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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 06:06





En Suisse dimanche dernier, un référendum populaire s'est transformé en référendum populiste...


Cela lance aussi un certain débat en France.


Sur ce blog,  « Cicéron» (*), internaute fidèle y est allé de son commentaire confortant ainsi ses thèses identitaires.


J'ai réfléchi de répondre au commentaire. Lundi dans l'avion Marseille - Paris je suis tombé sur un article du Monde. L'article ne traite pas du sujet directement, mais je pense que c'est un élément de réponse. Tout du moins, il contribue à la réflexion.


Il s'agit d'une interview du maire de Clichy sous Bois, ville devenue célèbre suite à de tragiques évènements ces dernières années.


Il se trouve que j'ai habité avec mes parents dans les années 1965-1970 à Clichy sous bois. J'y ai fait ma scolarité du CE1 à la 6ème...La ville était nouvelle, les cités en construction, et je me rappelle des derniers bidonvilles derrière mon immeuble avant qu'ils ne soient rasés et qu'une cité soit construite... La ville a évidemment beaucoup changé, et les problèmes de transports qui existaient déjà à l'époque pour aller travailler à Paris, ne sont toujours pas résolus en 2009...


Au delà, le Maire de Clichy Sous Bois, pointe bien la réalité des problèmes. C'est à méditer, avant que la situation ne devienne explosive...


DH


(*) Ex militant FN Vitrollais





Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois : "La logique du ghetto arrange tout le monde"



Depuis les émeutes de l'automne 2005, Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), est une des figures de la politique de la ville en France. Egalement président de l'association Ville et banlieue, qui réunit des élus de droite et de gauche, il tente de porter la voix des quartiers populaires, mais observe avec inquiétude le désintérêt de la société française.


Comment vont les quartiers sensibles ?


Claude Dilain : Comme tous les maires de banlieue, je suis inquiet. Nous faisons face à un phénomène nouveau: la colère ne touche plus uniquement les jeunes, ceux qui étaient en première ligne pendant les émeutes de 2005, mais elle s'étend désormais aux adultes, en particulier aux trentenaires qui ont fait des études, se sont mariés, ont des enfants, mais sont retombés au chômage avec la crise. En 2005, il y avait un débat un peu théorique pour savoir si on se trouvait face à une émeute ou une révolte sociale. Aujourd'hui, dans certains cas, je sens qu'on est passés au stade de la révolte sociale et c'est dangereux.


Il y a eu beaucoup d'annonces politiques sur les banlieues depuis 2005. Quels sont les effets ?


Ce qui frappe, avec le recul, c'est l'absence de volonté politique au-delà des discours généreux. Je regarde les statistiques de Clichy-sous-Bois, elles sont très mauvaises : le revenu annuel moyen par famille est de 9.000 euros par an, la proportion de non-diplômés demeure à 45 %, le taux de chômage reste deux fois plus élevé qu'au niveau national, la ville n'est toujours pas desservie correctement par les transports. Nous sommes toujours dans un ghetto. Le seul point positif concerne la rénovation urbaine lancée par Jean-Louis Borloo avant les émeutes de 2005. Sur ce point, les habitants ont enfin le sentiment qu'on s'occupe d'eux, et ils voient leurs logements et leur cadre de vie s'améliorer.


Comment jugez-vous l'action de Fadela Amara ?


Elle fait ce qu'elle peut, mais les effets de son plan Espoir banlieue sont invisibles sur le terrain. Je crois qu'elle commet une erreur fondamentale en pensant que Nicolas Sarkozy veut agir. Quand il vient en banlieue, c'est uniquement pour parler de vidéosurveillance ou d'immigration. Et les transports? Le logement? L'emploi? La question de fond est: veut-on simplement que les banlieues soient calmes ou veut-on résorber les ghettos? Je crois que le président a donné sa réponse: seule la sécurité l'intéresse.


Dans ce contexte, un secrétariat d'Etat à la ville ne sert à rien, quoi que fasse son titulaire. La politique de la ville devrait soit relever directement du premier ministre, soit être portée par un délégué à la ville, très puissant, comme ont pu l'être dans le passé des délégués à l'aménagement du territoire, capables d'imposer l'intérêt des banlieues face aux ministères. Que pèse Fadela Amara face à un ministre de l'intérieur ou au premier ministre? Rien.


Quels sont les blocages ?


En réalité, la logique du ghetto arrange tout le monde. La société fabrique des situations extrêmes, mais ce qui compte, aux yeux des classes moyennes et supérieures, c'est que cela reste invisible et qu'on n'en parle pas trop. Les pauvres, surtout s'ils sont noirs et arabes, on les met à Clichy-sous-Bois en pensant, sans trop le dire ou se l'avouer à soi-même, qu'on préfère les avoir là-bas, à distance, plutôt que dans la classe de sa fille ou de son fils.


Lorsqu'il s'occupait de la ville, Jean-Louis Borloo disait que les banlieues sensibles sont le cancer de la République: c'est toujours le cas.


Constatez-vous un repli communautaire ?


Oui, de toute évidence. La référence au pays d'origine – même pour des habitants qui sont en France depuis deux ou trois générations – n'a jamais été aussi forte. Je ne sais pas si nos jeunes ont vraiment envie d'aller vivre en Algérie mais regardez leur enthousiasme après le match Algérie-Egypte.


Même chose pour les signes ostentatoires d'appartenance religieuse ou les demandes communautaristes. Le message est simple: puisque vous ne m'aimez pas, puisque vous ne m'acceptez pas, je choisis d'exister en tant qu'"Algérien" ou musulman. Si on laisse faire, on prend le risque de voir la fracture s'approfondir toujours plus.


Le problème, c'est que la France n'a plus de politique vis-à-vis de l'immigration. Le gouvernement met en scène les charters de clandestins renvoyés dans leur pays. Mais, dans la réalité, on continue de les entasser à Clichy et dans quelques dizaines de villes de banlieue en espérant les cacher aux yeux de la société. Tout ça dans des conditions indécentes et avec des moyens dérisoires pour leur apprendre le français. Qui peut ensuite s'étonner qu'il y ait un repli identitaire de ces populations?


Si on ne résorbe pas le ghetto pour des raisons éthiques, au moins qu'on le fasse par souci de compétitivité économique: la métropole parisienne ne décollera jamais si elle garde de telles poches de pauvreté et un tel potentiel de colère.


Vous êtes membre du PS. Votre parti a-t-il une réflexion sur les banlieues ?


Elle est malheureusement très insuffisante. Le PS est à l'image de la société et nous y rencontrons les mêmes difficultés pour faire entendre la voix de la banlieue.


Cette situation vous décourage-t-elle ?


Non, je continue. Le jour où je serai découragé, j'arrêterai d'être maire. Mais je suis fatigué, parfois, et en colère, souvent. En 2005, à travers le Conseil national des villes, nous avions alerté les pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Sans résultat – ou plutôt avec le résultat que l'on connaît: trois semaines d'émeutes. Aujourd'hui, nous sommes revenus à la situation d'avant 2005. Mais, si ça doit à nouveau exploser en banlieue, nous sommes nombreux, parmi les élus de banlieue, à dire que nous ne recommencerons pas comme en 2005, nous n'irons pas passer nos nuits à rattraper les erreurs commises. Ce sera aux pouvoirs publics, aux ministres, aux préfets, à tous ceux qui sont responsables, de tenter de sauver ce qui pourra l'être.


Nous, les maires, en avons ras-le-bol de parler dans l'indifférence. J'alerte ainsi, depuis des mois, les pouvoirs publics sur la situation du Bas-Clichy, des copropriétés dégradées, en grande difficulté, où arrivent les familles les plus pauvres, les plus fragiles, presque uniquement des immigrés récents. Elles constituent une véritable bombe à retardement. Si on ne fait rien, on va vers la catastrophe. Je sonne à toutes les portes et on me répond qu'il n'existe pas d'outils adaptés. Il va falloir que ça explose pour qu'on s'y intéresse ?


Propos recueillis par Luc Bronner


Article paru dans l'édition du Monde du 01.12.09


http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/30/claude-dilain-maire-ps-de-clichy-sous-bois-la-logique-du-ghetto-arrange-tout-le-monde_1273909_3224.html


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commentaires

cicéron 05/12/2009 18:49


Mais les vrais responsables sont la gauche qui as permis toutes formes d exagération en voulant se faire profit des élections diverses en prenant démesurément la défense de ces gens la ....; Cette
attitude irresponsable a permis toutes ces choses qui empoisonnent la vie des français


Didier HACQUART 06/12/2009 21:45


A regarder ...


http://www.histoire-immigration.fr/main.php?period=0&sous_sequence=0


DH







CICERON 03/12/2009 19:45



Mais dans sa grande incompétence aveugle avec ses camarades de gauche , ils ont permis d en arriver la , alors que s'ils auriez su a l'époque du commencement rester ferme , on en serez pas
la 

le vote suisse montre encore une fois de plus  le fossé  qui se creuse chaque jour davantage entre le peuple et ceux qui sont sensés de les diriger et de les représenter 



Didier HACQUART 04/12/2009 17:46


Qu''il y ait un fossé entre le peuple et les élites politiques, je ne suis pas forcément en désaccord et ce, sur plein de sujets !

Les entreprises qui avaient besoin de main d'oeuvre pas chère, en en grand nombre ont fait venir les émigrés dans les années 60. Nous sommes en 2009, soit plus de 40 ans plus tard.

Aujourd'hui de cette éopoque, certains sont repartis au pays, d'autres sont restés et venus plus tard. les enfants et les patits-enfants sont nés en france. Nous en sommes à la 2ème, 3ème
génération, voire plus.

Le problème n'est pas un problème d'immigration, mais un problème de chomage, de logement, de services publics, d'éductaion, etc. et de perspective, d'avenir pour des français ! Encore une fois le
Maire de Clichy sous Bois l'explique très bien.

Les responsabilités sont multiples et en 40 ans, nous avons eu le Général, Pompidou, Giscard, Miterrand, Chirac et maintenant Sarko.

DH



cicéron 03/12/2009 12:48


Pourtant ce sont ces memes maires communistes ou de gauche qui aujourd hui se plaignent des burkas , se plaignent des violences a l école et des bandes dans leurs communes 

En fin de compte ils payent leurs lachetés d avant qui défendaient si fortement ces gens qui n en a rien a foutre de la France et ses lois républicaines ; rien a foutre aussi de la laicité puisque
les burkas , nikabs etc continuent a se multiplier dans nos rues ....

Le refus du peuple suisse est compréhensible et ne souhaite pas voir la montée de l islam dans leur propre pays et comme l as affirmé certains politique ,, est ce qu en France il serais trop tard
??????????,

Les politiques en France comme en Suisse d ailleurs sont au nom du politiquement correcte se sont indigné de ce choix mais moi je reste persuadé qu'un referendum  identique en France aurait la
meme réponse de notre population envers cette montée islamique que nos citoyens subissent a cause de la lacheté de notre politique ....et ca les hommes et femmes politiques le savent bien


 


Didier HACQUART 03/12/2009 17:15


Ne mélangeons pas tout !

Le vote Suisse est le vote suisee, et il est clair qu'un référendum populaire s'est transformé en vote populiste sous la pression de l'extrême droite. Pour autant les suisses ont choisi. Le point
poisitif que j'y vois, c'est que cela interpelle en Suisse mais aussi dans toute l'Europe. Cela obligera nos dirigeants et responsables politiques à s'interroger. J'attend une réponse différente de
la votre et de vos ex amis FN.

Pour vous répondre, j'ai "réfléchi" et choisi l'interview du maire de Clichy Sous Bois. Car l'important, est de savoir pourquoi on en arrive là ? La réponse du maire me partait réfléchie,
posée et basée sur uen grande expérience.

La grande différence entre vous et moi, c'est que je crois en l'homme, et que je ne fais aucune distinction d'origine, de religion, etc. Ensuite un c... rest un c..., qu'il soit blanc, bleu ou noir
et je condamne toutes les formes de violence comme les extrèmistes de tout poil.

DH