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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 06:01

 

 

 


 

Graver l'équilibre budgétaire dans la constitution est le rêve de tout ultra libéral comme Nicolas SARKOZY et ses amis.

 

Au delà de l'apparente gestion de bon père de famille qui n'a aucun sens pour un pays, c'est une remise en cause de la démocratie. A quoi sert-il de voter, si les hommes politiques élus par le peuple sont verrouillées par la constitution et que donc leurs marges économiques sont réduites à néant. Le rêve libéral, c'est qu'ainsi l'économie n'est plus sujette aux fluctuations dues résultats des urnes. Le business peut continuer quelque soit le gouvernement à la tête de l'Etat qu'il soit de droite mais aussi de gauche....

 

Certes la constitution cela se change, mais ce n'est pas si simple car il faut une majorité des 2 tiers à l'Assemblée plus le Sénat...

 

Ne laissons pas faire Sarkozy !


DH

 


Constitution : le coup de force de Sarkozy

 

 

Le président de la République veut changer la Constitution pour y graver l’obligation de l’équilibre budgétaire contre la dépense publique et sociale. Une façon de déclarer anticonstitutionnelle toute politique alternative. Une démission face aux exigences de l’Allemagne et des marchés financiers.

 

Hier, à l’Élysée, en conclusion de la 2e session de la conférence sur les déficits, le président de la République a annoncé qu’il comptait engager très prochainement un véritable coup d’État constitutionnel. Il a en effet déclaré souhaiter « la mise en œuvre d’une réforme constitutionnelle » qui « ferait obligation à chaque gouvernement issu des urnes de s’engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit. Chaque gouvernement devrait simultanément s’engager sur la date à laquelle l’équilibre des finances publiques serait atteint ». Si Nicolas Sarkozy parvenait à obtenir une telle réforme, cela signifierait que, quel que soit le vote des Français en 2012, même battu, il pourrait imposer au futur chef de l’État et à la majorité qui sortira des urnes l’obligation de poursuivre sa politique d’austérité. Imposer l’équilibre des dépenses publiques, compte tenu de l’importance de la dette et de la charge d’intérêts qu’elle génère, c’est forcément contraindre à tailler dans les dépenses, même si de nouvelles ressources fiscales étaient dégagées. Reste qu’il est loin d’être évident, pour le chef de l’État, de trouver une majorité des 3/5e à l’Assemblée et au Sénat pour voter sa réforme.



le gel des dotations


La tentative de coup de force va au-delà du périmètre de l’État. Elle vise à mettre sous tutelle des institutions aussi essentielles que les organismes de Sécurité sociale et les collectivités territoriales. Toujours dans son discours de conclusion, Nicolas Sarkozy a non seulement confirmé le gel des dépenses de l’État, mais il a aussi officialisé la réduction du taux de progression des dépenses de santé, qui passerait de 3 % en 2010 à 2,9 % en 2011 et 2,8 % en 2012, ainsi que la mise en place d’« une véritable modération de la dépense locale ». En ce qui concerne celle-ci, il a donné sa bénédiction au « gel des dotations de l’État aux collectivités locales ». Il a précisé que ces dotations « seront modulées selon des critères de bonne gestion pour encourager les collectivités locales à réduire leurs dépenses dans les mêmes proportions que l’État ». Il a enfin annoncé « un moratoire » immédiat « sur les normes réglementaires concernant les collectivités locales, en dehors d’éventuelles normes internationales d’application obligatoires ». C’est dire que, pour faire des économies, les collectivités pourront se dispenser, par exemple, de mettre aux normes de sécurité tel ou tel équipement.


Pour justifier ce plan d’austérité, le chef de l’État s’appuie sur le rapport produit par l’actuel directeur général de l’Insee et son prédécesseur. Dans ce texte, Jean-Philippe Cotis et Paul Champsaur, partent de l’a priori que l’endettement public est en soi quelque chose de mauvais, une sorte de chancre qu’il faut soigner. Sans pour autant prôner de manière trop ostentatoire une politique d’austérité, ils considèrent que, quel que soit le niveau de la croissance française, le déficit resterait élevé et laisserait peu de marge de manœuvre. Ils en tirent la conclusion suivante : « Simplement stabiliser la dette à l’horizon 2020 réclame un effort conséquent. »


En dépit de cette démarche connotée, le rapport aboutit à quelques conclusions qui ne sont pas sans intérêt. Il confirme ainsi indirectement ce que nous affirmons, à savoir que les finances publiques souffrent moins d’un excès de dépenses que d’une insuffisance de recettes. Ainsi, il note que « sur la période 2002-2008, les efforts faits sur la réduction de la dépense se sont traduits par une amélioration du solde structurel de l’État de 1,3 point de PIB », mais que celle-ci a été annihilée « par la réduction »... des prélèvements obligatoires (- 1,6 point de PIB). L’ensemble des mesures de soutien au capital et aux fortunes a en quelque sorte « cannibalisé » la baisse des dépenses de l’État. « Ce raisonnement, poursuivent les auteurs, peut être étendu à l’ensemble des administrations publiques. »


Le meilleur et le pire


Cette diabolisation des déficits et de la dette publics est en fait liée aux impératifs du pacte de stabilité européen qui vise à conforter l’euro comme monnaie attrayante pour la finance. Nicolas Sarkozy le confirme. Dans son intervention, il justifie son plan d’austérité en invoquant la nécessité, face à la crise, de « consolider le pacte de stabilité ». Une exigence forte de l’Allemagne est ainsi acceptée. En fait, les déficits, comme la langue d’Esope, peuvent être la meilleure et la pire des choses : tout dépend à quoi ils servent et comment on les finance.



Pierre Ivorra

 

Pour en savoir plus :

 

Les savants fous du libéralisme par Jean-Paul Piérot

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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