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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 05:52

 


 

Bien sûr, il ne s’agit que de coïncidences, puisque nous sommes en France dans un pays républicain et démocratique. Pour autant, 3 vols en quelques jours d’ordinateurs à des journalistes qui travaillent sur l’affaire Bettencourt, ce n’est pas banal et encore moins anodin.

 

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce sont les sources des journalistes qui sont recherchées et que c’est une forme d’intimidation, sauf si comme je l’ai dit en commençant cet article tout est fortuit… En attendant, attention car la démocratie est en danger.

 

DH

 


 

 

Affaire Bettencourt   : la chasse aux sources est ouverte

 

Après la saisie des relevés téléphoniques de journalistes, les rédactions de Mediapart, du«Point» et du «Monde» ont été victimes de vols d’ordinateurs.

 

Par KARL LASKE - 28/10/2010 (*)

 

 

Dans l’affaire Bettencourt, on n’attendait plus que les barbouzes. Et elles sont peut-être entrées en action. En l’espace de trois semaines, quatre journalistes de Mediapart, du Monde et du Point, travaillant tous sur l’affaire, ont été victimes d’un vol d’ordinateur ou de fichiers informatiques. Le parquet de Paris a indiqué, hier, qu’il faisait «le point sur l’ensemble des plaintes éventuellement déposées» avant de décider des suites à donner à ces cambriolages. «La simultanéité des vols est éclairante sur le fait qu’il ne peut s’agir de trois actions isolées», commente Me Jean-Pierre Mignard, l’avocat de Mediapart.

 

Gérard Davet, du Monde, est le premier à avoir révélé lundi un vol à son domicile. «Ils sont entrés par la cuisine, mais sans effraction, explique le journaliste à Libération.Ils ont volé un ordinateur portable sur lequel je stocke mes données et un GPS que j’utilise en déplacement, mais ils ont laissé un appareil photo numérique et une console de jeux.» La PJ a été saisie de la plainte de Davet, samedi.

 

Cédéroms. Au Point, l’ordinateur, pourtant attaché au bureau d’Hervé Gattegno, a été emporté avec celui d’un autre journaliste. L’hebdomadaire a fait savoir que d’autres vols d’ordinateurs étaient intervenus ces derniers mois. Hier enfin, Mediapart a annoncé un vol d’ordinateurs survenu dans la nuit du 7 au 8 octobre. «Il n’y a pas eu de traces d’effraction, et les locaux étaient restés fermés, explique François Bonnet, de Mediapart. Deux portables ont été volés, dans un bureau voisin de celui des journalistes Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme. C’est à l’annonce des vols des ordinateurs de Davet et Gattegno que nous avons fait un rapprochement.» En faisant l’inventaire de leur matériel, les journalistes ont constaté la disparition d’un disque dur, et de «deux cédéroms des enregistrements pirates de Bettencourt», révélés par Mediapart et le Point.«Ces cédéroms étaient rangés dans le bureau de Fabrice Arfi, explique François Bonnet. Mais les informations sensibles ne sont pas conservées dans nos locaux.» A Mediapart, le scénario d’un vol banal est désormais écarté au profit d’«une éventuelle opération de barbouzes». «C’est probablement un avertissement destiné à nos interlocuteurs, estime Bonnet. Une façon de faire savoir que tous les moyens seront bons pour les identifier.»

 

Les sources des journalistes du Monde qui suivent l’affaire Bettencourt ont déjà très officiellement mobilisé les services de l’Etat. Et ce malgré la loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’est livrée à une enquête parallèle durant l’été, visant à identifier l’origine des fuites d’un article du quotidien paru le 18 juillet. Et, plus récemment, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a directement requis les fadettes (factures détaillées des téléphones) des journalistes auteurs d’un article annonçant la perquisition de l’hôtel particulier de Liliane Bettencourt, le 2 septembre.

 

Hier, Michèle Alliot-Marie, interrogée sur France Inter, a justifié la réquisition par le procureur de Nanterre des fadettes des journalistes du Monde.«Certains ne font pas la même lecture d’une loi qui a été votée en janvier sur laquelle il n’y a aucune jurisprudence et des interprétations divergentes», a déclaré la garde des Sceaux. En gros, la loi a été votée, mais on attend encore la jurisprudence pour la respecter.

 

«Confidentielle». La réquisition des fadettes des journalistes du Monde est pourtant une première. «Ce ne sont pas les journalistes qui sont visés, s’est justifié samedi le procureur interrogé par le Monde. Le but de cette enquête est de vérifier si des personnes soumises au secret sont à l’origine de la fuite.» Courroye visait effectivement la juge Isabelle Prévost-Desprez. Mais il est bel et bien parti d’un article de presse, et des relevés téléphoniques de ses auteurs, pour remonter à la source présumée. La mise en cause de la magistrate, sur la seule base de ces fadettes, est à l’origine de la demande d’un dépaysement du procès du photographe François-Marie Banier annoncée par le procureur général de Versailles. Or la réquisition de ces fadettes contrevient à l’article 77-1 du code de procédure pénale, qui protège les documents issus des fichiers informatiques des journalistes, au même titre que ceux des avocats. «Recueillir les fadettes d’un journaliste c’est évidemment être en contravention avec la loi, explique l’avocat de Mediapart, Me Mignard. Tout ce qui émane de l’outil de travail d’un journaliste, par définition, est une source. Et elle est confidentielle.»

 

Durant l’été, la DCRI s’était elle aussi affranchie des règles de contrôle des interceptions de sécurité en récupérant directement les fadettes du conseiller pénal d’Alliot-Marie, David Sénat. Après avoir transmis ses éléments au procureur de Paris, le service de renseignement s’est retranché derrière le secret défense. La «jurisprudence» veut qu’il soit très bien protégé, celui-là.

 

 

(*) Libération.fr

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !