Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 05:29

 


 

Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde, toujours intéressant surtout lorsqu'il parle de de partage des richesses...



DH


Le partage ruineux entre le capital et le travail

 

Déficit des retraites ou crise de l'euro : tout revient à la question de la prédation croissante que la finance opère au détriment du travail sur la richesse produite. L'appauvrissement des Etats, comme des particuliers, et les dettes qui en résultent n'ont pas d'autre origine !

 

C'est cette réalité que Jean Peyrelevade couvre d'opprobre : " Démagogie ", " mensonge ", " réalité travestie " (Le Monde du 28 avril).

 

Le constat est pourtant établi avant même le déclenchement de la crise. Dans un entretien au Financial Times" caractéristique très étrange " du capitalisme contemporain : " La part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d'autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques. " (septembre 2007), Alan Greenspan, l'ex-président de la Réserve fédérale américaine, observait lui aussi cette

 

De son côté, la Banque des règlements internationaux qui regroupe les banquiers centraux de la planète notait en juillet 2007 : " La part des profits est inhabituellement élevée et la part des salaires inhabituellement basse. L'amplitude de cette évolution et l'éventail des pays concernés n'ont pas de précédent dans les 45 dernières années. " La Commission européenne, elle, a calculé, dans un rapport de 2007, que la part des salaires dans l'ensemble de l'économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de la richesse totale du pays. Alors ? Tous menteurs et démagogues ?

 

Ce partage injuste de la richesse est stable depuis vingt ans, comme le note M. Peyrelevade. C'est précisément parce que la révolution néolibérale a permis pendant tout ce temps au capital d'accroître sa ponction sur les salariés à mesure qu'ils produisaient davantage et moins cher ! Car le décrochage est bien plus fort : en 1982, salariés et chômeurs représentaient 84 % de la population active et se partageaient 66,5 % de la richesse, selon les chiffres de la Commission européenne ; ils constituent aujourd'hui 92 % des actifs, mais ne perçoivent plus que 57 % des richesses. Non seulement la part des travailleurs s'est réduite, mais elle est divisée entre davantage de salariés !

 

Cet appauvrissement du travail est odieux, car, depuis 1982, la richesse créée par actif a augmenté de 30 %. Ces fabuleux gains de productivité réalisés par les travailleurs ont été largement accaparés par le capital : dans les années 1980, 2 points de PIB par an étaient redistribués aux salariés ; depuis les années 1990, le ratio est tombé à 0,7 point de PIB par an !

 

Enfin, M. Peyrelevade nous accuse de nous référer à la meilleure année de partage pour les travailleurs, en 1982. Hélas pour lui, notre constat est toujours vérifié quand on fait des moyennes par décennie : la part du travail est passée de 74,08 % pour 1974-1984 à 67,54 % pour 1997-2007. Soit 6,5 points de richesse perdus par les salariés. Selon que l'on calcule par rapport au pic de 1982 ou en moyenne par décennie, la part perdue par le travail représente aujourd'hui entre 80 et 170 milliards d'euros par an. Cela donne une idée des marges de manœuvre qu'un gouvernement de Front de gauche pourrait mobiliser !

 

Retour de balancier

 

M.Peyrelevade objecte encore que le retour de balancier au profit du travail réduirait la part du capital au point de compromettre tout investissement des entreprises. Voyons les faits. En 1990, 75 % de la part du capital étaient destinés aux investissements contre à peine 57 % en 2007. La part captée par les actionnaires est passée de 22 % à 36 %. C'est donc bien la domination des actionnaires et leur avidité qui brisent l'investissement.

 

M. Peyrelevade nous accuse de mentir. Un expert parle ! Ancien président du Crédit lyonnais, il fut condamné dans l'affaire Executive Life par la justice américaine pour " fausses déclarations ", qu'il reconnut ; il en coûta plus de 700 millions de dollars à la France ! Aujourd'hui, il signe pudiquement sa tribune comme économiste ; il est pourtant dirigeant de la banque d'affaires Leonardo et vice-président du MoDem chargé des questions économiques. Malgré le drame qui s'avance en Europe, M. Peyrelevade rabâche les formules qui nous y ont conduits.

 

Jean-Luc Mélenchon

Député européen,

Président du Parti de gauche





 

Partager cet article

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article

commentaires

luc 13/05/2010 20:10



Depuis 20 ans le partage entre salaires et profit est stable et identique à celui des années 60 pendant les 30 glorieuses!


Comme le montre cet article de Libération
Partage salaire-profit : la gauche s'enlise
18/02/2009


La gauche prétend « qu’il y a 10 % du PIB qui ont été volés par une minorité de privilégiés à la majorité de la population ces trente dernières années. »


« Ils font juste preuve d’une habile mauvaise foi politicienne. En prenant comme point de référence trente ans, ils remontent astucieusement à la fin des années 70, en plein choc pétrolier. Or,
l’économie française subit durant cette période une spirale inflationniste qui déforme le partage de la valeur ajoutée au profit des salaires. En 1982, la part de ces derniers atteint alors le
pic historique de 75 % de la valeur ajoutée. Mais avec la politique de rigueur et de désindexation des salaires décidée par la gauche à partir de 1983, ce taux va progressivement redescendre à 65
%.


«Si l’on admet que la bosse des années 1974-1986 est davantage un accident historique qu’une norme de référence, il apparaît que les années récentes [en terme de partage de la valeur ajoutée,
ndlr] se situent à peu près à un point en dessous de la moyenne 1959-1973».


En clair, le partage salaire-profit est non seulement stable depuis vingt ans, mais en plus il est presque inchangé par rapport à la période des années 60. »


http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise



Didier HACQUART 16/05/2010 09:16




A lire : http://hussonet.free.fr/psalirsw.pdf


 


DH








luc 13/05/2010 13:57



Jean Luc Melenchon oublie de dire que le pic de part salariale de 1982 est le résultat d’une inflation à plus de 10% depuis 1974, période pendant laquelle la France a vu le chômage passé de 400
000 à 2 millions.


Si la forte hausse de la part salariale pendant les années 1974-1981 avait été une si bonne chose pour les salariés, pourquoi Giscard a-t-il été battu en 1981?



Didier HACQUART 13/05/2010 15:27



Si vous considérerz que trop redistribuer aux salariés est néfastre pour eux, je pense que cela fera "plaisir" aux salariés au SMIC ou guère plus...


Je vous défie d'ailleurs d'aller leur expliquer en face que leur "trop gros" salaire nuit à l'économie...


Votre position fera aussi certainement plaisir "aux marchés" et aux spéculateurs, que vous qualifiez sans doute d'investisseurs ?


Quant à la défaite de Giscard en 1981, elle a de multiples raisons. Une droite usée par des décennies de pouvoir, pouvoir lui-même coupé de la réalité des citoyens, etc. L'alternance démocratique
est des des principes de notre République. "Changer la vie", slogan de Miterrand répondait aussi à de fortes attentes...


DH