Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 06:24

A méditer pour la suite...

 

Au moins localement, à Vitrolles, « quelque chose s'est passé » avec le Front de Gauche et son score de 9,25 %.

 

A suivre...

 

DH

 


Le pari gagné de Jean-Luc Mélenchon

 

 

Contester le système tout en faisant partie. Un paradoxe dont s'est joué le leader du Front de gauche dans cette campagne européenne, les résultats parlent pour lui. Il sera à Strasbourg, et en bonne position pour négocier dans la perspective des élections régionales.


En s'auto-excluant du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon a envoyé un signal fort à ses camarades en novembre dernier. Les compromis socialistes étaient devenus pour lui des compromissions. Il a, par sa rupture personnelle, entériné symboliquement une rupture plus latente entre le Parti socialiste et les gens de gauche. Il a crédibilisé l'idée selon laquelle la section française de la seconde Internationale s'était égarée en chemin, flirtant parfois avec le centre ou la droite. Et quand ses discours de campagne parlaient d'ouverture, c'était son ouverture à lui, dont il assène qu'elle est sans exclusive à gauche, à savoir du NPA au PS. Un positionnement qui a au moins le mérite de la clarté.


Le Front de gauche et ses « déjà » deux victoires

 

Mélenchon et son Front de Gauche ont d'ores et déjà réalisé lors de ces élections deux performances. D'une part, faire exister une gauche réformiste et radicale que le PCF n'arrivait plus à incarner, en témoigne sa lente décrépitude électorale. Le vote pour le Front de gauche incarne ainsi un vote contestataire. Mélenchon semble en effet avoir réussi à incarner l'idée qu'il était possible de faire partie du système, et d'en sortir en le contestant, sans avoir rien changé ou presque de son discours... De fait, il a redonné du crédit à une idée devenue impensable ces dernières années, la possibilité qu'une autre gauche de gouvernement existe.


D'autre part, le Front de gauche a réussi à reconfigurer l'échiquier politique de la gauche en profondeur. Avant les élections européennes, cet échiquier était divisé en deux. D'un côté, il y avait un Parti socialiste dominant outrageusement des alliés plus que faibles à gauche : Mouvement Républicain et Citoyen, Parti Radical de Gauche, Parti Communiste. De l'autre, une gauche radicale refusant par principe l'exercice du pouvoir : NPA (ex-LCR), Lutte Ouvrière, Parti des Travailleurs. La présence médiatique et militante du Front de gauche a d'ores et déjà bouleversé la disposition de ce champ politique. D'un côté, en réduisant les écarts avec le Modem, il somme le Parti socialiste de choisir ses alliances. De l'autre, en faisant exister « cette gauche alternative mais de gouvernement », il exige du NPA de faire un choix entre le camp de la Réforme et celui de la Révolution, sous peine de faire retomber le mouvement dans la marginalité.


Un p'tit tour et puis s'en va ?

 

La politique a horreur du vide. Mélenchon l'a compris. Lorsqu'il a quitté le PS, il affirmait de façon lancinante : « je crée un parti, pas une assurance vie... ». Et de laisser les observateurs de l'époque perplexes sur la manière de contester un système dont il faisait partie jusqu'au cou. En créant le Front de gauche avec le PCF, il aura au moins réussi à incarner le temps d'une campagne la possibilité de la contestation chez les réformistes de gauche. Reste à savoir désormais ce qu'il en sera lundi, à l'heure où il faudra s'asseoir à la table des négociations en vue des régionales 2010. 


Dimanche 07 Juin 2009

Cédric Omet



Source : Marianne2.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article

commentaires