas question.
 
Preuve que le séjour aux Etats Unis où Arnaud LAGARDERE dirigea pendant 4 ans une filiale du groupe HACHETTE lui a été bénéfique : il en a retenu un principe du monde des affaires : le « take the fuck money and run ». En français : « prends ce foutu argent et cours. »
 
Et puis, comme aurait pu dire son père qui s’y connaissait en subventions et aides publiques, il y aura toujours l’Etat pour boucher les trous. D’ailleurs, tous les candidats à l’élection présidentielle, y compris les plus libéraux, en sont d’accord.
 
(*) Paru dans le Canard Enchainé du 7 mars 2007
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 07:39

Airbus: "L'Etat c'est le problème",
critique Laurence Parisot
 
 
La présidente du Medef Laurence Parisot a critiqué l'intervention de l'Etat et des politiques dans le dossier Airbus, accordant sa confiance au président du constructeur aéronautique Louis Gallois dans ce qu'elle a qualifié de "mauvaise passe".
 
Faut –il rappeler à Madame PARISOT, qu’AIRBUS et l’industrie Aéronautique  n’a pu se construire et se développer que grâce à l’intervention de l’Etat (Caravelle, Concorde, Ariane, les hélicoptères, etc.) ?
 
Faut –il rappeler à Madame PARISOT, que c’est justement le privé qui a détruit l’entreprise ?
 
Faut – il rappeler à Madame PARISOT le scandale des stocks options de l’ancien PDG d’EADS qui a mis à terre l’entreprise ?
 
Madame PARISOT se pose – t elle la question de savoir ce que fait et propose Arnaud LAGARDERE co-président d’EADS, totalement absent ces dernières semaines sur Power 8 ?
 
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 07:05


J’avais rencontré
Marie - Noëlle LIENEMANN à Solferino,  il y a quelques semaines avec le groupement des Socialistes d’entreprises du secteur Aéronautique. Elle connaît bien le dossier, pour avoir été quelques années Secrétaire Nationale aux entreprises. Je vous livre son analyse, sur laquelle il y a peu de choses à ajouter.
 
DH
 
 
Airbus ne pas se tromper de combat. Défendre l'emploi, les sites et l'avenir...
 
 

Dans cette affaire il y a trois problèmes :



- un problème lié à l'Euro


- un problème de capital et d'actionnariat


- un problème de management et de politique industrielle

 

Les pouvoirs publics des Etats engagés dans Airbus comme les institutions européennes peuvent et doivent agir. Ils doivent le faire vite, imposer le maintien des emplois et des sites, car cette entreprise n'est pas une entreprise comme les autres et ce marché de l'aéronautique non plus puisque la concurrence s'opère entre deux géants mondiaux Boeing et Airbus.

 

Surtout ne tombons pas dans le piège d'entretenir l'opposition entre les salariés français et allemands, comme si l'enjeu était de savoir où allait tomber le couperet. L'enjeu est ailleurs et suppose une mobilisation unitaire entre tous les travailleurs, les salariés d'Airbus et ses sous-traitants. 

 

Il y a 2 mois, j'interpellais en séance publique du Parlement Européen à Strasbourg les institutions de l'Union après les déclarations de l'ex-PDG d'Airbus qui disait vouloir produire en Zone "Dollar" parce que la parité de l'Euro était défavorable aux exportations. Une fois de plus, j'ai eu droit au discours sur l'indépendance de la Banque Centrale et sa lutte contre l'inflation... Je n'ai eu aucun regret d'avoir voté NON. Mais j'étais en droit, après le vote important du peuple Français, d'attendre du gouvernement d'importantes pressions sur Bruxelles en faveur d'une autre politique qui  stoppe cette logique suicidaire de l'Euro fort. Ce combat doit être poursuivi sans défaillir.

 

Les actionnaires d'Airbus sont tous très tenté par un désengagement. Les raisons sont multiples et il est vrai que la profitabilité à court terme d'activités lourdes comme l'aéronautique, n'est pas toujours assurée et connaît des hauts et des bas. En ce domaine, il faut des capitaux qui investissent dans la durée et qui sont capables d'accepter des périodes de réorganisation et des trous d'air.. C'est tout le contraire de ce que privilégie le capitalisme financier transnational d'aujourd'hui. Et c'est la vertu du capital public d'assurer une pérennité souvent indispensable au rebond. Souvenons nous des thèses catastrophiques sur l'avenir d'Air-France dans les années 90 et la stabilité de cette compagnie, alors publique quand tout le secteur était en pleine crise et vulnérable car leurs actionnaires lâchaient prise. Il faut remettre du capital public pour assurer une relance industrielle sereine et forte d'Airbus.

 

Ce capital doit permettre un développement de toute la gamme et le refus des délocalisations ou externalisations. Car si les entreprises peuvent être rentables et utiles, leur revente ne s'explique que pour des raisons de cash. Soit, il s'agit de préparer des délocalisations dans des pays à main d'œuvre bon marché et c'est inacceptable. D'autant plus que le prix des salaires dans un Airbus n'est pas considérable et que la parité monétaire a souvent bien plus d'importance et on en revient au point numéro un. Donc le capital public est aussi une garantie contre l'hémorragie de notre savoir faire industriel. 

 

Enfin, il est vrai que la direction d'Air bus a été défaillante, que le jeu du chacun pour soi a fini par prendre le pas sur l'intérêt collectif. C'est vrai entre pays et entre gros actionnaires, tous très prompt à chercher à partir. J'avais manifesté mon désaccord lors du monopoly EADS, le désengagement de l'Etat sous Jospin, avec  de surcroît le choix du siège social en Hollande, pour des raisons fiscales. A l'époque, on nous traitait d'archaïque. qui peut croire que la réussite de Boeing ne doit rien aux choix politiques américains et qui peut croire que cela peut se faire autrement en Europe, il faut donc un cadre politique qui exprime une volonté forte de réussir ensemble. Ce fut fait hier, cela doit être relancé aujourd'hui. Il faut y ajouter plus de contrôle et de pouvoir pour les organisations syndicales, car elles mieux que bien d'autres ont un regard affuté sur l'entreprise et son devenir. Il faut un pilotage public plus transparent et associant les régions et land les plus concernés.

 

Au delà, il est impératif de relancer des politiques industrielles européennes car en activités connexes à Airbus se jouent de  très nombreux secteurs de pointe comme les nouveaux matériaux, les nouveaux moteurs. L'Union Européenne ne peut pas se contenter de quelques subsides - bien trop modestes- pour la recherche, il faut construire des synergies pour faire face à la montée de nos concurrents...

 

Au fond, l'avenir d'Airbus nous met devant une responsabilité majeure, devant un choix de société.

 

Rédigé par Marie-Noëlle Lienemann le 07 mars 2007

 
Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 05:34

Il est temps de moraliser le monde des affaires et de la finance. L’annonce des indemnités de départ de Noël FORGEARD l’ex patron d’EADS suscite de nombreuses réactions à gauche essentiellement. Le PS et sa candidate se sont positionnés clairement. Coté UMP, FN et autres MPF, c'est plutôt le mutisme. N'est - ce pas logique ?
 
Pour le PS, un tel scandale remet en cause le plan Power 8 d’Airbus, dont Noël FORGEARD est un des responsables des problèmes de l’A380.
 
A suivre.
 
DH
 
 

Mercredi 11 avril 2007

 

Communiqué du Secrétariat national

aux Entreprises du Parti Socialiste

 

Le Parti socialiste dénonce la décision prise par EADS d’accorder des indemnités de 8,5 millions d’euros à l’ancien PDG d’Airbus et co-président du groupe. L’État étant actionnaire de référence du groupe EADS, il est évident que le gouvernement a autorisé le versement de ces indemnités.

 

Défaut de contrôle, défaut d’anticipation, erreur stratégique dans la nomination du management, dérive vers une logique financière, indemnités exorbitantes et injustifiées… la litanie est longue des erreurs accumulées par la droite. Le Parti socialiste rappelle à cette occasion son opposition au plan Power 8 qui prévoit 10000 suppressions d’emplois à Airbus.

 

Il renouvelle son engagement d’encadrer par la loi le montant et les conditions de versement  des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indemnités de départ de toutes natures. Le Parti socialiste entend également rendre obligatoire la publication dans les groupes côtés d’un rapport qui fixera une fourchette entre les plus basses et les plus hautes rémunérations, stock options et indemnités de départ  comprises.

 
 
 
 
 
Plus de 8 millions d'euros d'indemnités ont été versés à l'ancien co-président d'EADS lors de sa démission en 2006. Des sommes jugées "scandaleuses" et "injustifiées" par les syndicats et de nombreux candidats à l'élection présidentielle. Ségolène Royal demande l'annulation du plan de restructuration d'Airbus.
 

Polémique après l'annonce mardi du montant des indemnités de départ accordées à l'ancien co-président d'EADS, Noël Forgeard, pour plus de 8 millions d'euros. Alors que le groupe européen d'aéronautique s'apprête à lancer son plan de restructuration Power 8 qui prévoit la suppression de 10.000 emplois en Europe, le "parachute doré" dont a bénéficié l'ex-patron suscite ce mercredi des réactions indignées de la part des syndicats et de certains candidats à l'élection présidentielle.

 

Dans un document adressé mardi aux actionnaires par le conseil d'EADS en vue de l'Assemblée Générale du 4 mai, il est précisé que l'ancien président d'Airbus a perçu lors de son départ en juillet 2006 six mois de préavis, soit 1.223.317 euros et des indemnités de départ de 4.893.268 euros. A ces sommes s'ajoute, depuis le début de l'année, une indemnité de non-concurrence de deux ans qui représente un montant brut mensuel de 101.917 euros, soit un total de 2.444.008 euros.

 

Des sommes d'autant moins bien acceptées que Noël Forgeard avait dû démissionner un an après sa prise de fonction en raison des retards dans la livraison de l'Airbus A380. L'ancien dirigeant est aussi au cœur d'un scandale né de l'exercice de ses stocks options peu avant l'annonce des retards. Cette opération lui avait rapporté une plus-value de quelque 2,5 millions d'euros.

 

Au sein du groupe européen, les réactions sont vives. Les principaux syndicats d'Airbus estiment "scandaleux" et "choquant" le montant des indemnités versées à Noël Forgeard, alors même que les salariés de l'entreprise doivent affronter des suppressions de postes. "Alors qu'on fait un plan de restructuration, les actionnaires ont accepté les conditions négociées par Forgeard. J'ai du mal à comprendre que d'un côté on parle d'économies et que de l'autre côté on accepte ses conditions", a ainsi déclaré mercredi à l'AFP Jean-François Knepper, délégué syndical FO et vice-président du comité européen d'Airbus.

 

Bernard Van Craeynest, le président de la CFE-CGC, deuxième syndicat d'Airbus a quant à lui déploré le versement d'une "prime à l'incompétence", à l'origine d'un "fossé" croissant entre certains dirigeants et l'ensemble des salariés.

A moins de quinze jours de l'élection présidentielle, la polémique est également reprise par certains candidats à l'Elysée. Ségolène Royal a dénoncé ce mercredi un "scandale" et une "provocation", demandant "aux dirigeants d'Airbus de retirer la totalité du plan" Power 8 pour mettre à plat "la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois." La candidate socialiste à l'élection présidentielle a promis, si elle était élue, que "l'Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolèrera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse tandis que des salariés, eux, paient les pots cassés".

 

François Bayrou, en campagne électorale à Tours, s'est lui prononcé sur l'adoption d'une "loi de moralisation de la vie économique", censée mettre fin à "des dérives difficilement acceptables". Selon le candidat de l'UDF, cette loi "obligera à ce que ces avantages soient décidés en assemblée générale de manière à ce que tout le monde en soit informé".

 

Un encadrement législatif également proposé par le candidat altermondialiste José Bové, qui préconise la création d'une "commission d'enquête parlementaire sur les patrons voyous".

 

Autre réaction politique: celle du candidat de la LCR à la présidentielle Olivier Besancenot qui a jugé le montant des indemnités versées à l'ex-PDG d'Airbus "stupéfiant" et "inadmissible", réclamant "une autre répartition des richesses", notamment pour augmenter les salaires.

 

Ces réactions font suite à celle de Marie-George Buffet, candidate PCF à l'Elysée, qui a fustigé mardi dans un communiqué la "prime au mauvais patron", se demandant "comment une société peut accorder une telle prime à un patron dont tout le monde s'accorde sur la désastreuse gestion, alors que dans le même temps, les salariés qui ont créé les richesses se voient contraints à un plan social".

 

Auparavant, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, avait déclaré vendredi dans un entretien sur BFM TV que Noël Forgeard avait "une part de responsabilité" dans les difficultés actuelles d'EADS. Revenant plus généralement sur le cas des indemnités de départ accordées aux anciens PDG, il a déploré l'absence de contrôle moral et politique sur de tels niveaux de rémunération.



Serge Tchuruk a touché 8,2 millions d'euros en 2006


L'ancien président d'Alcatel, devenu président du conseil d'administration d'Alcatel-Lucent, a touché une indemnité de départ de ses fonctions exécutives de 5,7 millions d'euros en 2006, à laquelle il faut ajouter une rémunération de 1,4 million d'euros de salaire fixe et 1,1 million d'euros de part variable. Il dispose de plus de 236.000 actions Alcatel-Lucent d'une valeur de près de 2,1 millions d'euros. L'ex-patron bénéficie des termes du contrat signé avec Alcatel à son arrivée en 1995 à la tête de l'entreprise. En onze ans, l'action Alcatel a cependant perdu près 30% de sa valeur.



Par Didier HACQUART - Publié dans : Industrie Aéronautique
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