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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 05:40





La taxe carbone de Sarkozy a été censurée par le Conseil Constitutionnel, car la loi a été jugée injuste !

 

Je vous renvoie pour la petite histoire au communiqué de Jean-Luc MELENCHON de septembre dernier sur ce sujet...

 

Le Parti de Gauche lui proposait une « fiscalité écologiste plus juste » (lire à ce titre l'article paru dans POLITIS).


Voici le communiqué du Parti de Gauche :

 

 Annulation de la taxe carbone : sanction d'un bricolage


Les motifs d'annulation de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel correspondent à un grand nombre des critiques portées par le Parti de Gauche lors du débat parlementaire


- Exonérations de la très grande majorité des émissions d'origine industrielle alors que bon nombre de ces industries polluantes ne seront pas soumises aux quota de carbone européen avant 2012.


- Exonération du transport routier et aérien, pourtant grand émetteur de gaz à effets de serre


- Injustices pour les ménages principales cibles pour cette nouvelle taxe alors que ce sont les acteurs qui ont le moins de possibilités de modifier leur comportement de part des choix contraints.


- Les députés du Parti de Gauche avaient d'ailleurs défendu des amendements de suppression de nombre des exonérations pointées par le Conseil Constitutionnel. Mais le gouvernement et Nicolas Sarkozy se sont obstinés pour faire croire à leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique.


- Après l'échec de la méthode Sarkozy à Copenhague, après l'échec de cette taxe carbone, injuste socialement et inefficace environnementalement, il est temps de comprendre que ce n'est ni le bricolage politicien ni les attitudes de Rambo qui construiront une véritable réponse au défi climatique. Oui, il faut changer de modèle développement mais cela se fera par une politique volontariste qui ne peut passer que par une planification écologique et démocratique qui permette de sortir de la civilisation du tout pétrole et non par de nouvelles taxes frappant aveuglément tous les ménages indépendamment de leurs possibilités financières de faire des choix en lien avec les enjeux environnementaux.


Jeudi, 31 Décembre 2009 Martine Billard

 

 

L'HUMA a fait un bon article sur le sujet...

 

A suivre.


DH

 

 


Taxe carbone: le vert de trop...


Le Conseil constitutionnel a annulé, mardi soir, la loi qui instituait la taxe carbone, jugée inefficace écologiquement et inéquitable fiscalement.

 

Le gouvernement aura eu, cette année, l’estomac retourné avec deux jours d’avance sur le lendemain de fête. Le Conseil constitutionnel lui a servi le « vert » de trop mardi, tard dans la soirée, en retoquant son projet d’instituer une taxe carbone. Visant à une réduction des émissions de gaz à effet de serre « afin de lutter contre le réchauffement de la planète », celle-ci aurait dû s’appliquer à compter du 1er janvier, autrement dit dès demain.

 

une rupture caractérisée de l’égalité

 

Mais ce qui devait être l’une des mesures fiscales phares du projet de loi de finances 2010 n’a pas été du goût des neufs sages, lesquels ont décidé d’annuler in extremis la mesure, jugée socialement inéquitable et écologiquement inefficace.

 

Épinglées  : les nombreuses exemptions qui devaient accompagner sa mise en place. « Ainsi étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions de 1 018 sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries, les émissions de l’industrie chimique utilisant de manière intensive de l’énergie (…), celles du transport aérien et du transport routier de passagers », souligne le Conseil constitutionnel dans son rapport. Pointant également l’exonération des centrales thermiques ainsi que les réductions accordées aux activités agricoles, de pêche, de transport routier de marchandises et au transport maritime (75 % pour chacun), il estime qu’au total, « 93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant, (auraient été) exonérée de contribution carbone ». In fine, « moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre auraient été soumises à la contribution », laquelle n’aurait donc porté que sur « les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l’une des sources de dioxyde de carbone ».

 

Des régimes de faveur « contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique », résume le Conseil, qui note, surtout, que cela « aurait créé une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ».

 

Deux motifs majeurs qui l’ont donc conduit à censurer la loi, faisant écho aux critiques entendues depuis juillet, quand le débat avait été lancé. Censée répondre aux engagements pris en 2008 lors du Grenelle de l’environnement, la taxe carbone – ou contribution climat énergie – devait inciter les entreprises, les ménages et les administrations à diminuer leur consommation d’énergie fossile – gaz, fuel, essence, charbon – via un « stimulus prix ». En juillet, la commission Rocard proposait de fixer le tarif de la taxe à 32 euros la tonne de CO2. Les parlementaires avaient finalement retenu celui de 17 euros la tonne, accompagnant la mesure d’un « chèque vert » reversé aux ménages en guise de compensation et, donc, d’une kyrielle d’exemptions. Dès lors, les critiques s’étaient multipliées. À celles entendues depuis le début, portant sur le bien-fondé même d’une nouvelle taxe imposée aux ménages – 5 centimes de plus par litre de carburant et de fioul, 3,14 euros de plus par MWh de gaz – venaient s’ajouter celles des organisations écologistes, reprochant au gouvernement de ne pas être allé jusqu’au bout de son idée.

 

Un nouveau texte le 20 janvier

 

Deux lignes d’oppositions que l’on retrouve dans les réactions entendues depuis hier. Majoritairement, les organisations de défense de l’environnement saluent cette censure en ce qu’elle doit permettre au gouvernement de revoir sa copie. « La décision du Conseil constitutionnel doit donner l’occasion au gouvernement de créer une véritable contribution climat énergie, conforme au vœu des acteurs du Grenelle de l’environnement et non des lobbies qui ne pensent qu’en termes d’exonérations et de chantage à l’emploi », estime ainsi Sébastien Genest, président de France Nature Environnement. Un point de vue repris, côté politiques, par le Parti socialiste (à l’origine de la saisine du Conseil constitutionnel) et par les Verts qui exigent, en substance, une contribution ambitieuse et socialement équitable. Député communiste du Nord, Jean-Jacques Candelier reste quant à lui fermement opposé au principe même d’une taxe. « Elles représentent déjà les deux tiers du prix à la pompe, souligne-t-il, dans un communiqué. Comment quelques milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires (3 milliards – NDLR) pourraient changer les comportements, alors que les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’y arrivent pas  ? »

 

Le gouvernement, enfin, se montre déterminé à ne pas lâcher le morceau. François Fillon présentera un nouveau texte le 20 janvier. Un délai court, quand les entreprises dans le collimateur sont, elles aussi, déjà reparties à la charge pour défendre leur bout d’os.

 

Marie-Noëlle Bertrand (31/12/09)

 

Le dossier Taxe carbone du journal l'Humanité

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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