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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 05:31

Parfois on croit rêver…

 

 

Claude BEBEAR, sur le sur le site du très néo-libéral Institut Montaigne nous explique finalement aujourd’hui que la bourse, c’est un peu n’importe quoi, et que la valeur d’une action ne reflète en aucun cas la valeur d’une entreprise. Ciel ! Si on avait dit cela il y a quelques mois, on se faisait passer pour un affreux gauchiste qui n’avait rien compris.

 

Claude BEBEAR parle d’investisseurs, moi je parle plutôt de spéculateurs qui placent leur argent en bourse d’une entreprise à une autre en recherchant le profit maximum et peu importe ne fait l’entreprise qu’il y a derrière.

 

J’ai toujours pensé et dit que nous vivions dans un monde complètement fou ou règne un véritable écart entre la vie réelle, ici celle des entreprises notamment industrielles et de ses salariés, et un monde que je qualifie de virtuel, celui de la finance, du cours de la bourse, et celui des monnaies.

 

Nos dirigeants d’entreprise sont souvent rivés sur le cours de la bourse alors que Claude BEBEAR reconnaît aujourd’hui, crise financière aidant, que c’est n’importe quoi. Dans un autre domaine, et je le connais particulièrement bien avec mon entreprise exportatrice, du jour au lendemain nous sommes rentables ou non en fonction de la fluctuation du cours du dollar. Cela n’a strictement rien à voir avec ce que nous produisons et comment nous le produisons. Sauf qu’en fonction du cours du dollar, nous devons « faire des efforts », « améliorer notre compétitivité », « délocaliser », « être flexibles », etc.

 

A suivre…

 

DH

 


La bourse et la fièvre

 

Par Claude Bébéar , lundi 23 février 2009, publié dans Emploi/Entreprise


Historiquement, la bourse est un endroit où une personne qui a quelque chose à vendre rencontre une autre personne que cela intéresse. Ils trouvent un accord sur la valeur et une transaction se fait. Lorsqu'il s'agit d'un objet, ou la totalité d'une entreprise, on peut considérer que le terme de l'accord représente la vraie valeur de ce qui a été échangé. Encore que ce n'est pas toujours le cas : car le prix peut être faible si le vendeur est pris à la gorge ou trop élevé si l'acheteur en a très envie ou grandement besoin.


Mais quand il s'agit d'une faible partie d'entreprise -quelques pour cent du capital - le prix de l'échange peut être très éloigné de la valeur réelle de l'entreprise. La preuve ? Une acquisition d'entreprise cotée se fait pratiquement toujours à un prix très éloigné de la valeur de bourse : des écarts de 20, 30, 40, 50 % sont habituels. D'ailleurs ne parle-t-on pas de « prime de majorité », de « prime de contrôle » ? Et quand on évalue la valeur que l'on est prêt à payer pour acheter un concurrent, le cours de bourse est un critère très secondaire.


Alors comment comprendre alors que les ayatollahs de la comptabilité considèrent que pour une action que l'on détient, on doit porter à son actif la valeur donnée par la bourse, ce qui se justifie seulement dans le cas où l'on doit la vendre en bourse dans un délai très bref ?


Car la valeur boursière est très volatile. Tous les jours, une batterie d'informations vient en changer l'appréciation : indice de confiance des consommateurs du Michigan, faiblesse de la bourse de Tokyo... et je ne sais encore quelle baliverne qui n'a rien à voir avec le métier de l'entreprise qui nous intéresse. Agressée par ces informations, la bourse s'affole et change d'avis à une vitesse stupéfiante. Les investisseurs paniquent ou s'enthousiasment et le cours de l'action fluctue alors que l'activité actuelle ou raisonnablement prévisible de l'entreprise n'est en rien concernée.

La bourse est -croient certains- le thermomètre de l'activité économique. Mais c'est un thermomètre qui panique ou réconforte le malade. C'est un thermomètre dangereux parce que c'est souvent lui qui donne la fièvre.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !