Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 21:25


Sondages: la commission "relativise la pertinence" des enquêtes sur le PS

 

PARIS, 12 oct 2006 (AFP) - La commission des sondages, organisme national chargé du contrôle des enquêtes d'opinion, a invité jeudi à "relativiser la pertinence et la signification des sondages" auprès des sympathisants PS, publiés dernièrement.


Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait été saisi jeudi 5 octobre par quatre députés PS, proches de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, après la publication d'un sondage Ipsos portant sur 245 personnes "proches" du PS, indiquant que Ségolène Royal était la préférée de 68% des sympathisants du parti.


Dans un communiqué, la commission rappelle que le candidat socialiste à l'élection présidentielle "sera désigné par les seuls adhérents du PS" et non pas par les "sympathisants".


Elle souligne que "s'il s'agit, comme c'est généralement le cas, de +sympathisants de gauche+ ou de +sympathisants socialistes+, "la présentation du sondage doit insister sur la prudence avec laquelle il doit être interprété".


La commission affirme d'autre part que "lorsque les résultats sont établis sur la base d'échantillons ou de sous-échantillons à la taille particulièrement réduite, la publication des résultats obtenus doit indiquer qu'il convient de les interpréter en tenant compte de la marge d'incertitude importante qui les affecte".


"Ces observations conduisent à relativiser la pertinence et la signification des sondages déjà publiés. La commission rappelle aux instituts et aux organes de presse qu'ils sont tenus, pour les enquêtes à venir, d'en tenir le plus grand compte", écrit-elle.


AFP 19h02 - 12 OCT 06

 



Le Canard Enchainé - 11 octobre 2006

 

Un « hold-up » ! C'est le terme musclé qui accompagne la publication, dans « Le Point » (5/10), du sondage réalisé par l'institut Ipsos et consacré aux prétendants à l'investiture socialiste. Selon cette enquête, c'est Ségolène Royal qui réussit le casse en récoltant 68 % des intentions de vote, contre 23 % à Dominique Strauss-Kahn et 9 % à Laurent Fabius. Autant dire que la désignation, le 16 novembre, du candidat officiel du PS relève désormais de la formalité...

 

En réalité, si hold-up il y a, c'est surtout contre les lois de la statistique. Car - « Le Point » ne mentionne ce détail qu'en caractères microscopiques - le coup de sonde a été réalisé auprès de... 245 cobayes. Ce qui, selon lesdites règles statistiques, inscrit les résultats à l'intérieur d'un « intervalle d'erreur » de plus de 13 points !

 

Ce n'est encore rien. En effet, précise la microfiche du « Point », les 245 sondés sont des « sympathisants du PS ». Or, le 16 novembre, seuls les adhérents du parti de Hollande se prononceront. Etant donné le faible taux de socialistes encartés parmi les « sympathisants » - à peine 3% -, le nombre de sondés d'Ipsos qui seront appelés à voter dans un mois n'excède pas 7 ou 8...

 

Autant de précisions que ni « Le Point », ni la chaîne télé LCI, qui a diffusé les résultats en boucle, ni les autres médias qui les ont repris, n'ont jugé bon d'apporter.

A quoi bon, d'ailleurs, s'embarrasser de ces chicanes ? Un coup de sonde (et un coup de pub) chasse l'autre. Le 9 octobre, la même LCI et « Le Figaro » ont assené de nouveaux chiffres, signés, cette fois, de la Sofres. Dans l'hypothèse d'un duel Sarko-Ségo au premier tour, le premier écraserait la seconde avec 38 % d'intentions de vote contre 29,5 %. L'écart le plus élevé depuis six mois!

 

Et tant pis si, dans « Le Parisien » du même jour, c'est Ségolène qui terrasse Nicolas de 10 points lorsque le CSA demande au peuple quelle personnalité il préférerait à l'Elysée.

 

Ce genre d'élucubrations -qui disqualifieraient n'importe quel expert - n'effraient pas la grande presse, acharnée à décortiquer savamment le moindre pourcentage sorti tout frais des ordinateurs. On cherche de « fausses querelles » aux sondeurs, s'insurge même un éditorialiste des « Echos » (6-7/10), qui cite toutefois quelques plantages récents des prophètes d'isoloir : en Autriche (défaite des conservateurs malgré les prévisions), en Hongrie (panade imprévue des socialistes), au Brésil (second tour surprise pour Lula), etc.

 

Broutilles, analyse le confrère, beaucoup de citoyens changent d'avis au dernier moment et ces estimations ne sont que des « photographies instantanées des opinions ». Et quand ces « photographies » sont prises le même jour?

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste