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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 20:38

Mégret à quitte ou double
 

Article paru dans l'édition de l’HUMANITE  du 26 septembre 2002.

 

La gauche unie derrière le socialiste Guy Obino et le communiste Alain Hayot compte bien mettre fin à la carrière politique de Bruno Megret à l’occasion, ces deux prochains dimanches, des élections municipales.

 
 

En se rasant le matin Bruno Megret doit se faire peur tant il est rentré bronzé de vacances. Et quelques rides supplémentaires semblaient lui barrer le front lorsqu’il a aidé son épouse, " l’amère de Vitrolles ", démissionnée de fait par le Conseil d’État, à ne pas dire trop d’âneries lors d’une conférence de presse de présentation de la liste " Votons Catherine " qui a hérité du panneau électoral numéro zéro. Le chef du MNR a de gros soucis : nombre de cadres de son parti, qui se réduit de plus en plus à un groupuscule sans argent, font actuellement défection. Mais surtout, l’expérience politique qu’il comptait mener à bien à Vitrolles, transformée en laboratoire de " l’idéologie " raciste et populiste, a lamentablement échoué. La ville est sinistrée, tant sur le plan de sa gestion que de sa vie sociale, ainsi que vient de l’établir la chambre régionale des comptes. Au milieu de ce champ de ruines, le couple Megret va tenter de conserver son dernier bunker, celui de la mairie.

 

Mais Bruno, planqué à la cave (il est loin sur la liste), en tenue de camouflage (le sigle MNR a disparu de toute sa propagande) envoie Catherine, qui sait très bien sourire, vers les meurtrières.

 

L’enjeu de ce scrutin pour les démocrates est bien de faire en sorte que Vitrolles revienne à la République, retrouve fierté et dignité. Ce patron d’une PME de 16 salariés en a assez de mentir à ses nouveaux clients en disant qu’il habite dans la commune voisine de Rognac. Ce petit commerçant du centre-ville en a ras le bol des " regards de suspicion " portés sur lui lorsqu’il avoue être de Vitrolles. Ces jeunes des Pins ou de la Frescoule en ont plus que marre d’être traités comme des délinquants parce que leurs familles sont pauvres ou qu’ils ont la peau un peu plus foncée que les autres.

 

Le moyen : se rassembler, car l’ours mégrétiste (29 % des exprimés vitrollais aux législatives) qui a fait son miel de la misère ambiante (taux de chômage à 20 % et 1000 érémistes dans la commune) n’est pas encore politiquement tué.

 

Le FN, qui n’est intéressé que par la peau du " pu-putchiste ", part de son côté, Claude Bourge en tête de la liste " Vitrolles d’abord ". L’UMP espère, avec Christian Borelli (liste " Priorité à Vitrolles ") progresser en terrain à priori hostile mais sera flanqué, à droite, de quelques braconniers de la " Nouvelle UDF " emmenés par le Dr Porte (liste " Vitrolles rassemblée "). Un autre docteur, le socialiste " dissident " Dominique Tichadou (liste Vitrolles libre) est sur les rangs. Les forces de gauche sont emmenées par le socialiste, également médecin, Guy Obino suivi par le communiste Alain Hayot, une représentante de l’extrême gauche E. Renaud, l’écologiste C. Paredes, la radicale S. Colombani, le chevènementiste C. Michel ainsi que des membres du mouvement associatif local qui, à l’instar de Samir et Serge, non candidats mais responsables de la Maison de l’égalité, veulent faire sortir Mégret du bois, passer de la résistance à la libération de leur cité.

 

C’était mardi soir dernier, la première veillée d’armes publique, dans une salle des fêtes sans âme mais réchauffée par cinq cents supporteurs du cru. On y a fourbi les ultimes arguments de campagne et affiné le programme électoral, tout heureux de se retrouver si nombreux. Cette gauche vitrollaise pouvait se féliciter d’être pour la première fois de son histoire rassemblée et unie dans toutes ses composantes autour d’un " Vitrollais de Vitrolles ", médecin de famille depuis trente-cinq ans, un homme tranquille qui a " envie de hurler " lorsqu’il voit l’état d’abandon dans lequel les Megret ont laissé les quartiers populaires.

 

Son diagnostic est clair : cette ville est aujourd’hui " gravement malade ", il est " urgent de la sauver ". La méthode du docteur Obino : " Assainir les comptes sans augmenter les impôts, travailler (une fois élu) en partenariat avec le tissu associatif ", en s’appuyant sur toutes les énergies progressistes réveillée par l’union des forces de gauche. La gauche unie c’est, pour Alain Hayot, " une grande nouvelle pour tous ceux qui souffrent et qui résistent aux Mégret depuis tant d’années, pour tous ceux qui ont mal à leur ville ". Philippe Gardiol, qui envoie une volée de bois vert aux Megret, estime que " Vitrolles, ville symbole de nos échecs, doit être maintenant la ville symbole de notre reconquête ".

 

Cette reconquête " citoyenne " opérée, c’est un immense chantier de reconstruction qui attendrait les nouveaux élus. " Nous sommes prêts à nous mettre au travail pour Vitrolles " souligne Alain Hayot qui appelle au " vote utile " à gauche. Espérant ainsi " virer en tête ce dimanche soir " pour, sous les regards de la France entière, mieux virer l’extrême droite de l’un de ses derniers bastions.

 
Philippe Jérôme
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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 2002 et