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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 04:48

 

 


 

Islande, la révolution par les urnes…

 

 

DH

 

 


 

 

Les islandais votent contre le remboursement des dettes des banques privées !

 

 

Dimanche, 10 Avril 2011 Céline Meneses

 

 

 

Pour la deuxième fois que le peuple islandais dit non. Non au remboursement des dettes contractées par la banque en ligne Icesave, filiale de la banque Landsbanki. Celle-ci avait fait faillite en 2008. Le gouvernement islandais avait alors décidé de la nationaliser de même que les deux autres principales banques du pays : Glitnir et Kaupþing.

 

Nationaliser les banques, oui. Leurs dettes non. Sous la menace des agences de notation, le gouvernement islandais se voit contraint de demander un crédit au FMI en 2008. Le versement des tranches du prêt est conditionné non seulement à l'habituel plan d'austérité du FMI de Strauss Kahn mais aussi au remboursement des clients britanniques et néerlandais d'Icesave. Le président islandais soumet la loi validant cette seconde conditionnalités (dite « loi Icesave ») à référendum en Mars 2010. Le peuple islandais la rejette à plus de 95% des suffrages exprimés, refusant de payer les dettes des banquiers privés.

 

Très vite l'UE menace de ne pas mener à terme les négociations d'adhésion de l'Islande à l'UE et bloque les versements du FMI. En Décembre 2010, l 'Islande se voit donc contrainte de signer un accord de remboursement des clients britanniques et néerlandais entre 2016 et 2018. Le Parlement vote en faveur de la nouvelle « loi Icesave » permettant ce remboursement, faisant fi, à la suite de l'UE et du gouvernement islandais (social démocrate), de la volonté souveraine du peuple clairement exprimée dans les urnes un an plus tôt.

 

Ce samedi 8 Avril 2011, un nouveau référendum avait été convoqué par le président islandais pour savoir si le peuple islandais approuvait la nouvelle loi Icesave. Les premiers résultats qui nous arrivent sanctionnent nettement les menaces et l'esprit de rapine des élites financières et de l'eurocratie envers le peuple islandais. Avec d'ores et déjà plus de 55% de votes exprimés contre cette loi arrogante, les islandais donnent une nouvelle fois l'exemple à tous les peuples d'Europe.

 

Le Parti de Gauche se réjouit de ces résultats et salue le courage du peuple islandais. Dans les rues ou dans les urnes, au sud comme au nord, partout les peuples reprennent les mêmes slogans : nous ne paierons pas leur crise ! Qu'ils s'en aillent tous ! FMI dégage!

 

 

 

Pour en savoir plus l’article du Monde.fr du 12 avril 2011 :

 

 

Les Islandais rejettent une nouvelle fois la loi sur l'accord Icesave

 

Fondation Robert Schuman | 12.04.11

 

"La pire option a été choisie. Le vote a coupé le pays en deux" a déclaré la premier ministre, Johanna Sigurdardottir (Parti de l'alliance social-démocrate) sur la chaîne de télévision publique à l'annonce des résultats du référendum le 9 avril. Les Islandais ont en effet rejeté la nouvelle loi sur l'accord Icesave par 58,9 % de "non" et 39,7 % de "oui". Le Sud a été, parmi les six circonscriptions du pays, la plus mobilisée contre le texte (72,9 % de "non"). La participation a été importante, s'élevant à 70 %, soit +7 points à celle enregistrée lors de la précédente consultation populaire sur la première loi sur l'accord Icesave le 6 mars 2010.

 

Le président de la République Olafur Ragnar Grimsson, qui a été à l'initiative de ce référendum, s'est félicité d'avoir "donné la parole au peuple". Il a affirmé que la consultation populaire avait "renforcé la démocratie en Islande" et permis de "rendre au pays la confiance perdue lors de l'effondrement de l'économie islandaise en 2008". Il a enfin minoré les conséquences économiques du résultat. Selon lui, la nouvelle Landsbanki, banque créée sur les ruines de l'ancien établissement financier fondateur de la banque en ligne Icesave et nationalisée à l'automne 2008, serait en mesure de verser très rapidement l'essentiel des sommes dues au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Les partisans du "non" au référendum avaient mis en avant le fait que la nouvelle loi sur l'accord Icesave constituait "une charge énorme" pour les Islandais et insisté sur le fait qu'"il n'existait aucune obligation légale pour les citoyens islandais d'assumer les pertes d'une banque privée". Selon Eirikur Bergmann, politologue de l'université Bifrost, "la campagne du non a défendu l'identité islandaise qui ne cède pas à la pression étrangère (…) Peu importait les mérites de l'accord, les gens en ont fait une question de principe". Le Royaume-Uni avait profondément choqué les Islandais en 2008 en utilisant sa législation anti-terroriste pour geler les actifs de la banque Landsbanki.

 

La nouvelle loi sur l'accord Icesave, votée par le parlement le 16 février (par 44 des 63 députés), constituait la deuxième tentative de l'Islande, du Royaume-Uni et des Pays-Bas de régler leur différend financier à l'amiable. Reykjavik doit en effet rembourser 3,9 milliards d'euros (dont 1,3 milliard à La Haye et 2,6 milliards à Londres) pour honorer la dette contractée par la banque islandaise en ligne Icesave auprès de plus de 320 000 citoyens britanniques et néerlandais. La nouvelle loi prévoyait que la période de remboursement débute en 2016 de façon à laisser le temps à l'Islande de gérer la crise actuelle sans être pénalisée par les remboursements. Elle comprenait une clause de garantie d'Etat qui conditionnait les remboursements à la performance économique de Reykjavik : ceux-ci ne pouvaient dépasser 6 % de la progression du PIB islandais.

 

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont exprimé leur déception face au résultat du référendum.

 

"Nous avons essayé d'obtenir un règlement négocié avec l'Islande et cet accord est rejeté. C'est décevant. Nous respectons naturellement la volonté du peuple islandais et nous allons devoir à présent discuter avec nos partenaires internationaux, à commencer par les Pays-Bas. Mais il semble désormais que ce processus finira devant les tribunaux" a indiqué le ministre britannique du Trésor, Danny Alexander. Son homologue néerlandais, Kees Jan De Jager, s'est déclaré "très déçu" par le rejet de l'accord, "un résultat qui n'est bon ni pour l'Islande ni pour les Pays-Bas", a-t-il précisé. Pour Londres et La Haye, le contentieux doit désormais être porté devant la justice. Les ministres des finances ont déjà étudié les possibilités de recours pour trancher le litige devant l'Association européenne de libre-échange (AELE). Une procédure avait déjà été enclenchée par les Pays-Bas devant cette autorité, avant d'être arrêtée pour permettre aux trois Etats de négocier les conditions d'un accord. "Le stade des négociations est révolu", a précisé le porte-parole du ministère néerlandais des finances, Niels Redeker, à l'issue du référendum. "Il y a une procédure judiciaire en cours dans le cadre de l'Espace économique européen et nous allons voir comment nous y associer. L'autorité s'est déjà prononcée en notre faveur. Maintenant que l'accord a été rejeté par les Islandais, nous retournons sur le terrain judiciaire. Nous avons l'obligation de récupérer cet argent et nous poursuivrons nos efforts jusqu'à ce que nous y parvenions", a souligné Danny Alexander.

 

"LES ISLANDAIS ONT TRÈS GROS À PERDRE"

 

Pour de nombreux experts, la décision de l'AELE devrait être moins favorable aux Islandais que le précédent accord Icesave négocié à l'amiable. Selon Gudmundur Olafsson, professeur d'économie de l'université d'Islande, "les Islandais ont très gros à perdre". "Si le non l'emporte, l'AELE sera saisie du conflit et cela prendra 1 an ou 2 avant de savoir comment l'affaire se terminera" indique Lee Buchheilt, avocat qui a conduit les négociations pour l'Islande avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

 

Par leur vote négatif, les Islandais ont désavoué leur gouvernement et leur parlement. La victoire du "non" est donc un revers pour la coalition gouvernementale dirigée par Johanna Sigurdardottir depuis la crise économique de 2008. Les leaders des partis d'opposition se sont d'ailleurs empressés de demander des élections législatives anticipées. "Le oui à l'accord est capital. Plus longtemps l'affaire Icesave restera sans solution, plus graves seront ses conséquences pour la nation islandaise", avait déclaré la premier ministre. Selon les économistes et le gouvernement, le règlement du dossier Icesave est indispensable au retour de l'Islande sur les marchés, celui-ci étant une condition à la levée des contrôles sur les flux de capitaux imposée par les autorités pour prévenir une nouvelle chute de la couronne islandaise. Les restrictions actuelles font que 465 milliards de couronnes (2,86 milliards d'euros), soit un quart du PIB du pays, sont entre les mains d'investisseurs étrangers. L'Islande devra cependant financer son économie après l'expiration à la fin de cette année du plan de sauvetage qui lui a été accordé par le FMI. "Nous devons tout faire pour éviter un chaos politique et économique à la suite de ce résultat", a déclaré Johanna Sigurdardottir. Enfin, la victoire du "non" est une mauvaise nouvelle pour la question de l'entrée de l'Islande dans l'Union européenne. Le différend Icesave doit en effet impérativement être réglé pour que Reykjavik puisse espérer la rejoindre. L'Islande est candidate officielle à l'adhésion depuis le 17 juin 2010.

 

Le gouvernement a publié le 10 avril un communiqué précisant que "le résultat du référendum n'affectera pas le début des versements par la société Landsbanki aux créanciers prioritaires, y compris aux autorités britanniques et néerlandaises". Selon le texte, des versements partiels devraient être effectués plus tard dans l'année qui "couvriront près du tiers des fonds des créanciers prioritaires". Le gouvernement affirme que les derniers chiffres des actifs de la société Landsbanki indiquent que la banque sera en mesure d'indemniser environ 90 % des fonds déposés.

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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