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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 05:20





La gestion du gouvernement de la grippe A est sujette à caution. De mon petit point de vue, il ne faut pas se tromper de cible. Si le gouvernent n'avait rien fait , il aurait été critiqué. Il en a fait peut - être un peu trop, mais chacun ne peut que se réjouir que le H1N1 ne soit pas aussi terrible que ce qui avait été prédit.

 

Pour autant, petit à petit, « on » finit par découvrir quelques dessous de la grippe A. Et c'est cela qui est critiquable !

 

On sait que le gouvernement a annulé les commandes de vaccins. Mais il y a quelque chose qui m'a choqué dans le Journal du Dimanche d'hier 10 janvier. La résiliation des commande fait l'objet de négociation entre l'Etat et les laboratoires.

 

Je vous livre l'intervention d'un avocat de ces labos : « La France n'a pas non plus intérêt à se brouiller avec nous, si elle ne veut pas être reléguée dans le rang des clients de seconde zone à la prochaine pandémie ». Cela frise la menace, et par ailleurs le business est plus important que la santé de 60 millions de français... En clair, les labos sont là pour faire du fric et pas pour soigner les hommes et les femmes ! Dans quel monde vivons-nous ? Cela me rappelle les médicamenteurs et la réunion organisée à Vitrolles il y a quelques semaines...

 

Au delà, le scandale, qui se profile dépasse nos frontières. Un article de l'Huma résume la situation.

 

A méditer...

 

DH


 

Grippe A  : l’enquête qui pourrait 
révéler l’intox

 

Le Conseil de l’Europe met les pieds dans le plat en décidant d’examiner l’influence exercée par les grands laboratoires dans la promotion d’une campagne de panique destinée à pousser les pouvoirs publics à l’achat massif de vaccins.

 

Le tintamarre mondial autour de la vaccination contre la grippe A (H1N1) n’était-il finalement qu’une formidable opération d’intox déclenchée par les grands laboratoires pharmaceutiques avec la complicité de certains gouvernants  ? C’est cette question que va se poser très sérieusement le Conseil de l’Europe, à Strasbourg, qui vient de lancer une commission d’enquête sur ce thème et prévoit d’en faire un « débat d’urgence » lors de son assemblée parlementaire de janvier.

 

À l’origine de cette décision, Wolfgang Wodarg, député allemand au sein du Conseil. Médecin, épidémiologiste, spécialiste des maladies pulmonaires, il préside la commission santé de l’Assemblée européenne qui vient donc de décider à l’unanimité de diligenter l’enquête et la procédure parlementaire. À charge un dossier particulièrement impressionnant établi par ce même Dr Wodarg.

 

Les multiples courroies de l’industrie pharmaceutique

 

Les mécanismes mis en œuvre par les grands laboratoires pour « faire du profit en diffusant la peur », selon les termes de cet ancien député du Parti social-démocrate allemand (SPD) (membre jusqu’en 2009 de la commission santé du Bundestag) sont décryptés, démontés. Rien ne justifie de sonner de cette façon le tocsin pour une maladie qui est, de loin, bien plus bénigne que la grippe saisonnière – « elle ne représente même pas un dixième des cas mortels habituels », souligne le parlementaire du Conseil de l’Europe. Sauf à se placer du point de vue des actionnaires des labos, pour qui les commandes publiques massives de vaccins sont une mine d’or.

 

Décisive est la capacité de l’industrie pharmaceutique à actionner de multiples courroies de transmissions dans le monde politique pour obtenir les décisions sur lesquelles elle va pouvoir faire jouer ses relais dans les médias pour faire gonfler la panique. Comment  ? Wolfgang Wodarg revient sur la grippe aviaire de 2005-2006 pour laquelle avait déjà été orchestrée une campagne catastrophe. Et de pointer le rôle déterminant joué dans cette affaire-là, aux États-Unis, par un certain Donald Rumsfeld, alors secrétaire d’État à la Défense. Sous couvert de prévention, l’administration US avait alors réalisé des achats massifs de ces fameuses pilules de Tamiflu. Signe particulier  : Rumsfeld avait été, jusqu’à son entrée en fonction au ministère, président du directoire du groupe Gilead Sciences qui, avec Roche, la multinationale suisse, produisait le… Tamiflu.

 

Une absence totale de transparence

 

À la même époque, le conflit d’intérêt est tout aussi transparent pour le chef du programme de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un certain Klaus Stöhr. Ce spécialiste va passer ensuite à la direction du groupe Novartis et se trouve chargé aujourd’hui de la diffusion sur le marché du vaccin Optaflu contre… la grippe porcine. Le personnage a naturellement gardé tous ses relais au sein de l’OMS. S’appuyant sur des exemples concrets comme ceux-là, Wolfgang Wodarg dénonce « une absence totale de transparence » qui place, de fait, la « filiale santé » des Nations unies « sous la coupe de l’industrie pharmaceutique ». Responsables  : les États et en particulier les grandes puissances qui, sous couvert d’installer les meilleurs experts, délèguent quasi systématiquement leurs pouvoirs à des spécialistes issus des grands labos. La proximité de nombreux gouvernements avec ces groupes est donc avérée. Elle se manifeste soit directement quand des hommes liges sont disponibles dans la place (le cas Rumsfeld), soit indirectement dans les organisations sanitaires internationales (le cas Stöhr), voire dans les instituts spécialisés nationaux, relève l’épidémiologiste. D’où le risque que ces organisations ne perdent finalement l’autorité et la crédibilité indiscutables dont elles devraient disposer. Une plus grande transparence par le biais d’un contrôle bien plus important des élus du peuple est nécessaire, souligne en substance le président de la commission Santé du Conseil de l’Europe. Cette démocratisation inédite apparaît effectivement comme le seul moyen de rendre leur lustre perdu à ces institutions, pourtant indispensables. Tant un travail sur les vrais risques sanitaires auxquels l’humanité se trouve exposée reste bien entendu plus primordial que jamais.

 

Le système actuel avec sa soumission aux labos ne permet pas de répondre à ce défi-là. Tout au contraire. Car si la campagne de panique autour de la grippe porcine s’est faite au profit des vendeurs de vaccins, la précipitation avec laquelle elle a été conduite s’est révélée, elle-même, dangereuse pour la santé publique, estime le Dr Wodarg en relevant que des millions d’êtres humains sains ont été ainsi « exposés de façon inutile en se laissant injecter des produits insuffisamment testés ».

 

Bruno Odent

 

L'Humanité, Article paru le 6 janvier 2010

 

Pour en savoir plus :

Entre gouvernement et « médicamenteurs », des liaisons dangereuses

 

Laboratoires  : même pas mal

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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