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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 06:40




Mélenchon: «Le PS accompagne le libéralisme» (*)

 

L'INTERVIEW POLITIQUE DU MERCREDI. Sénateur de l'Essonne, ancien ministre de Lionel Jospin, Jean-Luc Mélenchon a claqué la porte du PS, écœuré par sa "dérive sociale-démocrate". Samedi prochain, le 29 novembre à 15 heures, au centre sportif de l'île des Vannes dans l'île Saint-Denis, il lance son propre parti, "Le Parti de gauche" au cours d'un meeting auquel assistera l'allemand Oskar Lafontaine, ancien du SPD et créateur de "Die Linke".


La victoire de Martine Aubry vous fait-elle regretter d'avoir quitté le PS?
Jean-Luc Mélenchon.


Non. Je ne me suis pas déterminé par rapport à des personnes. Ma séparation avec le PS résulte d'un double constat. D'abord que le poids de la gauche du parti a été divisée par deux lors du Congrès de Reims. Ensuite que 80% des suffrages des militants se sont portés sur des motions issues de l'ancienne direction du parti. Donc en faveur de l'orientation qui, dorénavant, domine toute la social-démocratie européenne. A savoir, une orientation d'accompagnement du libéralisme. Le PS n'y échappe pas.


Le choix de Aubry ancre quand même le PS à gauche...


Pas d'avantage que si cela avait été quelqu'un d'autre. Quelle image spectaculaire de voir le PS dirigé par quelqu'un qui a comme premier adjoint dans sa ville de Lille un membre du MoDem !


Aubry, Royal, vous mettez les deux dans le même sac ?

 

Non. Ce n'est pas exactement la même chose. Ségolène Royal représente l'aile démocrate du mouvement socialiste international comme on peut l'observer en Italie. Martine Aubry, elle, incarne une forme plus classique de la social-démocratie. C'est mieux mais il ne faut pas oublier que cette ligne est dans une impasse totale et qu'elle gouverne avec la droite dans quatre des principaux pays européens.


Selon vous, le PS est-encore gouvernable ou est-ce toujours un grand corps malade?


Ce n'est plus mon rôle de m'exprimer à ce sujet. Mon départ est trop récent. Mais comme toutes les personnes de gauche, je souhaite que le PS soit un interlocuteur compréhensible.


Samedi, vous lancez votre nouveau parti, "le parti de gauche". N'ajoutez-vous pas de la confusion à la confusion ?


Au contraire. C'est un élément de clarification. Il va permettre à des dizaines de milliers de gens de gauche de trouver une expression politique qu'ils n'avaient pas jusque là.


Quels sont vos objectifs ?

 

Nous en avons deux. 1. Donner un parti d'accueil au peuple de gauche qui ne se reconnait plus dans les structures existantes. 2. Proposer une stratégie victorieuse à la gauche. Tant qu'elle est dominée par le PS qui est lui-même ancré sur une orientation sociale-démocrate, il lui est impossible ni d'affronter la droite ni de gagner les élections générales.


Il existe déjà le parti communiste et le NPA d'Olivier Besancenot. Etes-vous en concurrence avec eux ?

 

En concurrence, non. Mais en complémentarité, c'est certain. On ne peut pas dire qu'il y ait trop de gens engagés aujourd'hui à gauche. C'est l'inverse. Mon projet est donc un projet de rééquilibrage. Je veux constituer un front commun avec tout ce que l'on appelle l'autre gauche.


Etes-vous optimiste sur vos chances de réussir ce front ?

 

Oui. La stratégie du front permet à chacun de voir son identité respectée et collectivement de se donner un objectif ambitieux: passer en tête de toutes les autres listes aux prochaines élections européennes.


Si ce fameux front est réellement constitué...

 
Le début est prometteur. Il existe déjà entre nous et le parti communiste. D'autres, formations et personnalités, vont s'y adjoindre. Et je vous rappelle que ce front a déjà gagné une bataille lors du référendum sur la Constitution européenne.


Vous excluez les Verts ?

 

Sous la direction de Daniel Cohn-Bendit, l'un des agents les plus fervents du oui au traité constitutionnel et un apologiste forcené du traité de Lisbonne, je ne vois pas comment on peut s'entendre. Nous, nous voulons la clarification, pas la confusion.


Allez-vous remettre au PS votre mandat de sénateur ?

 

Non. Je ne le tiens pas du PS mais de mes électeurs parmi lesquels de très nombreux membres du Parti de gauche. Lorsque que j'ai pris la tête de la liste aux élections sénatoriales dans l'Essonne avec des PS, PC et divers gauche, il n'y avait qu'un seul sénateur socialiste, une femme en l'occurrence. Aujourd'hui, le PS aura toujours un sénateur, le PC aussi et le Parti de gauche également. Personne n'est donc trompé ou floué. J'ai été élu à gauche, je reste à gauche, je vote à gauche.


(*) Le Parisien.fr du 26/11/08


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE