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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 14:38

Chronique d’une élection annoncée
 
 
 

Article paru dans l'édition de l’HUMANITE du 10 février 1997.

 
 
 
 
 

TOUT commence le 18 décembre 1996. Ce jour-là, le Conseil d’Etat annule les élections municipales de juin 1995 qui avaient vu la victoire du maire sortant Jean-Jacques Anglade (PS) face au numéro 2 du Front national, Bruno Mégret. La haute juridiction administrative décidait dans le même temps que Bruno Mégret ne pourrait être candidat à la prochaine consultation, le déclarant inéligible pendant un an pour dépassement du plafond légal des dépenses électorales.

 
 
 

Le 18 décembre 1996, le Conseil d’Etat rejette donc la requête de Jean-Jacques Anglade qui, réélu à la tête de sa liste avec 353 voix d’avance devant Bruno Mégret, demandait la validation de son élection annulée auparavant par une décision du tribunal administratif de Marseille.

 
 
 

La première irrégularité invoquée : les délégués de la liste Anglade auraient sollicité les abstentionnistes le 18 juin. Mais aussi, l’avant-veille du scrutin, des informations inexactes avaient été publiées selon lesquelles une personnalité locale du RPR retirait son soutien au FN. Selon le Conseil d’Etat, deux autres irrégularités mettant en cause les médias auraient contribué à fausser le scrutin : France-Info a diffusé le 17 juin un communiqué de la direction nationale du RPR appelant à tout mettre en œuvre pour battre M. Mégret. Or, le Conseil a jugé qu’il s’agissait-là d’un message de propagande électorale interdit la veille d’un scrutin. TF1 et France 2, toujours selon le Conseil d’Etat, ont « méconnu l’obligation d’impartialité qui leur incombe » en diffusant, au cours des journaux du 17 juin, des reportages qui « ne faisaient allusion que très brièvement en termes hostiles ou ironiques, à la candidature de M. Mégret », et qui étaient « presque entièrement consacrés à un meeting organisé la veille par M. Anglade et au soutien que lui apportaient plusieurs personnalités politiques nationales ».

 
 
 

Le 18 juin, le Conseil d’Etat rejetait aussi la requête introduite par Bruno Mégret contestant un jugement le rendant inéligible pour un an à la fonction de conseiller municipal pour avoir dépassé de 9% le plafond autorisé (373.984 francs) des dépenses de campagne.

 
 
 

En réalité, tout commence vraiment bien avant le 18 juin 1996. Aux législatives de 1993, Bruno Mégret, battu de peu (49,52%) sur l’ensemble de la circonscription de Marignane, avait obtenu à Vitrolles 56% des suffrages. Lors des municipales de 1995, tous les regards étaient portés sur cette ville, personne n’imaginant que le risque de l’extrême droite était aussi réel à Toulon ou Orange. Au second tour de 1995, trois listes étaient restées en présence. Surprise : le FN est battu. Dans un tel climat de tension, le contentieux électoral ne pouvait être que lourd.

 
 
 

D’autant que pèse une décision judiciaire intervenue le 20 décembre 1995. Ce jour-là, Jean-Jacques Anglade est mis en examen pour faux et usage de faux. Ce qui ne présume en rien de sa culpabilité, le maire affirmant que le dossier à son encontre est vide. Mais le 20 décembre, le juge d’instruction parisien David Peyron prend cette décision. Il enquête alors sur la réalité de treize factures, représentant 1.345.779 francs, payées par la société Expopublicité à diverses associations vitrollaises et au club de hand-ball, OM-Vitrolles, dirigé alors par Jean-Claude, frère de Bernard Tapie. Selon le dirigeant de la société, ces sommes étaient la contrepartie occulte d’une convention signée avec la municipalité portant sur l’exploitation de 66 panneaux publicitaires. La redevance annuelle par emplacement aurait été volontairement minorée (1.500 francs au lieu de 4.000 francs), le complément étant versé à l’Association pour la démocratie socialiste en Europe, organe du mouvement rocardien vitrollais.

 
 
 
DOMINIQUE BEGLES.

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