Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 21:45


Alain VIDALIES est Député PS des Landes et Secrétaire National aux Entreprises. Je l’ai côtoyé à Paris, rue de Solférino, lorsque j’étais Secrétaire du Groupement National des Socialistes d’Entreprise, du secteur Aéronautique.


Je vous livre son analyse sur les raisons de son choix pour Laurent FABIUS, au travers d’une interview avec les camarades de « rénover maintenant dans la fidélité ».

 
DH


 
Vendredi 22 Septembre 2006
 
 

Alain, avec tes amis de "Rassembler", tu fais partie de Rassembler à gauche. Tu soutiens donc la candidature de Laurent Fabius à l'investiture présidentielle. Quelles sont les raisons de ce choix ?  

 

C’est un choix de raison et de cohérence politique. Mes amis et moi n’avons pas toujours partagé les options de Laurent Fabius, c’est de notoriété publique. Sauf sur un point, fondamental à mes yeux : Sur la défense des valeurs de la République, sur la promotion de la laïcité, Fabius n’a jamais transigé. Le poperéniste que je suis ne fut pas indifférent à son discours du congrès de Dijon sur le sujet. Enfin, contre les intégristes de la décentralisation et de l’expérimentation régionale, il a constamment défendu une certaine idée du rôle de l’Etat.

 

Pour le reste, il est aujourd’hui le seul à avoir réellement pris en compte les leçons du 21 avril. Il sait que le rassemblement de la gauche est la seule stratégie gagnante, et il sait que la convergence politique avec nos partenaires et amis se construit sur la base d’un programme de transformation sociale. En mettant la question sociale au cœur de son projet (pouvoir d’achat, logement, démocratie sociale),  il montre qu’il a compris que ce que notre électorat attend de nous, ce sont avant tout des réponses concrètes pour enrayer la progression de la précarité.

 

D’un point de vue plus personnel, j’avoue que je suis impressionné par son inébranlable détermination. En travaillant à ses cotés depuis quelque mois, j’ai appris à apprécier ses qualités, qui sont celles d’un homme d’Etat. Sa pugnacité, qui fait de lui le plus redoutable adversaire de la droite. Son charisme enfin, qui sera indispensable pour mobiliser notre camp à l’approche des échéances. 

 

Enfin, je pense que nous avons besoin d’un candidat dont l’expérience et la force de caractère s’imposeront immédiatement dans les relations internationales. Au moment où les négociations sur le cycle de Doha sont reportées sine die, sous la pression des Etats-Unis attachés à leurs privilèges, j’ai la conviction que demain la voix de la France devra être portée par un Président de la République qui a été capable de s’opposer à une vision de l’Europe réduite à un grand marché.

 

La sensibilité que tu représentes est engagée de longue date dans la gauche du parti. Comment analyses-tu ce que d'aucuns présentent comme un "tournant politique" chez Laurent Fabius : son engagement en faveur du "non" au TCE, son positionnement à gauche ?

 

Fabius a compris qu’après le 21 avril, rien ne serait pire que de continuer comme avant. L’infléchissement de son discours part de là. Puis vient l’affaire du Traité constitutionnel européen. A cette occasion, il fait un choix majeur. Personnel et politique. Ceux qui résument une telle décision à un choix tactique se font une piètre idée de la politique. Et, accessoirement, laissent à penser qu’on peut jouer l’avenir du pays sur un coup de poker.

 

Sur la question européenne, Laurent Fabius avait depuis longtemps fait part de sa circonspection relativement à la politique menée. Il a consulté, travaillé, écouté. Quand il s’engage finalement pour le « non », le « oui » est à près de 70% dans les sondages. Il se fait traîner dans la boue par la presse, il est mis au ban par le cercle de la raison. Il tient bon. Le oui gagne au PS, on le croit fini. Le non l’emporte dans le pays.

 

Fabius, qui est profondément européen, avait senti que nos concitoyens aspiraient à une réorientation profonde la construction européenne. Il porte un regard lucide et exigeant sur la mondialisation et l’Europe. Il développe une argumentation forte, selon laquelle l’émergence de la Chine et de l’Inde au sein du grand marché mondial transforme radicalement la donne. Ces pays nous égalent pour l’innovation et la technologie. On ne peut pas se contenter de quelques accompagnements à la marge d’un libre-échange généralisé. L’Europe doit être une puissance au service d’une autre mondialisation.

 

Comment tes amis et toi parvenez-vous à exister politiquement, au sein de "Rassembler à gauche" ?  

 

Nous travaillons….beaucoup ! En parfaite intelligence et dans un climat fraternel. Nous partageons tous le même objectif, mais Laurent Fabius respecte notre autonomie de pensée et d’expression. Nous ne sommes pas dans un courant intégré au sens traditionnel : un rassemblement qui s’est opéré autour de la candidature de Laurent Fabius avec des sensibilités qui ont une histoire différente comme les amis de Jean-Luc Mélenchon, ceux de  Marie-Noëlle Lienemann ou ceux de Marc Dolez.

 
Pour en savoir plus :
 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste