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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 15:18

Des listes d’union pour limiter l’emprise de la droite
 
 

Article paru dans l'édition de l’HUMANITE du 14 juin 1995.

 
 

A gauche, la journée d’hier a été marquée par la constitution de liste largement ouverte aux progressistes. Objectif : empêcher la droite de conquérir de nouvelles positions. Le secrétaire national du PCF, Robert Hue, tiendra d’ailleurs deux meetings communs avec Lionel Jospin. L’un, demain, à Marseille, l’autre, vendredi, au Havre. Robert Hue tiendra également meeting, avec le premier secrétaire du PS, Henri Emmanuelli, aujourd’hui, à Nîmes.

 

Les négociations ont continué partout. Beaucoup se poursuivaient encore, hier soir, à quelques heures du dépôt des listes..

 
 

Sur les médias, la journée électorale a été placée sous le signe de Le Pen. D’une manière ou d’une autre le Front national a conservé la vedette. Soit directement, par des prises de position de son leader. Soit indirectement, avec des réactions des différentes formations politiques aux appels de constitution d’un front républicain anti-Front national. « La fameuse fracture sociale (...) ne se résoudra pas d’un coup de baguette magique. Pas même à coup de front, fut-il républicain, contre Front », notait avec bon sens l’éditorialiste Pierre Georges dans « le Monde ».

 

Toujours très médiatiquement, Le Pen avait, hier matin, ouvert le feu en choisissant d’apporter un soutien encombrant à l’UDF Valéry Giscard d’Estaing contre le maire sortant PS Roger Quillot, à Clermont-Ferrand. Histoire de mettre la droite un peu plus dans l’embarras. Le Pen : « Ce qui est essentiel, c’est que l’opinion publique sache que le Front national a fait une démarche positive de façon à assurer la défaite des municipalités socialistes et communistes et que, si dimanche prochain des socialistes ou des communistes sont élus, ils le seront exclusivement sous la responsabilité du RPR ou de l’UDF. »

 

Renforcer la démocratie

 

Gilles de Robien, président du groupe UDF à l’Assemblée nationale, a déclaré hier que son groupe « faisait confiance aux députés candidats aux municipales pour, au cas par cas, ne pas faire alliance avec le Front national ». Jean-François Mancel, secrétaire général du RPR, devait, de son côté, réaffirmer que son mouvement ne donnerait pas de consignes de retrait à ses candidats. « Il est bien évident que nous n’allons pas nous allier avec les socialistes et les communistes », a-t-il précisé, ajoutant que « les socialistes sont en train de se donner bonne conscience à petit prix, d’autant que se sont leurs échecs qui ont généré le développement du Front national ». Oubliant de préciser que ces échecs en question doivent tout au refus des gouvernements socialistes de rompre avec l’argent-roi par la mise en oeuvre d’une vraie politique de gauche. Chômage, précarité, exclusion : le terreau de Le Pen.

 

Philippe Séguin, le président RPR de l’Assemblée nationale, n’avait pas écarté, dimanche, « un Front républicain » avec le PS. Lequel avait, par la voix de son premier secrétaire Henri Emmanuelli, appelé « à un vote qui protège et renforce la démocratie ». Mardi, on précisait au PS que les cas de retrait en faveur de la droite classique seraient limités à Dreux et Marignane, excluant en particulier « Toulon pour des raisons de transparence et de moralité ».

 

Sur le terrain, à Vitrolles, ville sur laquelle lorgne le lépéniste Bruno Mégret, les handballeurs de l’OM-Vitrolles ont dit leur intention de quitter le club si la liste du Front national était élue contre celle du maire PS sortant, Jean-Jacques Anglade, en ballottage difficile.

 

Eric Cérato, tête de liste de l’union de la gauche à Marignane, a annoncé qu’il était prêt à se retirer à condition que le candidat de la majorité en fasse de même à Vitrolles. Il a dénoncé « des négociations entre l’UDF et le FN pour vendre Vitrolles en échange de Marseille ». Marseille, où Robert Vigouroux, étiqueté divers gauche, vient d’apporter son soutien à l’UDF Jean-Claude Gaudin contre la liste d’union de la gauche de Lucien Weygand.

 
 
DOMINIQUE BEGLES

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