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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 20:31


Battus à Vitrolles, les époux Mégret assurent qu'ils « ne baisseront pas les bras »

 

Article paru dans l'édition du Monde du 08.10.02

 

Après l'élection de Guy Obino (PS) à la mairie, jeunes et associatifs ont fêté la « libération » de la ville

 

Une vague d'euphorie a salué la nette victoire de Guy Obino (PS) face à Catherine Mégret (MNR) dans la municipale partielle de Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Le vainqueur, soutenu par l'ensemble des partis de gauche au premier tour et rallié par le dissident socialiste Dominique Tichadou entre les deux tours, a réuni sur son nom 54,05 % des suffrages (8 089 voix) contre 45,95 % (6 878 voix) à la maire sortante.

 

La progression de 23 % (3 796 voix) du docteur Obino est le fruit du bon report des voix de M. Tichadou (div. g., 12,55 % au premier tour), de celles de Henri-Michel Porte (UDF, 5,29 % au premier tour), ainsi que d'une bonne partie de celles de Christian Borelli (UMP, 12,21 %). M. Obino est aussi parvenu à mobiliser des abstentionnistes de gauche qui, fatigués des divisions de leur camp lors des derniers scrutins, ne s'étaient pas rendus aux urnes. Il réalise en effet des scores très largement supérieurs à ceux du premier tour dans tous les bureaux traditionnellement favorables à la gauche.

 

Visiblement ému par sa victoire, Guy Obino a prononcé son premier discours de futur maire sur un podium dressé à la hâte face à l'hôtel de ville devant plusieurs centaines de Vitrollais et en présence de tous les dirigeants de la gauche locale. « La confiance que vous venez de nous témoigner, en dépassant pour certains d'entre vous les clivages politiques traditionnels, nous lui ferons honneur » a-t-il lancé. Puis un concert de klaxons est venu saluer une victoire attendue par nombre de militants associatifs et de jeunes gens venus fêter une « libération » espérée depuis le coup de massue de 1997, quand l'équipe Mégret, à l'époque membre du Front National, avait conquis la ville. « union exceptionnelle »

 

Réunis dans un hôtel loin du centre ville, les militants et responsables du MNR, qui ont tenté de faire un accueil triomphal à leur candidate, ont subi cette défaite redoutée avec un agacement visible. Très affectée et très crispée Catherine Mégret, un bouquet de fleurs à la main, a déploré « la victoire de la magouille et de la désinformation » et s'est dite « navrée que des électeurs de droite aient pu voter pour des communistes ». « C'est l'anéantissement d'une histoire d'amour de cinq ans. Je n'abandonnerai pas les Vitrollais que je continuerai à défendre. »

 

Soucieux de limiter la portée de cet échec, et pressé de quitter les lieux et les micros, son mari, Bruno Mégret, a tenté de convaincre que ce scrutin « n'avait pas d'enjeu national (...) Vitrolles n'est pas le MNR. Les raisons de notre combat demeurent. Je ne baisserai pas les bras. » Toutefois, après le double échec de la présidentielle et des législatives qui ont singulièrement affaibli - politiquement et financièrement - son parti, M. Mégret semble bel et bien dans une impasse.

 

Dans le camp du vainqueur l'heure était à la concorde. Eric Diard, le jeune député UMP de la circonscription, est venu saluer M. Obino en déclarant que cette victoire « le soulageait », tout comme le candidat UMP du premier tour, Christian Borelli. L'un et l'autre avaient appelé à battre la candidate d'extrême droite sans soutenir explicitement M. Obino.

 

Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et vice-président de l'UMP, s'est lui aussi réjoui de la défaite de Mme Mégret. Quant à Henri-Michel Porte, candidat de l'UDF au premier tour, qui avait, lui, appelé à voter explicitement pour le candidat socialiste, estimait que sa consigne de vote avait « été efficace ».

 

Pour Frédéric Rosmini, directeur de campagne de M. Obino, cette victoire est le fruit « d'une l'union exceptionnelle ». PS, PCF, Verts et militants associatifs ont, selon lui, joué la carte de la transparence et réussi à « gagner les batailles de l'affichage, du tractage, de la présence sur le terrain ».

 

Un de ses colistiers appuyait le propos, estimant que le refus de la fusion des listes entre les deux tours - malgré les pressions exercées en ce sens par différents responsables de la gauche locale - avait contribué à « la clarté et à sortir de cette impression de combinaison électorale » qui avait plombé la gauche lors des scrutins précédents.

 
ELIE BARTH ET MICHEL SAMSON
 
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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 2002 et