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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 05:34

 


 

En chine « les entreprises redoutent une poussée des revendications salariale », pas nous les salariés français. Au contraire il faut soutenir les revendications salariales de nos amis chinois !

 

Dans les journaux de droite comme le Figaro ou les journaux économiques comme Les Echos ou La Tribune, les titres trahissent en fait leur pensée profonde. Qu'allons nous devenir si les salariés chinois sont « trop bien payés » ? Cela remettrait-il en cause la logique financière et la concurrence "forcée" entre salariés du monde entier ?

 

A suivre...

 

DH

 



 

Quand la force de travail chinoise se réveillera

 


(RFI) - En Chine, les statistiques sur les conflits sociaux notamment dans le secteur privé sont quasi inexistantes. Une vague récente de protestations salariales dans des usines chinoises témoigne cependant d’un profond malaise et d’une prise de conscience collective du monde du travail, plutôt que de quelques faits divers.

 

Trois mouvements de revendications salariales ont marqué l’actualité de ces derniers jours en Chine. Première alerte au sein du groupe japonais Honda Motor où les ouvriers d’une usine de pièces détachées située à Canton ont arrêté la production pendant deux semaines. Ils ont fini par obtenir gain de cause, soit une augmentation de 24% de leurs salaires. Même scénario et même succès pour les salariés chinois de l’usine du sud-coréen Hyundai Motor près de Pékin.

 

Ailleurs, les ouvriers ont obtenu jusqu’à 30% de hausse de salaire notamment ceux qui fabriquent des iPhone pour le compte de la société taïwanaise Foxconn basée à Shenzen. Le fournisseur des très grandes marques technologiques dans le monde comme Apple et Nokia a connu ces derniers mois un climat social extrêmement tendu provoqué par 11 suicides et un mort victime d’épuisement d’après les témoignages de ses collègues.

 

Des conditions de travail dures, des syndicats absents

 

Le salaire moyen chez un grand sous-traitant comme celui qui fabrique les iPhone, avoisine les 100 euros par mois. Presque 300 000 salariés travaillent sur un même site. Le travail à la chaîne est qualifié de particulièrement destructeur pour le moral des ouvriers par de nombreuses organisations non gouvernementales. Selon elles, les ouvriers sont traités comme des machines subissant des heures supplémentaires très lourdes. China Labor Watch, une ONG basée à New York dénonce sur son site internet quatre fournisseurs chinois des supermarchés Carrefour où les conditions de travail sont indignes. Les travailleurs, dont des mineurs de moins de 16 ans, sont installés dans des dortoirs infestés d’insectes et ne bénéficient que de deux journées de repos par mois, rapporte China Labor Watch. Le groupe Carrefour évite de commenter cette situation. Le gouvernement chinois n’ose pas intervenir de peur de refroidir les groupes étrangers qui emploient des millions de personnes sur son territoire. Quant aux syndicats, il existe seulement une organisation qui dépend du Parti communiste et qui dissuade les salariés de faire grève. En effet, son budget de fonctionnement est alimenté par une taxe spéciale payée par les entreprises. Les salariés chinois n’ont pas le droit de former des syndicats indépendants.

 

Vers un nouveau modèle économique ?

 

Depuis l’entrée de la Chine dans la mondialisation, il y a quinze ans, la part des salaires dans le Produit intérieur brut (PIB) de la Chine n’a cessé de baisser malgré une croissance galopante. Les données officielles ne le cachent pas d’ailleurs, les salaires pesaient pour 53,4% dans le revenu national en 1996, ce taux est descendu à 39,7% en 2007. La valeur ajoutée a profité essentiellement aux entreprises dont la part des profits dans le revenu national grimpait de 21,2% à 31,3% sur la même période. Or le réveil desrevendications salariales en Chine, s’il se confirmait, pourrait sonner le glas de ce déséquilibre et conduire la Chine vers un nouveau modèle économique.


A l’heure actuelle, le miracle économique chinois repose sur les exportations dopées par le faible coût de la main d’œuvre. Mais si les salaires devaient augmenter en Chine, les produits fabriqués sur place n’offriraient plus les mêmes avantages concurrentiels à l’exportation. La hausse de salaires aurait alors pour résultat la valorisation du marché intérieur chinois. D’après quelques simulations économiques, le doublement des plus bas salaires en Chine se traduirait par une d’augmentation de la consommation de l’ordre de 70 à 90%. Mais est-ce que les entreprises en Chine accepteraient d’augmenter les salaires au détriment de leurs profits, dans l’espoir de récupérer sur le marché intérieur les marges qu’elles risquent de perdre à l’exportation ? Une chose est sûre, les événements de ces derniers jours ont contribué à briser le mythe d’une force de travail chinoise docile.

 

 

(*)

http://www.reussirbusiness.com/article9257.html

 

 


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