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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 06:03




Le partage des revenus est un sujet d'actualité. Nicolas Sarkozy a lancé l'idée des 3 tiers, 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les salariés, 1/3 pour l'entreprise. Le « rapport COTIS » doit sortir prochainement sur le sujet. Des premières informations commencent à filtrer dans la presse.
Le sujet est en fait plus complexe qu'il n'apparait, et les détracteurs sont dans tous les camps. Il y a d'une part le MEDEF, bien sûr et vous trouverez ci-après en référence, un rapport de l'UIMM, la fameuse fédération patronale de la métallurgie qui a sorti son propre rapport en expliquant que rien n'est possible et que ce serait même une catastrophe pour les salariés !
Mais les détracteurs sont aussi paradoxalement du coté des syndicats. Le patronat rêve d'une flexibilité maximale des revenus. La règle des 3 tiers pourrait être un moyen de flexibiliser le revenu via l'Intéressement et la Participation, par nature aléatoire, au détriment du salaire, par nature fixe chaque mois.
Personnellement, ce que je constate, c'est que chez DASSAULT, la règle du  tiers pour les salariés s'applique dans l'accord de participation depuis 1969 ! Marcel Dassault était allé dans le sens du Général de Gaulle avec la mise en place de participation, y compris avec un accord dérogatoire à la loi, car son accord allait bien au-delà...
Cela donne un retour pour les salariés non négligeable. Pour contredire certaines craintes, les salariés de DASSAULT ont par ailleurs des grilles de salaire très au dessus de celles d'autres entreprises majeures du secteur Aéronautique comme AIRBUS et autres par exemple. Enfin, le patron de DASSAULT ne semble pas être des plus malheureux malgré ce partage !
Je ne suis pas devenu Sarkozyste, ni un fan de DASSAULT, tout du moins de Serge. Pour Marcel, le père, on peut reconnaitre un certain génie de l'aviation. Mon propos est de dire que certaines choses sont possibles, même en France puisque cela se pratique déjà depuis 40 ans...
Comme quoi, le partage de la richesse c'est possible et pas seulement une idée de « gauchistes »...
DH

 


 

Partage du profit : le rapport Cotis pointe le poids croissant des dividendes

 

Le directeur général de l'Insee s'apprête à rendre le rapport commandé par Nicolas Sarkozy sur le partage de la valeur ajoutée, du profit et les écarts de rémunération. Les dividendes ont représenté 16 % de l'excédent brut d'exploitation des entreprises en 2007, contre 7 % en 1993.

 

Syndicats et patronat discuteront, une dernière fois demain, du rapport que vient d'achever, à la demande de Nicolas Sarkozy, le directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis. Intitulé « Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunération en France », le rapport, que se sont procuré « Les Echos », se revendique comme un « diagnostic », mais il devrait continuer à nourrir un débat déjà polarisé au sein de la classe politique et entre partenaires sociaux.

 

Parmi les « principaux messages en dix points », le rapport souligne, comme le rappelle fréquemment le patronat, que la part des rémunérations dans la valeur ajoutée est restée stable depuis la deuxième moitié des années 1980. « Depuis cette date, le ratio des salaires superbruts [dans les sociétés non financières] à la valeur ajoutée a peu évolué, si on fait abstraction de la forte remontée qui a découlé du ralentissement de l'activité en 2008. »

 

Sentiment de déclassement

 

Il souligne aussi que « le choix d'une protection sociale de haut niveau » explique en partie la croissance « extrêmement faible » des salaires nets depuis vingt ans. Et qu'au-delà des rémunérations l'intéressement et l'épargne salariale représentent « une place réduite mais croissante » : 1,5 % de la valeur ajoutée aujourd'hui, contre 0,5 % au début des années 1990.

 

Mais le rapport pointe aussi les écarts de croissance des salaires, avec une forte accélération, ces dix dernières années, des très hauts salaires (« Les Echos » du 22 avril). « Ceci a contribué au sentiment de déclassement relatif du salarié médian, progressivement rejoint par le bas de l'échelle et fortement distancé par l'extrémité haute de cette même échelle », juge le rapport.

 

Enfin, explique-t-il, les entreprises ont privilégié la distribution de leurs profits par rapport à leur autofinancement (destiné à l'investissement ou à la trésorerie) : « Le pic de déformation du partage de la valeur ajoutée au début des années 1980 s'était accompagné d'une forte montée de l'endettement des entreprises qui s'est résorbé depuis. La charge d'intérêts s'est ainsi réduite, essentiellement au profit des versements de dividendes », analyse le document.

 

Très grande diversité

 

La part des dividendes nets (versés moins reçus) dans la valeur ajoutée a, ainsi, « pratiquement doublé depuis une dizaine d'années », conclut le rapport. « Les dividendes nets représentent 16 % de l'excédent brut d'exploitation des sociétés non financières en 2007, contre seulement 7 % en 1993 », précise-t-il. « Sur la période récente, cette progression des dividendes a été associée à une baisse de l'autofinancement des investissements. » Un argument qui devrait animer les débats. Au final, les profits de l'entreprise se partagent « en un peu plus d'un tiers pour le revenu du capital (36 %), une grosse moitié pour l'épargne (57 %) et le restant pour la participation et l'intéressement (7 %) ».

 

Le rapport tient toutefois à rappeler « la très grande diversité des situations des entreprises » (seule une PME sur six distribue des dividendes, note-t-il par exemple), qui montre « la difficulté à raisonner en termes de modèle unique ». Ce constat étant posé, les partenaires sociaux sont maintenant invités à discuter. Avec l'ambition, comme l'indiquait Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission du 23 février, de « refonder notre modèle économique et social sur une éthique, celle du travail et d'un partage des richesses produites plus juste et plus efficace ».

 

VÉRONIQUE LE BILLON, Les Echos


 

 

Rapport UIMM : Partage de la valeur ajoutée et du profit :

 

http://www.uimm.fr/fr/pdf/aes292_comptesentreprises.pdf


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !