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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 04:40


La semaine dernière je publiai un article sur le FMI, tout du moins un de ses experts qui reconnaissait une erreur…

 

Je vous livre cette semaine la suite avec une tribune d’économistes atterrés parue dans Libération.

 

Intéressant !


DH

 


 

La fausse autocritique des économistes satisfaits

 

15 janvier 2013

 

Par PHILIPPE ASKENAZY, THOMAS COUTROT, HENRI STERDYNIAK, BENJAMIN CORIAT

 

Coup sur coup les grandes institutions, FMI en tête, qui ont imposé une austérité brutale en Europe, reconnaissent leur erreur «technique» : les multiplicateurs keynésiens sont largement supérieurs à 1. En clair, l’austérité est un remède bien pire que le mal. On pourrait applaudir cette nouvelle clairvoyance. Mais rappelons que des milliers d’économistes à travers le monde - dont les Economistes atterrés ne sont que l’illustration française - s’étaient, dès 2010, mobilisés pour dénoncer l’erreur évidente : soigner une crise née de la folie de la finance par une saignée des budgets publics et sociaux, menée simultanément dans tous les pays en Europe, ne peut que prolonger la récession et générer de terrifiants dégâts sociaux tout en détériorant les finances publiques. De fait, l’immense majorité des économistes savaient les risques de l’austérité, y compris ceux du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) ou de la Commission européenne. Mais l’objectif que poursuivaient ces institutions était différent. Et c’est sans doute pourquoi ils se sont tus. Une crise accentuée par l’austérité n’était-elle pas le meilleur levier pour imposer durablement en Europe l’agenda idéologique de réformes néolibérales que par ailleurs elles préconisaient inlassablement depuis vingt ans ?

 

Le changement récent de position des grandes institutions est alors à interpréter comme une simple manœuvre pour conserver un minimum de crédibilité. Il est devenu impossible aujourd’hui de nier que l’austérité tue la croissance et appelle encore plus d’austérité. Le discours évolue donc, on reconnaît qu’on a été un peu trop brutal, que l’austérité demeure certes incontournable mais à des doses un peu plus faibles. L’objectif essentiel ne change pas : il faut toujours plus de flexibilité sur le marché du travail et moins d’Etat social. Cette «autocritique» permet aux économistes en chef de conserver leurs postes alors qu’ils sont coresponsables de millions de chômeurs et de pauvres et ont contribué au retour en force de l’extrême droite dans certains pays.

 

Pourtant, vous, conseillers du Prince ou académiques prestigieux, cette évolution vous satisfait. Lorsque nous nous sommes rassemblés pour dénoncer ces politiques d’austérité «atterrantes», vous n’avez pas souhaité, sauf exceptions, nous rejoindre. Pour certains d’entre vous, il s’agissait de ne pas mêler sa signature à celles d’économistes pas forcément orthodoxes. Mais pour la plupart, c’était surtout la méthode que vous jugiez déraisonnable. La dénonciation publique de l’absurdité, l’appel aux citoyens, pensiez-vous, seraient moins efficaces qu’une stratégie d’intervention feutrée au sein de la communauté des économistes et des décideurs, reposant sur l’approbation mesurée de l’inévitable austérité mais d’une austérité temporaire, une austérité juste, sociale, etc.

 

Aujourd’hui, vous voyez dans le  mea culpa sur l’austérité des chantres du néolibéralisme une victoire intellectuelle de la stratégie que vous avez suivie. Vous vous trompez. Ce sont les faits qui s’imposent, non vous. Et comment être satisfaits d’avoir laissé passer trois ans de dévastations en Europe du Sud et périphérique et de flambée générale du chômage pour convaincre les «technos» de Bruxelles, Francfort ou Washington qu’ils devraient modérer les doses ?

 

Se satisfaire de l’évolution actuelle serait aussi contre-productif que d’être resté silencieux. Certes les institutions européennes, confrontées au réel, vont donner un peu plus de temps aux pays pour réduire leurs déficits. Mais les trois années perdues ont approfondi la fracture entre les peuples européens et enkysté des représentations erronées de la crise ; ainsi les citoyens allemands ne peuvent qu’être effrayés par les déboires du Sud et renforcés dans leur conviction que leur succès (probablement temporaire) résulte de leurs efforts qui doivent s’imposer à tous. Les conditions politiques d’un véritable revirement de la politique européenne se sont éloignées. Il faut collectivement aider à les reconstruire au plus vite, en mettant au premier plan non plus l’austérité et la flexibilité mais la maîtrise de la finance et la relance sociale et écologique. La casse humaine a assez duré. Il n’est plus raisonnable d’attendre. Il est urgent que vous aussi vous engagiez vis-à-vis des peuples, des gouvernants et des derniers économistes jusqu’au-boutistes. Le succès n’est pas garanti mais au moins vous aurez essayé.

 

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commentaires

Fabien 07/02/2013 22:37


Bonjour Didier,


Je suis heureux de voir que vous êtes toujours aussi actif! Pour ma part, j'ai finalement décidé, en 2012 de mettre en accord mon engagement et mes convictions en rejoignant le PG.


Le récent accord  sur l'emploi signé par le MEDEF, la CFDT et quelques comparses sous l'oeil bienveillant du gouvernement m'a fait songer à vous, qui êtiez en 2007 encore, si je m'abuse,
militant CFDT. Je ne sais pas si c'est toujours le cas, et si oui, je me demande comment vous vivez la situation...

Didier HACQUART 08/02/2013 16:07



Bravo pour votre engagement !!!


 


Je suis toujours militant à la CFDT.


 


Par rapport à l'accord, je pense que les choses sont plus complexes qu'elles ne paraissent
avec beaucoup d'hypocrisie des uns et des autres !


 


J'ai plusieurs exemples :


 


1er point :
Il est prévu une mutuelle pour tous les salariés du privé. Le FDG c'est la porte ouverte aux assurances, alors qu'il faudrait plutôt renforcer la sécurité sociale. Je suis à 100 % d'accord sauf
que, ce n'est pas dans le programme du PS et donc cela ne se serait pas fait dans cet accord. Et je ne suis même pas sûr que c'était dans le programme du FDG (à vérifier ?). Donc so on ne fait
rien, soit des salariés restent sans mutuelle ou continuent à se la financer à 100%. Copernic râle sur ce point en disant que 50 % à la charge du salarié, c'est une honte. Oui, sauf
qu'aujourd'hui suivant les accords de branche ou d'entreprise c'est 50 %. Le 50¨% est une base mini de négociation.  Personnellement, mon employeur en paye 60 %.


 


Donc concrètement, soit on ne fait rien, soit on essaie d'avancer. Je soutiendrai le moment
venu la proposition du PG de tout faire basculer sur la sécurité sociale !


 


Pour info, la situation est pire dans la fonction publique. Personnellement, je suis fier
d'avoir participé à la mise en palce de la mutuelle payée en parti par l'employeur, la mairie, lors de la première mandature de Guy OBINO. Fallait-il ne rien faire ?


 


2ème point : Les accords baisse d'horaire - baisse de salaire pour le maintien de l'emploi font débat. Mais il faut
intégrer que pour que cela se fasse, il faut un accord majoritaire à 50 %, ce qui n'est pas forcément simple à atteindre. Aux organisations locales de prendre leurs responsabilités dans un sens
ou un autre. Il faut savoir qu'il y a déjà eu de tels accords en France signés par FO et CGT, alors qu'il y avait moins de garanties que dans le nouvel accord. Si ces OS ont signé, c'est qu'elles
estimaient légitime dans le contexte de le faire. Alors FO et la CGT au niveau national ont beau jeu de jouer "les durs" aujourd'hui...


 


3ème point : le délai de contestation. le délai proposé correspond en final à ce qui se passe dans la pratique. Mais
ce qui se passait auparavant en cas de litiges avec l'employeur, c'est que la contestation était faite par quelques salariés. S'ils gagnaient, les autres, 2 ans plus ou plus attaquaient à leur
tour. La différence, c'est demain, tous devront contester en même temps.


 


Je ne dis pas que tout est parfait dans l'accord, et on peut critiquer l'approche
pragmatique de la CFDT, qui permet de réels nouveaux droits, mais il faut tenir compte de la réalité du quotidien des salariés. Rien n'interdit ensuite au politique d'aller plus loin à
l'oaccasion d'une nouvelle échèance électorale.


 


Un point intéressant, c'est le retour, et oui, de l'avis de l'inspection du travail pour les
plans sociaux. Mais pour que cela fonctionne, il faut un renforcement de ses moyens, ce que Michel SAPIN aurait admis. Mais c'est un "plus" que le PG devrait soutenir !


 


Bref rien n'est simple et je milite d'un coté pour faire mieux connaitre les rélaités
concrètes des salariés et des entreprises, et de l'autre pour avoir une vision large de la société dans laquelle rien n'est inéluctable...


 


Didier