Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 05:47

Grève dans les centrales nucléaires


Le conflit chez EDF ne fait pas la une de l'actualité. Et pourtant il dure depuis plusieurs semaines ! Ce conflit n'est que la conséquence de la privatisation.


Au-delà, quelles sont les répercussions sociales et environnementales de la privatisation des services publics de l'énergie ? Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale au combat écologique du Parti de Gauche est l'invitée de l'émission Décryptage de la Télé de Gauche.


Elle nous donne des éléments d'analyse et les propositions du Parti de Gauche.


Si vous ne connaissez pas encore la Télé de Gauche, alors c'est le moment de la découvrir !


DH


Pour approfondir le sujet :


Le teaser d'un documentaire d'Alain de Halleux (diffusion Arte mai 2009)

 

 


 



La grève chez EDF menace la production d'électricité
 

Le.monde.fr du 12.06.09



Dampierre, Belleville, Tricastin, Le Blayais, Paluel, Cruas, Fessenheim, Cattenom... La grève tournante de quelques centaines d'agents dans plusieurs des dix-neuf centrales nucléaires françaises d'EDF n'est pas ressentie par les usagers, mais ce mouvement lancé en avril menace la production et la fourniture d'électricité du pays dans les prochaines semaines, notamment en cas de canicule. A tel point que le directeur général délégué chargé des ressources humaines, Dominique Lagarde, a adressé aux syndicats, mercredi 10 juin, une "sommation interpellative". Ce document ne remet pas en cause le droit de grève, mais il rappelle que la mission d'EDF - approvisionner en électricité les entreprises et les particuliers - doit être assurée. En cas de dégradation de la situation, EDF pourrait demander la réquisition des grévistes par les directeurs de centrale.

Sur le même sujet


Y a-t-il une menace réelle sur l'approvisionnement ? Ou s'agit-il d'une dramatisation de la direction, inquiète du coût financier de ces mouvements à répétition ? Ce coût pourrait atteindre 250 millions d'euros - une somme que la direction se refuse à confirmer ou à démentir. Ces conflits interviennent après une longue crise à ErDF, la filiale du groupe chargée de la distribution de courant, traduisant la persistance d'un lourd malaise depuis le changement de statut de l'entreprise en 2004 et sa privatisation partielle en 2005.


Les revendications salariales sont les mêmes qu'à EDF : une augmentation de 5 % du salaire de base et une prime de 1 500 euros. Dans le nucléaire, les agents réclament aussi l'arrêt du recours systématique à la sous-traitance pour l'entretien du parc des 58 réacteurs.


En mai, tous les syndicats (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) avaient signé un accord prévoyant notamment une hausse générale de 1,1 % des salaires et des augmentations individuelles pour 45 % à 80 % des agents (suivant les catégories). "Chez les jeunes employés dans les tâches d'exécution, huit sur dix bénéficieront de ces augmentations", souligne M. Lagarde. Faute d'accord, la direction a décidé unilatéralement un "supplément d'intéressement" de 350 euros, abondé à 100 % par EDF s'il est placé sur le plan d'épargne de l'entreprise. D'autres mesures ont été prévues : 3 000 embauches sur trois ans, amélioration des parcours professionnels dans les centrales nucléaires, retraites...


Insuffisant, jugent les grévistes, qui ont trouvé une arme redoutable : retarder les opérations de maintenance et de rechargement du combustible des réacteurs. Même s'ils ne représentent qu'une poignée des 19 000 agents de la division de la production nucléaire (DPN), ils peuvent être à des points- clés. Sans leur feu vert, ces opérations ne sont pas possibles, reconnaît un dirigeant. "Ce n'est pas une grève pour les statistiques", confirme Jérôme Schmidt, agent de conduite à Dampierre-en-Burly (Loiret) et représentant de Sud. Bloquer les arrêts de réacteurs "est un moyen de pression financier".


Un réacteur est arrêté au moins une fois par an pour maintenance et rechargement d'un tiers de son combustible. Une journée d'arrêt entraîne un manque à gagner de l'ordre de 1 million d'euros. Jusqu'à onze sites ont été bloqués en parallèle au cours du mois de mai lors des arrêts de réacteurs ; d'autres devraient l'être dans les semaines à venir. "Une prolongation fortuite d'arrêt a évidemment un impact financier, mais nous pouvons gommer certains retards. Le bilan sera fait lors de la publication des résultats semestriels, fin juillet", indique Eric Bret, directeur adjoint de la direction de la production nucléaire (DPN). Mais l'objectif de remonter le taux de disponibilité des centrales de 79 % en 2008 à 81 % en 2009 risque d'être compromis.

"Les conditions de travail dans les centrales sont de plus en plus difficiles, il y a beaucoup de pression", explique Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération mines-énergie de la CGT. "Les effectifs ont diminué, renchérit un gréviste de la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher). De nouvelles normes de sûreté sont apparues, d'où une charge de travail plus grande." S'il reconnaît qu'EDF est "dans une recherche permanente de performance", M. Lagarde estime que celle-ci passe "par le dialogue social et une attention soutenue à la qualité de vie au travail".


Social et identitaire, le malaise semble profond à EDF. Dans une entreprise qu'ils ne reconnaissent plus depuis l'ouverture à la concurrence, les grévistes ont pourtant le sentiment de se mobiliser pour le maintien d'un service public. Mais aussi de soutenir les salariés de la sous-traitance aux conditions de travail "déplorables" en réclamant la réintégration de certaines tâches dans l'entreprise, juge Thierry Raymond, secrétaire général CGT de la centrale du Blayais.

"Le passage au marché dans toutes les entreprises publiques est complexe. Il y a une interrogation récurrente d'une partie des agents sur la légitimité des réformes", analyse Pierre-Eric Tixier, sociologue et professeur à Sciences Po. Président d'EDF jusqu'en 2004, François Roussely avait obtenu une certaine paix sociale, constate-t-il, et il entendait "faire d'EDF "l'entreprise du troisième type" où convergeraient le marché et les valeurs du service public".


M. Tixier juge qu'avec l'arrivée de Pierre Gadonneix à la tête du groupe il y a cinq ans, "cette notion a fait son temps", mais qu'on est encore "dans un espace de transition vers un modèle qui n'est pas complètement défini, alors que l'efficacité organisationnelle antérieure de la firme intégrée a été remise en cause". Cela suscite interrogations et mobilisation d'une partie des agents. Une mobilisation qui pourrait rester larvée dans les centrales nucléaires, le cœur de l'activité du géant de l'électricité.


Jean-Michel Bezat et Anaëlle Bruyand


Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE