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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 05:32

 


 

Il y a quelques années maintenant, j’ai adhéré à ATTAC suite à l’article d’Ignacio Romanet dans le Monde Diplomatique. ATTAC était à l’origine du lancement en France de la taxe Tobin qui revient bien des années plus tard dans l’actualité.


 Alors que le G20 de Pittsburgh est en cours, ATTAC fait 10 propositions pour sortir de la crise !

 


Cela contribue à la réflexion et au débat…

 


DH

 

 


 

 

 

G20 de Pittsburgh, arrêtons la mascarade !



Le G20 regroupe les économies les plus puissantes du monde. Après Washington et Londres, il se réunira à Pittsburgh les 24 et 25 septembre pour… sortir de la crise sans rien changer au système !

 

Ce qu’ils veulent : rhabiller le capitalisme
 

Partie des États-Unis, la « crise du siècle » s’est accélérée depuis un an, suite à la faillite de Lehman Brothers.

 

Enfin de l’action publique ! Oui, mais au service des banquiers...

 

Non seulement les banques ont été sauvées de la faillite par de l’argent public, mais elles l’ont utilisé pour reconstituer leurs profits et continuer leurs opérations spéculatives, préparant ainsi la prochaine bulle. Pire, elles prévoient de verser des bonus faramineux à leurs traders.

 

Des listes de paradis fiscaux ont été établies et de maigres engagements ont été demandés à ceux-ci pour en sortir. Mais les critères retenus par l’OCDE ne permettent pas de les identifier correctement, ni a fortiori de les supprimer.

 

Depuis la rentrée, les gouvernements s’agitent sur la question de la rémunération des traders, après que certaines banques ont été obligées de dévoiler la part de leurs bénéfices qu’elles comptaient allouer en fin d’année à leurs traders (1 milliard pour BNP Paribas, 11,3 milliards pour Goldman Sachs). Si en effet le système de rémunération des traders est un scandale, le cœur du problème n’est pas simplement là, mais dans le fait que les banques et le secteur financier engrangent suffisamment de profits pour attribuer de telles rémunérations à leurs traders et actionnaires, profits qui se font sur le dos des usagers et des salariés.

 

 Ce que nous voulons : dégonfler la finance pour désarmer le capitalisme
 

Adair Tuner, à la tête du FSA, l’autorité britannique des marchés financiers, a déclaré récemment que la plupart des transactions de la place financière de Londres sont « socialement inutiles » (AFP, 27/08/09). Qu’un ancien responsable du Medef britannique en vienne à dénoncer « la dérégulation financière caricaturale » et à demander de « réduire la taille de ce secteur » révèle le trouble qui s’installe face au comportement des banques.

 

Il faut en finir avec des activités financières qui sont « socialement inutiles », parce qu’elles ont des conséquences dramatiques sur la vie des populations : c’est la leçon de la crise actuelle, que devraient retenir tous les dirigeants du monde : il est temps que ces derniers se fixent pour objectif non pas de sauver la finance, mais de la désarmer complètement.

 

Cela fait plus de dix ans qu’Attac démontre que la dérégulation des marchés financiers est au cœur du problème de nos sociétés modernes.

 

Attac, à l’occasion du G20, propose 4 principes et 10 mesures pour remettre la finance à sa place et nous engager réellement vers une sortie durable de la crise.

 

 A / Pour une contrôle démocratique des banques et de la finance
 

1. Créer un pôle bancaire public

 

On ne peut pas demander aux citoyens de financer le sauvetage des banques sans contreparties. Le secteur privé a déjà démontré son incapacité à gérer ces biens publics que sont le crédit et la monnaie. Le système bancaire doit être reconnu comme un service public garanti à tous les citoyens. Cela nécessite un contrôle social des banques commerciales et des banques centrales, ainsi que la définition de priorités de financement des activités favorisant le progrès écologique et social.

 

2. Mettre les Nations unies au cœur de la réforme du système financier

 

Le G192, soit l’ONU réformée et démocratisée, aurait en effet plus de chances d’apporter à la crise mondiale une réponse donnant satisfaction non pas aux gouvernements de quelques pays riches, mais à l’ensemble de ses États membres.

 

 B / Stopper la spéculation
 

3. Démanteler les paradis fiscaux

 

De véritables sanctions contre les banques, les entreprises et les États non coopératifs doivent être mises en œuvre, ainsi qu’une aide à la reconversion pour les territoires qui s’engageraient à mettre fin à leurs pratiques occultes. Cela passe par exemple par une harmonisation fiscale au plan européen.

 

4. Mettre à bas la folie des « innovations financières »

 

Les hedge funds sont des fonds spéculatifs massivement implantés dans les paradis fiscaux. Échappant à toute régulation, ils augmentent l’instabilité des marchés financiers et doivent être supprimés. Les marchés de gré à gré, qui échappent à tout contrôle public, doivent également disparaitre. Quant aux produits dérivés et à la titrisation, leur utilisation doit être strictement encadrée.

 

5. Pénaliser les utilisateurs de ces instruments spéculatifs

La taxation des transactions financières trouve ici l’une de ses principales raisons : frapper toute utilisation spéculative des circuits et des instruments financiers.

 

6. Éradiquer la spéculation sur les matières premières

À commencer par l’énergie et les denrées agricoles, en organisant une régulation publique des prix. Les matières premières sont des ressources trop rares et précieuses pour être laissées à la seule loi du marché. Nous ne pouvons tolérer que perdurent les conditions de nouvelles émeutes de la faim comme celles de 2008. Cela nécessite de pouvoir garantir des prix rémunérateurs aux paysans du monde.

 
 C / Réduire les inégalités

 

7. Réduire les inégalités de revenus

Au niveau national, Attac défend un système d’impôt progressif et la fixation de taux d’imposition prohibitifs sur les hauts revenus pour aboutir à un écart maximum de 1 à 5 entre les plus bas et les plus hauts revenus. La suppression des bonus, des stock-options et le plafonnement des hauts revenus versés par les entreprises d’un côté et la généralisation du principe d’un salaire minimum de l’autre sont indispensables pour parvenir à une échelle de revenus de l’ordre de 1 à 5.

 

8. Annuler les dettes insoutenables et illégitimes

La charge de la dette des pays en développement est supérieure à l’aide publique au développement. Cette dette pèse lourdement sur eux. C’est une arme aux mains des pays riches qu’il faut supprimer afin de laisser la place à des mécanismes justes d’endettement pour répondre aux besoins des populations.

 
 D / Promouvoir les biens publics

 

9. Maintenir et renforcer les services publics en les plaçant hors de portée des financiers

Les retraites ne doivent plus être abandonnées aux marchés financiers. Dans les pays qui ont choisi de les financer par capitalisation, des millions de salariés ont vu partir en fumée leurs économies. Les fonds de pension comme les hedge funds, foncièrement incapables de créer la moindre richesse, ne servent qu’à alimenter les bulles spéculatives et doivent disparaître.

 

10. Instaurer des taxes globales pour financer les biens publics

 

Ces taxes seraient appliquées aux transactions financières, aux profits des multinationales et à la consommation d’énergie. S’appuyant sur des données reconnues, Attac chiffre à 1 500 milliards de dollars par an les fonds qui pourraient être levés grâce à ces taxes. Ces fonds serviraient à financer l’aide au développement, la préservation des biens publics mondiaux, la reconversion de l’économie vers un modèle soutenable pour la planète et la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.

 

Attac France, Montreuil, le 22 septembre 2009

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !