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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 05:34

 


 

Les suicides de salariés chez France Telecom ne sont pas seulement une fatalité. Il semble bien que c'est la stratégie de l'entreprise qui est en cause.

 

Un rapport de l'inspection du travail remis au procureur décortique dans les détails cette stratégie de l'entreprise. C'est assez édifiant quand le résultat de la restructuration a conduit à 35 suicides, sans parler des nombreux autres cas de dépression, maladie et autres.

 

Les propos tenus par le PDG de l'époque et donnés dans le rapport sont tout simplement abjectes, mais décrivent le système dans lequel nous vivons...

 

« Ce qui compte ce sont les clients... De faire de la croissance profitable. On ^part des clients, on regarde les sites économiquement viables. Puis on rencontre les gens et tout se complique car ce sont les chiffres qui sont en jeu. On est dans une considération humaine. Mais c'est la logique du business qui commande ».

 

De tels propos expliquent beaucoup de choses...

 

A méditer...

 

DH

 

A lire pour les abonnés le dossier complet de Médiapart : cliquez ICI

 

 


France Télécom : le rapport qui accuse

 

 

LEMONDE.FR | 09.04.10

 

A l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire sur les récents suicides de salariés de France Télécom, le rapport de l'inspection du travail que s'est procuré Eco89 est accablant. "Mise en danger d'autrui du fait de la mise en œuvre d'organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs", "méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral"… Les conclusions de l'enquête de 82 pages coordonnée par Sylvie Catala et remise le 4 février au parquet de Paris incriminent lourdement l'ancienne direction.

 

 

D'abord, le texte retrace les "nombreuses" restructurations et réorganisations "qui ont donné lieu à d'importantes réductions d'effectifs, à des changements de métiers et de culture" dans l'entreprise. Elle signale au passage que les effectifs du groupe sont passés de 161 700 personnes en 1996 à 103 000 personnes en 2009. Le rapport insiste particulièrement sur le plan "Next", mis en œuvre entre 2006 et 2009 afin de regrouper les activités de France Télécom – la fameuse "convergence" – et son volet ressources humaines, "Act".

 

"Avec ce plan, l'entreprise passe d'une logique de planification à long terme dans un environnement stable à une logique d'adaptation permanente dans un environnement instable", résume l'enquête, citations de dirigeants à l'appui. Pour étayer sa démonstration, Sylvie Catala s'appuie sur l'étude réalisée par le cabinet Technologia grâce à des rapports d'expertise des CHSCT et à un questionnaire soumis aux employés. De cette étude ressort "une image brouillée et degradée du management".

 

"POUR EUX, JE N'ÉTAIS QU'UNE MERDE"

 

Quatorze cas de "suicides, tentatives de suicides et de dépression pathologique" dans différentes divisions du groupe sont passés au crible. Pour chacun de ces cas, le rapport détaille "le contexte et les circonstances", puis "les effets pathogènes du management et des décisions d'organisation et de gestion prises par l'employeur" et enfin les "mesures mises en œuvre par l'employeur en terme de prévention des risques d'atteinte à la santé mentale".

 

A cet égard, l'histoire de monsieur X, 54 ans, agent d'accueil clientèle, est édifiante. Affecté sur le plateau téléphonique de Troyes en 2003, le fonctionnaire a multiplié les postes : téléconseiller, traitement des réclamations et demandes… Alerté en mars 2007, le médecin du travail préconise un reclassement. Monsieur X est placé en arrêt maladie pendant sept mois. "Quand je reprenais le travail, c'était pour être comme un pantin mécanique devant un écran, j'en pouvais plus. Le fait même de rentrer dans ce mouroir me stressait à l'idée de me retrouver enfermé, et j'avais plus du tout le moral…" Le 2 juillet 2008, l'homme ne se présente pas à son poste. La gendarmerie découvre dans la soirée qu'il s'était jeté sous un train. "Pour eux, je n'étais qu'une merde incapable et encombrante", avait-il écrit à une de ses collègues.

 

La même détresse s'exprime dans les mots d'un autre salarié. "Aujourd'hui, on m'a méprisé, insulté, engueulé, écrit-il dans sa dernière lettre. J'ai appelé les secours, les gens s'en foutent […]. J'ai travaillé de 8 heures à 19 h 30 avec trente minutes de pause et le chef et les collègues qui ne répondent pas quand on les appelle." L'homme s'occupait de la maintenance électrique et du système de climatisation des centraux télécoms en France-Comté. En septembre 2008, la direction lui a annoncé que son poste allait être supprimé pour être confié à un sous-traitant. L'homme s'est tué en août 2009, accusant directement l'entreprise d'être responsable de sa mort.

 

L'ÉTUDE VISE LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS DU GROUPE

 

Dans son rapport, Sylvie Catala confirme l'imputabilité des faits à Didier Lombard, PDG du groupe France Télécom, Louis-Pierre Wenes, PDG d'Orange SA, et Olivier Barberot, directeur des ressources humaines. "Les atteintes à la santé mentale, l'absence de prise en compte des risques psychosociaux liés aux réorganisations sont le résultat d'une politique mise en œuvre sur tout le territoire national au cours de la période 2006-2009. La responsabilité de cette politique et de ses effets n'incombe pas à chaque directeur d'unité France Télécom qui [n'a] fait qu'appliquer des décisions et des méthodes prises au plus [haut] niveau du groupe."

 

Le Monde.fr

 

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